Horizon Hobby FPV Vapor, le test

7
3149

Voici une petite escapade hors de l’univers des multirotors, avec le test d’un appareil à une seule hélice ! Le FPV Vapor est un avion poids plume à 3 voies équipé d’un système de retour vidéo en temps réel. Un engin destiné aux vols en intérieur, il ne s’accommode pas du tout de la moindre brise. Que vaut cet appareil prévu pour les vols en immersion ? Réponse dans cette chronique.

Une vidéo

Tour du propriétaire

La structure du FPV Vapor est minimaliste, elle repose sur une tige de carbone fine. Dessus sont fixés des montants qui soutiennent l’aile. La toile est extra fine, maintenue par des longerons en plastique. A l’avant, on trouve un train d’atterrissage et un moteur de 6 mm avec un engrenage directement relié à l’hélice, un modèle de 14 cm de diamètre. L’électronique est presqu’entièrement regroupée sur une plaque contenant le contrôleur de vol, le récepteur DSMX, et deux servos. Lesquels sont reliés au stabilisateur et à la dérive à l’arrière par des tringles légères.

Suite du tour

Juste devant le contrôleur de vol se trouve un emplacement où placer la batterie. Il s’agit d’une petite Lipo 1S 3,7V de 150 mAh et 25C de 4,2 grammes, avec une prise de type Micro Losi. La partie FPV est assurée par un combo caméra et émetteur vidéo avec une antenne polarisée à 3 lobes, perché au-dessus de l’aile. Les dimensions ? L’appareil mesure 38 cm d’envergure, 39 cm de longueur et 14 cm de hauteur. Le poids est de 20 grammes tout pile – donc 24,2 grammes en ordre de vol ! Il est si léger et minimaliste qu’on ne sait pas trop par où le saisir ! Le mieux est de l’attraper par le support de batterie…

Avant de décoller

La batterie est fournie avec un chargeur en USB, assez pratique. Il faut appairer le contrôleur de vol et une radiocommande DSM2 ou DSMX. Horizon Hobby recommande une radiocommande Spektrum. Mais j’ai choisi d’utiliser la Jumper T8SG, compatible DSMX. L’appairage est très rapide : le FPV Vapor est en attente à l’allumage, il suffit donc de lancer la procédure de Bind du côté de la radio. La manipulation n’est à effectuer qu’une seule fois. L’affectation des voies est simplissime, puisqu’il n’y en a que 3 : les gaz, la profondeur et le roll. A vous de gérer, sur une radio compatible DSM, les débattements, en indiquant le pourcentage de chaque commande. J’ai choisi 100 % pour une réactivité maximale.

Premier décollage

L’appareil peut décoller du sol s’il est sur une surface lisse. Sinon il suffit de le lancer à la main. Le moteur n’est clairement pas puissant et l’hélice grand format est lancée avec un peu d’inertie. Mais ce n’est pas un handicap pour propulser le FPV Vapor ! J’ai fait mes premiers vols dans un parking souterrain bas de plafond et étroit. Aucun souci pour manœuvrer, les commandes réagissent au quart de retour. Il est possible de voler très lentement, l’appareil prend alors de l’inclinaison, l’avant surélevé. Le vol à vue est agréable, permet de prendre ses marques et de piloter de manière plus agressive dans les virages. Lesquels doivent être impérativement négociés en gérant la profondeur pour éviter de perdre de l’altitude. Mais le plus intéressant, c’est évidemment de piloter en immersion.

La caméra

Le combo utilisé sur le FPV Vapor est un VA1100. Pas tout jeune, puisque nous l’avions testé en décembre 2014 ! (voir ici). La puissance d’émission est du 25 mW, parfait puisque légale en France. Dommage, en revanche, qu’il ne propose que 7 fréquences en 5,8 GHz, donc une seule plage, celle de la bande F (ou Airwave). Pas de Raceband d’ImmersionRC, c’est dommage. Pas même la fréquence 5880 pourtant compatible aussi bien avec la plage F que la plage Raceband. Pourquoi ? Parce que la fréquence 5880 n’est pas dans les limites autorisées en France (et en Europe), entre 5725 et 5875 MHz. La caméra offre une image agréable avec un angle assez large. Elle fonctionne bien avec une forte luminosité. Lorsque la lumière baisse, elle finit par passer brusquement au noir complet. C’est assez surprenant quand on vole en parking ! La portée est un peu décevante, on peine à dépasser les 120 mètres sans souffrir de forts parasites. Notez que l’hélice se trouve devant la caméra. Mais elle est transparente : une fois en rotation, on ne la voit plus.

Les sensations en vol ?

Le FPV Vapor vole très lentement, ce qui permet de piloter en immersion sans aucun stress. En gymnase, il est très agréable à piloter pour les débutants. Les pilotes plus expérimentés risquent l’ennui. Eux peuvent se lancer dans des vols en parkings, plus amusants sans pour autant représenter un challenge trop costaud. La réelle difficulté, c’est de voler dans un intérieur de maison ou d’appartement. C’est possible, il faut simplement effectuer sans cesse des virages ultra serrés. Ce qui requiert de la dextérité, un peu d’entrainement en vol à vue et de la concentration…

>>>> La suite de cette chronique se trouve ici <<<<

7 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    Putin mais pardon là, il se gave les constructeurs ou distributeurs..

    La boîte est bientôt plus cher que l’appareil. 🤔

  2. Le prix du caviar, mais faut voir que le packaging et la publicité se paye par l’utilisateur …
    Attention tout de même ce bestiau n’aimera pas les chocs, la caméra faudra trouver mieux et le binding nécessite du Spektrum.. peut-être que certain pourront acheter l’ancien Vapor sur leBC … et y coller une caméra pour le même résultat 🙂

  3. Ah oui, et pensez à monter le son pour la vidéo que je viens de citer: ce qu’on peut y entendre est plutôt intéressant.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.