Walkera Tali H500, le test (3)

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DSC_0010bNous avons passé en revue les caractéristiques techniques du Tali H500 de Walkera, ses fonctions logicielles. Place aux outils liés à la photo et la vidéo…

Que valent les vidéos ?

La caméra iLook+ produit deux types de vidéos. La première est celle filmée en haute définition, 1920 x 1080 pixels, stockée sur la carte mémoire placée dans la caméra. La seconde est celle en basse résolution, transmise en temps réel à destination de l’écran de la radiocommande. Commençons la première. La comparaison avec une caméra Gopro 3 est inévitable. Avec la caméra du Phantom 2 Vision+ aussi, d’ailleurs. L’image est plutôt réussie, en grand angle, avec un joli piqué qui permet de distinguer les détails. La compression n’est pas trop forte, c’est une bonne nouvelle. Elle restitue plutôt bien les couleurs. Mais en revanche, elle peine beaucoup lorsqu’elle se trouve à contre-jour. Dans ce cas, adieu les détails, les nuances, les couleurs. Au final, elle offre un piqué satisfaisant (meilleur qu’avec une Mobius), mais une image globalement inférieure à celle de la Gopro 3 (tous modèles confondus). Elle est de qualité sensiblement égale à celle de la caméra qui équipé le Phantom 2 Vision+. Pour un professionnel de l’image, c’est décevant. Mais pour un amateur, elle s’en sort tout de même avec les honneurs.

Le flux vidéo en temps réel

IMG_1177La présence de l’émetteur vidéo intégré à la caméra n’est trahie que par l’antenne champignon sur le côté droit. Pratique : la caméra et la radiocommande se débrouillent pour être sur la même fréquence vidéo sans intervention de votre part. L’image reçue sur la caméra est de qualité très satisfaisante à faible distance. Elle saute, passe au noir et blanc, et se trouve perturbée par des bandes parasites en prenant un peu de distance. Sans obstacle, l’image reste correcte jusqu’à 250 mètres environ. Au-delà, le signal est trop instable pour rester exploitable. La présence d’obstacles diminue cette distance de manière rapide : il suffit de deux bosquets d’arbres un peu épais pour que la liaison soit perdue. Aucune mention n’est faite sur la puissance de l’émetteur intégré – rappelons que la limite à ne pas dépasser en France est le 25 mW pour les émissions en 5,8 GHz. Nous avons mesuré la puissance émise par la caméra selon les canaux, avec le Power Meter d’ImmersionRC (qui nous a été donné par StudioSport). Les résultats (à consulter ici) indiquent que l’émetteur dépasse un petit peu les 25 mW : il émet entre 27 et 31 mW. La caméra dispose de 3 interrupteurs pour choisir le canal vidéo. Donc en théorie le choix entre 8 fréquences. Mais nos mesures ont montré que seules 4 fréquences étaient utilisées. Si vous voulez optimiser la portée, sachez que le canal 7 (et le 8, le même) émettent à 31 mW. Un regret ? Les interrupteurs de choix des fréquences sont inaccessibles dans la nacelle G-3D, cachés par la plaque arrière. Il faut retirer les 2 vis et la barre de maintien de la caméra pour y accéder.

La télémétrie

Sur la vidéo en temps réel sont incrustées des informations sur l’état de la radiocommande. Mais pas celui du Tali ! Pourtant, l’appareil dispose bien d’un module de télémétrie supposé diffuser des données importantes sur le vol. En fait, il faut appuyer sur la touche ENT à deux reprises, puis 12 fois sur la touche L, sur la touche ENT, puis sur la touche L. Img_1134-600Ce qui donne accès au « Sensor View », traduit maladroitement par « Senseur Sision » dans la version française de la radiocommande. On y trouve un timer, l’état de la batterie, la distance par rapport au point de départ, la vitesse, la latitude et la longitude, l’altitude. Pas mal. Mais il manque tout de même le cap et la direction dans laquelle se trouve le point de décollage. Et puis, si vous avez compté, il faut tout de même 16 pressions sur des touches pour accéder à cet écran. Sur une prochaine mise à jour, un accès rapide à l’écran de télémétrie serait une bonne idée. Et sans fautes de français, si possible… Notez que l’image de la caméra peut être reçue par un autre récepteur vidéo, pourvu qu’il fonctionne à la norme 5,8 GHz et qu’il soit capable de capter les fréquences 5847, 5809, 5771 et 5733 MHz. Mais vous n’obtiendrez pas les informations sur la télémétrie, simplement l’image et une icône clignotante pendant l’enregistrement de vidéos. La sortie jack CVBS permet en théorie de diffuser l’image reçue par la radio, par exemple vers des lunettes d’immersion. Nous n’avons pas réussi à obtenir un signal. Qui, si on en croit les discussions d’utilisateurs, ne diffuse pas non plus les informations de télémétrie, uniquement la vidéo.

La nacelle stabilisée…

Dsc_0034a-600Comme se comporte la nacelle G-3D ? Nous avions été déçus par la version 2D de cette nacelle à l’occasion du test du QR X350 de Walkera. Mais cette nouvelle version se révèle bien plus convaincante. La stabilisation avec la caméra iLook+ est très réussie. Bon point : les moteurs sont suffisamment puissants pour que la caméra ne « décroche » pas lors d’évolutions un peu brutales. Même en pilotant de manière sportive, elle se débrouille pour conserver la caméra bien à plat. En quoi consiste la 3e dimension qui donne son nom à la nacelle ? Si, lors d’un vol en ligne droite, le vent ou une erreur de pilotage fait pivoter l’appareil vers la droite ou la gauche, cela se traduit à l’image par un à-coup un peu désagréable. Avec cette nacelle, la caméra pivote sur le côté pour compenser et gommer le mouvement parasite. La fonction se révèle très impressionnante lors de travellings : on a vraiment l’impression que la caméra est montée sur un système de stabilisation hydraulique. La nacelle fonctionne tout aussi bien avec une caméra de type Gopro 3 ou du même type, mais il peut être nécessaire de retirer le contrepoids, matérialisé par un cache sur le moteur de tilt.

