Raffaello D’Andrea au TED2016

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raff-ted2016-1Chaque intervention publique du chercheur Raffaello D’Andrea, de l’ETH de Zürich, est un petit bonheur pour les yeux et les oreilles. Sa dernière prestation au TED2016 a fait la démonstration de nouvelles technologies qui vont, sans aucun doute, améliorer de manière étonnant les futurs multirotors. Nouveaux projets de fonctionnement autonome. La première démonstration est celle d’une aile VTOL, à décollage vertical puis à vol horizontal. Pas de caméra pour son vol autonome, mais uniquement des capteurs à bord. Les VTOL sont sensibles aux bourrasques de vent ? Les équipes de Raffaello D’Andrea ont développé des algorithmes que l’aile s’améliore toute seule et finisse par être totalement autonome, même maltraitée.

Recherches opérationnelles

Question abstraite : quel est le nombre minimum de composants animés dans un appareil ? Il y en a des énormément dans un hélico, beaucoup moins dans un ancien appareil radiocommandé. Avec le Mono Spinner, il n’y en a qu’une ! Une hélice. raff-ted2016-2C’est l’électronique qui s’occupe de tout ! Raffaello D’Andrea n’a pas osé le faire voler devant l’audience. Mais la vidéo qu’il a montrée est étonnante ! L’Omni Copter, avec ses 8 hélices, est un exercice inverse, il repose sur un grand nombre de rotor. Il est symétrique, ce qui lui permet de voler sans notion d’avant et d’arrière. Et toujours de manière autonome. Pour que les appareils deviennent sûrs, il faut des algorithmes qui permettent de gérer la situation. L’avant-dernière démonstration montre un quadricoptère capable de rester en vol et de se poser avec un rotor en panne ! Enfin la dernière démonstration montre un essaim de mini quadricoptères volant au-dessus de l’assistance. De superbes vols synchronisés qui jouent sur la lumière, avec des appareils de la taille d’un Hubsan X4… La vidéo est à regarder. Et puis à re-regarder ! (Si elle ne passe pas avec votre navigateur web, cliquez sur ce lien)

4 COMMENTAIRES

  1. Pour le VTOL, ce n’est pas magique, il y a un tunning propre à l’aile pour que la transition soit équilibrée, et ce comme pour tout vecteur .
    Le correcteur n’est là que pour reprendre l’attitude, de la même manière qu’on jette en l’air des multirotors depuis longtemps.
    Par contre c’est spectaculaire.
    Ce qu’il n’arrive pas à faire et qui est encore plus joli, c’est un vol à altitude constante à vitesse minimum avant décrochage, et à angle d’attaque imposé (13-15° d’alpha).
    Là c’est carrément surréel car l’engin vole mais juste avec l’effet de la réalimentation de la couche limite du profil aérodynamique par les disques actuateurs (flux hélicoïde des hélices).

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