Le FPV racing en pilotage automatique

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La compétition de FPV racing, c’est super, mais c’est aussi terriblement difficile, il faut s’entrainer, casser, réparer, s’entrainer encore, tout ça pour constater qu’il y a toujours un BLS, ou un MinChan (la liste n’est pas exhaustive) pour vous mettre minable. Mais l’heure de la revanche va bientôt sonner… Car le MIT travaille sur des drones-robots-racers, capables de voler de manière totalement autonomes, dans la réalité, mais immergés dans un décor virtuel…

Explications

Le projet AgileDrones entend réaliser des drones capables de voler à grande vitesse dans un environnement complexe avec beaucoup d’obstacles. La partie mécanique, c’est-à-dire les drones, est constituée de modèles de première génération (Penguin) qui reposent sur une architecture Jetson TX1 de NVidia, et de deuxième génération (Sparrow) à base de Jetson TX2. La partie réalité virtuelle, c’est FlightGooggles, une simulation aussi réaliste que possible d’un environnement.

Temps réel !

Les drones mesurent leur environnement avec une caméra et un laser, des données qui sont envoyées à un système basé sur un processeur graphique Titan X de NVidia et le moteur Unity. Les données sont envoyées et traitées en temps réel, et renvoyées à l’appareil en vol, avec une latence suffisamment réduite pour que les réactions soient très rapides, suffisamment pour qu’un racer n’aille pas se crasher contre les murs… Car même si l’environnement complexe est virtuel, les limites de terrain de jeu dans lequel les racers évoluent sont bien réelles ! Le rafraichissement de l’écran atteint 90 images par seconde !

Ca sert à quoi ?

Vous l’aurez compris, les travaux du MIT ne visent pas à mettre sur la paille les pilotes de FPV racing, mais à avancer dans le domaine de la détection des obstacles pour envisager des vols autonomes dans des environnements confinés, complexes, changeants, inaccessibles à l’homme, etc. Les applications industrielles sont nombreuses. Cela dit, le professeur en charge du projet, Sertac Karaman, caresse tout de même l’idée d’inscrire l’un de ses drones autonomes à une compétition de FPV racing, d’ici à 2 ou 3 ans… Un défi intéressant !

Rêvons un peu

Qui sait, on en avait déjà rêvé il y a quelques temps (voir ici), les entrainements aux courses de FPV racing seront peut-être agrémentés de gates, flags, rondelles et tours, tous virtuels. De quoi se passer d’un matériel qui souffre beaucoup sur le terrain, se dispenser du montage et démontage à chaque séance de vol, et bien sûr d’économiser sur les accessoires pour privilégier les drones. Un doux rêve ? Détrompez-vous, l’environnement FlightGoggles est en Open Source, sur GitHub

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