Piloter la nacelle

Dsc_0081-600Assurer la stabilité de la caméra, c’est bien, mais pointer l’objectif dans la bonne direction, c’est encore mieux ! La G-3D est asservie sur l’axe de tilt (vers le haut et vers le bas) avec la molette de gauche de la radiocommande, sur l’axe roll (pencher à droite et à gauche) avec la molette de droite. Et elle ne fait pas les choses à moitié : la documentation décrit une liberté de +90° à -135°. C’est un peu présomptueux, mais finalement assez proche de la réalité ! Par défaut, la caméra est horizontale (à un angle nul). Avec la molette, il est presque possible de la placer à la verticale vers le haut. Presque parce que l’objectif de la iLook+ vient toucher la nacelle dans les dernier degrés. Elle atteint probablement un angle de 85°. Est-ce que cela sert à quelque chose d’aller jusque-là ? Non, puisque les bras des moteurs entrent dans le champ de l’image dès les premiers degrés, et qu’on ne voit que le canopy à 85°. Et vers le bas ? Les 135° sont réels : la caméra pivote jusqu’à la verticale (elle filme le sol) à -90°, mais elle peut encore aller plus loin. Là encore, est-ce que cela sert à quelque chose ? Non. Mais qui peut le plus peut le moins… Les moteurs agissent rapidement, la nacelle est donc très réactive pour pointer son objectif vers le bas. La fonction de contrôle du roll offre moins d’intérêt : on a rarement besoin d’incliner la caméra vers la droite ou la gauche pour faire pencher l’horizon. Mais cela permet de compenser rapidement un éventuel défaut de bon équilibrage. Elle est capable de s’incliner de +45° à -45°. La rotation (3e axe) n’est pas pilotable à distance. Dommage, il aurait permis de réaliser des prises de vues à 360° !

Les réglages

Dsc_0047-600Sur la nacelle se trouve un interrupteur SW qui peut être positionné à 0 ou à 1. Sur 0, c’est le mode « Stick position mode » : la molette au neutre place à la caméra à l’horizontale (angle de 0°). Si vous poussez la molette, la nacelle s’incline proportionnellement. Si vous placez la molette au neutre, la caméra revient à l’horizontale, à angle nul. Sur 1, c’est le mode « Stick rate mode » : la nacelle monte si vous poussez la molette dans un sens, d’autant plus rapidement que vous faites tourner la molette. Elle descend si vous tournez la molette dans l’autre sens. Lorsque vous placez la molette au neutre, la caméra arrête son mouvement, là où elle se trouve. A vous de choisir la méthode qui vous semble la plus adaptée à vos besoins. La nacelle est correctement équilibrée à l’allumage. Mais s’il devait y avoir un souci, vous pouvez calibrer l’équilibrage avec l’aide d’un mode Paramétrage, armé d’un mini tournevis – nous n’avons pas essayé ces manipulations.

Que vaut cette nacelle ?

Nous l’avons vu, elle assure très correctement la stabilité de la caméra iLook+ (ou d’une Gopro 3) et peut être pilotée pour des prises de vues sympas. Ses moteurs sont suffisamment costauds pour ne pas décrocher en cas de vol un peu dur ou de bourrasque de vent comme c’est le cas pour des nacelles concurrentes. DSC_0037a-600Le train d’atterrissage, nous l’avons vu, est motorisé pour être relevé. Est-ce que cela présente un vrai intérêt ? La réponse est oui, sans aucun doute ! Si vous le laissez sorti et que vous pointez la caméra à 45° vers le bas, c’est-à-dire la position habituelle pour filmer depuis les airs, le bout du train se trouvera immanquablement à l’image. Une fois relevé, plus de souci ! La solution n’est pas miraculeuse : avec la caméra positionnée à l’horizontale, vous continuerez à vous les extrémités du train, même relevé, lors de virages un peu secs. Et puis si vous poussez l’appareil un peu trop, vous allez voir apparaître aussi les deux bras moteurs avant dans le champ de l’image. Gênant ? Pas vraiment : le Tali n’est pas prévu pour filmer en vol rapide. Pour réaliser des vidéos, la méthode est plus douce : il faut passer en mode « Altitude Hold » (GPS) pour contraindre l’appareil à maintenir sa position. Lorsque vous pilotez l’engin dans ce mode, les commande sont beaucoup plus douces – il est peu probable que le bout du train ou les bras moteurs apparaissent à l’image.

Les défauts

Dsc_0057-600La batterie offre une belle autonomie, mais elle est de type « propriétaire ». C’est-à-dire qu’il n’est pas prévu de la remplacer par une batterie d’une autre marque. Pour profiter de plus d’autonomie, il faut donc acheter plus de batteries et payer le prix fort : elles valent tout de même 119 € pièce. Les forums et sites web bruissent d’avertissement au sujet des soudures des moteurs et des ESC de mauvaise qualité, qui lâchent en vol en raison des vibrations avec des conséquences désastreuses. Est-ce vrai ? J’ai ouvert l’appareil pour examiner les soudures… mais mon expertise ne vaut pas un clou. J’ai donc posé la question à un spécialiste de la soudure, plombier… et radiomodéliste. Son avis est nuancé. Les soudures du Tali H500 que j’ai testé sont réalisées correctement, mais il doute qu’elles soient capables de tenir dans la durée. « Pas mal pour du chinois » a été sa conclusion. Son conseil rejoint celui des internautes qui se sont plaints de défaillances de l’appareil : plutôt que de refaire les soudures, il est conseillé de les solidifier avec de la colle chaude, suffisamment efficace pour éviter que les vibrations et les éventuels chocs ne posent problème, mais tout de même facile à retirer s’il faut changer un ESC ou un moteur. Regrettons qu’il ne soit pas possible de récupérer les données de télémétrie telles qu’elles sont affichées à l’écran de la radiocommande F12E. Toujours au sujet de la radiocommande, il faut espérer que des mises à jour logicielles viendront corriger la francisation de l’interface, à l’évidence réalisée avec l’aide d’un Google Translation ivre. Il serait agréable, également, de disposer d’un raccourci pour profiter du mode « Sensor View » sans se coltiner tous les menus.

Les défauts, suite

Dans la solution que nous avons testée, la caméra iLook+ constitue le maillon faible. Avec sa résolution unique et l’absence de prises de vues à 60 images par seconde, l’impossibilité d’automatiser des prises de vues photographiques, ses petits caprices de fonctionnement un peu casse-pieds, elle n’a pour intérêts que sa qualité d’image correcte et son émetteur vidéo intégré. La nacelle G-3D, en revanche, donne pleine satisfaction. DSC_0018b-600Nous conseillons donc d’acquérir le Tali, sa radiocommande F12E parfaitement adaptée, et la nacelle G-3D. Mais dans la nacelle, mieux vaut placer une caméra Gopro 3 (ou la récente Gopro 4), ou une caméra concurrente, et d’ajouter un module de transmission vidéo. Ce qui vous permet de préférer un modèle de puissance supérieure à 25 mW pour porter plus loin – c’est un gage de sécurité. En sachant, évidemment, que la pratique n’est pas autorisée en France. Avantages : la radiocommande F12E pilote la nacelle et permet de recevoir le flux vidéo en 5,8 GHz quel que soit le modèle d’émetteur et la fréquence choisie. Inconvénient : il faut fixer l’émetteur quelque part sous le Tali et l’alimenter – deux prises sont pour cela disponibles sur la coque, protégées par un clapet en caoutchouc. Les 6 moteurs permettent-ils de profiter d’une redondance, et donc de pouvoir se poser en urgence si l’un d’entre eux vient à lâcher. Non, si l’on en croit le site Walkera Fans, qui a fait l’essai.

