Autonomous Flying Drone

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nlaf-03Filmer depuis un drone, c’était la première étape. Filmer avec une stabilisation de l’image, c’est une deuxième étape qui a été résolue par l’usage de nacelles brushless. La prochaine étape ? Ce sera l’automatisation du suivi des sujets. Imaginez. Vous êtes en haut d’une piste de ski. Vous faites décoller votre multirotor en cliquant sur votre smartphone. Il se positionne en stationnaire, et vous attend. Vous chaussez les gants, et vous vous lancez sur la piste. L’appareil vous suit… et pointe constamment dans votre direction.

Oubliées, les perches !

Dites adieu à ces cadrages un peu bizarres avec une perche dans le champ de l’image d’une Gopro… Les domaines d’usage sont multiples, il ne reste plus qu’à faire appel à l’imagination. C’est tout le propos du projet Autonomous Flying Drone, conçu par la société Next Level Aerial Filming. Pour en savoir plus, nous avons posé quelques questions à Antoine, de Next Level Aerial Filming… Oui, c’est une initiative française !

Helicomicro : Next Level Aerial Filming, c’est qui ?
Next.Level.Aerial.Fiming : C’est une entité lancée par la société Squadrone System, basée à Grenoble, qui a pour ambition de développer des solutions de drones autonomes, sûres et accessibles au plus grand nombre.

nlaf-02HM : Vous allez commercialiser un outil qui permettra à un multirotor de suivre une personne en s’appuyant sur son smartphone. Quel est le principe de fonctionnement ?
NLAF : A l’aide de l’application smartphone, l’utilisateur définit les paramètres qui permettront au drone de se positionner à une distance et une altitude données, en précisant l’orientation, puis lance le drone. Celui-ci suivra alors la cible en conservant cette position relative de manière à cadrer parfaitement le sujet et obtenir facilement des images aériennes. Le principe technique est de combiner différentes sources d’informations. Ce sont les capteurs GPS, des capteurs de position, l’analyse de flux vidéo, agrégés au sein d’un logiciel afin de contrôler le déplacement du multirotor pour qu’il puisse suivre sa cible.

HM : D’après les (superbes) vidéos de présentation, non seulement il y a suivi, mais aussi orientation dans la bonne direction ?
NLAF : Oui ! Sans orientation, il devient difficile de cadrer le sujet. L’un des enjeux de notre solution consiste à maintenir le drone orienté vers la cible suivie.

nlaf-05HM : Quels sont les requis pour en profiter ?
NLAF : Avoir un drone compatible, et un smartphone avec notre application. Aujourd’hui, elle est en développement sur la plateforme Android. Nous sommes preneurs de tous les besoins que vous pouvez recenser. Comme par exemple le type d’usage auquel vous voudriez que nous répondions, le type de drone que vous utilisez, etc. Cela nous aidera beaucoup pour peaufiner notre projet et pour avancer. Il y a une fiche contact sur notre site pour nous en faire part…

HM : Quels sont les multirotors compatibles ? Votre site laisse entendre que les AR.Drone 2 de Parrot, les Phantom 2 de DJI, l’Iris de 3DRobotics, le Pocket Drone le seront…
NLAF : Aujourd’hui, nous nous concentrons sur les drones à base d’électronique APM et Pixhawk. Le Pocket Drone sera donc supporté. Nous voulons à terme étendre le support aux autres plateformes en fonction des besoins. Nous envisageons donc de le faire pour l’AR.Drone 2 de Parrot et évaluons les Phantom de DJI.

nlaf-06HM : Mais alors tout ça, ça va coûter combien ? Et c’est pour quand ?
NLAF : Nous prévoyons de lancer une prévente avant l’été 2014 en fonction des retours que nous récolterons. Plusieurs packages seront proposés selon les besoins. L’application seule, l’application accompagnée du drone, etc. Les prix restent à définir, mais ils seront très abordables. Nous ciblons le même ordre de prix que pour le Pocket Drone…

Vous l’aurez compris, les concepteurs de cette solution de suivi vidéo en multirotor est en pleine phase de conception, c’est donc le moment de leur faire part de vos besoins ! Direction le site web de Next.Level.Aerial.Fiming : il se trouve ici

La vidéo

 

10 COMMENTAIRES

  1. que se passerait il si une autre personne ou autre chose venait à passer dans le champ de vision du drone?
    Existe il des méthodes de suivi plus abouties pour être sur que le drone ne le perd pas de vue le sujet?

  2. Je suppose que le principal écueil est la gestion de la sécurité… En l’absence d’outils de détection des obstacles, un sapin dans le chemin, ou tout autre obstacle, est un souci… Mais peut-être que l’équipe travaille sur ce point ?

  3. et que dis la loi au niveau de ce genre de vol? Car on est jamais seule sur piste de ski, de plus il y a souvent une ville en bas de la piste.

  4. Je crois que la loi n’oblige pas à être sur une piste de ski ou dans une station de ski ( c’est comme ça qu’on nomme les villes en bas des pistes de ski) pour utiliser ce système quand il sortira 🙂

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