Lexique

La foire aux questions, c’est l’endroit où sont posées des questions simples, accompagnées de réponses aussi simples que possible, avec un minimum de jargon.  Si vous vous posez une question qui reste encore sans réponse, n’hésitez pas à nous la soumettre dans les commentaires. On se fera un plaisir d’y répondre. Ou d’essayer, hein, parce que nous ne savons pas tout ! Et surtout, sachez qu’il n’y a pas de question bête ! Si vous voyez une erreur, dites-le nous aussi !

Si vous avez envie d’en savoir plus, le livre “Les drones de loisir” écrit par votre serviteur, édité par Eyrolles, vous en apprendra plus encore. Il est disponible là, ou bien ici, par exemple. Demandez bien la troisième édition, avec la nouvelle réglementation !

 

Q : Mon appareil ne décolle plus, un côté se lève, mais pas l’autre, alors que toutes les hélices tournent.

R :  Il est fort probable que les hélices ne soient pas placées au bon endroit. Car oui, les hélices ne sont pas toutes les mêmes, et elles ne tournent pas toutes dans le même sens. Référez-vous au manuel pour vérifier le sens de chacune d’entre elles et remettez-les en place si nécessaire. Vérifiez deux fois plutôt qu’une, le sens n’est pas facile à voir au premier coup d’oeil. Sachez que tous les pilotes, tous, se font avoir au moins une fois.

 

Q : La documentation du multirotor que je viens d’acheter est en anglais, en chinois, mais pas en français. Comment puis-je faire ?

R : Apprendre l’anglais et le chinois ! Plus sérieusement, la loi française requiert que soit fourni un manuel en français. Pour de nombreuses raisons, généralement en raison du surcoût engendré par une traduction, les distributeurs et revendeurs font souvent l’impasse sur la version française. La solution, si vous ne comprenez ni l’anglais ni le chinois, est de télécharger gratuitement le logiciel Google Translation, qui existe pour les smartphones Apple (ici) et Android (). Avec l’aide de l’appareil photo, vous pointez un ou plusieurs mots de la documentation, et l’app vous les traduit. Ce n’est pas toujours efficace, pas toujours très exact, mais souvent cela permet de dépanner quand on est coincé.

 

Q : RTF, ça veut dire quoi ?

R : Ready To Fly. L’acronyme indique un appareil “Prêt à voler” une fois sorti de sa boîte. C’est-à-dire monté, livré avec une batterie et son chargeur, ainsi qu’une radiocommande. Il se peut qu’il soit nécessaire de placer des piles dans la radiocommande et de recharger la batterie avant de décoller. latraxalias05Le RTF est opposé au BnF, à l’ARF et au PNF.

 

Q : BnF, ça veut dire quoi ?

R : Bind and Fly. En anglais, cela signifie “Appairer et voler”. En régle générale, c’est un appareil fourni avec sa batterie et son chargeur, son récepteur, mais pas de radio. Il faut donc disposer au préalable d’une radio commpatible, généralement de même marque, mais pas toujours. Ou bien d’en acheter une par vous-même. Exemple : un Blade X350 de Horizon Hobby en version BnF est utilisable avec toutes les radios DX de Horizon Hobby. Mais pas avec la radio d’un constructeur concurrent (à l’exception des radio Walkera en DeviationTX, mais c’est un cas très particulier).

 

Q : PNF, ça veut dire quoi ?

R : Plug and Fly. “Brancher et voler”. L’appareil est en général fourni avec sa structure plus ou moins montée, les hélices, le train d’atterrissage, les moteurs et leurs contrôleurs. Mais il est dépourvu de récepteur radio, de la radiocommande, de batterie et du chargeur de la batterie.

 

Q : ARF, ça veut dire quoi ?

R : Almost Ready to Fly. Soit “Presque prêt à voler”. La description est trompeuse, les appareils ARF (ou ARTF) ne sont pas prêts à voler du tout ! Il n’offrent que la structure : châssis, hélices, train d’atterrissage pour la base. Ils sont souvent livrés avec le module de pilotage (gyroscope, assistance à la stabilisation), parfois avec les contrôleurs de moteurs, mais rarement plus. Le reste, c’est-à-dire les moteurs, le récepteur radio, la batterie, la radiocommande sont à ajouter par vous-même. Il va de soi qu’il faut savoir un peu bricoler – coller et souder – pour monter un appareil ARF.

 

Dsc_0059-600Q : FPV, ça veut dire quoi ?

