Ultra Power UP100AC, le test

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Cela fait maintenant plusieurs mois que je charge mes batteries avec le UP100AC de Ultra Power. De quoi vérifier son comportement dans la durée. Notez que cet appareil nous a été donné par la boutique Banggood. Comme d’habitude, dites-nous si vous pensez que la pratique a influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

Le UP100AC est un monobloc peu imposant face aux solutions de charge classiques. Il mesure 13,6 x 9,8 x 6,1 cm (hors câbles). Et c’est tout ! Car le principal atout de ce chargeur, c’est d’être un intégré complet. A la différence de nombreux appareils concurrents, il ne requiert pas de bloc séparé pour l’alimentation. Il suffit de brancher le câble dans une prise de courant, et le chargeur est prêt à l’emploi. Il est doté d’un écran tactile frontal très lisible même en plein soleil. L’écran tactile permet au boîtier d’être totalement dépourvu de boutons. Tout se pilote exclusivement avec le doigt. Sur les deux côtés de l’appareil se trouvent des grilles qui trahissent la présence d’un ventilateur.

Suite du tour

En façade avant, il y a une prise double banane (fiches noire et rouge), une prise pour la balance des cellules, une prise pour capteur de température, une prise USB pour la connexion vers un PC, et un connecteur USB pour charger un appareil en 5V/2,1A. Sur la droite se trouve une prise XT60 pour une alimentation extérieure. J’ai ouvert le boîtier par curiosité et partagé l’expérience avec un maître es-soudures. Son verdict est encourageant : les composants internes sont soudés correctement, il n’y a pas de jeu dans les prises même après plusieurs mois d’utilisation quotidienne.

Démarrage

Dans la boite sont livrés un cordon d’alimentation secteur avec prise de terre, un câble banane – Deans Ultra, un câble multi prises d’équilibrage et un manuel. C’est un peu chiche ! Car il est probable que vous ayez envie de charger des batteries de type XT60, JST rouge, etc. Il faut donc envisager l’acquisition d’autant de types de câbles que de types de prises pour vos batteries, ou des adaptateurs, ou un câble multiprise (comme celui-ci). Ou bricoler les vôtres, évidemment. Branchez le câble d’alimentation, l’écran s’allume et affiche un menu simple. En anglais, mais limité à des termes techniques très faciles à comprendre.

La promesse ?

Le UP100AC affiche sur son écran principal ce qu’il sait faire : il est compatible avec les batteries Lipo, mais aussi les LiFe, les LiIon, les LiHV, les NiMH et les Pb. De quoi couvrir la plupart des besoins des radiomodélistes ! Bon point pour la prise en charge du format LiHV, ces batteries qui offrent un petit extra de puissance et d’autonomie. Touchez l’icône correspondante à un format. Le chargeur indique les options que vous pouvez modifier : nombre de cellules de 1S à 6S (de 1 à 15 pour les batteries au nickel), mode de fonctionnement (charge, charge rapide, stockage, décharge, balance), ampérage de charge entre 0,1A et 10A avec un pas de 0,1A. Une icône More permet d’accéder à d’autres réglages encore – à n’utiliser que si vous savez ce que vous faites.

Les options sympas

Branchez votre batterie sur la prise d’équilibrage et revenez au menu principal. Touchez l’icône « Batt. Meter » : le chargeur vous indique l’état de charge de chaque cellule, ainsi que la tension. Revenez au menu principal et touchez « System ». Vous avez de quoi choisir d’activer le buzzer qui vous prévient en fin de charge ou en cas de problème, sonoriser ou pas la frappe sur l’écran tactile, régler le rétroéclairage de l’écran, vérifier la version du firmware, indiquer la durée entre une charge et une décharge, un timer de sécurité, une alarme de température, etc. Revenez au menu principal et choisissez « Program ». Cette option vous propose 6 configurations qui vous évitent de devoir tapoter sur l’écran tactile à chaque changement de batterie. Imaginons que vous chargiez des batteries 1S LiHV de 250 mAh, puis une imposante 3S LiPo de 5200 mAh. Au lieu de passer du temps à modifier les paramètres, indiquez les valeurs à l’avance, elles seront disponibles en 2 clics par la suite. Pratique !

