Blu

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blu-03Le nom est très court, et ne donne aucune indication sur le type d’appareil dont il s’agit. Le blu est une caméra volante ! Un peu comme l’Anura d’Aericam qui avait réussi une campagne de financement participatif, mais qui a finalement été abandonné. Comme Lily, le quadricoptère qui fait un tabac sur les réseaux sociaux, mais qui n’existe pas encore. Ou comme l’Hexo+, qui lui en revanche existe bel et bien puisque nous l’avons pris en mains. La promesse est semblable : « blu va suivre automatiquement un athlète en action, à une distance ajustable avec l’aide d’un bracelet ou d’un appareil mobile comme un téléphone ».

Les caractéristiques ?

blu-02blu est équipé d’une caméra HD « avec des fonctions étonnantes dédiées aux sports d’action, et plus particulièrement les sports dans l’eau et sur la neige ». Après cette description, la page web du site de blu affiche un joli visuel des principaux monuments de… Paris ! Et continue avec le titre « Paparazzi » qui introduit des caractéristiques chiffrées. De la provocation ? Sans doute faut-il générer l’intérêt des internautes pour obtenir des précommandes. Le blu repose sur une caméra 1080p à 60 images par seconde, sans Jello, qui peut aussi prendre des photos en 12 mégapixels. Il est équipé d’un module wifi pour transférer directement les photos et les vidéos sur un appareil mobile.

Pliable !

blu-10La principale caractéristique du blu, c’est d’être entièrement pliable. « De la taille d’un smartphone un peu épais » quand il est plié. Ses hélices pliables, elles-aussi, « sont capables d’assurer le vol même lorsqu’il y a du vent ». La partie « il y a quoi sous le capot » du site donne beaucoup plus d’informations techniques. Le blu est doté d’un GPS qui permet la fonction Follow-me, des points de passage (waypoints) programmables via un outil de tracé de parcours. Il est capable de décoller et atterrir tout seul, et donc de pratiquer des vols entièrement autonomes. Il peut être contenu dans une enveloppe virtuelle, dispose de fonctions failsafe en cas de perte de contrôle, d’un connecteur microUSB pour la recharge et le transfert des photos et vidéos, d’une LED multicolore pour les indications d’états, et d’un buzzer. Il sait retourner tout seul à son point de départ en cas de batterie faible ou de perte de signal.

Ce n’est pas fini !

blu-09Le site indique que le blu est fait de composants robustes, du « carbone Aramid » et du « Nylon Zytel », et qu’il repose sur un micro contrôler STM32F7 32 bits. Pas mal, puisque ce composant basé sur un ARM Cortex M7 a été dévoilé fin juin 2015. La suite des informations indique que la caméra HD est d’une résolution de 5 mégapixels. Mais alors, 5 ou 12 ? Ou alors s’agit-il d’un capteur de 5 mégapixels, mais de photos extrapolées en 12 mégapixels ? La caméra est dotée d’un enregistreur sur carte microSD – d’ailleurs le blu sera livré avec un exemplaire de 4 Go. L’alimentation de l’ensemble repose sur une batterie de 1000 mAh pour une autonomie de 15 minutes.

Ce n’est toujours pas fini !

blu-04La section FAQ apporte d’autres précisions encore. A la question « le blu est-il intelligent et sait-il éviter les obstacles ? », elle répond « absolument, le blu est doté de capteurs qui lui évitent de se crasher dans les arbres, dans les bâtiments et d’autres obstacles pendant qu’il vous suit et qu’il vous filme ». On y apprend aussi que la batterie est amovible, que les livraisons commenceront le 15 octobre 2015. Et que l’appareil est d’ores et déjà proposé en précommande, pour un prix d’appel de $499, frais de port inclus mais hors taxes, jusqu’au 1er octobre 2015. Avec un bracelet en cadeau.

Alors, séduit ?

