Splash Drone, la preview

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DSC_0200-1200Cet été, vous êtes fermement décidé à aller capturer de belles images au-dessus de l’eau. Lac, rivières, mer… Avec un multirotor classique, tout survol d’un élément liquide est l’assurance d’un petit pincement au cœur. « Et s’il me lâchait, là, maintenant ? ». La perte de l’appareil est définitive, sa caméra aussi… et on trouve de nombreuses vidéos de crashs en mer sur YouTube ! Angoisse aussi quand, par exemple, on attend patiemment en l’air que le copain surfeur chevauche enfin cette vague qui n’en finit pas d’arriver. Autre situation pénible, surtout pendant les vacances : il pleut. Pas de quoi vous empêcher de partir en randonnée, mais votre multirotor, lui, n’a pas la possibilité d’enfiler un K-Way pour affronter les éléments. La solution ? Un multirotor étanche !

Maître nageur

DSC_0177-1200Avec l’aide du distributeur français de SwellPro, Helsel EU, j’ai pu prendre en main le Splash Drone. Avec sa coque waterproof, il ne craint pas de faire trempette. Au contraire, il aime l’eau et il en redemande ! Toute l’électronique est enfermée à l’intérieur : contrôleur de vol, plaque de distribution, ESC. Seuls les moteurs sont exposés, en extérieur. Mais ce sont des modèles brushless de 590KV animés par des ESC de 40A pour des hélices de 12 pouces. « Ils sont spécialement traités pour supporter une immersion et une exposition prolongée à des projections d’eau, y compris celle de l’eau de mer, plus corrosive », assure Eric Chauche, de Helsel. Le tout est d’une taille légèrement supérieure (36 x 36 x 21 cm) à celle d’un multirotor de prises de vues « classique » tel que le Phantom de DJI. Le poids en ordre de vol, est de 1750 grammes. Cette coque protège de l’eau, mais elle a une autre fonction indispensable : elle assure la flottabilité de l’engin.

Il faut se mouiller !

J’ai pu essayer le Splash Drone avec une caméra GoPro stabilisée et enfermée dans un caisson étanche. Ce qui ouvre des perspectives séduisantes. Non seulement on peut voler au-dessus de l’eau sans crainte de faire trempette, mais on peut se poser tranquillement sur la surface et attendre… tout en filmant sous la ligne de flottaison. DSC_0203-1200Car la caméra est située de manière classique sous le ventre du multirotor. Pour peu que l’eau soit claire, on peut capturer de belles images sous-marines ! La nacelle est d’ailleurs toujours pilotable à distance, complètement immergée. Au premier passage au-dessus de l’eau, le pincement de cœur est toujours là ! Mais il suffit de poser le Splash Drone et le voir flotter pour être rassuré. On s’enhardit rapidement à le poser sans ménagement, sachant que la coque est prévue pour résister à des chocs conséquents. Peu importe que les moteurs passent sous l’eau, ils redémarrent… Bonne surprise : le souffle des pales balaie rapidement l’eau qui se trouve devant l’objectif de la caméra. Un regret ? La nacelle est waterproof, mais stabilisée sur 2 axes seulement. Pour des prises de vues parfaites, il faudrait un troisième axe pour amortir les changements de direction sur le lacet. Les sensations en vol sont agréables, l’appareil a un comportement très proche de celui des Phantom de DJI. Avec une différence, tout de même : il dispose d’une réserve de puissance qui permet des vols plus rapides et plus agressifs.

Les caractéristiques

DSC_6986-1200Le contrôleur de vol est spécifique au Splash Drone, offrant des modes de vol qui ne dépaysent pas les habitués des engins de DJI : le GPS, avec un positionnement qui repose sur une puce capable de capter les signaux GPS américains et Glonass russes, ou le mode ATTI, qui ne maintient pas l’appareil à une position fixe mais le stabilise. Les conditions météo n’étaient pas réunies pour que je fasse l’expérience, mais selon Helsel le Splash Drone tient face à des rafales de vent de 50 km/h et peut voler par -10°. La radiocommande livrée avec l’appareil est une AT9 à 10 canaux (préconfigurés) dotée d’un écran LCD intégré qui affiche la télémétrie en temps réel via un récepteur Datalink. Si la liaison radio est coupée pour une raison ou une autre, le contrôleur de vol initie un retour automatique au point de décollage (RTH).

Aller plus loin

DSC_0008-1200Ce contrôleur de vol est compatible avec des fonctions Groundstation, à visualiser sur une smartphone ou une tablette de type iOS ou Android. Elle offre des fonctions de suivi automatique « Follow me », de vol en cercle autour d’une cible, et la programmation de points de passage sur une carte. La caméra, sur la version que j’ai prise en mains, était équipée d’un émetteur pour le retour vidéo en temps réel, affiché sur un écran de 7 pouces doté d’un récepteur 5,8 GHz de type Diversity. L’appareil peut aussi être équipé d’un crochet de largage pilotable à distance depuis la radiocommande ; il est capable d’emporter une charge jusqu’à 1 kilo. L’autonomie est d’un peu plus de 20 minutes sans charge, environ 15 minutes avec la caméra et sa nacelle waterproof. La batterie est une Lipo 4S de 5200 mAh, qui tient dans l’espace intérieur protégé de l’humidité.