Les points positifs !

Deux paragraphes consacrés aux défauts de la machine, est-ce que cela signifie qu’elle est percluse de points négatifs ? Non ! Elle est tout simplement exceptionnellement riche en fonctions. La puissance de l’appareil, en mode manuel, est agréable, voire rassurante quand on remet les gaz après une descente rapide. Le vol est très stable, rassurant malgré la taille impressionnante de l’appareil. DSC_0013a-600Le mode GPS est bien adapté aux prises de vues, lesquelles sont facilitées par une nacelle 3D très efficace. De nombreux utilisateurs ont indiqué sur Internet que le Tali avait du mal à rester stable dans le vent. Ce n’est pas un défaut que nous avons constaté, bien au contraire : sa puissance lui permet de faire face à des bourrasques et la nacelle parvient à gommer les secousses. Attention, voler dans le vent suppose de rester en mode manuel (qui rappelons-le est stabilisé). En mode GPS, le Tali est effectivement à la peine, tentant de réagir de manière un peu trop brusque aux pertes de position et de hauteur.

Solide ou fragile ?

Si on compare le Tali à un micro multirotor, il est fragile. Il faut comprendre par là que sa taille joue en sa défaveur : plus une structure est grande, plus elle est fragile et risque les dégâts en cas de crash. Ou même d’incident de pilotage comme un atterrissage raté. Mais le Tali n’est pas spécialement sujet à de la casse : nous l’avons posé brutalement sans que le train ne cède, il s’est retourné (suite à une erreur de pilotage) sans que les bras ne souffrent, ni même que les hélices ne lâchent. Mais il faut le savoir avant de décoller : un engin de cette taille ne se pilote pas de manière approximative. Les évolutions doivent être réfléchies, tenir compte de l’environnement, de la météo, des compétences du pilote, etc. DSC_0010a-600S’il est trop malmené à un moment ou un autre du vol, si le contrôle exercé par le pilote n’est pas complet, ce n’est pas normal et c’est une source très probable d’ennuis. Il faut en outre garder en tête qu’un engin de cette taille constitue un danger potentiel en cas de panne ou d’incident. Donc notre verdict : il est fragile, mais ni plus ni moins que les autres gros multirotors. Terminons par les possibilités offertes par Mission Planner ou DroidPlanner, qui sont étonnantes. Il ne s’agit pas que des vols automatisés, mais aussi des modifications des innombrables paramètres du contrôleur de vol APM – même s’il est indispensable de passer un peu de temps pour bien maîtriser les changements de paramètres et les vols automatisés… Attention, certaines fonctions ne sont pas tout à fait correctement gérées par Mission Planner. Une fois le geo-fencing activé, par exemple (une barrière virtuelle que le Tali est supposé ne pas dépasser), plus moyen d’armer les moteurs pour une raison inconnue…

Faut-il l’acheter ?

DSC_0003a-600Si vous avez besoin d’un multirotor doué pour les prises de vues, puissant mais facile à transporter, oui, le Tali constitue un excellent choix. Il faut y mettre le prix, puisque l’engin tel que nous l’avons testé, vaut 1899 € chez StudioSport. Cette version inclut la caméra iLook+, que vous pourrez éventuellement soustraire pour la remplacer avantageusement par une Gopro 3 ou 4. Les pièces détachées, c’est plutôt agréable, ne sont pas hors de prix (sauf la batterie, positionnée à 119 €). Comptez 39 € pour une coque de remplacement, 6 € la paire d’hélices…

Edit : StudioSport commercialise une version RTF complète sans la caméra iLook+ (donc avec le Tali H500, la batterie et son chargeur, la radiocommande F12E, la nacelle G-3D). Une solution très intéressante si vous disposez déjà d’une caméra de type Gopro et d’un émetteur 5,8 GHz. Cette version est proposée à 1699 €, ici.

Une vidéo

 DSC_0010bNous avons passé en revue les caractéristiques techniques du Tali H500 de Walkera, ses fonctions logicielles. Place aux outils liés à la photo et la vidéo…

Que valent les vidéos ?

La caméra iLook+ produit deux types de vidéos. La première est celle filmée en haute définition, 1920 x 1080 pixels, stockée sur la carte mémoire placée dans la caméra. La seconde est celle en basse résolution, transmise en temps réel à destination de l’écran de la radiocommande. Commençons la première. La comparaison avec une caméra Gopro 3 est inévitable. Avec la caméra du Phantom 2 Vision+ aussi, d’ailleurs. L’image est plutôt réussie, en grand angle, avec un joli piqué qui permet de distinguer les détails. La compression n’est pas trop forte, c’est une bonne nouvelle. Elle restitue plutôt bien les couleurs. Mais en revanche, elle peine beaucoup lorsqu’elle se trouve à contre-jour. Dans ce cas, adieu les détails, les nuances, les couleurs. Au final, elle offre un piqué satisfaisant (meilleur qu’avec une Mobius), mais une image globalement inférieure à celle de la Gopro 3 (tous modèles confondus). Elle est de qualité sensiblement égale à celle de la caméra qui équipé le Phantom 2 Vision+. Pour un professionnel de l’image, c’est décevant. Mais pour un amateur, elle s’en sort tout de même avec les honneurs.

Le flux vidéo en temps réel

IMG_1177La présence de l’émetteur vidéo intégré à la caméra n’est trahie que par l’antenne champignon sur le côté droit. Pratique : la caméra et la radiocommande se débrouillent pour être sur la même fréquence vidéo sans intervention de votre part. L’image reçue sur la caméra est de qualité très satisfaisante à faible distance. Elle saute, passe au noir et blanc, et se trouve perturbée par des bandes parasites en prenant un peu de distance. Sans obstacle, l’image reste correcte jusqu’à 250 mètres environ. Au-delà, le signal est trop instable pour rester exploitable. La présence d’obstacles diminue cette distance de manière rapide : il suffit de deux bosquets d’arbres un peu épais pour que la liaison soit perdue. Aucune mention n’est faite sur la puissance de l’émetteur intégré – rappelons que la limite à ne pas dépasser en France est le 25 mW pour les émissions en 5,8 GHz. Nous avons mesuré la puissance émise par la caméra selon les canaux, avec le Power Meter d’ImmersionRC (qui nous a été donné par StudioSport). Les résultats (à consulter ici) indiquent que l’émetteur dépasse un petit peu les 25 mW : il émet entre 27 et 31 mW. La caméra dispose de 3 interrupteurs pour choisir le canal vidéo. Donc en théorie le choix entre 8 fréquences. Mais nos mesures ont montré que seules 4 fréquences étaient utilisées. Si vous voulez optimiser la portée, sachez que le canal 7 (et le 8, le même) émettent à 31 mW. Un regret ? Les interrupteurs de choix des fréquences sont inaccessibles dans la nacelle G-3D, cachés par la plaque arrière. Il faut retirer les 2 vis et la barre de maintien de la caméra pour y accéder.

