Conseil pour les Drones Civils

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franceindusL’industrie du drone ne faisait pas partie des 34 plans qui composent l’initiative Nouvelle France industrielle lancée en septembre 2013 par le gouvernement. Il n’est plus question d’être en retard pour la deuxième phase de la Nouvelle France industrielle, lancée par Emmanuel Macron en mai 2015. Les acteurs du marché ont créé le Conseil pour les Drones Civils, une instance destinée à rassembler l’ensemble de la filière française, incluant les industriels, les donneurs d’ordres, les universitaires, les pôles de compétitivité et la Fédération Professionnelle du Drone Civil.

Décollage

La première réunion s’est tenue le 4 juin dernier, présidée par Patrick Gandil, le Directeur Général de l’Aviation Civile. Un plan d’action a été décidé, articulé autour de trois thématiques principales : « Réglementation & Usages » pour que le développement des drones soit « raisonné », « Technologie & Sécurité » pour élaborer une feuille de route des technologies les plus prometteuses, et « Soutien & Promotion de la filière » pour soutenir les acteurs du marché. ptrois-Dsc_0173-600Le Conseil pour les Drones Civils fonctionne sous l’égide du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, de la Direction Générale des Entreprises, du Secrétariat d’Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche, et de la Direction Générale de l’Aviation Civile.

Inquiétude ?

Les pratiquants de drones de loisirs n’ont pas été impliqués dans ce Conseil des Drones Civils. Normal, puisqu’ils ne sont pas concernés ? Pas si sûr puisque l’évolution de la réglementation et des usages impactera forcément les drones de loisirs. Pas si sûr non plus puisque les aspects technologies et sécurité les concernent également ! Il convient d’être vigilant et de veiller à ce que l’occupation de l’espace aérien et son usage restent accessibles à tous, de manière équilibrée en préservant les intérêts de tous.

3 COMMENTAIRES

  1. Voila la France Administrative dans toute sa splendeur, en
    Chine ils n’ont pas fait 36 000 commissions de réflexion!!
    ils sont directement passé à l’acte.

  2. Les pratiquants ne sont pas impliqués directement, ce qui me semble pas si étonnant. Ils sont derrière les acteurs de premiers plan qui viennent les voir : les constructeurs qui écoutent les pilotes, les fédérations qui informent la DGAC, et les consommateurs en général qui donnent les direction du marché.
    Là où le secteur est “bizarre”, c’est que pour le moment les technologies de pointe entrent en production avec des pilotes comme entrepreneurs (genre Aerotek, Immersion et autres) pour la partie “sport”, et des grosses marques pour casual comme Parrot.

    Ce qui m’inquiète, c’est que certains sont assez cons pour couler un marché si ils n’y ont pas une bonne place… Et donc de faire légiférer en ce sens via le lobbying. Faudra qu’on soit vigilants, et actifs avec la FFAM ou nos représentants !

  3. Pour la partie réglementation c’est fait maintenant il faut voir si les marques made in France sont effectivement aidé … ou pas

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