R : First Person View. Donc en français Vue à la première personne. En modélisme, cela signifie tout simplement le fait de filmer depuis un engin volant. Le principe consiste tout simplement à placer une petite caméra (de type Gopro ou un autre modèle) et à déclencher la vidéo pour suivre tout le vol comme si on était assis dans le cockpit. Mais les prises de vue FPV sont à consulter après le vol, une fois avoir récupéré la vidéo généralement stockée sur une carte mémoire. Par abus de langage, l’acronyme FPV est utilisé pour décrire des vols en immersion. La différence ? Les vols en immersion sont des vols filmés en FPV ET retransmis au sol (au pilote) en temps réel.

 

Dsc_1146-600Q : Vol en immersion, ça veut dire quoi ?

R : C’est le fait de piloter un appareil radiocommandé en utilisant une caméra montée à son bord, qui filme et diffuse la vidéo en temps réel au pilote qui se trouve au sol. C’est donc piloter par procuration, en restant sur le plancher des vaches, mais prenant part à un vrai vol…

 

Q : Pourquoi les pilotes en immersion sont-ils rarement debout pendant les vols ?

R : En chaussant des lunettes immersives, on perd la notion de l’horizon puisque les yeux voient une image qui ne correspond pas à la position du corps. On a tendance à se pencher sans s’en apercevoir, même avec de l’expérience. Puisque le cerveau reçoit des images contradictoires avec les sensations du corps, il y a des risques de perte d’équilibre. C’est pour cela que les pilotes préfèrent généralement s’asseoir tranquillement pendant les vols en immersion.

 

Q : Un drone, c’est quoi ?

R : Dans le monde entier, un drone décrit un appareil piloté à distance ou au vol automatisé destiné à des fins militaires. Ce peut être tout engin volant, mais aussi roulant, flottant ou amphibie. Dans le monde entier… sauf en France ! Car l’exception culturelle fait que le mot drone en France ne le cantonne pas à un usage militaire, il décrit aussi les appareils civils (surveillance, prise de vues aériennes) et ceux pour les loisirs. Il faut dire que les acronymes utilisés dans les pays anglo-saxons ne sont pas vraiment sexy ni compréhensibles en français : UAV et RPAS. Pour la petite histoire, Drone, ça veut dire faux bourdon en anglais. Oui, quand le mot a été adopté, ça ronronnait et ça vibrait comme un bourdon…

 

rpasQ : Un UAV, c’est quoi donc ?

R : C’est l’acronyme de Unmanned Aerial Vehicle, soit en français véhicule aérien sans pilote à bord. Il décrit tous les usages d’appareils volants pilotés à distance ou capables de voler de manière autonome destinés à des usages militaires et civils, à l’exclusion des loisirs. Une subtilité ? UAV désigne l’appareil volant, mais sans son équipement à bord. L’intégralité de l’engin est décrite par l’acronyme UAS, c’est-à-dire Unmanned Aerial System.

 

Q : Un RPAS, c’est une bonne bouffe sans « e » ?

R : RPAS est l’acronyme de Remotely Piloted Aircraft System, soit en français un appareil volant piloté à distance. Il est synonyme de UAV (ou plus précisément de UAS), mais exclut les engins autonomes, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas pilotés à distance.

 

Q : Les engins à voilure tournante, c’est quoi ?

R : Ce sont les appareils dont la sustentation est assurée par un ou plusieurs rotors. Donc les hélicoptères et les multirotors, qui tiennent en vol grâce à leurs hélices, à la différence des avions qui reposent sur leur “voilure fixe” (les ailes, les stabilisateurs).

 

Dsc_0001-600Q : Quelle est la charge maxi du Phantom 1 de DJI ?

R : DJI recommande de ne pas dépasser 1000 grammes au total. Dans la pratique, on peut aller jusqu’à 1100 grammes sans que le pilotage soit perturbé. La limite pour décoller sans risquer le crash est de 1300 grammes. Ce n’est évidemment pas recommandé. Sachant que le poids du Phantom 1 (sans batterie) est d’environ 680 grammes, la charge utile recommandée par DJI est de 320 grammes. A cela, il faut retirer le poids d’une batterie, environ 170 grammes. Donc la charge utile recommandée est de 150 grammes. La charge pratique est de 250 grammes. Et on peut aller jusqu’à 450 grammes.

 

Q : Comment augmenter la portée du Phantom 1 de DJI ?

R : La radiocommande du Phantom 1 porte, selon DJI, jusqu’à 300 mètres. A cette distance, on ne le voit plus, elle est donc suffisante. Mais si vous pilotez en immersion, vous pouvez avoir besoin d’une portée plus longue. Dans ce cas, il faut acheter un kit radiocommande et récepteur prévu pour une longue portée. La marque Futaba est souvent privilégiée par les amateurs de longues distances. Note : les nouvelles radiocommandes du Phantom sont dotées de 2 antennes, DJI précise dans ses documentations que la portée est désormais de 1000 mètres. Edit : en France, vous pouvez évoluer “à vue”, ce qui exclut des distances supérieures à 300 mètres, bien évidemment.

