Drone Race à la NASA : Human vs Machine

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Le 12 octobre dernier a eu lieu une course de drones un peu spéciale. Elle était destinée à finaliser 2 ans de recherche dans le domaine des drones autonomes par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, avec un financement de Google. Le projet visait à proposer une solution de pilotage automatisée et basée sur l’étude de l’image filmée à bord. Face au pilote Ken Loo, l’équipe du JPL a parié sur son racer entièrement automatisé et capable de voler rapidement sur le circuit.

Pari perdu !

Le drone autonome n’a pas fait mieux que 13,9 secondes de moyenne au tour, le pilote humain était à 11,1 secondes. La machine n’a donc pas gagné cette fois-ci, mais il est probable que l’homme soit en difficulté lors de prochaines courses. Les appareils automatisés prennent moins de risques et volent moins vite, mais leurs tours sont plus réguliers, sans erreurs qui pourraient les conduire au crash, ils ne se fatiguent pas au fil des tours et ils ne se déconcentrent pas. Les algorithmes vont s’améliorer pour mieux interpréter les images, ce qui devrait leur permettre de devenir ultra précis.

Remplacer les pilotes de compétition ?

Non ! Le but n’est évidemment pas de placer des “FPV drones robots” sur la grille de départ des compétitions, la plupart des règlements l’interdisent de toutes manières. Mais les technologies développées sont destinées à être intégrées dans des outils d’automatisation de tâches, comme dans les entrepôts, pour l’assistance aux opérations de secours, dans les outils des véhicules autonomes. Et même, assure la NASA, pour permettre à de futurs robots de se déplacer tout seuls dans une station spatiale…

La vidéo

 

6 COMMENTAIRES

  1. C’est comme pour les échecs, le go, la voiture, et demain les racers, si on prends le temps d’apprendre a la machine et d’améliorer ses algo (pendant que la technique des sensors s’améliore pour de meilleurs inputs), à de plus en plus court terme on finit derrière.

  2. Pour moi, ça veut surtout dire qu’un drone robot est plus performant que 99,9% des humains, y compris nous les pilotes du dimanche, qui arrivent à peine à finir un tour sans se crasher. 😉

  3. Les conditions semblaient tout de même vraiment idéales pour l’IA. Circuit plutôt lent, pas d’obstacle inattendu (visiblement les trajectoires étaient pré calculées, il n’y avait pas de technologie d’évitement d’obstacle), pas de dénivelé, etc…
    Bref, les champions de la discipline vont pouvoir encore dormir sur leurs 2 oreilles un peu plus longtemps que les joueurs de GO, qui étaient l’un des derniers bastion de l’intelligence humaine… Comme quoi les pilotes de racers font partie de l’élite 😉

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