RunCam Split, la preview

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Les caméras FPV à bord des racers sont parfaites pour offrir un retour vidéo en temps réel, en profitant d’une latence compatible avec les vols rapides. Mais elles ne servent qu’à ce retour. Leur définition est médiocre et elles ne sont pas prévues pour enregistrer les vols. Sauf bien sûr en utilisant un DVR à bord (encore faut-il pouvoir l’embarquer) ou au sol (avec les parasites de la liaison radio). Le principe de la RunCam Split ? C’est une caméra qui filme en 1920 x 1080 pixels, c’est-à-dire de la Full HD à 60 images par seconde, qui enregistre les images sur une carte mémoire à bord, et qui fait aussi office de caméra FPV pour le retour sans latence en association avec un émetteur vidéo. Ceci n’est pas un test : je me suis pour l’instant cantonné à faire le tour des réglages et des essais au sol, et Laurent l’a expérimentée sur deux courts vols en l’installant sur un Carbon Hornet.

Une vidéo

Quelques vols avec une RunCam Split effectués par Laurent dans une frame Carbon Hornet, avec l’image stockée sur microSD et enregistrée en DVR au sol.

Tour du propriétaire

La RunCam Split est constituée de deux parties, d’où son nom « split ». D’un côté il y a la caméra, un modèle petit format 2,3 cm de large, 2 cm de haut et 2,3 cm de profondeur (objectif compris). Le modèle que j’ai choisi est celui avec la lentille simple, de 165° de FOV. Elle est reliée par un petit câble de 2 mm d’épaisseur et 7 cm de longueur à une carte électronique. Laquelle mesure 3,6 x 3,8 cm pour une épaisseur de 6 mm (en prenant en compte tous les composants). Elle est dotée de trous écartés de 30,5 mm pour la fixation, avec des vis M3. Ce qu’il faut encore ajouter pour obtenir un système opérationnel ? Le câble qui diffuse la vidéo (fil jaune) vers l’émetteur, qui alimente la caméra en 5V (fil rouge, avec un fil noir pour la masse), qui permet d’alimenter la RunCam Split en 4,2V (fil blanc pour le +, fil bleu pour la masse, fil vert pour l’audio). Le tout pèse 21,5 grammes.

Suite du tour

Le bloc caméra est plus petit que celui des RunCam Swift 2 et Eagle 2, mais plus volumineux que celui de la RunCam Micro Swift. Il y a 3 trous de chaque côté du boîtier pour fixer un support. L’arrière de la caméra se retire avec 4 vis – c’est indispensable pour changer le câble qui la relie à la carte mère. Pourquoi aurait-on besoin de le faire ? Dans la boîte se trouve un câble de 17 cm (au lieu de 7 pour celui par défaut), qui peut être nécessaire selon le montage des composants de votre multirotor. Sur la carte mère se trouve le connecteur pour le câble vidéo et alimentation, un micro, un connecteur microUSB, une trappe pour une carte mémoire microSD, un connecteur à 10 pins, 5 LEDs, 2 boutons et 6 pads prêts à être soudés.

Des soudures ?

Avec un peu de chance, vous n’en aurez pas besoin ! Car si votre émetteur vidéo est doté d’un connecteur à 6 fils, il est fort probable qu’il suffise de le brancher. Il faut bien vérifier la fonction de chaque fil. Avec un émetteur Foxeer TM25, par exemple, aucun souci, tout se branche directement. Mais vous pouvez souder en direct sur la carte, avec les pads TX, RX, GND, audio, BAT+ (4,2V) et BAT-.

Mise en route

Pour récapituler les fonctions de la RunCam Split : elle filme, elle envoie le signal vidéo vers un émetteur (à rajouter au système) et enregistre sur une carte mémoire. Pour installer cette carte, au format microSD, le constructeur n’a pas choisi un lecteur – enregistreur classique dans lequel il suffit de la pousser pour qu’elle soit verrouillée. Est-ce pour éviter les soucis d’éjection en cas de choc violent ? Toujours est-il que la trappe microSD ressemble à celle d’une carte SIM d’ancienne génération. Il faut pousser le clapet, le soulever, placer la carte dans le logement, le refermer et le tirer. Autant dire qu’il n’est pas question de faire ces manipulations souvent, d’autant qu’elles ne sont tout simplement plus possibles si la carte est insérée en sandwich avec d’autres composants comme un contrôleur de vol, un ESC 4 en 1, une PDB, etc. Comment faire pour gérer le contenu de la carte ? La solution, c’est le connecteur microUSB sur le côté, qui permet d’accéder au contenu de la carte pour la lecture et l’effacement. Elle « monte » de manière classique sous Windows et Mac OS X.

Enregistrement automatique

Par défaut, dès que la carte de la RunCam Split est alimentée et qu’une carte mémoire est présente, elle démarre l’enregistrement de la vidéo en 1920 x 1080p à 60 images par seconde. Pratique, puisque vous ne risquez pas d’oublier de lancer l’enregistrement avant un beau vol freestyle ! Une icône rouge clignotante à l’écran témoigne de l’enregistrement en cours. Vous pouvez bien sûr modifier le paramètre pour que l’enregistrement ne démarre pas tout seul. Et beaucoup d’autres ! Pour cela, il y a deux méthodes. La première, c’est d’utiliser le retour vidéo pour se balader dans les réglages. Une pression longue sur le bouton le plus près du bord passe en mode Photo, une autre en mode Réglages. L’interface est spartiate, mais on s’y habitue vite. Il est possible de modifier la plupart des paramètres de la caméra et de l’enregistreur… mais pas tous ! Dommage que le connecteur microUSB ne permette pas (à ma connaissance) d’accéder aux réglages, ni sous Windows et Mac OS X, ni sur Android et iOS avec un câble OTG. L’autre méthode, malheureusement, n’est pas disponible sur la version de base.

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11 COMMENTAIRES

  1. Hello. Tu es sur pour l’alimentation en 2s 6s ? Il me semble que c’est 5v 650mah uniquement ce qui peut poser soucis en fonction de carte de vol

  2. 3 choses importants à savoir (j’ai la Split depuis 2 semaines) :

    – Le retour FPS est assez désagréable quand on enregistre à 30FPS.

    – La Split fait facilement du jello en plein soleil, vu qu’elle n’est pas montée “souple” comme la plupart de nos cameras HD.

    – Il n’y a pas de diodes de protection, donc quand on branche le cordon USB cela alimente TOUTE la pile du quad : carte de vol, récepteur, et éventuellement VTX si il est aussi sur le 5V. Cela envoie aussi du 5V “à l’envers” sur la PDB. Runcam a donné une liste de PDB déjà testées qui ont résisté à ce traitement, à priori toute PDB décente est ok, mais perso je ne conseillerais pas de faire cela avec des cartes AIO qui ont des régulateurs 5V souvent plus fragiles.

    https://www.youtube.com/watch?v=Agjk4aK_pMA
    https://youtu.be/Gpssu7_YfEM?t=53
    https://youtu.be/Kcdy8V5Bycw?t=150

  3. Mon avis (perso) c’est quand même un gros bric-à-brac à embarquer à bord. Fragile et pas aisé pour accéder aux diverses fonctions. A ne mettre en oeuvre que si les autres solutions ne conviennent vraiment pas 🙁

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