 

Q : Je voudrais monter mon DJI Phantom moi-même pour économiser un peu sur le prix global. C’est possible ?

R : Non, le Phantom de DJI est un appareil prêt à l’emploi dès sa sortie de la boîte. C’est là son intérêt, et le principe a un prix… élevé. Vous pouvez éventuellement vous affranchir de la radiocommande avec un modèle BnF si vous êtes déjà équipé, mais vous n’allez pas gagner grand chose côté prix. La différence en portée peut se révéler significative… si vous optez pour une bonne radio, bien sûr.

 

Dsc_1530-600Q : Auto leveling ? Ca veut dire quoi ?

R : L’auto leveling, c’est le fait que votre quadricoptère ou votre hélicoptère se stabilise à l’horizontale tout seul lorsque vous lâchez les commandes (avant-arrière/rotation droite-gauche/translation droite-gauche). C’est très sécurisant pour les pilotes débutants, très reposant pour les pilotes confirmés. Mais trop facile du goût des pilotes experts, notamment ceux qui pratiquent la voltige.

 

Q : J’ai acheté un petit drone, je peux piloter sous la pluie ?

R : Ces engins sont animés par des moteurs coreless et une centrale électronique qui n’apprécient guère l’eau. Vous ne risquez pas grand chose si vous volez alors qu’il commence à tomber quelques gouttes. Mais ne persévérez pas et mettez-le à l’abri. Les drones plus gros sont souvent équipés de moteurs brushless, qui sont peu sensibles à l’eau. Mais l’électronique reste vulnérable…

 

Q : L’une de mes batteries a pris du volume, elle a comme gonflé. C’est normal ?

glonfleeR : Ce n’est pas normal, elle est défectueuse. Il est important de ne plus l’utiliser (plus aucun cycle de charge et de décharge), et de vous en débarrasser. Déposez-les dans les containers prévus à cet effet, par exemple dans les grandes surfaces. Il y a en toujours, même s’ils ne sont pas très visibles : c’est une obligation pour eux !

 

Q : A quelle altitude peut aller un Phantom 1 de DJI ?

R : La portée recommandée par DJI est d’environ 300 mètres sans obstacle. Donc 300 mètres de hauteur par rapport au point de décollage. Mais de nombreux pilotes téméraires ont noté une portée nettement supérieure, certains parvenant à atteindre 1 kilomètre… Note : la portée étant de 1000 mètres sur les nouveaux Phantom 1, ils peuvent en théorie monter à cette altitude. Edit : rappelons que la hauteur maximale permise en France est de 150 mètres (et parfois moins dans certains cas).

 

Dsc_0008-600Q : Moteur brushless, c’est quoi ? Et c’est mieux qu’un autre ? Que quoi ?

R : Les moteurs brushless (la version française “sans balais” est très peu usitée) sont constitués de plusieurs aimants permanents, à faible pertes, donc capables d’un bon rendement. Ils ont une excellente durée de vie. On les oppose aux moteurs Brushed Coreless. Eux se distinguent par une accélération rapide et par la possibilité d’être miniaturisés. Ils ont tendance à chauffer vite et beaucoup, ce qui réduit leur durée de vie.


Q : J’aimerais bien entretenir les moteurs brushless de mon multirotors. Que dois-je faire ?

R : La meilleure chose est de ne rien faire. Les parties mécaniques de ces moteurs sont généralement fermées et donc inaccessibles. Et lorsqu’elles sont accessibles, mettre de l’huile n’est pas conseillé du tout : cela n’améliorer pas la durée de vie des moteurs. Au contraire, puisque l’huile a tendance à agglomérer les poussières, qui s’évacuent normalement toutes seules par la force centrifuge. Lorsque c’est possible, d’ouvrir le moteur pour le nettoyer, notamment les roulements.

 

Q : Un ESC, c’est quoi ?

R : C’est l’acronyme de Electric Speed Control. C’est un circuit électronique qui s’occupe de piloter la vitesse de rotation d’un moteur électrique. Il est placé entre le moteur et la carte de contrôle.

 

Q : RX, TX, ça veut dire quoi ?

R : Ce sont des abréviations qui viennent du Morse. RX signifie Réception, TX veut dire Transmission. En modélisme, TX est utilisé pour décrire un émetteur, une radiocommande par exemple. RX est un récepteur, celui situé dans un quadricoptère piloté avec la radiocommande, pour reprendre le même exemple. Dans le cas d’un système d’immersion, le TX est l’émetteur vidéo placé à bord de l’appareil volant, le RX est le récepteur au sol. La plupart des récepteur sont aussi émetteurs – cela permet par exemple de faire passer des données de télémétrie (avec des données comme l’altitude, le cap, etc).

