Cheerson CX-OF, le test

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La mode des pico multirotors était un peu passée, mais voilà un nouveau venu, le CX-OF de Cheerson. D’aspect extérieur, il n’est pas bien différent du CX-10 et de ses innombrables copies. Mais la lecture de la fiche technique laisse supposer qu’il est plus performant que ses prédécesseurs… Notez que l’appareil nous a été donné par la boutique Geekbuying. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Une vidéo

Tour du propriétaire

Les dimensions du CX-OF sont semblables à celles des autres pico multirotors, soit 4,5 x 4,5 x 3 cm (sans les hélices), mais il est ventripotant. Il est assez lourd aussi, avec 23,7 grammes sur la balance. Lourd par rapport à ses camarades, bien sûr, puisque 24 grammes reste un poids plume ! Les hélices mesurent 3,2 cm. L’objectif d’une caméra se trouve à l’avant, un bouton on/off et une mini prise à l’arrière. Rien sur le côté droit, mais une antenne est fixée sur le côté gauche. Le dessous de l’appareil est imposant. Il contient la batterie non amovible, une 1S 3,7V de 150 mAh, et une caméra placée à la verticale. L’appareil est livré avec un câble USB pour la recharge – qui prend à peine 20 minutes, un jeu d’hélices de rechange, et un outil pour retirer les hélices facilement.

La radiocommande

Elle rompt avec le design de celles du CX-10 et de ses concurrents, peu agréables. Elle reste tout en rondeurs, mais son look est plus épuré. Les deux joysticks sont plats, un peu déroutants de prime abord, mais finalement assez agréables. On trouve un bouton pour le décollage, un pour l’atterrissage, un pour la gestion des débattements, et un autre pour déclencher les pirouettes automatisées. La radiocommande offre aussi un support pour smartphone, dépliable. Elle est alimentée par un batterie intégrée, non amovible. Un connecteur microUSB permet d’assurer la recharge avec un câble microUSB (fourni).

Le contrôle ?

Le Cheerson CX-OF se pilote, au choix, avec un smartphone iOS ou Android, ou avec la radiocommande. J’ai effectué mes premiers vols avec la radiocommande, l’outil qui me semble le plus opérationnel. L’appareil décolle par simple pression sur une touche, et se pose de la même manière. Il est supposé rester en vol stationnaire avec l’aide d’un baromètre altimétrique et de la caméra verticale. En pratique, ce n’est pas tout à fait le cas. Il a tendance à dériver, souvent peu, parfois beaucoup, et à monter ou descendre de manière aléatoire. Il n’y a pas le choix, il faut piloter, il ne sait pas tenir un stationnaire parfait. Dommage, on pouvait l’espérer ! Une touche permet d’augmenter les débattements pour rendre l’appareil plus nerveux. Une autre déclenche les pirouettes, qui n’ont pas grand intérêt puisqu’elles sont automatiques. La radio est en mode 2 par défaut (gaz à gauche). Mais si vous l’allumez en appuyant sur le bouton des débattements, elle passe en mode 1. Pratique ! Pour aller plus loin, il faut passer sur le smartphone.

Nouveau logiciel

Les applications iOS et Android des pico multirotors se ressemblent toutes. Elles semblent reposer sur une même architecture, légèrement modifiée pour s’adapter aux appareils et aux logos. Celle qui accompagne le Cheerson CX-OF s’appuie à l’évidence sur le même cœur logiciel (d’ailleurs d’autres applications fonctionnent avec cet appareil), mais elle a été modifiée pour tirer parti des nouvelles fonctions imaginées par Cheerson. Il faut tout d’abord se connecter au point d’accès wifi créé par l’appareil. Il est mis en place rapidement, dans les 5 secondes après l’avoir allumé. Le menu « Set up » permet d’effectuer des réglages, comme le mode 2 ou le mode 1 sur l’interface virtuelle du smartphone, la rotation de l’écran ou les effets sonores. Un détail amusant ? On est soit sur « Off », soit sur « No ». Une simple traduction loupée du « On », mais qui laisse perplexe quand on la découvre.

Vol libre

L’option « Free Flight » plonge dans une interface connue : l’écran affiche le retour vidéo en temps réel via la connexion wifi. Temps réel… ou presque : la latence est forte, trop pour que le vol en immersion soit possible. Les outils de pilotage sont variés. Il y a les joysticks simulés à l’écran, classiques, et la version qui remplace une partie des contrôles par l’inclinaison du smartphone (icône toupie). Mais il y a une nouveauté : le dessin à l’écran (icône pointeur). Dans ce cas, vous tracez un trait sur la moitié de l’écran, l’appareil reproduit le mouvement. L’échelle du déplacement est à régler de 1:1 à 1:5 pour un débattement maximum.

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