Roissy CDG va adopter un système anti-drones

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Edward Arkwright, directeur général exécutif d’ADP

Un article des Echos fait état d’un dispositif développé par Aéroports De Paris (ADP), Thales et la Direction des Services de la navigation Aérienne (DSNA) pour détecter la présence de drones. L’outil est, selon Edward Arkwright, directeur général exécutif d’ADP, « encore en phase de test à Brétigny ». Le Cluster Drones Paris-Région qui occupe l’ancienne base militaire 217 héberge en effet de nombreuses sociétés positionnées sur les drones… et les outils anti-drones. L’outil est-il opérationnel ? « Il fonctionne et nous prévoyons de le déployer à Roissy-CDG à compter de mai, afin qu’il soit pleinement opérationnel avant la fin de l’année », toujours selon Edward Arkwright, qui a ajouté s’être fixé « pour objectif de pouvoir détecter les drones, avec des radars holographiques, à une distance d’au moins 7 km ».

La chasse aux drones

La communication autour de ce nouveau système fait probablement écho à l’incident de Gatwick, qui avait paralysé l’aéroport anglais sans que la présence de drones ait été établie avec certitude. La chasse aux drones à Roissy n’est pourtant pas une nouvelle activité ! La société Cerbair y testait la solution Hologarde pour ADP. Le site du Groupement des Industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT) rapportait les propos de Thomas Gueudet, directeur du développement Cerbair, en janvier 2019 : « à Paris, l’aéroport de Roissy est depuis un an et demi dans une phase test de notre système de sécurité, mais nous sommes en négociation pour accélérer les choses dans les autres aéroports face à la menace croissante ». La solution de Cerbair a-t-elle été finalement abandonnée au profit de l’outil de Thales ? A noter qu’ADP a toujours opposé une fin de non-recevoir à mes demandes d’informations de et démonstrations…

Et la neutralisation ?

Si la détection est complexe, la neutralisation l’est encore plus, puisqu’il faut agir dans des délais très courts. Quelles sont les outils retenus ? « Plusieurs solutions sont encore en test », indique Edward Arkwright, « la plus intéressante consiste à intercepter ou brouiller le signal de contrôle du drone. Mais il y a également la solution des filets propulsés ». Le marché de la détection et de la neutralisation des drones a de beaux jours devant lui…

Source : Les Echos
Crédit photo : Citizen59

4 COMMENTAIRES

  1. Oui, c’est bien, pourquoi pas , il est en effet temps de sécuriser les aéroports, c’est sûr. Mais cela risque t il pas d’inciter certains à tester les dires des uns en essayant justement de passer outre les interdits… Un peu comme pour les centrales nucléaires, ou en informatique les virus ??
    Enfin comme tu le dit Fred, si la conception de drone de loisirs a du plomb dans l’aile en France, celle de la défense anti drones créera des emplois c’est certains ?

  2. nous avons des centrales nucléaires des aéroports , des prisons et autres point sensibles qui ont a leur tête des gestionnaires bidons a la limite débiles .
    vous savez quel sont les deux sites ou il est interdit de brouiller les smartphones : les salles de spectacles (a cause des divers émetteurs hf )
    et les PRISONS résultat aujourd’hui un “commando” a libéré un récidiviste dangereux a un tribunal !

  3. 7km sérieusement ??? J’ espère qu’ils ne vont pas faire la même a Orly , sinon pour moi l’aventure drone s arrêtera la
    C est énorme 7km!!

  4. Yuri, pour info sur un aérodrome tel qu’Orly la zone de protection drone prévue par la réglementation peut s’étendre jusqu’à 10 kms de part et d’autre de l’axe de piste (avec bien entendu des hauteurs max de vols variables selon ton éloignement de la piste).

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