Dronelink : programmer les vols des drones de DJI

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Le service Dronelink est un outil destiné à programmer des vols, simples ou beaucoup plus complexes, pour réaliser des prises de vues en photo et vidéo. J’ai découvert cet outil en effectuant des recherches au sujet du SDK du Mavic Mini publié par DJI. Un SDK un peu décevant dans la mesure où il ne propose pas toutes les fonctions attendues par les développeurs, notamment les waypoints (voir ici). Dronelink se distingue de ses nombreux concurrents par la méthode employée pour gérer les points de passage automatisés.

Le principe ?

Il envoie des commandes à l’appareil en vol comme si le pilote était aux commandes – mais ce sont des ordres calculés pour réaliser des scénarios complets. Cette méthode, basée sur la fonction Virtual Stick du SDK de DJI, va lui permettre d’être très rapidement compatible avec le Mavic Mini ! Il permet d’automatiser des vols : vous allumez votre drone, vous attendez que sa position GPS soit trouvée, et vous lancez le vol qui se déroule tout seul – mais vous pouvez intervenir à tout moment. Un point important de la fonction Virtual Stick : elle nécessite que la connexion entre le drone et la radiocommande (et son smartphone) soit opérationnelle. Pas de vols hors de portée radio, donc – en tous cas pour le moment.

Les automatisations ?

Dronelink fonctionne sur les principaux navigateurs web, avec une recommandation de l’éditeur pour Chrome. Il permet de créer des parcours simples à base de points de passage (waypoints), avec la possibilité de le laisser calculer des changements de direction courbes pour obtenir des vidéos souples et sans saccades. Il peut aussi préparer des séries de photos à 360°, des hyperlapses. Ou des spirales autour d’un point d’intérêt, des balayages de façades. Pour les travaux de photogrammétrie, Dronelink propose des quadrillages de zones avec gestion des paramètres pour des prises de vues à intervalles réguliers (mais il ne s’occupe pas du traitement des images pour créer des modèles 2D et 3D). Un module de simulation permet de visualiser le résultat des plans tracés à l’écran.

Compatibilité ?

Dronelink est compatible avec la plupart des drones de DJI dont le SDK est disponible, depuis le Phantom 3 Standard jusqu’aux gros porteurs à base de caméras Z30, en passant par les Mavic ou le Spark. Le Mavic Mini sera ajouté dans quelques jours. Le SDK du Mavic Air 2 n’est pas prévu avant septembre 2020, il faudra donc être patient.

Sur le smartphone ?

Pour initier les vols, il faut télécharger au préalable l’application Dronelink, disponible pour les smartphones iOS et Android. Elle donne accès aux missions créées sur le web – elles sont stockées sur le Cloud de Dronelink, de manière publique ou privée selon vos réglages. Elle permet aussi des fonctions “On the Fly” : ce sont des séquences automatisées comme des captures de photos à 360°, des dronies, des orbites, des spirales, des prises de vues de côté… ou la combinaison de plusieurs séquences.   

Le prix ?

Dronelink est proposé pour le loisir à $20 (une fois pour toutes). Ce tarif permet de profiter d’un nombre illimité de plans de vol pour des missions à but non commercial. La version Pro du service, pour les usages commerciaux, est à $20 par mois, avec 200 minutes de vol par défaut, avec des fonctions supplémentaires. Il existe aussi une version Team à $50 par mois pour des tâches collaboratives. Dronelink propose de nombreuses vidéos pour vous faire une idée des possibilités du logiciel. Elles constituent aussi des tutoriaux pour vous lancer. Le site de Dronelink se trouve ici !

7 COMMENTAIRES

  1. Genial ca comme news !
    J avais pensé a cette solution de virtual stick, content de savoir que ca existe déjà.
    je vais tester.

  2. Je l’ai testé sur Mavic pro 1 ça fonctionne bien, un peu plus complexe que Litchi mais l’avantage c’est de pouvoir créer et tester une mission sur place sur tablette ou phone avec une connexion 4g ou wifi

  3. Et l’avantage par rapport à Litchi c’est de pouvoir programmer des missions de photogrammétrie ….. pas simplement des waypoints.

  4. Je ne comprends pas le modèle de prix ! mission non commerciale illimitées en hobby et mission commerciales limitées en pro. Comment l’appli fait-elle la distinction ? des fonctions sont elles désactivées en mode hobby ?

  5. @ Pascal : L’appli ne fait pas la distinction, c’est basé sur la confiance.
    La version pro permet d’utiliser les fonctions automatisées qui ne sont disponibles qu’en version On the Fly sur le smartphone, elle permet de travailler avec Airmap et Hangar, etc.

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