Horizon Hobby Blade UMX F-27 FPV, le test

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Je me lance dans de petites digressions, de temps en temps, avec des appareils qui ne sont pas à voilure tournante. C’est le cas de cette mini aile de Horizon Hobby ! Pourquoi cet essai ? Parce qu’elle promet des sensations différentes de celles d’un multirotor, avec des fonctions de vols en immersion. Les petites ailes sont souvent difficiles à prendre en main : elles sont chahutées par la moindre brise. Comment se comporte cette aile en vol ? Réponse dans cette chronique. Notez que la Blade UMX F-27 FPV nous a été prêtée par la boutique Studiosport. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Une vidéo

Elle a été tournée sur le terrain privé du FMRC à Plailly dans l’Oise.

Tour du propriétaire

L’aile est livrée prête à voler, montée, dans une grande boite. Pourtant l’aile est petite : elle mesure 43,5 cm d’envergure, 32,5 cm de longueur et 7 cm de hauteur. Elle est faite d’une mousse très légère faite d’un seul morceau, si on excepte les deux dérives collées en usine. Le nez de l’appareil est renforcé en plastique, collé et sécurisé avec de l’adhésif transparent. Ce nez contient la caméra FPV. Sous les dérives a été ajouté un guide en plastique qui permet de se poser sans craindre de raboter le polystyrène. Toute la partie arrière autour du moteur a été renforcée avec du plastique. Un canopy noir coiffe la trappe de la batterie. Il est ajouré avec une prise d’air, se fixe à l’arrière avec un ergot et à l’avant avec deux petits aimants.

L’électronique ?

A l’arrière se trouve le moteur, un modèle brushless BL180 à 3000KV qui entraine une hélice de 3 pouces. Pour orchestrer le tout, Horizon Hobby a équipé la Blade UMX F-27 FPV d’un contrôleur de vol maison avec un ESC intégré pour le moteurs et des prises qui alimentent les 2 petits servos des ailerons, placés sous les ailes. Ces deux servos sont protégés par un morceau de plastique fin. L’un des deux s’est décollé rapidement, et je l’ai perdu sur le terrain, malgré sa couleur rouge. Il distribue aussi du courant vers l’avant de l’appareil : un émetteur vidéo 5,8 GHz d’une puissance de 25 mW, compatible avec 32 canaux dont les fréquences Raceband d’ImmersionRC. L’antenne est de type dipôle, logée à l’intérieur de la trappe. Cet émetteur est lui-même relié à la caméra FPV à l’avant. Il s’agit d’un modèle avec un FOV de 170°, donc de très grand angle.

Ce qu’il faut pour décoller ?

Il n’y a pas de batterie dans la boite de la Blade UMX F-27 FPV, c’est donc à vous de vous en procurer une. Le modèle préconisé par Horizon Hobby est une Lipo 2S 280 mAh 30C. Pour mes essais, je ne disposais que de deux 200 mAh, ce sont donc elles qui m’ont accompagné pour la prise en mains. Il faut aussi une radiocommande compatible DSM2 ou DSMX, puisque le contrôleur de vol se double d’un récepteur radio Spektrum. J’ai utilisé une Spektrum DXe, qui brille par sa simplicité d’emploi. Pas besoin d’aller chercher dans la documentation les réglages, pas toujours évidents quand on ne maîtrise par la « philosophie » Spektrum. Il suffit de télécharger un fichier de configuration pour la Blade UMX F-27 FPV, et de le transférer sur la radio via la trappe microSD. L’appairage n’est qu’une question de secondes, et l’appareil est prêt à décoller. Le poids ? 67,2 grammes sans la batterie, laquelle ajoute 12,6 grammes pour un poids en ordre de vol de 79,8 grammes.

Premier décollage interrompu

Comme pour les multirotors, j’ai effectué le premier décollage en vol à vue directe, et avec la stabilisation. Sous l’appareil se trouvent deux marques qui semblent correspondre à la prise en main pour lancer l’aile. Ce sont en fait les indications du centre de gravité. La proximité de ces deux marques avec l’hélice à l’arrière ne m’a pas laissé la moindre chance : je me suis fait légèrement entailler l’index à la base de la phalange au décollage. Rien de grave ni de douloureux. Le second lancer… et tous les suivants, je les ai faits en tenant l’aile par le bord d’attaque. L’assistance au pilotage, la technologie AS3X de Horizon Hobby, fait son boulot : elle met l’aile à plat tout de suite. Il faut simplement bien pousser les gaz et donner un peu de profondeur.

Premiers vols

L’aile est stabilisée automatiquement. Même si elle est secouée par la moindre brise, le contrôleur de vol travaille dur pour la maintenir d’aplomb. Et ça fonctionne particulièrement bien ! L’aile répond aux sollicitation, en engageant des virages que l’on peut prendre assez serrés, pour peu qu’ils soient soutenus par la profondeur et suffisamment de gaz. L’aile accélère bien, et plane au ralenti. L’hélice reste toujours en rotation, il n’y a pas de stop moteur, ce qui permet de conserver le contrôle même gaz coupés. Mais la descente est du coup assez lente, surtout que les débattements sont limités en vol assisté. L’atterrissage est facile, on peut se permettre de cabrer un peu l’appareil au moment de poser pour une manœuvre très douce.

Passage en immersion

L’image diffusée par la caméra est de qualité correcte – toutes proportions gardées, il s’agit d’un retour vidéo en basse définition et parasité -, avec un grand angle qui permet d’embrasser tout l’environnement et d’anticiper correctement les décisions en vol. L’émetteur vidéo, dans la version vendue en Europe, est bloqué aux 25 mW qu’autorise la réglementation. Est-ce trop peu pour une aile ? Oui dans la mesure où on a envie d’aller loin. Mais la portée est de 150 mètres environ, ce qui est tout à fait suffisant pour bien s’amuser en restant dans les limites de la réglementation française. On note tout de même des parasites plus importants quand on est au ras du sol et à plus de 100 mètres. Il est possible d’extraire un peu l’antenne dipôle pour améliorer la réception, mais le gain n’est pas formidable.

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7 COMMENTAIRES

  1. Attention à la perte du signal vidéo en vol… 🙁
    A la vitesse ou cela vole c’est la perte dans la nature garantie !

  2. Par contre ce serait pas mal de préciser dans le paragraphe de présentation le nombre d’axes et type d’empenage, pour les avions/ailes volantes c’est un facteur très déterminant.
    Idem pour la présence ou l’absence de volets, aerofreins, etc etc (bon vu la taille on se doute que celle ci n’est pas concernée)
     
    De ce que je vois sur les photos, c’est du 2 axes, empennage en V?
    Pas trop galère d’aligner la piste d’atterrissage sans dérive?

  3. @Fabien pas d’empennage en V, ça se pilote seulement aux ailerons avec un mixage, on appel ça “taileron”.

  4. Les vidéos bougent un peu, mais finalement pas tant que ça. Il faut avouer que c’est une sacré prouesse d’obtenir quelque chose d’aussi stable sur une aile delta de ce gabarit. La machine a l’air vraiment sympa pour faire le zouave, voire des courses.

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