3D Robotics rachète Sifteo

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sifteo-3drobotics-01Le constructeur américain 3D Robotics, a acquis la société – américaine également – Sifteo. 3D Robotics, vous connaissez sans doute : on leur doit le contrôleur de vol Pixhawk, les multirotors Iris. Avec à sa tête l’ancien rédacteur en chef du magazine de tendances hightech Wired, Chris Anderson.

Et Sifteo ?

Cette société est moins connue. Fondée en 2009 par deux ingénieurs issus du MIT Media Lab, David Merrill et Jeevan Kalanithi, elle a développé des cubes à écran LCD et bourrés d’électronique. Chaque cube perçoit la présence des autres, en les situant dans l’espace. Ce qui permet de créer des jeux basés sur les rapprochements de couleurs, de formes, de sons. Mais quel est le rapport entre des jeux de Pokemon hightech et des drones ? Aucune information n’a filtré, ni du côté de 3D Robotics, ni de celui de Sifteo. Pas plus que le montant de la transaction pour cette acquisition, d’ailleurs. Dans un mot posté sur le site de Sifteo, kid-130042cdles deux fondateurs expriment leur joie de faire partie de 3D Robotics (un classique dans les annonces de rachat) et disent ne pas pouvoir dévoiler leurs projets. Le communiqué montre une petite infographie avec des cubes équipés de rotors… Vue d’artiste ou indice ?

Imaginons !

Les cubes de Sifteo sont capables d’interagir entre eux avec des technologies NFC (de proximité, sans contact). Mais aussi de converser entre eux et avec un serveur distant via des modules en 2,4 GHz. Il n’en faut pas moins pour transposer ces outils sur des appareils volants. Imaginez plusieurs multirotors qui sauraient tenir un vol stationnaire en utilisant des capteurs tels que ceux de l’AR.Drone de Parrot. Ajoutez des capteurs qui permettent à chaque multirotor d’avoir « conscience » de la présence des autres. Pour éviter automatiquement des collisions, bien sûr, mais aussi pour se placer en formation, pour voler de concert, pour former des figures en l’air. sifteo-3drobotics-02Le tout formerait un essaim de multirotors qui pourrait être contrôlé à distance via le 2,4 GHz. Science-fiction ? Non, des travaux sur les essaims de multirotors ont déjà été menés (voir ici par exemple) avec succès. Et ça servirait à quoi ? On peut compter sur les talents de visionnaire de Chris Anderson pour nous donner la réponse…

Source : Sifteo

1 commentaire

  1. Fred, tu déniches pour nous des nouvelles étonnantes qui entretiennent nos rêves coupables ! On te pardonnera toujours, sois-en persuadé. Mais ce coup-ci, cette histoire me fait penser aux moutons de Panurge. Il y aura forcément un drone « maître » qui sera piloté et des drones « esclaves » qui suivront aveuglément le « maître ». Donc, cas d’école, si le pilote commet une faute de pilotage (ce qui n’arrive heureusement jamais), tous les « esclaves » vont se précipiter sans état d’âme à la suite du « maître ». Bon, je préfère ne pas imaginer les conséquences qui pourraient s’en suivre … La moindre de ces conséquences, si une telle éventualité devait, par malheur, m’arriver un jour, serait sans aucun doute un divorce à la clé !

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