DJI Goggles RE (Race Edition), deuxième prise en main

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Après une première approche du masque de DJI dans sa « Race Edition » (voir ici), je l’ai mis entre les mains du collectif Superloop. Ce sont des passionnés de multirotors et pilotes, qui oeuvrent pour la promotion de la discipline. Benoit Finck (alias Fincky) et Nicolas Forestier (alias Petit Soldat) sont d’excellents pilotes de freestyle. Ils ont donc essayé le masque, prêté par DroneVolt, à la place de leurs lunettes d’immersion habituelles. J’ai recueilli leurs réactions dans la vidéo ci-dessous… Ce qu’il faut en retenir ? Le poids du casque n’est pas handicapant, l’image est grande, trop pour piloter un racer – mais la fonction de réduction de la taille est bien pratique. La réception est assez semblable à celle de dispositifs 5,8 GHz concurrents, avec une portée similaire.

En revanche…

Les deux pilotes se sont plaints de la latence, qui affecte le retour vidéo de manière assez étrange, et de parasites inhabituels (en 5,8 GHz) qui apparaissent parfois à l’écran. Comme le laisse supposer Nicolas Forestier, il est possible qu’il y ait une conversion des données en provenance du récepteur analogique vers du numérique avant affichage, ce qui expliquerait cette latence. La mesure (voir la vidéo de la première prise en main) indique une latence de 40 millisecondes en moyenne : c’est trop pour des vols rapides. Pour des évolutions plus souples et moins engageantes, notamment pour des vols doux ou en aile, la latence est acceptable.

La vidéo

Fincky et Petit Soldat de Superloop s’essaient au DJI Goggles Race Edition…

Balade en Mavic Pro Platinum

Le masque de DJI est prêt à être connecté directement sur un Mavic Pro ou un Mavic Pro Platinum, sans fil via la liaison Ocusync. Emiland De Cubber des Superloop l’a essayé en profitant de son « maiden », son tout premier vol avec un Mavic Pro Platinum. Voici ses réactions…

Helicomicro : Comment décrirais-tu l’image en retour vidéo du Mavic Pro Platinum dans le masque ?
Emiland De Cubber : L’image est très belle, avec des couleurs vives, bien contrastées. L’écran est très immersif, voire même parfois trop grand, on peine à faire le focus avec les yeux.

HM : As-tu noté une latence dans la transmission des images ?
EDC : Non, pas de latence particulière. En tout cas pas plus que sur l’iPhone quand il est branché sur la radiocommande.

HM : Etait-ce handicapant pour piloter le Mavic ?
EDC : Pas du tout sur le Mavic, contrairement au racer…

HM : As-tu noté des lags ou des freezes pendant le vol ?
EDC : Non, ni l’un ni l’autre, ça réagit bien.

HM : Penses-tu que la fonction de Headtracking est un moyen de cadrage efficace ? Ou un gadget ?
EDC : Le headtracking est difficile à utiliser pour vraiment cadrer, c’est très compliqué et intense musculairement de faire des mouvements doux. Le travelling cervical ce n’est pas évident ! En revanche, en découverte pendant le vol, c’est très impressionnant. Ca peut être sympa pour un spectateur ou un accompagnant non pilote. On monte l’appareil à 100 mètres au-dessus du sol et on lui dit « regarde où tu veux ». Je pense qu’il sera conquis !

HM : As-tu ressenti le poids du masque ?
EDC : Au premier abord, le casque paraît très massif. Mais une fois sur la tête, il est très confortable avec ses renforts en cuir. Le poids semble bien équilibré. Il pèse sans serrer, contrairement à certains masques bas de gamme plus légers, mais qu’on doit maintenir en position en les serrant au maximum…

En conclusion ?

Si vous êtes pilote de racers pour de la compétition ou du freestyle, le masque Goggles Race Edition de DJI ne convient pas ! En effet, le retour analogique souffre de latence et de parasites, trop pour pratiquer des vols sereinement, et trop par rapport à des dispositifs de visionnage en temps réel concurrents. Si vous volez « pépère » ou sans obstacles, en revanche, pas de souci. Le résultat est plus positif avec un Mavic Pro : la liaison OcuSync assure une très belle image sur un super grand écran. On se croirait au cinéma, assis au premier rang, pour un film aérien dont on choisit le scénario. Le DJI Googles Racing Edition est disponible pour 599 € chez DroneVolt.

La suite ?

Ce sera le test du masque associé au module comprenant une caméra et un émetteur numérique OcuSync à monter sur un appareil de type racer ou aile. Un peu de patience… (on vient de l’avoir en main !)

Merci à l’équipe des Superloop ! Leur page Facebook est ici, leur showreel est là… Et quand ils ne volent pas, ils micro-roulent !

 

4 COMMENTAIRES

  1. super Fred j’attend avec impatience essai avec l’émetteur et la camera en ocusync car je contait me le prendre en remplacement de l’ancien que j’ai vendu pour monter sur un drone racer en plus de mon mavic mais les essai en 5.8 mon refroidi

  2. Pour la latence, je pense que ça reste tout à fait acceptable pour faire de la course. La majorité des caméra en analogique ont une latence autour des 30ms, avec une runcamsplit qui monte à 50ms. Bref, la différence n’est pas non plus énorme.

  3. Une petite question cela dit. Il est question d’une latence de 50 m/s avec l’occusync, mais quid de l’occusync du mavic ? On profite également d’une latence réduite ou bien c’est la même que sur les goggles classique (et dans ce cas, aucun intérêt pour celui qui possède juste un mavic)
    Impossible de trouver une réponse à cette question.

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