 

iosdmini-screenQ : OSD, c’est quoi ?

R : C’est un acronyme qui veut dire On Screen Display. En français, “Affiche à l’écran”. Pour faciliter les vols en immersion, certains systèmes sont capables d’envoyer des données de vol en temps réel au sol, incrustées sur l’écran. On y voit le cap, l’altitude, la vitesse, la vitesse ascensionnelle, les coordonnées GPS, l’état de la batterie, etc.

 

Q : Il faut que j’appaire ma radio et mon drone, ça veut dire quoi ?

R : Pour piloter un engin volant avec une radio, il faut que les deux appareils se “parlent”. Donc il faut leur indiquer, généralement une fois pour toutes, qu’ils doivent être utilisés ensemble. Ca s’appelle l’appairage en français, “pairing” ou “binding” en anglais. Les procédures d’appairage sont différentes selon les marques et les modèles, il faut donc se tourner vers la documentation en cas de besoin… Notez que ce sont les radios récentes et leurs récepteurs, en 2,4 et 5,8 GHz, qui ont besoin d’être appairées. Elles peuvent fonctionner sur plusieurs fréquences, et doivent donc “s’accorder” pour fonctionner. Les modèles plus anciens à quartz en 27, 41 et 72 MHz avaient une fréquence figée. D’où l’obligation de voler avec des quartz de fréquences différentes sous peine d’interférences.

 

Dsc_0057-600Q : On me parle d’un compas dans mon drone. C’est quoi ?

R : Il s’agit d’un faux-ami : compass (avec 2 “s”) en anglais, ça veut dire boussole. Le “compas” est donc un composant électronique qui permet de détecter l’orientation d’un appareil volant dans un espace en 3D. Ce qui lui permet, par exemple, avec l’aide d’algorithmes complexes, de rester stable tout seul.

 

Q : Mode 1, mode 2, sur ma radio, c’est quoi ?

R : Les radiocommandes peuvent être réglées en 4 modes de fonctionnement. Dans le cas du mode 1, les gaz se trouvent sur la manette de droite, la translation aussi, l’avance et la rotation sur la manette de gauche. En mode 2, les gaz et la rotation sont à gauche, l’avance et la translation sur la manette de droite. Il existe aussi les mode 3 et 4 qui mixent encore les fonctions. Helipal a publié un récapitulatif des différents modes, ici.

 

Q : Mode 1, mode 2, lequel est le meilleur ?

R : Aucun des modes n’est meilleur qu’un autre (ni le 1 ni 2, 3 ou 4), c’est simplement une question d’habitude. Il est généralement conseillé d’adopter le mode 2 pour deux raisons. La première et sans doute la plus valable, c’est que ce mode est le plus répandu. La seconde, moins pertinente, est que le mode 2 s’approche plus du pilotage d’un vrai hélicoptère.

 

Dsc_0085-600Q : Mode 1, mode 2, je peux choisir ?

R : Lorsqu’on a pris l’habitude de piloter en mode 2, il est très difficile de piloter en mode 1 : les réflexes ne sont plus les mêmes. C’est un peu comme écrire avec la main gauche pour un droiter. On peut, mais c’est compliqué. De la même manière, piloter en mode 2 quand on est habitué au mode 1 est complexe. Le principe est donc d’adopter un mode et de s’y tenir. Mais attention : les radiocommandes d’entrée de gamme (ou accompagnant des appareils à prix léger) sont souvent figées dans un mode – souvent le 2. Seules les radios haut de gamme peuvent être modifiées facilement pour l’un ou l’autre des modes.

 

Q : C’est quoi l’effet Jello ?

R : C’est une distorsion de l’image que l’on voit sur des vidéos, comme un effet de vague. Il est dû à des vibrations excessives de l’appareil sur lequel est fixée la caméra.

 

Q : Mes vidéos sont atteintes de l’effet Jello, les vagues à l’écran. Pourquoi ?

R : Le Jello est généralement dû aux vibrations parasites à bord de l’appareil, qui pertubent le capteur de la caméra, de type Rolling shutter. Ces capteurs sont très perturbés par les mouvements rapides et introduisent des déformations dans les images, qui se traduisent par les fameuses vagues du Jello.

 

Dsc_0005-600Q : Comment puis-je supprimer l’effet Jello ?

R : Il faut réduire, autant que possible, les vibrations à bord de l’appareil. En équilibrant les hélices, on peut énormément réduire les vibrations (voir ici une méthode). Il est également possible d’équilibrer les moteurs, mais les manipulations sont un peu plus compliquées à réaliser, pour un résultat qui n’est pas forcément très perceptible. Pensez à isoler la caméra de la structure de l’engin volant. Par exemple en ajoutant un amortisseur basé sur des boules en caoutchouc… Sachez que les chocs de crashes ou d’atterrissages loupés peuvent endommager les pièces de votre appareil. Par exemple, si les axes des moteurs sont légèrement voilés, vous obtiendrez à coup sûr des vibrations parasites qui ne partiront… qu’en remplaçant les moteurs !

