DroneKeeper : un assistant à la préparation des vols

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DroneKeeper est un nouveau service destiné à préparer des missions en drones avec l’aide de fonds de cartes matérialisant les limitations et interdictions de vol. L’éditeur de DroneKeeper n’est pas un inconnu dans le monde des drones professionnels : il s’agit d’Innov’ATM, une société française spécialisée dans la gestion et l’optimisation du trafic aérien. Elle a été fondée en 2013, inclut les drones dans ses outils depuis 2017 avec notamment la solution Hologuide ou encore le système anti-drone Hologarde / Bassalt, et compte parmi ses investisseurs le groupe ADP.

La promesse ?

Damien Brugne, directeur de la division drone chez Innov’ATM.

« Avec DroneKeeper, notre ambition assumée est de simplifier la préparation de missions par les télépilotes et la mise en conformité réglementaire tout en réduisant les processus fastidieux quand ils conçoivent leurs futures opérations », m’a indiqué Damien Brugne, directeur de la division drone chez Innov’ATM. « L‘application centralise les données réglementaires drones dans le but de les rendre accessibles et compréhensibles, tout en décrivant les démarches à effectuer. Nous profitons pour cela d’une solide expérience dans l’intégration des drones dans l’espace aérien en collaboration avec les administrations, et avec nos outils existants d’intégration des données aéronautiques ». Les utilisateurs de drones de loisir pourront-ils profiter de DroneKeeper ? « Oui, l’outil est utilisable par tous les télépilotes, pour le loisir comme pour les Activités Particulières », m’a assuré Damien Brugne, « mais le cœur de notre activité est l’usage professionnel ».

En développement

La version Bêta de DroneKeeper montre un service de cartes en ligne destiné à indiquer les contraintes imposées aux drones en France. Elle convertit les informations publiées par les différentes sources aéronautiques, étatiques ou issues des fabricants sous différents formats pour les matérialiser de manière graphique. On y trouve les zones qui impactent les vols de drones comme les CTR, les zones P, D, R, Voltac, SETBA, les protections de surfaces de décollages et atterrissages, les bâtiments et sites interdits de survol, les zones interdites de prises de vues. Sont également présentes les zones naturelles. DroneKeeper ajoute aussi les No Fly Zone de DJI. Elles ne sont pas conformes avec les requis de la réglementation française (voir ici), mais leur matérialisation s’avère très importante puisqu’elles ont un impact sur les pilotes opérant avec des drones de la marque. A cela s’ajoutent les indications des infrastructures comme les autoroutes, les voies ferrées…

L’interface utilisateur

Un clic sur la carte affiche des informations supplémentaires sur les différentes zones qui peuvent s’y trouver. Damien Brugne ajoute que « la navigation sur la carte reste très fluide même dans des niveaux de zooms élevés avec beaucoup de données affichées. Des idées simples mais pratiques agrémentent l’application avec par exemple l’URL de la page qui change à chaque déplacement de la carte. Cela permet par exemple de mettre une carte en favoris ou de la partager par email, chat ou même SMS en faisant un simple copier-coller de l’adresse ».

Et ensuite ?

La version Beta pour navigateur web ne comprend pas encore tous les calques de données, qui incluront très prochainement les contraintes dynamiques comme les SUP-AIP, les NOTAM ou les activation AZBA. Un outil de planification de missions et des fonctionnalités d’aide à la réalisation des démarches réglementaires sont en cours d’ajout avec notamment une intégration AlphaTango, la mise à disposition des contacts emails vers les gestionnaires d’espace aérien ou encore des fonctionnalités de collaboration adaptées aux différentes catégories de télépilotes professionnels.

Mise à l’épreuve sur le terrain ?

« Depuis le début nous concevons la plateforme en coopération avec notre pool d’ambassadeurs composés de télépilotes et préparateurs mission évoluant au sein de structures très différentes et nous l’espérons représentatives du marché actuel. Cela nous permet de garantir que chaque fonctionnalité est issue d’un réel besoin terrain et que la manière de la réaliser correspond aux habitudes les plus courantes » précise Damien Brugne. Il poursuit : « ce mode de fonctionnement, proche de l’utilisateur final, est inscrit dans l’ADN même d’Innov’ATM et a déjà fait ses preuves dans nos nombreux domaines d’intervention. Les télépilotes de loisirs ne seront pas en reste car un mode de consultation spécifique et des fonctionnalités dédiées sont également à l’étude ».

Le modèle économique ?

« Le service DroneKeeper propose une gratuité de la consultation des cartes, et pratiquement tout ce qui est visible dans la version Bêta restera gratuit », assure Damien Brugne. « Dès l’automne, nous ajouterons d’autres services, payants, destinés aux opérateurs professionnels. Ils leur permettront de gagner du temps dans leurs démarches de déclarations et demandes d’autorisations. D’autres outils encore seront présentés d’ici la fin de l’année ». DroneKeeper sera présent le 16 septembre prochain à l’UAV Day, le rendez-vous de présentation des innovations qui se tiendra sur la Zone d’Essais Sainte-Hélène Cesa Drone près de Bordeaux. 
Pour découvrir le service DroneKeeper, ça se passe ici !

2 COMMENTAIRES

  1. Si le modèle économique pour les pros se présente bien comme ils le prétendent ce sera super …… l’outil sera alors plus complet que Mach7 qui ne gère pas en dynamique les SUPAIP par ex. …..

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