La télémétrie

Sur la vidéo en temps réel sont incrustées des informations sur l’état de la radiocommande. Mais pas celui du Tali ! Pourtant, l’appareil dispose bien d’un module de télémétrie supposé diffuser des données importantes sur le vol. En fait, il faut appuyer sur la touche ENT à deux reprises, puis 12 fois sur la touche L, sur la touche ENT, puis sur la touche L. Img_1134-600Ce qui donne accès au « Sensor View », traduit maladroitement par « Senseur Sision » dans la version française de la radiocommande. On y trouve un timer, l’état de la batterie, la distance par rapport au point de départ, la vitesse, la latitude et la longitude, l’altitude. Pas mal. Mais il manque tout de même le cap et la direction dans laquelle se trouve le point de décollage. Et puis, si vous avez compté, il faut tout de même 16 pressions sur des touches pour accéder à cet écran. Sur une prochaine mise à jour, un accès rapide à l’écran de télémétrie serait une bonne idée. Et sans fautes de français, si possible… Notez que l’image de la caméra peut être reçue par un autre récepteur vidéo, pourvu qu’il fonctionne à la norme 5,8 GHz et qu’il soit capable de capter les fréquences 5847, 5809, 5771 et 5733 MHz. Mais vous n’obtiendrez pas les informations sur la télémétrie, simplement l’image et une icône clignotante pendant l’enregistrement de vidéos. La sortie jack CVBS permet en théorie de diffuser l’image reçue par la radio, par exemple vers des lunettes d’immersion. Nous n’avons pas réussi à obtenir un signal. Qui, si on en croit les discussions d’utilisateurs, ne diffuse pas non plus les informations de télémétrie, uniquement la vidéo.

La nacelle stabilisée…

Dsc_0034a-600Comme se comporte la nacelle G-3D ? Nous avions été déçus par la version 2D de cette nacelle à l’occasion du test du QR X350 de Walkera. Mais cette nouvelle version se révèle bien plus convaincante. La stabilisation avec la caméra iLook+ est très réussie. Bon point : les moteurs sont suffisamment puissants pour que la caméra ne « décroche » pas lors d’évolutions un peu brutales. Même en pilotant de manière sportive, elle se débrouille pour conserver la caméra bien à plat. En quoi consiste la 3e dimension qui donne son nom à la nacelle ? Si, lors d’un vol en ligne droite, le vent ou une erreur de pilotage fait pivoter l’appareil vers la droite ou la gauche, cela se traduit à l’image par un à-coup un peu désagréable. Avec cette nacelle, la caméra pivote sur le côté pour compenser et gommer le mouvement parasite. La fonction se révèle très impressionnante lors de travellings : on a vraiment l’impression que la caméra est montée sur un système de stabilisation hydraulique. La nacelle fonctionne tout aussi bien avec une caméra de type Gopro 3 ou du même type, mais il peut être nécessaire de retirer le contrepoids, matérialisé par un cache sur le moteur de tilt.

Piloter la nacelle

Dsc_0081-600Assurer la stabilité de la caméra, c’est bien, mais pointer l’objectif dans la bonne direction, c’est encore mieux ! La G-3D est asservie sur l’axe de tilt (vers le haut et vers le bas) avec la molette de gauche de la radiocommande, sur l’axe roll (pencher à droite et à gauche) avec la molette de droite. Et elle ne fait pas les choses à moitié : la documentation décrit une liberté de +90° à -135°. C’est un peu présomptueux, mais finalement assez proche de la réalité ! Par défaut, la caméra est horizontale (à un angle nul). Avec la molette, il est presque possible de la placer à la verticale vers le haut. Presque parce que l’objectif de la iLook+ vient toucher la nacelle dans les dernier degrés. Elle atteint probablement un angle de 85°. Est-ce que cela sert à quelque chose d’aller jusque-là ? Non, puisque les bras des moteurs entrent dans le champ de l’image dès les premiers degrés, et qu’on ne voit que le canopy à 85°. Et vers le bas ? Les 135° sont réels : la caméra pivote jusqu’à la verticale (elle filme le sol) à -90°, mais elle peut encore aller plus loin. Là encore, est-ce que cela sert à quelque chose ? Non. Mais qui peut le plus peut le moins… Les moteurs agissent rapidement, la nacelle est donc très réactive pour pointer son objectif vers le bas. La fonction de contrôle du roll offre moins d’intérêt : on a rarement besoin d’incliner la caméra vers la droite ou la gauche pour faire pencher l’horizon. Mais cela permet de compenser rapidement un éventuel défaut de bon équilibrage. Elle est capable de s’incliner de +45° à -45°. La rotation (3e axe) n’est pas pilotable à distance. Dommage, il aurait permis de réaliser des prises de vues à 360° !

Les réglages

Dsc_0047-600Sur la nacelle se trouve un interrupteur SW qui peut être positionné à 0 ou à 1. Sur 0, c’est le mode « Stick position mode » : la molette au neutre place à la caméra à l’horizontale (angle de 0°). Si vous poussez la molette, la nacelle s’incline proportionnellement. Si vous placez la molette au neutre, la caméra revient à l’horizontale, à angle nul. Sur 1, c’est le mode « Stick rate mode » : la nacelle monte si vous poussez la molette dans un sens, d’autant plus rapidement que vous faites tourner la molette. Elle descend si vous tournez la molette dans l’autre sens. Lorsque vous placez la molette au neutre, la caméra arrête son mouvement, là où elle se trouve. A vous de choisir la méthode qui vous semble la plus adaptée à vos besoins. La nacelle est correctement équilibrée à l’allumage. Mais s’il devait y avoir un souci, vous pouvez calibrer l’équilibrage avec l’aide d’un mode Paramétrage, armé d’un mini tournevis – nous n’avons pas essayé ces manipulations.

Que vaut cette nacelle ?

Nous l’avons vu, elle assure très correctement la stabilité de la caméra iLook+ (ou d’une Gopro 3) et peut être pilotée pour des prises de vues sympas. Ses moteurs sont suffisamment costauds pour ne pas décrocher en cas de vol un peu dur ou de bourrasque de vent comme c’est le cas pour des nacelles concurrentes. DSC_0037a-600Le train d’atterrissage, nous l’avons vu, est motorisé pour être relevé. Est-ce que cela présente un vrai intérêt ? La réponse est oui, sans aucun doute ! Si vous le laissez sorti et que vous pointez la caméra à 45° vers le bas, c’est-à-dire la position habituelle pour filmer depuis les airs, le bout du train se trouvera immanquablement à l’image. Une fois relevé, plus de souci ! La solution n’est pas miraculeuse : avec la caméra positionnée à l’horizontale, vous continuerez à vous les extrémités du train, même relevé, lors de virages un peu secs. Et puis si vous poussez l’appareil un peu trop, vous allez voir apparaître aussi les deux bras moteurs avant dans le champ de l’image. Gênant ? Pas vraiment : le Tali n’est pas prévu pour filmer en vol rapide. Pour réaliser des vidéos, la méthode est plus douce : il faut passer en mode « Altitude Hold » (GPS) pour contraindre l’appareil à maintenir sa position. Lorsque vous pilotez l’engin dans ce mode, les commande sont beaucoup plus douces – il est peu probable que le bout du train ou les bras moteurs apparaissent à l’image.

