Bio mimétisme pour la résistance des multirotors

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Il y a les structures en carbone épais, en carbone renforcé, les cages, les protections… Toutes les solutions sont bonnes pour imaginer des drones suffisamment solides pour supporter des crashs violents ou à répétition. Les équipes suisses du Laboratory of Intelligent Systems de l’EPFL de Lausanne et du Swiss National Centre of Competence in Research Robotics ont publié leurs travaux sur des essais basés sur le bio mimétisme.

Le principe ?

Il s’agit de reproduire la manière dont sont faites les ailes d’insectes : une partie rigide appelée le cuticule, qui soutient la partie porteuse de l’aile, fixée par des joints flexibles faits d’une protéine élastomère destinée à encaisser les chocs. Comment revisiter cette invention de la nature ? Les chercheurs ont mis au point un pod central entouré par une structure externe en fibre de verre de 0,3 mm d’épaisseur maintenue par 4 bras fixés entre eux par des attaches magnétiques. En cas de choc, les aimants se séparent et prennent en charge la quasi totalité des forces. La structure se déforme, mais ne va pas jusqu’à rompre. Des élastiques font en sorte que la structure et les attaches magnétiques se remettent en place toutes seule.

Et ça fonctionne ?

Oui, selon le recueil Insect-Inspired Mechanical Resilience for Multicopters publié par les chercheurs S. Mintchev, S.D. De Rivas and D. Floreano. Le petit multirotor brushed de test a été confronté à des chutes d’une hauteur de 2 mètres qui ont totalement désolidarisé les attaches magnétiques, lesquelles se sont remises en place automatiquement. Ce sont plus de 50 chutes qui ont été pratiquées sans constater de dommages persistants.

Source : ieeeExplore via sUAS News

 

5 COMMENTAIRES

  1. Ce qui serait intéressant de voir pour un usage “racer / acro” c’est le crash à 80km/h contre un tronc arbre !

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