 

Q : Il parait que je peux me débarrasser de l’effet Jello avec un “filtre de densité neutre”. C’est vrai ?

R : Oui, dans une certaine mesure. Un filtre de densité neutre réduit la quantité de lumière qui pénètre jusqu’au capteur, les temps de poses de la caméra sont plus longs, ce qui introduit à la fois un flou dans les images mais aussi moins de déformations. L’effet Jello peut donc être réduit par un tel filtre. Ou un filtre polarisant, qui produit le même effet, mais ajoute souvent une coloration différente. Un effet recherché… ou à éviter !

 

Dsc_0033-600Q : On m’a dit de régler les trims. Ca veut dire quoi ?

R : Les trims permettent d’ajuster le “neutre” de chaque fonction des joysticks de la radiocommande. Le “neutre”, c’est la position centrale, que le joystick prend lorsqu’il est relâché. Mais parfois, soit parce que les réglages d’usine ne sont pas corrects, soit parce que les chocs ont modifiés l’équilibre de votre appareil, votre drone dérive tout seul. Pour contrer ces mouvements parasites, il faut utiliser les trims, sans la direction opposée au déplacement. Par exemple, si votre engin part vers la droite, actionnez le trim vers la gauche jusqu’à ce que le mouvement s’arrête. Il faut en général procéder par essai-erreur : décoller, constater le mouvement parasite, se poser, actionner le trim, redécoller, vérifier l’impact du trim, etc. Les trims sont les petits curseurs ou boutons généralement situés à côté des joysticks.

 

Q : On dit radiocommande ou télécommande ?

R : La règle veut que les radiocommandes sont à base d’un module “radio”, donc en 2,4 GHz, 1,2 GHz, 433 MHz, voire 5,8 GHz. Les télécommandes sont à base de diodes infrarouge, principalement destinées à équiper des jouets. Les signaux infrarouges sont sensibles aux lumières fortes : il est difficile de les utiliser en extérieur et en plein soleil. Elles ne traversent pas les obstacles.

 

BLH3880-15Q : C’est quoi, une hélice à pas fixe ? Et à pas variable ? Et à pas collectif ?
R : On parle d’une hélice à pas fixe lorsqu’elle ne change pas d’inclinaison. Plus elle tourne vite, plus elle permet de monter. Ce type d’hélice équipe la plupart des hélicoptères bi-rotors, pour débutants, et les multirotors. Les hélices à pas variable fonctionnent sur un autre principe : la vitesse de rotation reste constante, et c’est l’inclinaison des pales qui permet de monter ou de descendre. Cela permet notamment de voler sur le dos (à l’envers). Les hélicoptères à pas variable sont ceux destinés aux vols en 3D. Rares sont les multicoptères à utiliser cette technologie. Le terme pas collectif est synonyme de pas variable. En anglais, on utilise les acronymes FP pour Fixed Pitch (pas fixe) et CP pour Collective Pitch (pas collectif).

 

Q : Yaw, roll, pitch, lacet, profondeur, roulis, ça correspond à quoi, je suis perdu !

R : Yaw, rudder, lacet et direction sont utilisés pour décrire la rotation selon un axe vertical. Plus simplement c’est la rotation à plat vers la droite ou la gauche. Roll, roulis et aileron décrivent l’inclinaison selon l’axe du canopy. En d’autres mots, c’est le fait de pencher sur la droite et la gauche. Pitch, elevator, tangage et profondeur sont employés pour décrire l’inclinaison vers l’avant et l’arrière. La vidéo permet de mieux comprendre.

 

Dsc_0014-600Q : Le tilt ou le tilting de ma nacelle stabilisée, ça veut dire quoi ?

R : C’est le fait d’incliner la nacelle vers le bas ou vers le haut. Cela permet de réaliser des clichés ou des vidéos en pointant vers le sol quand on prend de l’altitude.

 

Q : Les petits quadricoptères ne sont pas dangereux du tout.

R : Ce n’est pas vrai. Ils ont beau tenir dans la main, leurs rotors tournent très vite. Si vous laissez traîner un doigt lorsque vous mettez les gaz, gare aux petites coupures. Peu profondes, mais douloureuses. Mais soyez surtout prudent lorsque vous volez en présence d’autres personnes. Car il suffit d’une seconde d’inattention pour perdre le contrôle de votre engin et blesser quelqu’un. N’oubliez pas que les yeux sont très vulnérables…

 

Dsc_0119-600Q : Hover, ou hovering, c’est quoi ?

