Les drones pour éviter les collisions d’avions avec les oiseaux !

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Comment décider des oiseaux à ne pas s’attarder aux abords des aéroports, avec le risque de collisions que l’on connaît ? En leur faisant peur. Il y a la méthode cowboy qui consiste à tuer ceux qui constituent une menace pour la sécurité aérienne. Selon Jake Pearson de Associated Press, 70.000 oiseaux ont été occis dans la région de New-York après l’accident du vol 1549 qui s’était abîmé dans la rivière Hudson suite à l’ingestion d’oies dans ses réacteurs. Il y a une méthode plus douce qui consiste à les faire fuir avec du bruit. La société néerlandaise Clear Flight Solutions a choisi une autre méthode, basée sur le biomimétisme.

e-Rapaces

Cette spin-off de l’université de Utwente a reproduit la forme et le vol d’un faucon pèlerin. La plupart des oiseaux l’identifient comme un prédateur. Selon Jordan Cicoria, responsable du programme Robird chez Clear Flight Solutions, « lorsque les oiseaux s’aperçoivent qu’un prédateur les prend en chasse, ils quittent l’endroit et n’y reviennent plus ». Le Robird est un oiseau mécanique qui bat des ailes pour assurer sa sustentation. Il est piloté à distance avec une radiocommande. Le premier aéroport équipé est celui d’Edmonton au Canada. Les drones, pourtant cibles de toutes les critiques lorsqu’il est question de collisions avec les avions, pourraient donc devenir des outils pour assurer la sécurité des vols…

Source : Clean Flight Solutions via le New-York Times

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12 COMMENTAIRES

  1. Et en plus camouflage pour survoler les réserves naturelles 🙂 normalement interdites pour nos engins.

  2. C’est là qu’un vrai faucon (ou un faux vraicon) se pointe dans le ciel et que tu le confondes avec ton faux faucon (ou vrai vraicon). Qui est qui, ou va qui, qui va où ? J’sais plus.

  3. Si on peut y mettre une mini gimbal et camera, j’en veux un.
    Le drone ideal. Faudra t’il aussi cependant qu’il est un parachute pour les francais ?

    Et avec leur version eagle, on devrait même pouvoir delivrer des (petits) moutons, non ?

  4. Amélia, c’est son petit prénom hérité d’une grande pilote. 😉
    le vol est vraiment réaliste, Leonard De Vinci en serait tout ému.

  5. Au moins, si on vole avec ca et qu on heurte un avion par inattention, ce sera la faute “d un oiseau” et non plus “d’un drone”, donc non répertorié… Enfin au bruit, le pilote se posera quand même la question…hihii 😉

  6. Petite erreur : l’aéroport d’Edmonton sur lequel est expérimenté le Robird n’est pas au Texas, mais au Canada (Alberta). Ça change un peu la donne en hiver, ou le bestiau n’est tout simplement pas opérable.

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