Les défauts

Dsc_0057-600La batterie offre une belle autonomie, mais elle est de type « propriétaire ». C’est-à-dire qu’il n’est pas prévu de la remplacer par une batterie d’une autre marque. Pour profiter de plus d’autonomie, il faut donc acheter plus de batteries et payer le prix fort : elles valent tout de même 119 € pièce. Les forums et sites web bruissent d’avertissement au sujet des soudures des moteurs et des ESC de mauvaise qualité, qui lâchent en vol en raison des vibrations avec des conséquences désastreuses. Est-ce vrai ? J’ai ouvert l’appareil pour examiner les soudures… mais mon expertise ne vaut pas un clou. J’ai donc posé la question à un spécialiste de la soudure, plombier… et radiomodéliste. Son avis est nuancé. Les soudures du Tali H500 que j’ai testé sont réalisées correctement, mais il doute qu’elles soient capables de tenir dans la durée. « Pas mal pour du chinois » a été sa conclusion. Son conseil rejoint celui des internautes qui se sont plaints de défaillances de l’appareil : plutôt que de refaire les soudures, il est conseillé de les solidifier avec de la colle chaude, suffisamment efficace pour éviter que les vibrations et les éventuels chocs ne posent problème, mais tout de même facile à retirer s’il faut changer un ESC ou un moteur. Regrettons qu’il ne soit pas possible de récupérer les données de télémétrie telles qu’elles sont affichées à l’écran de la radiocommande F12E. Toujours au sujet de la radiocommande, il faut espérer que des mises à jour logicielles viendront corriger la francisation de l’interface, à l’évidence réalisée avec l’aide d’un Google Translation ivre. Il serait agréable, également, de disposer d’un raccourci pour profiter du mode « Sensor View » sans se coltiner tous les menus.

Les défauts, suite

Dans la solution que nous avons testée, la caméra iLook+ constitue le maillon faible. Avec sa résolution unique et l’absence de prises de vues à 60 images par seconde, l’impossibilité d’automatiser des prises de vues photographiques, ses petits caprices de fonctionnement un peu casse-pieds, elle n’a pour intérêts que sa qualité d’image correcte et son émetteur vidéo intégré. La nacelle G-3D, en revanche, donne pleine satisfaction. DSC_0018b-600Nous conseillons donc d’acquérir le Tali, sa radiocommande F12E parfaitement adaptée, et la nacelle G-3D. Mais dans la nacelle, mieux vaut placer une caméra Gopro 3 (ou la récente Gopro 4), ou une caméra concurrente, et d’ajouter un module de transmission vidéo. Ce qui vous permet de préférer un modèle de puissance supérieure à 25 mW pour porter plus loin – c’est un gage de sécurité. En sachant, évidemment, que la pratique n’est pas autorisée en France. Avantages : la radiocommande F12E pilote la nacelle et permet de recevoir le flux vidéo en 5,8 GHz quel que soit le modèle d’émetteur et la fréquence choisie. Inconvénient : il faut fixer l’émetteur quelque part sous le Tali et l’alimenter – deux prises sont pour cela disponibles sur la coque, protégées par un clapet en caoutchouc. Les 6 moteurs permettent-ils de profiter d’une redondance, et donc de pouvoir se poser en urgence si l’un d’entre eux vient à lâcher. Non, si l’on en croit le site Walkera Fans, qui a fait l’essai.

Les points positifs !

Deux paragraphes consacrés aux défauts de la machine, est-ce que cela signifie qu’elle est percluse de points négatifs ? Non ! Elle est tout simplement exceptionnellement riche en fonctions. La puissance de l’appareil, en mode manuel, est agréable, voire rassurante quand on remet les gaz après une descente rapide. Le vol est très stable, rassurant malgré la taille impressionnante de l’appareil. DSC_0013a-600Le mode GPS est bien adapté aux prises de vues, lesquelles sont facilitées par une nacelle 3D très efficace. De nombreux utilisateurs ont indiqué sur Internet que le Tali avait du mal à rester stable dans le vent. Ce n’est pas un défaut que nous avons constaté, bien au contraire : sa puissance lui permet de faire face à des bourrasques et la nacelle parvient à gommer les secousses. Attention, voler dans le vent suppose de rester en mode manuel (qui rappelons-le est stabilisé). En mode GPS, le Tali est effectivement à la peine, tentant de réagir de manière un peu trop brusque aux pertes de position et de hauteur.

Solide ou fragile ?

Si on compare le Tali à un micro multirotor, il est fragile. Il faut comprendre par là que sa taille joue en sa défaveur : plus une structure est grande, plus elle est fragile et risque les dégâts en cas de crash. Ou même d’incident de pilotage comme un atterrissage raté. Mais le Tali n’est pas spécialement sujet à de la casse : nous l’avons posé brutalement sans que le train ne cède, il s’est retourné (suite à une erreur de pilotage) sans que les bras ne souffrent, ni même que les hélices ne lâchent. Mais il faut le savoir avant de décoller : un engin de cette taille ne se pilote pas de manière approximative. Les évolutions doivent être réfléchies, tenir compte de l’environnement, de la météo, des compétences du pilote, etc. DSC_0010a-600S’il est trop malmené à un moment ou un autre du vol, si le contrôle exercé par le pilote n’est pas complet, ce n’est pas normal et c’est une source très probable d’ennuis. Il faut en outre garder en tête qu’un engin de cette taille constitue un danger potentiel en cas de panne ou d’incident. Donc notre verdict : il est fragile, mais ni plus ni moins que les autres gros multirotors. Terminons par les possibilités offertes par Mission Planner ou DroidPlanner, qui sont étonnantes. Il ne s’agit pas que des vols automatisés, mais aussi des modifications des innombrables paramètres du contrôleur de vol APM – même s’il est indispensable de passer un peu de temps pour bien maîtriser les changements de paramètres et les vols automatisés… Attention, certaines fonctions ne sont pas tout à fait correctement gérées par Mission Planner. Une fois le geo-fencing activé, par exemple (une barrière virtuelle que le Tali est supposé ne pas dépasser), plus moyen d’armer les moteurs pour une raison inconnue…

Faut-il l’acheter ?

