L’OFAC rapporte qu’un drone a frôlé les appareils de la Patrouille suisse

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Crédit photo : Par Cooper.ch — Travail personnel, CC BY-SA 2.5.

L’Office Fédéral de l’Aviation Civile suisse (OFAC) a publié une notification de sensibilisation à la sécurité (SAND) le 12 novembre 2021. Elle relate un « airprox » entre un drone et la Patrouille suisse, semble-t-il le 4 septembre 2021.

Un « airprox » ?

C’est un incident sans conséquence avec une situation de rapprochement dangereux. Il a été rapporté par deux ailiers de la Patrouille qui affirment avoir croisé le drone à une distance de 10 mètres environ. Le proxi a été capté par la caméra à bord d’un troisième avion.

Les conditions de l’incident

Selon le bulletin, la Patrouille est passée sous le drone, à une altitude de 9000 pieds (soit environ 2750 mètres). S’il s’agissait d’un drone, il n’aurait pas du se trouver à cet endroit. L’altitude de 2750 mètres, au-dessus d’un relief montagneux que l’on peut estimer à 1700 mètres, correspond à une hauteur de 1000 mètres environ. Le calcul est très approximatif, mais il suffit pour faire état d’une hauteur de vol qui dépasse largement la vue directe de son pilote, ce qui empêche d’appliquer correctement le « voir et éviter ». 

Et puis…

L’endroit du vol est situé à moins de 4 km de l’aérodrome militaire de Mollis. La réglementation suisse requiert une autorisation pour les vols de drones de plus de 500 grammes à moins de 5 km d’un aérodrome. Qui plus est, les évolutions de la Patrouille suisse étaient « protégées » ce jour-là par un NOTAM rappelé par une indication Daily Airspace Bulletin Switzerland (DABS).

Un drone, c’est sûr ?

La photo extraite de la vidéo et publiée par l’OFAC ne permet ni de reconnaitre un drone avec certitude ni d’affirmer qu’il s’agit d’autre chose : la définition de l’objet croisé sur la capture est trop faible. Il serait intéressant de visionner un court extrait vidéo de l’airprox pour lever le doute. C’est en Suisse, en 2018, qu’avait eu lieu la première collision avérée entre un drone et un appareil habité (voir ici).

Source : l’OFAC
Via le groupe Sécurité des Vols sur Facebook

6 COMMENTAIRES

  1. Et c’est reparti…
    1000 mètres au dessus du relief.
    “Le calcul est très approximatif, mais il suffit pour faire état d’une hauteur de vol qui dépasse largement les 150 mètres autorisés en Suisse.”
    On oublie le principal, en ne mentionnant pas qu’à partir de 500 mètres, très très peu de drones peuvent le faire par limitation physique et logicielle…
    La vraie question (surement) : de quelle couleur était le ballon ?

  2. Ellie : j’ai décollé (et à plusieurs reprises) pour des travaux à une altitude de pratiquement 3500 m …… sans aucun soucis, le drone (Mavic 2) est simplement une peu mou aux commandes (avec des hélices “normales”).
    Il y a qq mois un alpiniste a fait voler un M2 au sommet d’un des monts de l’Himalaya (environ 8000 m je crois).
    Après je suis d’accord avec toi pour le ballon !!!

  3. @ Ellie : Passer outre la limitation logicielle de hauteur à 500m, sur un DJI, c’est juste une question de 2 minutes et 40 €.
    Pour le ballon, ce qui est montré ne me permet pas d’affirmer quoi que ce soit, mais comme je le dis dans la news, la séquence vidéo pourrait montrer un peu mieux l’objet ou appareil croisé.

  4. En ce qui concerne la réglementation Suisse, la hauteur maximale n’est pas définie. Les 150 mètres c’est dans la CTR sur les axes d’approches, seul la règle VLOS fait fois. Pour le secteur si effectivement il était à 4km d’une piste et en plus dans une zone avec un DABS actif, il est inconscient

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