R : En français, cela signifie vol stationnaire. C’est-à-dire être stabilisé et ne pas bouger de sa position. Le vol stationnaire se pratique en pilotant, avec de toutes petites corrections apportées avec les commandes de la radio pour contrer l’éventuelle dérive ou le vent. Certains appareils combinant un compas et un GPS sont capables de voler automatiquement en stationnaire.

 

Q : Comment savoir si vous n’êtes plus débutant ?

BLH3300-GAL10R : Vous avez acheté un petit multirotor, passé quelques heures à le faire évoluer et à vous familiariser avec la radiocommande. Pouvez-vous passer à un modèle plus gros ? Voici nos conseils pour faire le point. Faites tourner votre drone sur lui-même aussi vite que possible et arrêtez brusquement. Si vous parvenez à reprendre le contrôle facilement, vous êtes sur la bonne voie. Imposez-vous un atterrissage sur une surface de petite taille, un paquet de céréales, par exemple. Si vous réussissez à vous poser correctement sur le haut de paquet, c’est bon signe. Imposez-vous de voler en cercle avec l’avant de l’appareil toujours pointé dans le sens de la marche (comme un avion). Cela impose d’agir sur toutes les commandes en même temps. Si vous y parvenez, vous êtes un pilote confirmé ! Il est temps de passer à un engin de taille plus imposante, prévu pour voler en extérieur.

 

Q : Les petits hélicos PicooZ sont de super cadeaux pour Noël !

Dsc_0001-600R : Il n’y a pas que les multirotors, les hélicoptères, c’est sympa aussi. Les tout petits de type PicooZ ne sont pas chers et ils arborent un look sympa. Mais attention, les hélicoptères jouets risquent de lasser à vitesse grand V. Pourquoi ? Parce que le nombre de commandes possibles est limité à son strict minimum. Par exemple, ceux à 2 voies ne proposent que les gaz et la rotation. Donc monter et descendre, tourner à droite et à gauche. Autant dire que vous ne pouvez pas faire grand-chose, même si vous êtes un pilote émérite. C’est l’hélicoptère qui vous pilote et non pas le contraire. Les hélicoptères à 3 voies sont plus intéressants, eux permettent au moins d’avancer et de reculer. Le plus évolués sont ceux à 4 voies, qui permettent aussi les translations : ce sont les glissades sur la droite et la gauche. Comment reconnaitre les jouets impossibles à piloter des vrais hélicos ? Cherchez la mention aux nombre de voies. Oubliez ceux à 2 et 3 voies (et 3,5 voies, un argument marketing), ne vous intéressez qu’aux appareils à 4 voies.

 

Q : L’autonomie de ces appareils est ridicule.

Dsc_0027-800R : Effectivement, avec moins de 10 minutes pour la plupart des multirotors, voire 5 minutes pour certains, on pourrait penser que l’autonomie est pitoyable. Mais sachez que piloter requiert de la concentration et de la précision, deux qualités qui ne s’accommodent pas d’un vol longue durée. 10 minutes, c’est largement suffisant pour un vol dans de bonnes conditions. De plus, la plupart des appareils peuvent accueillir des batteries supplémentaires. Elles prolongent le plaisir tout en requérant de petites pauses, le temps de débrancher et rebrancher chaque batterie.

 

Q : Voler en ville, c’est interdit.

R : C’est souvent vrai, notamment dans Paris. C’est surtout vrai dès le moment où un dispositif de prise de vues se trouve à bord du drone. Alors, tous ces joujoux volants sont-ils condamnés à rester au sol ? Chez Helicomicro, nous avons l’habitude d’encourager les vols lorsqu’ils sont pratiqués avec du bon sens. Vous êtes en présence de personnes ou d’animaux ? Ne volez pas. Les conditions météo ne sont pas bonnes, notamment à cause du vent ? Ne décollez pas. Vous êtes à proximité d’habitations, de routes fréquentées ? Restez au sol. Toutes les situations dans lesquelles le vol est risqué sont à proscrire. Dans le cas contraire ? Faites-vous plaisir !

 

Q : On peut voler avec un Phantom sans aucune expérience de pilotage.