DSC_0003a-600Si vous avez besoin d’un multirotor doué pour les prises de vues, puissant mais facile à transporter, oui, le Tali constitue un excellent choix. Il faut y mettre le prix, puisque l’engin tel que nous l’avons testé, vaut 1899 € chez StudioSport. Cette version inclut la caméra iLook+, que vous pourrez éventuellement soustraire pour la remplacer avantageusement par une Gopro 3 ou 4. Les pièces détachées, c’est plutôt agréable, ne sont pas hors de prix (sauf la batterie, positionnée à 119 €). Comptez 39 € pour une coque de remplacement, 6 € la paire d’hélices…

Edit : StudioSport commercialise une version RTF complète sans la caméra iLook+ (donc avec le Tali H500, la batterie et son chargeur, la radiocommande F12E, la nacelle G-3D). Une solution très intéressante si vous disposez déjà d’une caméra de type Gopro et d’un émetteur 5,8 GHz. Cette version est proposée à 1699 €, ici.

Une vidéo

 

54 COMMENTAIRES

  1. …et pour ceux que ça amuse , il existe une version carbone look(uniquement dispo sur le continent américain).
    Faudra t-il lui préférer le futur Walkera X4, transformable X8 qui lui permettra d’emporter un compact type Sony RX100? Réponse dans quelques temps. Perso, je n’ai pas encore vu d’explications sur la modif X4/X8…Somebody knows?

  2. Pour +/- le même prix, qu’est-ce qui est le plus intéressant : UN Tali H500 ou DEUX Walkera QR X350 PRO + 2 x 1 caméra Ilook + 2 x 1 radio DEVO F7 + 2 x 2 batteries 5200mAh, + 2 x 1 valise pour le transport + 2 x 1 batterie pour la radio + 2 x 1 chargeur Imax B6. Coût total 1683 euros livraison comprise depuis l’Allemagne… (http://www.ebay.fr/itm/SEAL-Walkera-QR-X-350-PRO-RTF-FPV-Multicopter-CAMERA-CASE-ECRAN-FB-/381012853436?pt=FR_YO_Jeux_RadioComRobots_VehiculesRadiocommandes&hash=item58b622c2bc) ?? 😀

  3. Je me trompe ou ses caractéristiques en font un iris en plus puissant et un candidat à l’homologation DGAC?

  4. Test ultra complet de cet appareil…Félicitations ! Petite précision concernant la caméra : c’est la I LOOK + Version 2 et non les premiers modèles de ce simulacre de Gopro dont la qualité m’est resté en mémoire tant la qualité était médiocre… L’image est dans la moyenne + dans de très bonnes conditions pour ce modèle ci et c’est juste de dire que le piqué s’effondre lamentablement en contre jour…bien pire qu’une Mobius.

    C’est dommage d’avoir des mini-cams embarquées (de la ILOOK à la CGO…) de si piètre qualité sur des multirotors à près de 2000 euros.Dès que vous commencez à encoder, à convertir ces images pour un montage, c’est là que vous constatez que la compression fait des ravages dans le rendu visuel…Pour du “you tube”, ça passe encore jusqu’au 720p.Mais dans un montage avec des sources full HD/ voire 2k gros capteurs, le mélange n’est vraiment pas bon ni beau (vu sur un téléviseur 2k)…Il n’y a que la Gopro, encore au jour d’aujourd’hui, qui fait un travail correct dans la luminance et chrominance…pour du matériel autonome ultra léger de prise de vues aériennes…

    Espérons que 2015 nous offre un sérieux changement… Pour ce type de package en tous cas !

  5. Bonjour à tous, pour avoir joué avec DJI PH2 + GoPro Hero 3 et Tali + Ilook+, je vous partage mon expérience vidéo photo.
    Première correction sur la justesse des informations de ce post (je ne suis pas un spécialiste des drones, mais photographe)
    Le piqué d’une image intervient dans la résolution (définition) de celle ci, et c’est l’optique et elle seule qui en est responsable. Le capteur assure la résolution (nombre de pixels ou frames/sec) et ensuite intervient le processeur qui gèrent les paramètres (couleurs, balance des blancs, etc…)Si un de ces trois paramètres est faiblard, le résultat se fera ressentir.
    Pour la GoPro, je l’utilise en mode combiné (full HD et Photo) Mon but n’étant pas de remplacer Spielberg 🙂
    Le résultat est correct en utilisant le mode intermédiaire pour l’angle de prise de vue (sinon on voit dans certains cas les bouts du Phantom)
    La Ilook n’a pas la possibilité de combiner les deux (photo et vidéo)et ne permet pas de choisir l’angle de prise de vue. Conséquence, elle travaille toujours en ultra grand angle et à peine penchée vers le sol , la déformation optique est plus importante que sur la GoPro (vivement le Bebop de Parrot)
    Si vous ne voulez pas de déformation, la Ilook doit rester horizontale…et l’image devient très sombre dès que la luminosité de face augmente (contre-jour). L’ecran de la RC n’est plus exploitable! On ne voit rien, même avec la luminosité règlée au max.
    Solution, moins de ciel (mouvement d’orientation vers le sol en gardant l’horizon dans le haut de l’image), le luminosité change et l’écran de controle a nouveau exploitable (Le piqué n’a rien a voir, c’est le contre jour qui provoque cette sous exposition) Tous les appareil photo en sont victimes, c’est mieux maitrisé sur la GoPro (faut aussi justifier la différence de prix)
    Dernier point et non des moindres, la déformation de la ilook+ ne peut être corriger sur le logiciel Gopro studio (ou la fonction existe)
    Les extensions de fichier sont différentes, et meme en convertissant ilook+ vers Gopro, ca ne marche pas…Pourquoi.
    Parce que GoPro et Ilook ne filme pas à la même vitesse (en théorie oui, en pratique , non.
    Sans machine pro, il est donc difficile de combiner une vidéo Gopro et une vidéo Ilook+. Et pour clôturer, la colorimétrie de l’image est différente, La GoPro est plus fidèle aux couleurs naturelles, la Ilook+ un peu froide (tire vers le bleu).
    Si vous connaissez un clone de gopro studio pour Ilook+ je suis preneur.

  6. Oui, un bon retour d’expérience s’est sympas aussi. la Ilook est nul en contre-jour, visiblement, s’est pas top pour notre pratique.

  7. Tu as prodad pour enlever l’effet fisheye sur les videos autre qu’issues de gopro.
    Si gopro ne prend pas en compte les videos tirés d’autres sources que la gopro pour l effet fisheye, c est pour une raison d’encodage propre.
    Prodad gere la plupart des formats et, en tous cas avec mes videos/photos tirés de mon Pv+ jen suis tres satisfait.

