Drone Rescue

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dronerescue-01« Ne perdez plus votre drone ! » C’est la promesse du projet Rescue Drone porté par Stéphane Driussi, un ingénieur français spécialiste en micro-électronique et passionné de drone. Le concept de Rescue Drone, c’est de placer sur un drone un petit boîtier capable de détecter la position GPS et de la mémoriser. Disons que c’est une manière ultra simplifiée de présenter les choses. Rien que du déjà-vu, comme les boitiers GPS et trackers testés sur Helicomicro ? Détrompez-vous, le cœur du principe est différent…

Comment ça marche ?

Le boîtier Drone Rescue se connecte au contrôleur de vol de votre drone pour récupérer les coordonnées GPS de l’appareil. dronerescue-02Cette connexion permet aussi de l’alimenter en énergie – il n’est pas gourmand, nous allons le voir. Ensuite, il diffuse les coordonnées, sans fil, vers un serveur, à intervalles réguliers (toutes les minutes). Si vous perdez votre drone ? Il suffit d’interroger le serveur pour qu’il vous communique la dernière position connue. Mais alors, comment s’effectue la connexion sans fil ? On connaissait le Bluetooth et le Wifi, qui offrent des portées de 50 à 100 mètres au mieux. C’est insuffisant dans le cas d’un drone. Il y a bien sur le GSM, qui converse avec un serveur par SMS ou GPRS. Mais cette technologie n’est pas sans défauts : elle requiert un abonnement téléphonique, elle est très consommatrice en énergie, il faut se trouver dans une zone couverte par l’opérateur GSM, et la puce émet de manière assez forte, suffisamment par exemple pour produire des parasites sur un flux vidéo en temps réel. La solution adoptée par Drone Rescue, c’est la technologie UNB.

UNB ?

Antenne TDF de Bayonne la Rhune Crédit photo TDF
Antenne TDF de Bayonne la Rhune Crédit photo TDF

« Ultra Narrow Band ». Le principe de cette norme de communication sans fil est de permettre des connexions à grande distance mais à très faible débit. 100 bits par seconde. Un téléphone GPRS, à titre de comparaison, « papote » en général à 172 kbps. Soit 172 000 bits par seconde. Très lent, mais du coup très économe en énergie : certains appareils en UNB sont prévus pour fonctionner plusieurs années sur une batterie classique. La distance entre la puce UNB et un relais ne doit pas dépasser 3 à 10 kilomètres en zones urbaines, 30 à 50 kilomètres ailleurs. Ce sont des distances beaucoup plus longues que celles des antennes GSM, la densité de relais peut par conséquent être plus légère, et la couverture du territoire quasi complète (sans autant de « zones blanches » que le réseau GSM). Vous avez sans doute entendu parler de l’Internet de Objets. Une appellation fourre-tout qui décrit simplement les objets communicants qui se développent à vitesse grand-V. Parce que le Bluetooth et le Wifi sont trop limités en portée, parce que le GSM est à la fois trop cher et trop énergivore, ces objets communicants adoptent l’UNB. Ce sont par exemple les compteurs de passage sur les routes, les parcmètres, les détecteurs de fumée, etc.

Ca se passe en France !

sigfox1Il se trouve que l’une des entreprises les plus en pointe dans le domaine de l’UNB se trouve… en France : il s’agit de Sigfox, installée près de Toulouse. Une startup ? Plus vraiment : c’est Anne Lauvergeon qui a été nommée à sa tête en avril 2014. Sigfox est détentrice de partenariats avec TDF en France. Les antennes relais de cet opérateur historique permettent de diffuser le signal UNB sur tout le territoire. Drone Rescue utilise les services de Sigfox sous la forme d’un abonnement annuel. Léger puisqu’il ne coûte que 10 € par an ! Pas de papiers à signer et de paperasse comme avec un abonnement GSM, tout est automatique, y compris la connexion au réseau, sans codes ni pins, etc. Et à l’étranger ? Les Pays-Bas et l’Espagne sont équipés, les autres pays européens et les Etats-Unis suivront. La balise Drone Rescue, qui inclut la puce UNB, pèse moins de 50 grammes, pour 3 cm de longueur et 2 de hauteur. Si le drone n’est pas équipé d’un GPS ou que ce GPS ne communique pas ses informations via le contrôleur de vol, il est possible d’en ajouter un directement sur le boîtier Drone Rescue (qui devient alors autonome). Combien ça coûte ? 89 € le boîtier avec un abonnement d’un an compris (et donc 10 € par année supplémentaire).

Financer le projet Drone Rescue

Stéphane Driussi entend passer du stade de prototype opérationnel à la réalisation industrielle du boîtier. Il a donc mis en place une campagne de financement sur KissKissBankBank pour être en mesure de monter une structure, d’améliorer le site web dédié au Drone Rescue, d’optimiser l’électronique à embarquer et le firmware qui pilote le tout. Il a estimé ses besoins à 7900 €, il lui faut donc un peu plus de 100 “backers” sur KissKissBankBank. Un objectif tout à fait réalisable… et un projet vraiment intéressant ! Un coup de pouce pour vous décider à tenter l’expérience du financement de ce projet ? Si vous êtes dans les premiers, le Drone Rescue et son abonnement d’un an ne vous coûteront que 69 € au lieu de 89, avec une livraison en février 2015… Si vous êtes impatient (et plus riche), vous pouvez “backer” le prototype pour 149 € : lui sera disponible dès décembre 2014. Pour ne pas perdre le multirotor offert à Noël, donc…

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La vidéo officielle

 

 

22 COMMENTAIRES

  1. Il y a moins cher et plus humain. Marre du tout automatique ! Je me propose avec mon équipe de bénévoles de vous accompagner sur le terrain et de suivre vos évolutions à la jumelle.
    Notre réseau de bénévoles nous permet d’intervenir partout en France y compris dans les endroits les plus reculés. Pour les plages nous avons déjà des partenariats avec les maitres nageurs, et les guides de haute montagne notamment dans les Alpes.
    Nous réfléchissons à une extension à l’international qui soit de meilleur prix. Pour l’instant, il faut quand même sponsoriser les billets d’avions (nous allons faire une campagne Kickstarter pour cela). Mais nous prévoyons aussi déjà des accords avec AirBNB.
    L’innovation est à la portée de tous (pas seulement des technophiles), rejoignez-nous !

