Busted : ” 5 mythes au sujet de DJI “

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Le blog officiel de DJI s’appelle ViewPoints. La marque y communique régulièrement sur des sujets qui mettent ses produits en valeur, avec des expériences et des cas clients. Celui publié le 26 octobre 2020 revient sur les critiques qui ont été formulées à l’encontre de la marque et de sa gestion des données personnelles, sur fond de sécurité d’état et de guerre économique. Principalement aux Etats-Unis, mais le sujet est sensible un peu partout dans le monde.

« 5 mythes au sujet de DJI »

L’article en anglais est à lire ici, je vous le livre ci-dessous traduit en français, avec l’autorisation de DJI. Prenez le temps de lire l’intégralité des 5 paragraphes pour vous forger votre propre idée sur le sujet…

« Les gens disent beaucoup de choses au sujet de DJI. D’habitude, il s’agit de la façon dont nos drones permettent de profiter de vues incroyables du monde et servent d’outils puissants pour les personnes, les entreprises, les gouvernements, les scientifiques et les photographes. Mais nous entendons parfois aussi des commentaires négatifs – y compris des accusations injustes, injustifiées ou tout simplement fausses. Nous voulons donc mettre les choses au clair sur quelques mythes courants qui se sont répandus à propos de DJI.

Mythe n°1 : les drones DJI envoient automatiquement des images et des informations de vol à DJI ou en Chine.

BUSTED : DJI intègre des protections de confidentialité dans ses systèmes et donne à ses utilisateurs le contrôle sur la manière dont les données de leurs drones sont collectées, stockées et transmises. Les journaux de vol, les photos et les vidéos prises lors de l’utilisation d’un drone ne sont jamais automatiquement transmis à DJI ou nulle part ailleurs, et les utilisateurs contrôlent toujours s’ils doivent partager volontairement ces données avec quelqu’un.

  • Tous nos produits drones peuvent être utilisés sans connexion Internet, ce qui constitue un moyen simple, efficace et facilement vérifiable de garantir qu’aucune donnée de drone n’est envoyée nulle part.
  • Notre solution Government Edition désactive également la possibilité d’envoyer des données à DJI, même volontairement, pour se prémunir contre les erreurs d’employés ou les violations de protocole.
  • Si les clients DJI aux États-Unis choisissent de partager volontairement leurs données, elles sont toutes stockées sur des serveurs situés aux États-Unis, hébergés par Amazon Web Services et Alibaba qui sont certifiés conformes aux normes ISO et sont audités de manière indépendante de DJI. Les clients DJI Enterprise et Government Edition ayant des exigences de confidentialité et de sécurité des données plus strictes peuvent stocker ces données sur leurs propres serveurs ou sur un cloud privé.
  • La vérité sur les drones et les systèmes logiciels de DJI a été à plusieurs reprises examinée et confirmée par les entreprises de confiance en matière de cybersécurité aux Etats-Unis que sont FTI Consulting, Booz Allen Hamilton, et Kivu Consulting, ainsi que des agences fédérales aux Etats-Unis, comme la National Oceanic and Atmospheric Administration, le U.S. Department of Interior,  et le U.S. Department of Homeland Security.

Mythe n°2: les données des clients DJI seront partagées avec le gouvernement chinois.

BUSTED : Étant donné que DJI conçoit des protections de confidentialité dans nos systèmes, nous ne pouvons accéder à aucun journal de vol, photo ou vidéo, à moins que les clients ne les partagent volontairement avec nous. Même lorsqu’une demande d’information légale est formulée, DJI ne peut pas fournir des données que nous n’avons pas.

  • La « loi chinoise sur la sécurité nationale » a posé des questions et donné lieu à des hypothèses sur les données que DJI pourrait être tenu de partager si on le lui demandait. Cependant, comme l’a fait remarquer un éminent spécialiste de la Chine, « lorsque nous entendons des déclarations telles que : ‘En fait, les entreprises doivent faire tout ce que le gouvernement dit légalement’, c’est beaucoup plus compliqué dans la pratique et ce n’est pas nécessairement le cas ». Tout client DJI inquiet au sujet de cette loi peut simplement choisir de ne pas partager de journaux de vol, de photos ou de vidéos avec nous.
  • À l’instar d’autres entreprises technologiques mondiales, DJI reçoit régulièrement des demandes d’informations de la part de gouvernements du monde entier. Nous demandons à tous les gouvernements de produire un mandat, une citation à comparaître ou d’autres demandes légales formelles, que nous évaluons en vertu de la loi applicable avant de produire toute information concernant nos clients.
  • Cet engagement a été prouvé dans l’enquête sur l’un des incidents de drones les plus importants au monde. Lorsqu’un drone DJI a percuté un hélicoptère de l’armée américaine au-dessus de New York en 2017, le National Transportation Safety Board des Etats-Unis a fait une requête à DJI, mais nous n’avions aucune donnée à fournir.

Mythe n°3 : DJI est financé, détenu ou contrôlé par le gouvernement chinois.

BUSTED : DJI est une société privée, pas une entreprise publique. DJI a été fondée en 2006 par Frank Wang alors qu’il étudiait à l’Université des sciences et technologies de Hong Kong. La société a maintenant son siège à Shenzhen, connue sous le nom de Silicon Valley chinoise pour les nombreuses entreprises technologiques mondiales basées là-bas.

  • DJI est géré et dirigé par Wang et ses collègues fondateurs. DJI n’a reçu aucun investissement du gouvernement chinois, mais les sociétés de capital-risque américaines y ont investi plus de 100 millions de dollars.

Mythe n°4: DJI a volé la technologie ou la propriété intellectuelle d’autres entreprises.