Dsc_0108-600R : C’est vrai. Le Phantom, malgré sa taille imposante, est truffé de capteurs qui assurent un pilotage facile et assisté. Donc vous pouvez prendre les airs sans avoir jamais touché à un appareil volant radiocommandé. Mais… il y a un mais. Le Phantom est dangereux, ses pales sont imposantes et coupantes puisqu’elles tournent à grande vitesse. Les aides au pilotage ne font pas tout, et surtout de garantissent absolument pas les crashs ni les mauvaises manipulations. Qui plus est, l’électronique embarquée n’est pas toujours opérationnelle. Si elle lâche, il faut savoir prendre le contrôle sans être aidé par l’assistance. Le conseil d’Helicomicro ? Il est tout simple. Avant de prendre les commandes d’un Phantom ou d’un appareil de taille équivalente, achetez un petit quadricoptère de type Nano QX de Horizon Hobby, ou X4 de Hubsan. Il vous en coûtera entre 50 et 100 €, mais vous allez pouvoir acquérir les bons réflexes de pilotage qui vous épargneront la perte d’un Phantom. Imaginez voir partir ou s’écraser les 400 € de la machine auxquels il faut ajouter les 300 € d’une caméra Gopro…

 

Q : un birotor, c’est quoi ?

BLH2800-6R : Les petits hélicoptères jouets s’appuient sur un système de birotor pour assurer une stabilité optimale. On appelle cela des rotors contrarotatifs : ils sont l’un au-dessus de l’autre et tournent chacun dans un sens. Cela leur suffit pour voler. Certains hélicoptères ajoutent un rotor de queue à l’horizontale, qui permet d’avancer et de reculer. Le pilotage de ces appareils est extrêmement simple, mais ils sont confinés en intérieur : le moindre souffle de vent risque de les déséquilibrer.

 

Q : Un monorotor, c’est quoi ?

BLH3880-10R : Les hélicoptères monorotors n’ont qu’un seul rotor principal. Mais il leur faut impérativement un petit rotor de queue placé à la verticale pour compenser la rotation qu’entraîne le grand rotor principal. Le pilotage de ces appareils est assez simple, mais moins que celui des birotors. Pour « tenir » un vol stationnaire, il faut constamment agir sur les commandes sous peine de voir l’appareil s’éloigner dans une direction.

 

Q : C’est quoi, une barre de Bell ?

Esky nano 01-600R : C’est un système de poids disposés sur une barre, qui tournent en même temps que le rotor principal sur un hélicoptère. Elle sert à stabiliser l’appareil, un peu comme un gyroscope. On les trouve sur la quasi-totalité des hélicoptères birotors, et sur de nombreux hélicoptères monorotors. Et pas du tout sur les multirotors. Les hélicoptères monorotors dépourvus de barre de Bell sont dits flybarless. C’est l’électronique à bord qui prend en charge la stabilisation.

 

Q : Un multirotor, c’est quoi ?

Dsc_0108-600R : C’est le terme utilisé pour décrire les appareils qui ne sont pas des hélicoptères (bien que les birotors soient par définition des multirotors). On trouve quelques tricoptères (3 rotors), une grande majorité de quadricoptères (4 rotors), quelques hexacoptères (6 rotors), un peu plus d’octocoptères (8 rotors). Ces noms en ptère vous intriguent ? Tout est expliqué ici !

 

Q : Sur certaines hélices, il y est marqué CW, sur d’autres CCW. Ca veut dire quoi ?

R : CW est l’acronyme de ClockWise en anglais. Dans le sens des aiguilles d’une montre en français. CCW veut dire Counter ClockWise, c’est-à-dire Dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.

 

Q : Les Kv d’un moteur, ça signifie quoi ?

Dsc_0099-600R : C’est une unité de mesure qui permet d’évaluer un moteur électrique. On le trouve très souvent écrit Kv (avec le v en minuscule), mais c’est une erreur, il devrait être écrit KV (avec un V en majuscule). kV signifie quant à lui kilo Volt. La valeur KV, c’est la vitesse à laquelle doit tourner le moteur pour produire 1 Volt d’électricité. On pourrait l’écrire aussi RPM/Volt (soit le nombre de tours par minute pour 1 Volt). La valeur en KV indique aussi quelle taille d’hélice il faut utiliser. Les calculs pour exploiter les valeurs KV de moteurs sont très complexes. Pour simplifier, comparer les valeurs en KV de deux moteurs n’est valable que si les moteurs ont des caractéristiques similaires… Dans ce cas, plus la valeur est basse, plus le moteur est considéré comme puissant… Mais c’est une simplification à l’extrême !

 

Q : On m’a dit de mettre un gimbal pour obtenir de belles vidéos. C’est quoi ?

_MG_4674R : Un gimbal, à l’origine, c’est un pivot qui permet la rotation d’un objet sur un axe. Par abus de langage, un gimbal, c’est une nacelle stabilisée destinée à accueillir une caméra. Cette nacelle est faite de pivots sur un, deux ou trois axes, animés par des moteurs et contrôlés par un dispositif électronique. Des capteurs (gyroscope et/ou compas) mesurent l’inclinaison, que les circuits électroniques compensent en actionnant les moteurs. Ca sert à quoi ? A faire en sorte qu’une caméra soit toujours stable même si le drone sur lequel elle est placée bouge beaucoup. Un gimbal – ou nacelle stabilisée – permet de produire des vidéos de qualité, sans à coups ni vibrations.