Usages professionnels

L’appareil est suffisamment facile à maîtriser pour être pris en mains par un pilote amateur. Eric Chauche nous a confié que parmi ses clients figurent des pêcheurs qui déposent leurs appâts avec le Splash Drone. Mais vous vous en doutez, l’appareil est principalement destiné à des tâches professionnelles. Il permet de voler au-dessus de l’eau pour réaliser des prises de vues avec la possibilité de se poser pour économiser les batteries. DSC_0189-1200Ou bien aider dans les missions de sauvetage et de recherche, avec l’action combinée de sa caméra et de son crochet, qui permet par exemple de déposer une bouée en contrôlant le point de largage avec le retour vidéo. Eric Chauche promet une portée qui peut aller jusqu’à 1 kilomètre, de quoi déposer une trousse de secours et des médicaments dans un lieu trop difficile d’accès par des moyens conventionnels. Le Splash Drone peut aussi sauver des missions mal engagées ! Imaginez avoir décroché les autorisations administratives pour un vol à une date précise, sur une fenêtre de temps limitée… et qu’il pleuve. Les appareils classiques sont cloués au sol. Le Splash Drone, lui, peut décoller. Notez qu’il est disponible en version blanche classique ou orange flashy pour mieux le distinguer, avec sa radiocommande assortie.

Les différentes versions

DSC_6896-1200Le Splash Drone est disponible en version Auto+, livré dans une mallette (52 47 x 61 cm pour 10,5 kilos) en aluminium pratique pour le transport, prêt à voler avec la radiocommande, la batterie et son chargeur, avec le système largage, un stabilisateur waterproof pour caméra 2 axes Stedi HG2, un émetteur vidéo 5,8 GHz, un écran FPV 7 pouces Diversity avec sa batterie 2S 2300 mAh et ses accessoires, le module Datalink RD9 compatible avec iOS et Android. Il est proposé à 1800 € chez les revendeurs de Helsel EU (voir ici). Une autre version, appelée SaR (Search and Rescue), le débarrasse de la caméra étanche, du Datalink et de l’application pour smartphone. Cette version destinée à l’inspection, le sauvetage et la pêche adopte une petite caméra fixe, waterproof, pour un retour vidéo couplé au système de largage. Son prix assez plus léger : elle sera proposée à 1500 € chez les revendeurs.

Une vidéo

4 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    j’ai la version splash drone pro (qui ne semple plus être au catalogue) depuis septembre 2015. la durée du vol avec les batteries 4500 as est assez courte 7 minutes environ , il à été livré dans une belle valise qui oblige à démonter la nacelle pour ranger l’appareil, ce qui n’est pas pratique ( elle orne mon garage) j’en ai achetée une plus profonde en chine chez SwellPro qui ne semble plus être au catalogue non plus. Quant à la transmission vidéo je m’interroge sur sa puissance !

  2. Bonjour Marc,
    La version Pro n’est effectivement plus proposee depuis Fevrier 2016. La nouvell version Auto+ inclue en plus d’un nouvel FC plus performant et d’un GPS bcp plus precis, des batteries 5200mHa permettant 12/14Min de vol et en effet propose une malette de transport plus profonde afin de pouvoir ranger son Splash sans aucun demontage des trains et nacelle. Quant a la transmission video c’est un emmetteur MI600S de 600mw a 32CH.

  3. Bonjour,

    Comme toi Marc j’ai une version pro et je n’ose plus trop le sortir!
    1er vol le Drone fonctionne bien jusqu’au moment ou sans aucune explication les moteurs se coupent en plein vol résultat une chute dans un champ fraîchement labouré ce qui lui a sauvé la vie. juste un jeu d’hélices cassées et une batterie deformée. Retour en SAV chez studio ou d’après les différents tests aucun problème de constaté. ils ont pris en charge le changement des l’helices en geste commercial …

    J’ai retenté, fait quelques vols (moins de 10) et lors d’un test de Retour To home le drone a fait un fly away et est parti directement dans des arbres… resultat pieds carbone explosés, nacelle tordue helices Hs …. (j avais bien 7 satellites au moment d’armer les moteurs pour l’enregistrement du home point)

    J’ai regardé sur le site US pour trouver de l’aide… j’ai constaté que je n’etais pas le seul a avoir ces problemes… certains disent de faire une MAJ du controleur …. Resultat mon pc sous windows7 n’arrive pas a reconnaître la carte (périphérique inconnu)

    Franchement j’ai un phantom 2 upgrade et bien entre les deux y’a pas photo !!!!
    je déconseille l’achat… c’est trop instable pour moi !!

  4. j’ai la version auto+ aucun problème il fait son job .Par contre le retour vidéo est lamentable a ce prix la !
    mon racer avec seulement du 200mw vas plus loin Et pour finir la stabilisation de la nacelle n’est pas au top.
    j’ai un phantom 3 advanced qui je trouve est plus performant sur tous les points sauf que le swell pro est remarquable dans des conditions pluvieuses et plus de missions annulées a cause du temps et pour un normand c’est vital !

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