Skydio R1, en approche !

7
2818

Le R1 de Skydio est un drone Follow me et selfie. encore un ? Oui, avec qui plus est un look déjà vu… et qui n’a pas vraiment convaincu. Pourtant cet appareil est différent de ses concurrents. Le premier indice, c’est la présence de Dan Adams en tant que responsable du design de Skydio. Vous ne connaissez peut-être pas son nom. Dan Adams avait intégré Tesla en 2005 en tant qu’ingénieur. Il est l’un des principaux artisans de l’électronique qui anime les fonctions d’autopilote des Tesla.

Deux autres indices ?

Ce sont les co-fondateurs de Skydio, Adam Bry et Abraham Bachrach. Leurs noms ne vous disent probablement rien non plus. Mais ils étaient tous deux ingénieurs logiciels pour Project Wing de Google X, la branche de Google en charge des drones. Fondée en 2014, Skydio a réussi une levée de fonds de 25 millions de dollars début 2016, de quoi prendre le temps de développer ses produits. Le résultat, c’est le R1. Sa force ? Ce sont ses outils de détection des obstacles, regroupés sous le nom d’Autonomy Engine. Il est équipé de… 13 caméras utilisées pour créer en temps réel une carte 3D de l’environnement. Ses algorithmes sont prévus pour détecter et éviter les obstacles tout en poursuivant son vol, mais aussi pour conserver le focus sur son pilote. Ou plutôt son sujet, puisqu’il se débrouille tout seul pour voler. La technologie, selon Skydio, permet d’anticiper les mouvements jusqu’à 4 secondes.

Et ça fonctionne ?

On ne peut, pour le moment, que se fier aux déclarations de Skydio et aux vidéos qui montrent le produit en action. Mais le savoir-faire de Dan Adams permet tous les espoirs. A l’intérieur, on trouve un processeur graphique Jetson TX1 à 256 cœurs de Nvidia. Selon Adam Bry, les outils logiciels du R1 savent distinguer des personnes et conserver le focus sur une seule. Si les promesses des vidéos promotionnelles sont tenues, l’appareil séduira les sportifs, même (et surtout) s’ils évoluent dans des environnements remplis d’obstacles.

Les caractéristiques techniques

Le R1 mesure 33 x 40 x 3,8 cm pour un poids de 1 kilo, avec une vitesse maximale de 40 km/h. Ses hélices, à 6 pales, sont partiellement protégées par des protections. Le processeur principal est un quadricoeur 64 bits ARM épaulé par le TX1 de Nvidia. Il s’appuie sur 4 IMU pour assurer la stabilisation, une caméra HD pour filmer et 12 caméras, situées sur les protections d’hélices, pour suivre son sujet en évitant les obstacles.

Et la vidéo ?

La caméra HD filme avec un FOV de 150°, en 4K à 30 images par seconde, en 1080p à 60 fps, avec une stabilisation assurée par une nacelle mécanique sur 2 axes, couplée à une stabilisation numérique sur un axe. Les images sont stockées à bord dans une mémoire interne de 64 Go. Le pilotage est automatique, déclenché à partir d’un smartphone. Le retour vidéo est en wifi, à courte distance (moins de 100 mètres, en 720p à 15 fps). L’autonomie est estimée à 16 minutes par batterie – il y en a deux livrées avec l’appareil. Parmi les fonctions Follow me, il y a le suivi simple par derrière, le suivi par devant, le suivi de côté, le suivi en orbite et le tripode qui filme depuis un stationnaire fixe.

Une bonne et une mauvaise nouvelle

On commence par la bonne ? Le Skydio R1 est d’ores et déjà disponible à l’achat, avec une livraison prévue dans 3 semaines, ainsi que des batteries supplémentaires et des hélices de rechange. La mauvaise nouvelle ? Le R1 est proposé à $2499 sur le site de Skydio ! Un prix pour le moins élevé, Tesla-style, qui invite à espérer que la détection des obstacles soit particulièrement efficace… Avec 2 x 16 minutes de vol et un peu plus d’un kilo dans le sac à dos, il n’est pas super transportable. Mais la technologie fait rêver, sans aucun doute.

On entrevoir l’avenir !

L’une des prochaines batailles entre constructeurs sera l’amélioration du suivi automatique et de la détection des obstacles. Skydio semble avoir pris l’avantage face à DJI dont les technologies ActiveTrack et APAS sont pourtant bien avancées, ou à Yuneec avec la technologie RealSense d’Intel. C’est l’un des usages à succès des années qui viennent ? Oui, sans aucun doute. Mais sachez qu’en France, la réglementation va poser problème. Le suivi automatique par un drone n’est pas autorisé depuis un vélo : c’est un véhicule selon l’article R311-1 du code de la route, or le pilotage n’est pas autorisé depuis un véhicule en mouvement. Pour un usage à pied, à ski, il faut impérativement disposer d’un outil de commande d’urgence – pas facile si le smartphone se trouve dans une pochette de protection. (voir l’arrêté Conception de 2015, Annexe I, 1).

Le blog de Skydio se trouve ici.

Des vidéos promotionnelles

D’autres photos

 

7 COMMENTAIRES

  1. Etrange les mouvements de caméra quand on passe en vue Skydio sur la première vidéo…

    La seconde me convainc plus sur la performance, mais ils y vont trankilou sur les pédales. Je me demande si ça sera capable de suivre une descente en vtt.

  2. Elle s’est trompée sarah connor, c’etait pas Skynet, mais skydio.
    Ca fait quand meme fliper la vidéo ou le motoplaneur vole vite dans le parking sans rien se prendre.
    Imaginez ca sur un racer avec une petite arme… et pime t’es mort tu sais meme pas d’où c’est venu !

  3. Et on débriefe en rentrant à la maison : t’as-vu, tu attaques trop du talon…t’as-vu, tu freines trop de l’avant…t’as-vu, tes quelques kilos en trop nous ralentissent…T’as-vu…je suis quand même super beau à regarder, non ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.