TechJect Robot Dragonfly

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Ah, les micro-drones en forme d’insectes et l’armée, les magazines vous en ont servi des dizaines ces dernières années. Avec leurs micro-caméras intégrées, leurs micro-ailes, leurs micro-armes, leurs micro-microphones, ce sont des outils qui vont influencer les conflits du monde entier. Sauf que… Sauf que pour l’instant, ces bestioles restent cantonnées dans des laboratoires ultra secrets…

Ca, c’était avant.

Car la société TechJect, forte d’un petit coup de pouce de l’US Air Force – qui se monte à un million de dollars, tout de même -, a décidé de commercialiser l’un de ces micro-drones en forme d’insecte. Pas de voilure tournante, ce sont des deux paires d’ailes qui battent pour assurer le vol ! L’engin n’est pas si petit que cela, puisqu’il mesure 15 cm de longueur. Nous sommes dans le gabarit d’un Ladybird de Walkera ou un X4 de Hubsan. Le poids est de 25 grammes. L’autonomie, selon TechJect, est de 8 à 10 minutes avec une batterie LiPo de 250 mAh. Correct pour un engin animé par des moteurs brushless ! Plus fort encore ? Le constructeur explique qu’un vol hybride, c’est-à-dire avec des stationnaires et des planés, permet de pousser l’autonomie à plus de 25 minutes ! S’inspirant du fonctionnement de l’AR.Drone de Parrot, le Dragonfly est équipé d’un émetteur-récepteur WiFi qui reçoit les commandes depuis le sol, via un smartphone iOS ou Android. Selon les modèles, il permet aussi de passer de la vidéo puisque qu’il existe une option Caméra… Quatre modèles sont proposés. Le Alpha est l’appareil d’entrée de gamme, avec une carte mère basique. Le Delta profite d’une transmission moteur plus puissante. Le Gamma est équipé d’une carte mère capable de calculs plus complexes. L’Omega, enfin, est le nec plus ultra, avec la carte mère la plus puissante. Quelques modèles additionnels seront disponibles, comme le Alpha Noiseless, qui se caractérisera par un vol silencieux ! Des kits permettront d’ajouter une caméra HD, de changer les ailes pour profiter de comportements en vol différents. Le constructeur promet aussi un SDK, un kit de développement, pour encourager des éditeurs à réaliser des logiciels capables de piloter le Dragonfly depuis un ordinateur ou un smartphone.

Ok, ça s’achète où ?

Ca s’achète sur le site Indiegogo. Le nom n’est pas très rassurant pour nous, francphones, mais ce site est l’équivalent de Kickstarter, que vous connaissez peut-être mieux. Le principe : ce sont des sites de « crowdfunding », autrement dit de financement participatif. Car les ingénieurs de TechJect ont beau avoir reçu leur petit million de l’US Air Force, il en fallait un peu plus encore pour mener à terme la gestation du Dragonfly. 110 000 dollars, pour être plus exact. La bonne nouvelle, c’est que cette somme a déjà été atteinte, le projet sera donc réalisé (165 882 $ sur les 110 000 demandés en date du lundi 12 novembre 2012) à la fermeture de l’appel de fonds le 31 décembre 2012. Il faudra ensuite faire preuve de patience : les premiers Dragonfly sont prévus pour une livraison en juillet 2013. Combien ça coûte ? Le premier prix est à 99$ : c’est donné puisque le prix définitif sera de 250$. Mais ne vous réjouissez pas trop, ce modèle est déjà épuisé. Pour 119$ (au lieu de 280), vous pouvez disposer de l’Omega version silencieuse. Pour 599$ (au lieu de beaucoup plus), vous avez un Omega avec le choix du coloris, deux batteries, un chargeur de voyage, quatre paires d’ailes, et un kit Caméra… Ces prix sont valables jusqu’à la fin de l’appel à fond, le 31 décembre 2012 – dans la limite des pré-réservations disponibles… Allez-vous jouer le jeu ? Ou pensez-vous que les constructeurs habituels de quadricoptères vont réagir plus rapidement (c’est-à-dire avant juillet 2013) ?

Le site d’Indiegogo et le Dragonfly se trouve ici.

Une petite vidéo ?

http://player.vimeo.com/video/52703425

 

3 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    De ce que j’ai vu sur les photos et vidéo, il ne se comporte pas du tout comme une libellule.
    Mais le système est très ingénieux, les variateur régule l’amplitude de l’aile ce qui lui permet d’agir exactement comme un quadrirotor. Du moin c’est ce que je pense.

    La libellule est beaucoup plus compliqué car les ailes ne font pas que battre de haut en bas, elles s’orientent aussi de droite a gauche selon les besoins tout en battant en formant un 8. La queu d’une libellule est muni d’un circuit de régulation du sang qui achemine le sang pour faire contre poid.

    D’ailleurs le robot lui a l’air naturellement de pencher c’est peut car il n’a pas ce système.

    En tout cas très beau travail, en plus ils ont l’air jeune les fondateurs.

  2. Les concepteurs n’ont pas dit que la bestiole volait comme une libellule (pas folles les guêpes ;), ils l’ont juste baptisée Dragonfly. Mais le Ladybird chez Walkera ne vole pas non plus comme une coccinelle 😉

    Il est tout de même peu probable qu’un système aussi complexe que celui d’une libellule puisse être utilisé dans un micro-engin, encore moins un appareil commercialisable…

    Je suis quand même curieux de savoir comment ça fonctionne… et du coup, j’ai ajouté mon obole au projet. Reste à savoir si le financement va aboutir !

  3. J’avait compris cela.
    Commercialement parlant ca existe pas mais il y a le projet remanta de onera qui travaille depuis des années sur une libellule robot.

    Pour savoir comment ca marche j’ai bien regarder les photos et ca donne:
    Un moteur brushless au centre qui s’occupe du battement des 4 ailes. Toutes les ailes battent en mêmes temps.
    Afin d’apporter plus de force et réduire la fréquence des battements le brushless est relié a 4 reducteurs hépicicloidales et a des bielles qui tire et pousse l’aile.
    Et en regardant de plus près tu vois un trou oblong entre la bielle et l’aile. Sur la bielle vers le bas on on qu’elle est relier a un élément qui passe sous l’engin.
    Je suppose qu’avec les 4 petits moteur brushed servant de servo de moteur ils tirent perpendiculairement a l’engin sur la bielle et la bielle de deplace sur le trou oblond ce qui permet de rallonger ou raccourcir le bras de levié.

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