Splash Drones à l’entrainement du Vendée Globe

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swellpro-hubert-03Des drones prendront des images pendant le Vendée Globe, certains skippers ont promis de réaliser des images dans les airs. Mais ce ne sera possible que lorsque les conditions météo le permettront – pour être clair, quand la navigation se fera au ralenti faute de vent. L’alternative, c’est une machine plus adaptée aux conditions rudes : eau, sel, vent, vitesse… Avec deux Splash Drone (voir la preview ici), l’équipe de Helsel Europe a suivi le « Finistère Mer Vent », l’Imoca de Jean Le Cam que son skipper appelle affectueusement « Hubert ». C’était le 22 octobre dernier, pour une sortie un peu sportive, pas du tout compatible avec les multirotors de prises de vues classiques. « Le bateau filait à 15 nœuds sous un vent portant de 15 nœuds », assure Alexander Ekstrand de Helsel Europe, « le Splash Drone a travaillé dur et a assuré jusqu’à rattraper le bateau en remontant le vent ». Helsel a partagé avec nous une vidéo de cette sortie en mer…

Conditions difficiles

swellpro-hubert-01« Les deux drones n’ont pas volé simultanément pour des raisons de sécurité », précise Alexander Ekstrand, « pourtant en avoir deux a permis d’enchainer les vols plus facilement, car on ne décolle pas d’une plate-forme, mais à bout de bras alors que ça tangue et qu’il faut s’accrocher ». La qualité des images avec les boitiers waterproof n’est pas exceptionnelle ? « Nous avons utilisé deux caméras différentes, la Zero de SwellPro et la GoPro Hero 4. Nichées dans leurs caissons étanches, elles sont soumises aux changements de température qui peuvent déposer de la condensation sur l’objectif ».

Le plus compliqué ?

swellpro-hubert-02« C’est le sel qui reste après que l’eau ait séché, et ça va vite avec le vent. La Zero est compatible avec le drone, on peut donc déclencher photos et vidéos à partie de la radiocommande, mais l’image y est plus déformée que sur la GoPro 4. Dans ces conditions particulièrement difficiles, le résultat n’est pas si mal. Les professionnels de l’image ont les logiciels pour redresser l’horizon ». Et pour se poser ? « Les atterrissages ont été faits de la même manière que les décollages, à bout de bras. Il nous a quasiment fallu arrêter le semi-rigide pour ne pas tomber à l’eau ! De retour au port, il est impératif de rincer les drones, de passer un chiffon mouillé sur les radiocommandes, sur les mallettes, car tout est recouvert d’une pellicule de sel. Mais les Splash Drones sont prêts à redécoller immédiatement ».

3 COMMENTAIRES

  1. Sympa mais c’est vrai que la qualité d’image s’en ressent avec le caisson. Peut-être investir dans la dernière Gopro hero qui est sans caisson et qui résoudrait le problème de qualité d’image avec caisson ?
    (et puis la musique… 😉

  2. c’est là où le fish-eye est toléré par mon cerveau….avec de l’eau à perte de vue…c’est un peu l’infini
    Fred est ce que Jean le Cam est le seul à partir avec des drones…est ce que nos amis DJI sonic et YUNEEC sport tze again (pour les amoureux de console sega et playstation)se sont lancés à hélices perdues dans cette course monumentale.

  3. le SPLASH est vraiment dans son élément et ce sera un bon test pour cette machine.
    les embruns il y a pas pire pour mettre a mal l’électronique si elle n’est pas bien protégée.

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