  8. Merci Fred pour ce test plus complet.
    J’étais au début particulierement emballé par ce bijou, et je l’avais meme mis dans mon panier sur la boutique Tmart qui faisait une super offre cet été.
    Mais les retours utilisateurs TRES NOMBREUX sur les forums US m’ont plus que refroidi.
    Déja, les pieds retractables, c est super sexy, mais quelle est l’utilité quand l’appareil est bien conçu à la base? Regarde le Pv+. On ne voit que TRES rarement ses pieds ou ses bras.
    En plus, ça fragilise enormement l’appareil, en temoigne encore les nombreux soucis qu’ont eu les ricains avec.
    Aussi, quel interet de 6 bras ? La redondance ? Elle ne fonctionne pas ici. La stabilité ? Quand ton quadri est bien foutu et que ta nacelle stabilise comme il faut, c’est inutile. La puissance ? Walkera a annoncé recemment que le tali ne pourrait emporter autre chose qu’une gopro.
    Donc 2 moteurs en trop, donc trop de consommation. Et la moyenne de la batterie c est 15min visiblement.
    Tu as évoqué le probleme des infos de vol difficilement accessible et non retransmises dans les lunettes quoiqu’on fasse.
    Pas mal d’autres soucis également, d’ordres technique, de carte de vol ou de finition m’ont fait faire une croix dessus.
    Sans vouloir etre pro Dji, je ne vois pas d’avantage par rapport au P2 ou Pv+

  9. Bonsoir et merci pour ce test très complet.
    Je me pose une question par rapport à cette camera ilook et le fait de pouvoir la remplacer par une gopro (d’ailleurs je me pose cette question pour les autres quadri du type) : si j’ai bien compris en fait la nacelle se commande via la RC indépendamment du type de camera qui y est accrochée mais pour le déclenchement et l’arrêt de l’enregistrement, comment cela est-il géré ?
    Désolé pour la question de débutant mais je commence dans le domaine 🙂

    Merci !

  10. Hello,

    D’après le test non pas de certification possible car il faut pouvoir limiter la distance que va parcourir le drone.

    Or si tu suis le test :
    “Une fois le geo-fencing activé, par exemple (une barrière virtuelle que le Tali est supposé ne pas dépasser), plus moyen d’armer les moteurs pour une raison inconnue…”

  11. Je viens de passer du Phantom au Walkera….il y a une semaine.
    Et je viens de le crasher….je dois attendre novembre pour récupérer un chassis (pas dispo avant!)
    En mode décollage “automatique” (que je testais), j’ai eu le malheur de basculer le switch Altitude mode sur Manuel.
    L’albatros a décroché, sur ma terrasse….

    mon premier bilan sinon:

    * très belle stabilité (l’effet des 6 moteurs!)
    * très (trop) nerveux, le pilotage est bcp plus fin que le phantom et m’a paru moins safe….

    Pour l’instant déçu….j’attends plus d’essais pour me faire une opinion définitive….

  12. Aie. J’avais noté dans le test qu’il faut être très prudent avec la manette des gaz pour le passage entre différents modes, il y a risque de perte de hauteur violente 🙁
    Le pilotage est effectivement plus nerveux, mais tu peux l’adoucir avec les réglages de la radiocommande…

  13. Non, je suis proprio d’un tali. Geofence activée.En qq secondes j’ai 9 satellites.
    Il suffit de modifier un paramètre dans mission planner pour faciliter l’acquisition des satellites. GPS_HDOP_GOOD doit être modifié à 250.
    Beaucoup d’autres infos utiles et paramètres à modifier sur la page FB dédiée.

  14. Si tu avais visité la page FB dediee “tali h500 owners”, cela t’aurait évité le crash. Le “gadget” du decollage auto est à proscrire sur le Tali. En attente du nouveau firmware, il en est de meme pour l’aterro en GPS hold, à proscrire, sinon il peut rebondir.
    Des reglages de mid throttle sont à faire egalement pour passage de gps en stab.
    Tout est sur la page FB (en anglais)


  15. -et egalement une modif de l’angle max à 30° au lieu des 45° pour le rendre moins agressif et plus doux.

  16. Merci pour l’information, et c’est valable pour tous les montages possibles ? ie meme en choisissant d’autres drones/telecommandes ?

  17. J’ai 3 batteries, mes temps de vols varient entre 18 et 23 min suivant le vent, le pilotage. Avec nacelle et cam en enregistrement. Jamais moins de 18 min, et j’ai rajouté une marge suppémentaire pour l’alarme low volt (21.6 au lieu des 21.4 preconises qui donnent encore 2 min de vol).
    Donc les 25 minutes sont bien là.

  18. Bonjour monsieur,

    Excuse moi je n’ai pas compris ta réponse. puis je me permettre de t’en poser une version “défonçage de porte ouverte au bazooka”:

    Concernant l’homologation DGAC,est il possible de limiter le vol du tali à moins de 50m d’altitude et 1000m de distance par rapport au point de décollage ?

    (autre chose : merci pour l’astuce et le FB dédié, je vais voir si je peux caser ca sur mon qr x350)

  19. Je reformule, avec des mots moins techniques…

    Le Geofence fonctionne très bien. Je l’ai activé. Mes moteurs s’arment sans problème. Juste attendre les 3 minutes recommandées pour obtenir les satellites.
    Pour les problèmes de moteurs qui ne veulent pas s’armer avec geofence activé, il faut brancher le Tali à mission planner et modifier le paramètre “GPS_HDOP_GOOD” avec la valeur 250.
    Et là, plus de problèmes (enfin bcp moins) de moteurs qui refusent de s’armer.(En fait, les moteurs refusent de s’armer si la position GPS n’est pas très précise, stable ou pas assez de satellites).
    Pour limiter le Tali à 50m d’altitude et 1000m de distance, il suffit d’activer geofence (dans mission planner) avec ces parametres!

  20. Zut, il me manquait la modif de la valeur GPS_HDOP_GOOD…
    Je n’ai plus le Tali pour essayer… 🙁
    Merci en tous cas pour les infos !

  21. Fragilité du train : (déjà dit, mais pas sur la bonne page 😉 :
    Remplacer les barres horizontales carbone (insuffisamment souples et ne supportant pas le cisaillement) par des tubes ‘plastiques’ creux, souples, en augmentant légèrement la longueur (44cm vs 32)Gain : souplesse, amortissement, perte : 4g. Coût : ultra faible/carbone !

  22. Télémetrie :
    Le fait d’avoir sélectionné le ‘Sensor view’ est ‘mémorisé’ si on revient dans le ‘Fonction menu’.
    Donc, plus que : ENT, (+ choix éventuel de ‘Fonction menu’,+ ENT (on est déjà positionné sur ‘Sensor View’ et on a déjà le ‘background’)

  23. Bonsoir,
    Est-ce que ‘on peut utiliser le transmetteur vidéo de la iLook+ avec une gopro ou est-ce qu’il faut en acheter un autre spécifique? Et dans ce cas, est-ce qu’il est simple de l’appairer avec la radiocommande?
    Merci pour vos lumières,
    Philippe

  24. Non, l’émetteur vidéo est intégré dans la caméra, il ne peut pas être extrait pour un usage sur une Gopro.
    Il en faut un spécifique. Pour l’apparairage, en fait il suffit de placer la radio et l’émetteur sur la même fréquence… Le choix se fait sur l’émetteur ou la radio, au choix.

