Des drones intelligents ?

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hrl-02Les petits multirotors de quelques dizaines de grammes, vous connaissez bien, on en parle à longueur de posts sur Helicomicro. Leur pilotage, c’est encore une histoire d’humains, même si l’assistance électronique prend une place de plus en plus importante. Mais tout va changer dans les années à venir. A bord, on va trouver des puces neuromorphiques…

Pardon ?

« Neuromorphique », cela signifie « qui épouse le fonctionnement du cerveau humain ». A peu près. De telles puces électroniques reproduisent le comportement de réseaux de neurones pour fonctionner avec une très basse consommation. Ca tombe bien, les multirotors n’ont pas beaucoup d’énergie à consacrer à un ordinateur de bord, tout part dans l’alimentation des moteurs. hrl-03Une expérimentation réelle a été menée par le Center for Neural and Emergent Systems (CNES) de HRL Laboratories, anciennement Hugues Research Laboratories, la partie recherche de Hugues Aircraft.

Un X4 « intelligent »

Réalisé par Aerovironment (les créateurs du colibri robot avec caméra) Le multirotor utilisé pour les tests est un appareil de 15 cm de côté, 3,8 cm de haut, pour un poids de 93 grammes. Soit les bestioles que nous adorons essayer sur Helicomicro. Mais celui-ci est un peu différent : il est équipé d’une puce développée par HRL, d’un poids de 18 grammes, et d’une consommation de 50 milliwatt. Elle repose sur des capteurs optiques, à ultrasons et infrarouges pour établir une carte de l’environnement du minidrone. Le principe de cette puce est de compulser les données de chaque pièce où se balade le multirotor et en mémoriser ses attributs. Pour quoi faire ? Dans un premier temps, simplement pour reconnaitre les pièces. Ce qui, selon Narayan Srinivasa, en charge du CNES, est une tâche inédite pour une micropuce embarquée et autonome. « L’expérience montre qu’il est possible d’apprendre à la volée tout en étant soumis à des contraintes draconiennes en termes de taille, de poids et d’alimentation ».

Et demain ?

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Narayan Srinivasa, HRL Laboratories

La prochaine étape consistera bien sûr à exploiter les capteurs et les données mémorisées pour que l’appareil soit capable d’automatiser une partie de son vol sans intervention humaine. Tout en continuant à mémoriser à la volée de nouvelles informations et à les prendre en compte. Imaginez un minidrone capable de voler dans les couloirs d’un bâtiment, de détecter tout seul s’il est sur le bon chemin sans devoir placer des marqueurs à intervalles réguliers, et de s’apercevoir de la présence ou de la disparition d’obstacles… Ce projet est une réponse à un challenge lancé par le DARPA du département de la Défense des Etats-Unis au sein d’un projet fondé par HRL, IBM et d’autres sociétés spécialisées dans les puces neuromorphiques. Des drones intelligents ? On va dire des drones moins bêtes. En attendant, les drones vont reste aussi intelligents (ou stupides)… que leurs pilotes !

Source : le magazine du MIT

3 COMMENTAIRES

  1. Whaou….impressionnant !

    A terme certains annoncent même des livraisons de médicaments ….ou de pizza 🙂

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