Collision possible entre un hélicoptère US et un drone ?

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Le site d’actualités ABC7 et le New York Post rapportent une possible collision entre un drone de type Phantom de DJI et un hélicoptère Black Hawk de l’armée américaine. L’incident aurait eu lieu au-dessus de Midland Beach, un quartier résidentiel de l’ile de Staten Island, au sud-ouest de Manhattan (voir plus bas le “edit”). L’hélicoptère, basé à Fort Bragg, se trouvait à New York en patrouille pour le compte des Nations Unies. Le pilote, qui a pu poser son appareil sans difficulté, affirme que la collision a eu lieu à 500 pieds (150 mètres), et qu’une « pièce du drone a rebondi sur le rotor et s’est logée dans l’hélicoptère », selon ABC7.

Plausible ?

Les photos montrent des dégâts sur l’une des 4 pales de l’hélicoptère, et sur la porte coulissante du flanc gauche de l’appareil. Un autre cliché montre l’extrémité d’un bras de Phantom 4 dans une pochette marquée « Evidence », la fameuse pièce qui s’est logée dans l’hélicoptère selon le Lieutenant Colonel Joe Buccino, porte-parole du 82nd Airborne. Il est impossible de confirmer ou d’infirmer que les dégâts montrés sur les photos ont été causés par un Phantom. L’appareil est marqué par de nombreux autres impacts sans rapport avec l’incident. L’île de Staten Island n’est pas entièrement interdite de vol, en revanche le plafond autorisé est de 400 pieds seulement. Si la collision est avérée, ce sera une première. 

Sources : ABC7 et le New York Post

Edit : De nouvelles précisions ont été apportées quant aux conditions dans lesquelles s’est déroulé l’incident, rapportées par Ryan J. Latourette, un opérateur de drones civils. Elles sont différentes de celles déjà diffusées, notamment concernant la position, et non confirmées, ce qui ne permet aucune conclusion. « Le Blackhawk était en vol à approximativement (à0 pieds AGL dans un couloir IFR / VFR au-dessus de l’Hudson près de Coney Island aux alentours de 19h ou 20h, accompagné par 3 autres Blackhawks. Ils étaient utilisés pour le transport de VIP pour une conférence des Nations Unies. Ils se trouvaient dans le périmètre de la TFR présidentielle, Temporary Flight Restriction. Les 4 occupants et le chef de cabine ont vu un drone toucher le côté de l’appareil et rebondir dans le rotor. Un morceau du drone, qui semble être celui d’un Phantom 4 Pro très endommagé, a été découvert après l’atterrissage. Le NYPD et les services secrets auraient été prévenus et auraient entamé des recherches pour retrouver le pilote. Il semblerait que la plainte indique que les dommages causés sont de $200 000 simplement pour le rotor. Mais pour l’instant, rien ne semble indiquer que la police ait reçu l’ordre de rechercher un opérateur, il ne semble pas y avoir de conversation ATC à JFK qui relate l’incident, et aucune autre source n’a pour l’instant apporté de confirmation ». Le rapporteur semble douter ; il faudra donc attendre d’autres informations pour comprendre ce qu’il s’est passé, s’il s’est passé quelque chose…

D’autres photos

27 COMMENTAIRES

  1. LoL : il suffirait d’un Phantom_III pour mettre un Black-Hawk au tapis …
    Yes! DjI : arme de destruction massive, certains groupe armés vont les acheter à la tonne 🙂
    Soyons sérieux , mais si je regarde les photos, il me sembleraient que les traces soient vers le bord de fuite de la pale de l’hélico ?? Le Phantom devrai dans ce cas être soufflé vers le bas , mais bon dans le doute 🙂

  2. Sans vouloir être médisant ou parano, l’histoire nous a montré et prouvait qu’il faut se méfier de la communication faire par le gouvernement des USA.
    Si ils ont décidé de descendre DJI ils trouveront toutes les preuves possibles et inimaginables pour le faire.
    Pour ce qu’il en est, moi je prend cette info avec des pincettes.
    Mais bon, comme dirait Bigard avec sa chauve souris, le Phantom 4 est venu se couper un bras dans le rotor principal et par chance le morceau est tombé dans l’habitacle.
    C’est hautement improbable, mais je leur laisse le bénéfice du doute.

  3. Se méfier de la com’, ok, mais garder à l’esprit que le risque de collision drone Vs aéronef piloté croit avec le temps, le nombre de drones augmentant, mais aussi tout le reste de la ferraille en l’air. Le nombre de collisions, avérées ou non, va statistiquement augmenter.
    D’où l’importance que chacun (pilotes et télépilotes) reste là où il doit se trouver, même si il existe encore des trous dans la raquette en France (un drone en secteur de vol à 150 mètres peut encore croiser des militaires qui sont dans la légalité (hélicoptères à 50m, avions à hélice à 100m, et chasseurs à 75 mètres à certains endroits (cf photo drone/Rafale d’il y a quelques mois (iti SETBA dont la largeur n’est pas précisé par la réglementation…)).