BUSTED : DJI a créé le marché des drones grand public et commerciaux en étant la première entreprise à élaborer et à déployer les technologies qui ont fait progresser l’ensemble du secteur, comme le vol stationnaire stable, le RTH automatique, les liaisons radio hautement fiables, l’évitement d’obstacles, les drones à structure pliable et le geofencing. DJI invente la technologie que veulent les clients, et les concurrents nous copient.

  • DJI emploie des milliers d’ingénieurs qui travaillent sans relâche pour s’assurer que DJI conserve son avance technologique, et nous croyons fermement au système de brevets qui protège les inventions et la propriété intellectuelle. DJI a obtenu près de 500 brevets aux États-Unis concernant nos technologies et nos produits pionniers.

Mythe n°5 : DJI a réussi sur le marché américain en pratiquant un « dumping » des produits avec des prix inférieurs à leur coût.

BUSTED : DJI est le leader de l’industrie des drones parce que nous fournissons ce que les clients veulent – la technologie la plus innovante à des prix compétitifs. Nous avons été les premiers à développer de nombreuses fonctionnalités populaires, notre expertise en matière de conception et de fabrication nous permet de nous réorganiser et d’introduire de nouveaux produits rapidement, et nous avons mieux que nos concurrents relevé les défis techniques du développement et de la production de drones.

  • Les observateurs du marché de longue date savent que DJI n’a jamais vendu des drones aux prix les plus bas, mais a plutôt fourni des produits haut de gamme à des prix raisonnables. Un tribunal fédéral américain a rejeté les allégations de prix déloyaux l’année dernière, jugeant que les pratiques de vente américaines de DJI étaient « pleinement compatibles avec une concurrence vigoureuse sur un marché en croissance ».
  • Des concurrents comme le fondateur de 3D Robotics, Chris Anderson, sont également d’accord, en indiquant : « Ils étaient tout simplement incroyables. Je pense que nous venons d’être battus de manière juste et loyale ». Des évaluations indépendantes ont indiqué que les entreprises américaines de drones souffraient de défaillances techniques et de gestion, et non de pressions sur les coûts. Même le U.S. Department of Homeland Security a déclaré que les concurrents américains « ont été confrontés à des échecs commerciaux dus à une mauvaise gestion ou à un processus de fabrication de qualité inférieure ».
  • Les concurrents de DJI basés aux États-Unis, en France et en Chine ont récemment lancé des produits bien évalués et bien accueillis capables de faire face aux drones commerciaux et gouvernementaux de DJI en termes de performances et de capacités, démontrant que le marché continue d’être robuste et compétitif ».

11 COMMENTAIRES

  1. Onglet 1 : hébergé par Amazon…Alibaba….et les 40 voleurs non ? Ou bien cela se perd t’il dans le désert de Gobi .Un peu opaque cette affirmation. Mais peut on y échapper sans abandonner notre jouet.

  2. Mythe n5 : “parce que nous fournissons ce que les clients veulent”

    Les clients ne veulent pas des nfz sur le mini 2

    😀

  3. Le mythe 1 me laisse perplexe. on n’a de fait aucuns moyens de verifier ce que dit DJI, meme si . C’est le problème qu’a Hwawei avec la 5G (en beaucoup plus grave je l’accorde).

  4. Je suis perplexe. D’habitude, Fred, tu met en avant ton impartialité mais là, tu ne nous donnes qu’1 phrase de distanciation “faites-vous votre opinion” avant de faire un article complet où tu nous sers tous les éléments de langage de Dji…

  5. @LeonZ Si tu peux regarder simplement ce qui transite sur le réseau pour voir si ton drone envoie des données.
    Aprés cela ne parle que des DJI au US. N’oublions pas qu’Amazon est vie privé == 0 et le digital acte… Donc bon filer ses données aux chinois ou aux US puis aux chinois … dans tout les cas c’est la merde !

  6. @ Bryan : J’ai annoncé la couleur dès le départ, ce n’est pas une surprise : je propose une traduction du blog de DJI, ce n’est pas un article que j’ai écrit. Le but est de prendre connaissance des arguments de DJI, et de faire jouer son sens critique. C’est ce qui se passe dans les commentaires et c’est très bien comme ça.

  7. Déjà ,le premier trucs chez DJi ,et qui me choque le plus ,c’est qu’il y a aucun résultat financier du groupe . C’est mon principal reproche .

  8. Je suis parano d’habitude, mais là plutot OK avec ce qu’avance DJI.
    – bah oui, en mettant le mode Avion ou données locales du Smartphone, rien ne part chez DJI
    – bah oui, ils ont des longueurs d’avance sur la concurrence depuis des années
    – les rapports qualité/prix sont on ne peut mieux étudiés, d’ailleurs j’ai craqué sur le Mini 🙂
    – données/gouvernements/brevet : pour DJI, je ne sais/pense pas, mais si on se pose exactement les mêmes questions à propos des Android/iPhone, la réponse est malheureusement très claire.

  9. DJI a clairement mis une bonne claque au reste du monde, un peu comme Huawei. Qu’ils fournissent les données aux gouvernements est une évidence, comme pour toutes les autres sociétés d’ailleurs (GAFAM ou pas).

    Après la où l’on peut faire le tri c’est entre les sociétés qui collaborent ouvertement avec la dictature Chinoise (DJI, Apple), ceux qui aimeraient bien si le gouvernement US les laissait faire (Facebook, Microsoft, Amazon) et ceux qui ne veulent pas (Google).

    Et malheureusement il n’y en pas bcp qui ne veulent pas du pognon chinois…

  10. Alors… que c’est du matériel Pro, qu’ils ont un Sav, que c’est du 14bit, qu’il va à 112km/h, et qu’il y a de la redondance de batteries sur l’inspire 2 🙂 J’ai gagné ??

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