Parrot et les outils professionnels

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Le constructeur français Parrot, qui traverse une période tourmentée, avait indiqué vouloir renforcer son offre pour les professionnels. Ses investissements dans diverses sociétés telles que Airinov, MicaSense, Pix4D, ou senseFly se traduisent par des nouvelles offres destinées aux mondes du bâtiment et de l’agriculture. Plutôt que de se lancer dans le développement de nouveaux outils, il s’appuie sur l’existant : le multirotor Bebop 2, l’aile Disco et le capteur multispectral Sequoia.

Bebop 2 pour le bâtiment

La solution Parrot Bebop-Pro 3D Modeling est un outil de modélisation 3D, qui repose sur le vol automatisé de l’appareil et l’outil Pix4Dmodel. Le pack est livré dans un sac de transport avec 3 batteries pour assurer 75 minutes de vol. Les données peuvent être exploitées sur un ordinateur de bureau, ou profiter de la puissance de calcul de machines dans le « Cloud » de Parrot. Il sera proposé en juin à 1099 € HT. La solution Parrot Bebop-Pro Thermal ajoute une caméra Flir One Pro pour répondre à des problématiques d’imagerie thermique.

Disco pour l’agriculture

Parrot entend s’adresser au monde de l’agriculture pour permettre la collecte d’informations en temps réel sur l’état des cultures. La solution Parrot Disco-Pro AG repose sur l’aile Disco modifiée pour accueillir le capteur multispectral Sequoia. Le contrôleur de vol est asservi à l’application Pix4Dcapture, qui permet de planifier les vols et de les automatiser. L’analyse des images multispectrales est confiée à la plateforme Airinov First+, qui produit automatiquement un rapport comprenant des cartes orthomosaïques (rectifiées) et la biomasse pour surveiller l’état des plantations. Cette solution sera proposée en juin 2017 pour 4500 € HT.

Pour tous ?

Le prix des outils de cartographie et de photographie aériennes est devenu suffisamment abordable pour intéresser des petits exploitants. C’est un outil décisionnel parfait pour prendre des mesures rapides. La partie n’est pas gagnée pour autant en France : la réglementation ne permet toujours pas aux exploitants de procéder à des vols à finalité professionnelle sans satisfaire tous les requis des « Activités Particulières ». Voilà qui oblige les agriculteurs à passer un brevet théorique ULM, bien éloigné de leurs préoccupations et peu adapté pour l’usage des drones. La temporalité des vols est souvent critique, peu compatible avec l’appel à un prestataire. Un scénario « S0 » est à l’étude, pour permettre des vols pratiqués par les exploitants agricoles eux-mêmes. Un espoir pour les agriculteurs, pour les constructeurs et développeurs d’applications, mais une source d’inquiétude pour les professionnels du drone civil… Autant les vols hors zones habitées semblent envisageables, autant un scénario S0 compatible avec les exigences des professionnels du bâtiment (construction, immobilier), principalement en agglomération, a peu de chance d’être adopté…

3 COMMENTAIRES

  1. perso, j’ai trés envie d’acheter un parrot disco. Est ce que certains ici on un retour à me donner sur le parrot disco ? Mon frère étant agrciculteur, ca doit pouvoir l’interesser. Est ce que c’est possible d’acheter le disco en premier et la caméra multispectrales par la suite ?

  2. je te conseil de le louer tu as des locs dans le val de Marne à 30 euros et tu pourras te prononcer, c’est un siuper produit que tu pourrais retrouver à 10km il fais du 80 km h… donc avant d’investir 4500euros !!!!

  3. @ jeanjean : le disco est vraiment fun (le classic) il décolle tous seul, atterrit presque tous seul, un tres chouette engin

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