Démarrage d’une charge

Assurez-vous que la prise de décharge est branchée sur le câble banane, branchez la prise d’équilibrage, vérifiez que vos réglages sont corrects et faites une pression longue sur « Start ». La charge démarre (ou la décharge ou une autre fonction). Si vous vous trompez de nombre de cellules avec une LiPo ou une LiHV, le chargeur vous l’indique immédiatement. Si la charge démarre correctement, l’écran indique la tension, le courant, la capacité, la température du boîtier, et la durée. Vous pouvez interrompre la charge en touchant le bouton « Stop ». L’icône « Graph » affiche des courbes correspondantes à la tension de la batterie et au courant de charge. Enfin l’icône « Battery Master » montre la tension de chaque cellule. Le chargeur vous prévient par un bip sonore (si vous le désirez) lorsque la charge est terminée.

En balade ?

Le boîtier complet avec son câble de charge, sa platine pour l’équilibrage et son câble d’alimentation pèsent 582 grammes. C’est plutôt correct si vous avez envie de le trimballer en vacances par exemple. D’autant que sa conception monobloc permet de rationaliser son rangement dans des bagages. Peut-il faire office de chargeur « de voyage », c’est-à-dire sans besoin d’une prise secteur ? La réponse est oui : la prise XT60 sur le côté permet de brancher une batterie qui sert alors d’alimentation. D’ailleurs le câble d’alimentation secteur pèse à lui tout seul 140 grammes, le chargeur version light ne pèse donc que 440 grammes environ. Mais attention : la prise est une XT60 femelle, la même que la prise d’une batterie. Il faut donc bricoler un changeur de genre pour brancher une batterie XT60 (ou un autre type de connecteur). Je n’ai pas tenté l’expérience. Si vous voulez charger une batterie à simple connecteur, comme celles des nano multirotors, le chargeur vous demande si vous êtes certain de lancer la charge.

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13 COMMENTAIRES

  1. Pour le prix je trouve dommage que ce ne soit qu’un 100W : on peut trouver plus petit et moins cher à même puissance. Et au même prix on peut trouver bien plus puissant, et toujours avec une interface graphique.

    Je voit mal le positionnement tarifaire de ce chargeur au final.

  2. Peut il être utiliser pour charger des batteries intelligentes (Type DJI Phantom 3) sachant que l’équilibrage est interne à la batterie ?

  3. @ SeByDocKy : Non, il ne fait pas la mesure. Bon, je t’avoue, les mesures que j’ai relevées sur les chargeurs ISDT ne m’ont pas permis de conclure quoi que ce soit à l’usure des batteries, même en contrôlant après une bonne demi-heure. Je ne sais pas si d’autres chargeurs sont plus efficaces pour cette mesure.

  4. @Fred et @SeByDocky : la solution s’appelle Icharger : http://www.progressiverc.com/icharger-4010duo.html
    Avec ce type de machine, vous soignez vos accus aux petits oignons. Depuis que j’utilise ce chargeur je n’ai plus à déplorer de casse prématurée de mes packs d’accus. Il analyse aussi cellule/cellule en terme d’impédance interne, même une rupture de soudure ou de faisceau dans vos câbles de connexion sont détectés et mesurés .
    Bon OK le prix n’est pas tout à fait le même, mais si vous volez avec des packs entre 100€ et 150€ pièce l’achat d’un BON chargeur est vite amorti 🙂

  5. Je viens de le recevoir, je le trouve très pratique, à l’exception du ventilateur qui fait un boucan incroyable, il est en marche quasiment tout le temps à 25°C, en y tirant même pas 20w. pas de maj du fw à l’horizon…

  6. @ nicolas31417 : C’est bizarre, le mien coupe rapidement le ventilo, pourtant il monte à 35°. C’est un modèle récent, sw 1.01 (j’ai paumé celui que j’avais testé pendant une course).

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