  25. Tali H500:Bonjour, 1° Vol et un CRACH le drone est détruit , les bras devant : 1 c éjecter son moteur aussi,la platine contrôle en 2,l’autre bras est casser . 1 servo du train casser ,les 2 tiges en pseudo carbone aussi , la batterie éjecter et en puzzle , ca c rien ::::: la zemuse nacelle a pas une pièce droite elle a était éjecter, la i look a bouffer son objectif ; I seul tout petit muré en pierre au milieu de rien : je sait pas trop la cause y a t’il de la doc n Français ? quelqu’un peut il m’aider ? Merci d’avance

  26. Oh, ce n’est pas du tout la même catégorie de machines. D’un côté tu as un engin énorme (le Tali), de l’autre un petit appareil. La résistance au vent n’est pas la même, ni l’autonomie, tout comme la possibilité d’évoluer. Parce exemple sur le Tali, tu peux remplacer la caméra iLook+ par une Gopro de dernière génération, qui donne image bien meilleure que celle du Bebop, que ce soit en 1080p, avec du 4K pour ceux qui en ont besoin. Le Bebop est figé avec sa caméra.

  27. Certes la qualité video d’une gopro dernière generation offre des images 4K. Mais à quoi bon sans ecran 4k ??

    Quid de la stabilité exemplaire du bebop ? En terme de rapport prix/qualité de prises de vue ?
    Quelle est l’autonomie du Tali ?

    Je pense, après ce n’est que mon avis, que toutes le societes de prises de vue par drone sont vouées à disparaître avec des appareils tels que le bebop.
    Des prestations qui coutent 500€ pour filmer sa maison……inutile avec un bebop, non ?

  28. Les vidéos 4K ne sont pas toujours utilisées en 4K, mais en cropping sur une zone réduite, ce qui permet d’avoir un zoom sans perte en Full HD. Mais évidemment, encore faut-il en avoir le besoin…

    Pour le Bebop, je ne me prononce pas ne l’ayant pas pris en main suffisamment longtemps.

    Pour l’autonomie du Tali, c’est mentionné dans le test, partie 2 : entre 18 et 24 minutes selon le pilotage.

    La qualité vidéo du Bebop ne sera pas suffisante pour la plupart des donneurs d’ordres de sociétés de prises de vues. Mais pour des vidéos personnelles, oui, il sera bien suffisant.

  29. Bpnjour, je viens d’acquerir un Tali h50, je suis debutant j’aurai besoin de conseil et des infos si quelq’un peux m’aider via Facebook “baptiste morice”

    Merci

  30. Bonjour,
    Actuellement, et pour 48 heures encore, le Tali H500 complet (rtf) est à 1130 euros, livraison incluse, chez Banggood pour les abonnés à ses newsletters…
    A ce prix, je me pose la question d’un achat, bien que j’aie un Phantom 2 équipé d’un Gopro3.
    Mais je lis les réticences de bon nombre d’intervenants, notamment sur son pilotage quelque peu délicat.
    Si je considère qu’il faudra ajouter impérativement un émetteur 5.8 pour récupérer la vision FPV lorsque j’aurai changer la I-look d’origine pour utiliser ma Gopro, Parrot et son nouveau Bebop avec l’extension joy-sticks pour un coût global de 899 euros devient bien séduisant, non ?
    Alors, tous vos conseils seront les bienvenus.
    Merci à vous.
    BoB.

  31. Voilà je ai reçu mon tali h500 le 24 DEC.commande ch.Ali exprès.appareil règle essaye dans sa Valois.alu.+2batt.6helices,1488€,avec la diference je ai pris des lunettes ivs2a un qualité de image fantastique sans compter la taille de le image,quand aux problèmes des pré.tali la nouvelle progamation2014 a change pas mal de choses, le seul regret la télémétrie ne fonction.pas dans les lunettes,quand a la caméra je ai vu2videos ou on change pas mal de choses couleur oeil de poisson et la déférence est énorme,quand au pilotage (débutant)c.est beaucoup plus facile que avec mon hotenx pour la caméra comme je suis nul en informations.je ai commande la nouvelle sj5000+wifi a qualités tr semblables a go pro 4mais300eu en moins voilà ouf c.es fini

  32. Bonjour à tous . Je suis en possession d’un qrx 350 pro + Ilook + devo f12e . Je n’arrive à déclencher l’enregistrement a partir de la télécommande … et pourtant mes paramétrés sont corrects . quelqu’un peut il m’aider SVP .

    Merci d’avance

  33. bonjour a tous

    j ai un souci avec ma Ilook+ impossible d avoir le retour vidéo via un récepteur rc305

    quelqu un a déjà fait ce montage ?

    réception par un rc305 et renvoyé sur un moniteur lcd ?

    merci d avance a tous

  34. Ca a déjà fonctionné ?
    Je n’ai testé qu’une version FCC (donc avec 4 canaux sur les 8 normalement dispos), mais elle émettait sur la bande A (5865->5725) alors que le RC305 que j’ai est sur la bande E (5705->5945). Je sais qu’il existe des versions du RC305 qui reçoivent en bande A, mais je n’en ai jamais eu entre les mains…

  35. oui après recherche j ai trouve les fréquences du rc305 qui ne sont pas compatible avec la Ilook+ du coup je commande un autre récepteur

    et non ca n a jamais fonctionné

  36. Par contre Fréd je voudrais brancher sur mon qr x350 pro le système pour moi avoir l altitude vitesse distance tu aurais des informations pour le montage je suis avec une devo 10 merci d avance

  37. Bonjour,
    Pourrai-je le piloter via ma radio Futaba T8FG Super? Vu que le RTF est fournit avec 12 canaux je me pose la question si ma 8 canaux fera l’affaire.

    Salutations

  38. bonjour,
    très interessé par les drones, j’hésite entre un phantom 3 advanced à 1099 chez studiosport et le walkera tali H500 proposé en promotion (- 50%) à 1092 chez sud drone.
    L’article test très détaillé me fait hésiter… en défaveur du TALI qui pourtant, sans la promotion est 2 fois plus cher. Qu’en pensez vous ?

  39. merci pour ce test,
    une petite question, est-il possible de récupérer le signal d’une Go Pro installée à la place de la cam du drone et d’avoir la FPV sur la télécommande sans être limité en distance d’éloignement ( je crois qu’il faut récupérer le wifi de la go pro, ce qui doit limiter pas mal en éloignement), merci pour votre aide.

  40. Bonjour à tous et bravo pour vos commentaires inintéressant.
    je possède le TALI H500 et suis très content sauf de la réception sur l’écran de la radiocommande FUTABA F12E, on y voit rien, alors ma question est : << peut on ajouter un moniteur de plus grande dimension et plus lumineux avec une fixation supplémentaire en court-circuitant bien sur l’écran actuel ? si oui que faut il acheter et est ce simple à brancher ?
    merci d'avance pour vos réponses
    cordialement
    André

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