  2. XD Mdr… Très fort =D

    …Ayant depuis des années le rôle de “gardien de sac à main” de la copine en soirée, j’aimerai étendre mes compétences d’aide à la “personne valide”, mais aussi évoluer ma formation de chercheur en tout genre.. Fort d’une expérience à retrouver les clefs de voiture d’un peu tout le monde, la quête des drones serait pour moi une spécialisation non négligeable à l’évolution de mes acquis, équivalents celui du chien truffier.
    Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur Simon, l’expression de ma considération distinguée. ^^

  3. J’utilise le “Marco Polo” …. au moins on dépend de rien : c’est comme du RFID.

    http://www.readymaderc.com/store/index.php?main_page=product_info&products_id=3296

    l’émetteur fait 11Gr ( oui 11 avec sa batterie inclue ).

    Et testé l’autonomie : plus d’une semaine ( en fait ça a duré tellement longtemps que j’ai laissé tombé de checker la durée totale : j’ai remballé et chargé ).

    J’ai testé : ça marche bien. Pour ceux qui font du ski de rando : c’est comme un DVA mais donné pour une portée de 2 miles ).

    Généralement on sait environ où il est tombé … dans tous les cas on est à moins de 2 kms …

    Voilà 🙂

  4. Le gars est surement très fort en électronique mais il devrait prendre des cours de marketing parce que son film de présentation ne donne pas vraiment confiance.

  5. Principe très intéressant. Merci Fred. On a peu d’information sur le site Internet qui donne la localisation. Il semble fonctionner en lien avec Google Maps. Si l’on dispose d’un repérage sur un plan + des coordonnées GPS exactes, c’est une super idée très prometteuse. Dispositif léger, facile à installer sans risque d’interférences et accessible financièrement au plus grand nombre. Bravo !

  6. L’application interroge tout simplement le serveur où sont stockées les coordonnées GPS envoyées par le boîtier… Donc oui, c’est sur plan Google Maps + coordonnées GPS…

  7. Oui, c’est un excellent outil…
    En revanche, j’ai assisté à une démo en sous-bois, la portée n’y dépassait pas 600 mètres.
    L’autre défaut, c’est le prix.
    Mais l’absence d’abonnement et le poids plume sont des arguments majeurs…

  8. Bonjour,

    le Wistiki a une porté de 50m et la localisation GPS est celle du boitier lorsqu’il était proche du smartphone. Certes, il permet de retrouver son drone lorsque tu te trouves dans ce rayon par le son émit mais si je devais investir pour sauver mon drone et sa charge, je préfère un système qui localise avec une plus grande porté.

    Merci pour vos retours.

  9. Salut,

    Très bon projet ! Je cherche à m’équiper d’un module pour retrouver mon quad’ si il est perdu. Je ne veux pas que ça m’arrive une 2ème fois. Adieu Hoten X ! 🙁 🙁 Je t’aimais tant !

    Fred, avec tout ce qu’il existe pour retrouver un modèle perdu, il va falloir faire un article comparatif des diverses possibilités ! Enfin, moi j’aimerais bien 😉

  10. Je n’ai pas tout essayé encore:)
    J’ai reçu un Tile (un projet de Crowdfunding), c’est inutilisable pour le modélisme, le bip est très faible et la portée à 20 mètres avec des obstacles…

  11. ta rien compris au wistiki toi 50m nan mais tu rigole les gens qui le cache dans leur voiture par exemple ou leur sac a main en cas de vole crois tu que les voleur vont faire moin de 50m expres pour que tu retrouve ton sac a main ou ta bagnol aller nimporte quoi sa marche par gps comme dans ton naza

  12. Essaie de t’exprimer un peu mieux, j’ai du mal à te comprendre.
    Et ce que j’ai compris, c’est que tu affirmes que Wistiki positionne les balises avec un GPS. Tu te trompes, malheureusement…

  13. Désoler fred mon frère est un peu bourrin il a pas trop la science infuse il a commander un wistiki y’a 1 semaine et la porté n’était pas préciser sur le site et je pense que vous l’avez dégoûter pour les 50m enfin bon on essayera sa sur le terrain mais je suis plus dans la même optique que toi que sa fonctionne pas bien loin mais alors je comprends pas du tout l’innovation de se produit car comment peut on retrouver un objet perdu a 2km par exemple alors que la portée n’est que de 50m cdlt.

  14. Tu ne peux pas retrouver un objet à 2 km, tout simplement. Les outils de ce genre mémorisent la dernière position détectée par le smartphone. C’est en général suffisant pour que l’appli dise “la dernière position de tes clés est…”. Mais ce principe de fonctionnement n’a pas d’intérêt dans le cas d’une drone. Certains produits permettent aussi de déclarer la puce comme “perdue”. Dans ce cas, le smartphone de tous les utilisateurs de l’appli réagit s’il approche à distance de détection (genre 10 à 50 mètres). Ca peut fonctionner en milieu urbain, mais uniquement dans le cas où la densité d’utilisateurs est forte. C’est à dire que le produit se soit bien vendu. Ce n’est pas gagné 😎 Et là encore, aucun intérêt avec un drone…

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