Si l’énumération des fonctions n’a pas suffi, voici encore quelques surprises qui vont achever de vous convaincre. Oui, cela fait beaucoup de choses et un peu dans le désordre, mais le site est fait de telle manière que les informations se suivent et se croisent, de manière un peu anarchique. blu-05Le blu n’a pas de nacelle stabilisée, mais il pratique le « digital gimbaling ». C’est-à-dire qu’il coupe une partie de l’image filmée pour centrer l’image sur vous, en éliminant les secousses et les vibrations au passage.

Encore un peu ?

Il est capable de voler sous la pluie et de résister à des projections d’eau. Il enregistre le son, diffuse la vidéo en temps réel vers le smartphone. La fonction Follow-me repose sur une puce Bluetooth 4.0 – il est donc équipé de cette technologie en plus du wifi. Il vole jusqu’à une vitesse de 37 km/h. Il ne s’approche pas de vous à moins de 2,1 mètres (7 pieds), ne part pas à plus de 40 mètres de distance, ne descend pas à moins de 2,1 mètres de vous et ne grimpe pas à plus de 18 mètres. La batterie se charge en 35 minutes…

Que faut-il en penser ?

Les caractéristiques ont de quoi faire rêver, surtout que le prix est correct, pour une livraison cet automne. Mais soyons réalistes : il est pour ainsi dire impossible de regrouper toutes les fonctions indiquées dans un appareil de si petite taille. blu-06Il n’existe pas à ce jour de caméra minuscule capable de filmer en 1080p à 60 fps. Seul le constructeur Parrot maîtrise pour l’instant la stabilisation logicielle des images. Et aucun constructeur n’a réussi à proposer une solution d’évitement d’obstacles opérationnelle. Ce qui fait beaucoup pour une petite machine…  Qui plus est, les vidéos et les photos montrent des représentations modélisées en 3D. A quelques mois de la commercialisation, on peut se demander pourquoi le constructeur, Droidworx (basé en Floride), ne montre aucun prototype fonctionnel. Un produit exceptionnel et très en avance sur son temps ? Ou une arnaque grossière ? A vous de juger. Nous, on ne fera pas de précommande, c’est absolument certain. Et pourtant, on adore être surpris par la technologie. Pour vous forger votre propre opinion, le site du blu se trouve ici

La vidéo de Droidworx

 

 

12 COMMENTAIRES

  1. Quand ça à l’air trop beau… j’avais entendu parlé du appareil photo volant. En tant que modéliste et photographe ça m’intéresserait vraiment. Avec un mode PSAM par exemple. Je vais peut être le faire moi même. ..

  2. Excellent Fred, et comme tu dis, on peut rêver …
    Faudrait pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages hein !
    les idées sont là, …le sérieux???
    Attendons le CES 2016. Quoiqu’on pourrait-être surpris à l’IFA…on peut rêver, non?

  3. Comment fais t’on pour voire que les photos et vidéos montrent des modélisation en 3D ?
    Le multi qui suit le skate board et le vélo c’est une modélisation ?
    Intéressant à comprendre par rapport à toutes les vidéos que l’on peut voire.

  4. Avec tout ce qui est promis de voler au-dessus de nos têtes, il risque de pleuvoir du drone. Je vais plancher sur la création d’un parapluie ad hoc…

  5. Che moi , vidéo à visionner seulement en 240P , ils ont filmé avec quoi ! Un vieux camescope à cassette VHS des années 80 ? Ca fait deja pas tres sèrieux !

  6. @fabrice01 le déplacement du multi est ridicule; quand il suit le skieur très rapide il ne prend aucune inclinaison. par contre la vidéo sur laquelle est incrusté le multi en 3D est a priori bien réel

  7. C’est très simple à identifier pour le coup… Toutes les vidéos réelles filmant des hélices de multi en rotation les font apparaître en formes de boomerang.

    Et puis, bossant dans l’image de synthèse, je peux affirmer sa s problèmes que c’est de la 3D, et même pas incroyable, qui plus est…

  8. bon, 12 mégapixels qui donnent une vidéo à 5 ça se défend avec le “digital gimbaling” puisqu’une partie de l’image disparaît.
    le reste, on peut continuer à rêver 🙂

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