JEY-CUAS : l’Union européenne investit 13,5 millions d’euros pour des systèmes anti drones

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Les outils de détection et de neutralisation de drones sont indispensables pour assurer la sécurité de zones sensibles. Parce que la plupart des survols de centrales nucléaires en 2015 n’en étaient pas, pas plus que les survols de bases militaires, parce que l’incident de Gatwick a montré que l’absence d’outils de levée de doute pouvait conduire à une surenchère de mesures contreproductives, parce que les usages terroristes ne resteront pas cantonnés à des théâtres de guerre, parce que les prisons ne sont toujours pas protégées, une détection efficace est primordiale pour assurer la levée de doute ! Et doit s’accompagner d’outils de neutralisation.

Effort européen

Intégré au programme European Defence Fund (EDIDP) lancé par la Commission Européenne en juin 2017, le projet « Joint European sYstem for Countering Unmanned Aerial Systems » (JEY-CUAS) « entend ouvrir la voie au développement d’une capacité européenne commune de lutte anti drones ». Le but est de développer « une nouvelle génération de systèmes anti drones basée sur une architecture modulaire et flexible ». Les axes de recherche ? Ce seront la « détection, la classification, le tracking, l’identification et/ou la neutralisation dans des scénarios de défense ».

Aide financière…

Près de 40 entreprises sont impliquées dans le projet, regroupées en un consortium avec une coordination assurée par l’industriel italien Leonardo. La France est bien représentée avec une dizaine de sociétés, parmi lesquelles Cerbair, CS Group, Evitech, Exavision, Microdb, Numalis, l’ONERA, Roboost, Syrlinks, Thales et 4D|Virtualiz. Le projet sera financé pendant 2 ans à hauteur de 13,5 millions d’euros par l’Union Européenne.

Ce qu’il faut espérer ?

Que cette somme soit investie de manière efficace – soyons optimistes. Que ce projet n’ait pas besoin d’être alimenté, relancé et dopé avec des « bad buzz ». Il y en a déjà eu bien trop, et ils ont abouti aux outils réglementaires actuels comme l’identification à distance européenne ou le signalement électronique français qui reposent sur la coopération du pilote de drone. Et présentent un intérêt tellement médiocre pour assurer une prise de décision rapide…

Source : Commission Européenne

8 COMMENTAIRES

  1. Avec une première tranche à 13.5 millions, ils vont tout faire pour entretenir le filon, ça ve être la fête aux opérations de false flag.

  2. Et combien ils investissent dans le développement de systèmes permettant l’intégration des drones dans la circulation aérienne (ADS-B – Flarm – transpondeur …..) ???????
    Et qu’on ne vienne pas me parler du très fumeux projet U-Space auquel personne ne comprends rien …..
    Toujours les mêmes qui branlent rien, qui pondent des conneries au kilomètre et qui luttent tous dans un but commun : réduire la sécurité et complexifier les opérations pour tous les aviateurs et télépilotes !!!

  3. Le truc ,c’est de faire du rover ou du nautique , niveau technique et pour faire des tests ,c’est plus ou moins la même chose et y a pas d’emmerde de règlementation !

  4. En parlant sérieusement , j’espère juste que les tests avec ces systèmes soit pointu ,avec des scénarios qui poussent le trucs au maximum .Les moyen utilisé peuvent être tellement vaste ,que c’est obligé que y est des trou dans la raquette . Sachant que entre de la lutte pour du civil meme un peu pointu semi amateur ,et du militaire ,le GAP est quand même immense ,même au niveau scénario .

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