Savoir où voler : DroneSpot

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Il est difficile de trouver des spots de vol : à certains endroits, la réglementation réduit de manière significative les possibilités de décollage. D’où l’intérêt de disposer d’une base de données répertoriant des endroits sympas où pratiquer, quel que soit le type d’appareil, nano multirotor, racer, caméra volante, voltige, etc. C’est le propos de DroneSpot, un service web qui a été ouvert il y a quelques semaines. On y trouve près de 400 sites, indiqués sur une carte de France, fournis dans une démarche collaborative par des pilotes acceptant de partager leurs trouvailles.

Vérifications ?

L’outil DroneSpot s’appuie sur la carte « drones de loisir » du Geoportail, qui permet de visualiser les zones interdites par la réglementation. C’est une excellente initiative, qui n’était aux débuts du site accessible qu’avec un nombre de points à acquérir en publiant un spot. La vérification est un gros boulot, d’ailleurs il reste encore des spots qui ne correspondent pas aux indications de Geoportail, comme le Pont de Vouhenans, le Petit étang au Muy ou les étangs en Camargue. Attention aussi aux incitations à voler hors vue directe, pour le spot de Fort Boyard par exemple. Ce sera sans doute corrigé rapidement – c’est indispensable.

Concurrence ?

Cette actualité vous semble familière ? C’est normal, puisqu’il existe un autre service appelé Drone-Spot (voir ici). Les deux auteurs de DroneSpot ont une vision différente de celle des concepteurs de Drone-Spot, ce sont donc deux services différents qui partageront – séparément – leurs zones de vol. La concurrence a sans doute du bon. Dans la mesure où les services associés sont très semblables, avec la météo localisée, la différence se fera probablement par le nombre d’endroits répertoriés, leur pertinence, la vérification minutieuse du respect de la réglementation et les moyens mis en œuvre pour assurer la pérennité du service. Le service DroneSpot, c’est ici !

13 COMMENTAIRES

  1. Même remarque que pour l’autre service, en vertu de l’adage « Volons heureux, volons cachés. », je préfère garder mes spots pour moi.

  2. Bon ça me rassure quelques spots de disponibles près de mes lieux de vacances 🙂
    Remarque: beaucoup de spots sont aux limites de zones interdites, juste assez près pour avoir une vue tout de même sur les zones interdites de survol 🙂 A croire que les coins sympa (photographiquement parlant) sont auto-protégés en France ..
    PS: les militaires s’octroient quand même une grosse partie de notre territoire 🙁

  3. Bon, et bien je me permets de redonner mon avis :

    Quand on découvre un spot sur lequel il est permis de voler, en respectant en amont la réglementation en vigueur, il y a une véritable magie :

    – celle de l’avoir découvert en ayant parfois fait du chemin, de la rando, de la voiture pour y accéder
    – celle d’en parler à ses proches, ses connaissances dans la discipline
    – celle d’être (peut-être, parfois) le premier à l’explorer
    – celle qui consiste à faire de belles rencontres, à discuter, à expliquer ses intentions aux propriétaires/locataires de terrains qui vous laissent voler parce qu’ils ont compris ce que vous voulez faire et vous accorde toute leur confiance (ça peut prendre du temps : valider un spot en 12h comme indiqué sur le site, pas possible).

    Nous disposons tous déjà d’un certains nombres de services web / digitaux qui nous permettent d’effectuer un premier relevé, une première estimation permettant (ou non) d’arriver, de se positionner sur un (futur) spot.

    Ce temps de ciblage, de préparation, fait partie intégrante de notre passion, du temps de vol, avec tous les plaisirs que l’on peut y adjoindre.

    Maintenant, par cette initiative web, s’il s’agit une nouvelle fois de proposer publiquement une liste de spots à tout le monde, alors que la législation change assez régulièrement (déplacement parfois de périmètres de ZIT, NOTAM, nouvelles zones de protection “Natura 2000” qui ne cessent de se renforcer, nouvelle législation au 1er juillet 2018 etc…), je ne suis pas sur que les mairies, intercommunalités, exploitants agricoles, garde champêtre, garde de refuge et autres propriétaires de terrain…

    …voient d’un bon œil l’arrivée de plusieurs ailes, helicos ou multirotors devant chez eux / au dessus de leurs zones grâce à une “localisation effective grand public et recommandée” à destination du plus grand nombre.

    Enfin, c’est mon humble avis.

  4. @ RexFly : Je comprends ce que tu dis. Mais c’est dans une optique très “racer”.
    Avec une caméra volante, la “consommation” des spots est plus fugace, c’est souvent un one-shot pour saisir de belles images, du coup un service de localisation d’endroits, s’il indique bien la réglementation (avec ses éventuelles contraintes), est un plus.

  5. Inutile cette approche.
    Par principe il faut l’accord du propriétaire ,chercher l’erreur.
    Gadget,gadget,gadget.
    Bon exercice de programmation et d’utilisation outil internet ,le reste foutaise

  6. @ marcel duraton : L’autorisation d’un propriétaire est nécessaire pour décoller et atterrir sur son terrain. En revanche, il n’y a aucun autorisation à obtenir pour le survol. En cas de décollage depuis l’espace public, ça ne pose pas de problème.

  7. @Fred

    Je ne savais pas que le survol de l’espace privé était permis, c’est bon à savoir. Est-ce qu’un texte officiel entérine ce point (ex: arrêté espace) ?

  8. @Jules L’espace aérien n’est pas privé : convention de Chicago, 1944
    Reste qu’il faut un minimum de savoir vivre et de bon sens.

  9. Oui Fred
    Décollage d’un lieu public .
    Essaie mon garçon de survoler une villa au Cap Ferret ,tu as intérêt a être bien caché ou de juste un vol très rapide à altitude respectable ,sinon tu risques sérieusement d’avoir la police municipale au fesses…..
    En pleine cambrousse tout le monde s’en tape mais sur les sites de vacances ,pas du tout pareil ,expérience vécue.

  10. @marcel duraton : Mais si j’essayais de voler dans la R31, caché ou fissa, comme tu me le proposes si gentiment, je ne serais pas surpris d’avoir la police municipale aux fesses… Merci pour tes bonnes idées, mon garçon :-p

  11. j’ai un doute sur la véracité des deux spots proches de chez moi, on voit d’ailleurs sur la photo aérienne d’un, un terrain de la FFAM et l’autre des cabines de plage !!
    Le premier spot est pile-poil sur la plage devant une station balnéaire, oops, et le deuxième est un espace naturel fréquenté par les promeneurs re oops ! oubliez les racers ou prenez une licence pour voler à plein badin sur terrain dédié.

  12. Code des transports :
    – “Tout aéronef peut circuler librement au-dessus du territoire français”
    – “Le droit pour un aéronef de survoler les propriétés privées ne peut s’exercer dans des conditions telles qu’il entraverait l’exercice du droit du propriétaire.”

    => le survol de propriétés privées est bien sûr autorisé, sous certaines limites (transit uniquement, pas de stationnaire).
    Maintenant, on est d’accord que c’est la belle théorie. Je doute fortement que la police municipale maîtrise le code des transports…

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