  4. A force de crier au loup, il finira bien par y avoir un jour un cas réel. En attendant que les aigris et les politiques attendent encore un peu avant de pouvoir se lâcher efin ;-)…

  5. C’est toujours pareil avec les conducteurs du dimanche. On essaye toujours de faire passer les impacts précédents sur le dos du pauvre dernier aux alentours, simplement pour l’assurance… Ah pardon, il s’agit d’un hélicoptère militaire. On peut connaître l’origine de tous les autres impacts précédents qui n’ont pas eu l’honneur d’un communiqué de presse au retentissement mondial ?

  6. Oui, un cas réel où les gens ne diront pas systématiquement que c’est un fake (les témoignages de pilotes de ligne/militaires, les morceaux retrouvés, le photos de croisements ne suffisent pas encore…).
    Il va vraiment falloir attendre qu’un pilote se prenne un drone dans la gueule, que ce soit filmé à la GoPro, qu’on retrouve l’épave dans le cockpit, et que le télépilote reconnaisse les faits pour que ce soit reconnu. Et encore que…
    Alors oui il y a des politiques/pilotes/journalistes/organisations qui essayent de nous faire croire n’importe quoi sur les collisions, mais des incidents/accidents sont déjà arrivé (sans gravité pour l’instant), et il y en aura encore.

  7. Faut voir le coté positif : un dji phantom de 1kg3 ne fait pas de dégât critique sur un hélico ^^…

    -Et le problème des hélico militaire, c’est que pour leurs exercices, ils font du raz-motte. J’ai déjà vue un hélico militaire volé à 50m de hauteur, juste au-dessus des arbres…Donc les collisions avec un drone sont très probable.

  8. Effectivement, cela fait couler de l’encre… Ou répendre des pixels…
    Mais on ne parle pas de Tous les vols légaux (ou pas) qui se passent bien grâce au bon sens des pilotes Et de l’absence de concours de circonstance malheureux !

    Moi j’aimerai bien un taux (pourcentage) de vols qui se terminent mal VS les vols qui se passent sans soucis !

    Bon ok, c’est impossible à calculer car il n’y a aucun recensements de machine et des vols… Mais bon, moi je pense à eux ….. J’aime quand tout va Bien 🙂

  9. Content d’avoir lu le commentaire de Fred car à lire les autres commentaires d’utilisateurs, il semble que pour eux, une collision drones/aéronefs soit juste impossible …. Moi ce qui m’étonne c’est qu’au vu du nombre délirants de drones mis en l’air par des gars qui n’en connaissent même pas le début du commencement de “comment ca marche” , il n’y ait pas encore eu d’incidents “avérés” …. Des accidents vont hélas forcément arriver. On le paiera cher et minimiser ce risque à chaque fois comme vous le faites est à mon humble avis une vraie fausse bonne idée pour défendre notre loisir.

  10. Tout ce qui viens de la communication USA est probablement bullshit a 99%, strategie cachée pour descendre un competiteur, etc. En faite la colision entre un drone et un appareil de l’armee americain apparait juste a un mauvais moment, comme si le timing etais parfais … avec les usa tout n’est que strategie et mensonge …

  11. Cette partie du phantom4 miraculeusement retrouvée, me rapelle un autre truc, plus vieux, rappelez-vous le passport dans les tours jumelle, miraculeusement retrouvé, lol …

  12. Les Rafales ont le droit de voler à 75m mais ce n’est pas toujours respecté, une fois j’ai bien pu distinguer les trappes sous les ailes, il n’était pas à 75m…

  13. @NICO_FPV : si tu savais le nombre de plaintes reçues où il est dit “il est passé à 3 mètres de mon toit”, ou encore “J’ai pu voir les yeux du pilote”, ou bien même “je pouvais lire les inscriptions sur l’avion”.
    Dans plus de 9 cas sur 10, après restitution radar ou étude des enregistreurs de vol, l’avion était au-dessus de son altitude de vol réglementaire.
    Ça n’empêche pas certains pilotes de le faire volontairement (passage au-dessus de la maison des amis par exemple). Dans ce cas, c’est une “violation”, et certains pilotes l’ont déjà payé très cher (retrait de qualification, voir du brevet de pilote).
    En pratique, un pilote vole avec son altimètre calé sur le niveau moyen des mers (QNH). Si il doit voler à 75 mètres, le pilote va faire en sorte de respecter cette hauteur autant que faire se peu. Mais si il passe quelques instant au-dessus d’une vallée, il volera quelques instant à plus de 75 mètres. A l’inverse, si il survole quelques instant (450 kt, ça va vite…) une colline, il sera quelques instant à moins de 75 mètres…
    Bien sûr, si dans ce laps de temps il percute un drone en vol à 50 mètres, le pilote sera responsable et devra rendre des comptes…
    Bref, le seul moyen de respecter correctement une hauteur de vol est de voler en suivi de terrain automatique, mais cela représente un nombre de vols très très faible hors espace aérien dédié.

  14. Les drones sont quand même là depuis quelques années, ce serait la première collison avérée : bilan 0 victimes.
    A titre de comparaison, la chasse, juste en France : 20 morts par an (encore un ado de 13 ans le week-end dernier).

    Ce truc sera peut-être l’occasion de commencer à arreter de fantasmer.

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