Fresnes : un drone « de livraison » s’est posé dans la prison

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Prison de Fresnes. Crédit photo : Lionel Allorge.

Selon le parquet de Créteil, un drone s’est posé dans la cour de promenade de la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne. Le vol a eu lieu de nuit, vers 4h40 du matin le dimanche 23 octobre 2022. L’appareil a été récupéré avant que ses destinataires ne s’emparent son colis. Ou plutôt de ses colis, puisque le parquet de Paris indique qu’il en transportait 3 dans lesquels se trouvaient 4 téléphones portables, des chargeurs USB et 2 « savonnettes s’apparentant à du cannabis ».

Quel drone ?

La protection DJI GEO sur la prison de Fresnes.

Le parquet ne communique pas sur le type de drone utilisé, mais ces trois colis représentent une charge assez lourde qui requiert un appareil plutôt grand format peu discret, surtout de nuit. Les drones de DJI, le leader du marché avec 70 % du marché, sont équipés du système GEO. Cet outil interdit les vols au-dessus de zones sensibles (déterminées par DJI). La prison de Fresnes fait partie de ces zones, elle est donc protégée… en théorie. Car il existe des moyens d’occulter l’antenne GPS du drone, voire de modifier le firmware des appareils. Mais il est probable que le drone utilisé ne soit pas un modèle de DJI, puisque les autres constructeurs du marché n’ont pas adopté de système NFZ (NoFly Zones)…

Les outils anti-drones ?

QR-07S3 Portable Jammer, de Digital Eagle (non utilisé en France).

Le syndicat FO Justice rappelle que la prison est équipée d’un dispositif anti-drones et d’un système de brouillage. Le parquet de Créteil n’indique pas si le drone a été découvert via le dispositif anti-drones ou de manière « classique » par les gardiens. Le système de brouillage a-t-il fonctionné ? Cela semble peu probable, puisque le syndicat réclame « la mise en place d’un pistolet anti-drone au sein des établissements pénitentiaires ». Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA).

Et demain ?

En catégorie Ouverte, la réglementation européenne et l’obligation d’un outil de géovigilance sur les appareils qui seront marqués CE avec indication de classes C1, C2 et C3 va-t-elle empêcher ces vols de manière électronique ? Non, car la géovigilance se cantonne à prévenir le pilote, elle n’agit pas sur les commandes.

Sources : le Figaro, France Bleu

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4 COMMENTAIRES

  1. quoi ? que lis je ? ce drone n’était pas équipé du dispositif électronique de signalement obligatoire que le monde nous envie ?
    pffff.. tout part a vau l’eau dans ce pays… 😉

    Soyons serieux mais pas trop, imaginons un monde idéal ou la balise aurait été présente (avec un faux n° identifiant quand meme faut pas dec…)
    cela changeait quoi ?

  2. @ zorglub : Peut-être bien qu’il l’avait, cette balise, va savoir. Et l’identifiant UAS ! Et le numéro d’enregistrement du drone ! Peut-être même qu’il avait les loupiotes avec les bonnes couleurs, aussi…
    🙂 🙂 🙂

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