Turquie : la gendarmerie abat un drone de la police

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Ca s’est passé à Istanbul, sur la place Taksim, pendant les festivités du 31 décembre 2019. Un drone utilisé par les forces de police turques a été abattu par la gendarmerie. Commentaire d’un officier de la gendarmerie, selon le média RedAction (proche du pouvoir) : « Nous n’avons pas été informés du vol [du drone]. Nous l’avons abattu parce que nous le considérions comme une menace ».

C’est possible en France ?

Le signalement électronique à distance voulu par le SGDSN en 2015, promulgué en 2016 et prévu pour une mise en application au printemps 2020 (voir ici), est destiné à vérifier en temps réel l’identité d’un drone lorsque son vol est suspect, pour en déduire sa dangerosité et les éventuelles mesures à prendre. Les « aéronefs militaires et aux aéronefs appartenant à l’Etat, et utilisés par les services de douanes, de sécurité publique et de sécurité civile » et utilisés pour « la mise en œuvre d’une technique mentionnée au titre V du livre VIII du code de la sécurité intérieure » sont exemptés de signalement électronique à distance par l’article R. 20-29-5 code des postes et des communications électroniques. Normal, puisque certaines de ces activités doivent rester discrètes.

Donc ?

Donc oui, sans aucun doute, une méprise est possible. Si un drone engagé sur un événement n’est pas identifiable ni identifié par les forces de l’ordre, des moyens de coercition peuvent être mis en œuvre pour le rendre inopérant. A moins bien sûr que police, gendarmerie et services de secours ne soient parfaitement coordonnés et connectés. Des militaires (gendarmes) français m’ont indiqué avoir été confrontés à plusieurs reprises à des drones de police dont ils n’avaient pas connaissance – mais aucune action n’avait été menée pour les contraindre à se poser.

Edit : vous avez été nombreux à me rappeler le reportage de TF1 et un article du Canard Enchainé au sujet de deux drones qui auraient été perdus en mer à Biarritz à l’occasion du G7 et de ses mesures anti-drones. Je n’ai jamais obtenu de confirmation officielle au sujet de ces deux incidents, je suppose que je n’en aurai jamais. Mais on peut supposer qu’il s’agissait bien d’un loupé français entre forces de l’ordre…

Source : RedAction
(merci à Denis Jeant pour le lien)

2 COMMENTAIRES

  1. Ben voilà la solution on va peindre en bleu avec des bandeaux tricolores nos machines et les marquer Police, Gendarmerie ou Douane et hop, ni vu, ni connu et sans signalisation pour passer sous les radars… Bonne année 2020 ??

    Bien sûr tout cela et pure fiction et tout lien avec des fait réels est inventé ???

  2. @FPV_67, tu rigole mais dans un reportage TV sur la formation de Gendarmes de pelotons Autoroutiers
    il apprenait a voler sur des Phantom 3 avec les bandes tricolores sur un des bras moteurs!!

    @Fred, ton article me fait penser a ce qui c’est passé a Biarritz. :-))

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