 

Q : J’ai une petite caméra de type porte-clés. Je peux la mettre sur le dessus de mon multirotor ?

R : Ce n’est pas conseillé. C’est même dangereux dans le cas des multirotors qui fonctionnent avec un GPS. Car l’antenne se trouve presque toujours sur le dessus (pour mieux capter les signaux). Si vous placez un objet dense ou avec du métal au-dessus de cette antenne, elle va bloquer les signaux satellite et perturber le vol. Et empêcher la fonction de secours RTH (retour au point de départ) de fonctionner correctement. Vous en voulez une démonstration ? Placez les mains sur le dos de votre multirotor et observez le résultat sur les diodes indiquant la réception GPS. Sur les petits appareils dépourvus de GPS, c’est moins gênant. Mais placée sur le dos d’un multirotor, la caméra déplace le centre de gravité vers le haut. Il est probable que l’équilibre soit difficile à maintenir.

 

Q : Quand je connecte mon multirotor à son logiciel, il me dit de procéder à une mise à jour. Je dois le faire ?

pahntomfirmdown-600R : Les mises à jour sont le signe que le constructeur se préoccupe de son produit. Elles permettent aussi de corriger des bugs, des problèmes, d’ajouter des fonctions. Ca, ce sont les bonnes nouvelles. Mais soyez toujours sur vos gardes. Il arrive que les mises à jour soient accompagnées de nouveaux bugs et problèmes (souvent par manque de tests grandeur nature et dans suffisamment de situations). Si vous installez une mise à jour dès sa mise à disponibilité, sachez que vous allez probablement jouer le rôle du cobaye, ou du beta-testeur. Et ce n’est pas toujours une situation agréable ! Notre conseil ? Laissez les passionnés installer cette mise à jour, visitez les forums spécialisés et guettez les réactions. Si vous voyez que tout semble ok, allez-y, mettez à jour. Sinon ? Attendez patiemment…

 

Q : Un BEC, c’est quoi ce nom d’oiseau ?

ubec turnigyR : C’est un circuit électronique destiné à abaisser une tension électrique. A quoi ça sert ? Si la tension d’une batterie est trop élevée pour un moteur, par exemple, ou une caméra, il faut un BEC pour l’abaisser. La différence de tension en entrée et en sortie du BEC est convertie en chaleur.

 

Q : Et un UBEC, alors ?

R : C’est un BEC, mais exclusivement prévu pour abaisser la tension d’une batterie à destination d’un récepteur.

 

Naza-MQ : Le Naza, c’est quoi ? Pour partir dans l’espaaaaaace ?

R : C’est une centrale de vol commercialisée par le constructeur chinois DJI, destinée à orchestrer le fonctionnement d’un multirotor. Il contient des capteurs : un gyroscope 3 axes, un accéléromètre 3 axes, un baromètre altimétrique, et peut être connecté à un GPS . Il permet d’assister le pilotage en contrôlant les moteurs du drone. Le Naza existe en version Naza-M Lite, Naza-M V1 et Naza-M V2. Leurs différences sont répertoriées sur le site de DJI. Pour savoir de quel équipement Naza disposent les différents Phantom de DJI (et ses différentes versions), référez-vous à ce tableau récapitulatif

 

Q : C’est quoi, l’effet de sol ?

R : Lorsqu’un hélicoptère ou un multirotor se trouve près du sol, les pales produisent un fort courant d’air vers le bas, que l’on appelle effet de sol. Cela crée d’une part une compression de l’air qui force l’appareil à flotter comme s’il évoluait sur un coussin d’air. C’est pour cette raison qu’il est possible d’effectuer un stationnaire au ras du sol sans pousser fort sur les gaz. Cela crée d’autre part des turbulences qui risquent de déséquilibrer l’appareil.

 

Q : IOC, ou Headless, ça veut dire quoi ?

R : Intelligent Orientation Control. Si votre appareil radiocommandé vous fait face, les commandes avancer et reculer, tourner ou glisser à droite et gauche sont inversées. Mais celles pour monter et descendre ne le sont pas. S’il est tourné à 90° vers la droite, l’ordre donné à la radiocommande d’avancer fait partir l’appareil vers la droite. Si vous demandez à glisser vers la gauche, il s’éloigne de vous. C’est tout l’art du pilotage d’appareils radiocommandés : il faut maîtriser la gymnastique qui consiste à tenir compte de l’orientation. Avec l’IOC, l’équipement électronique de votre engin sait dans quelle direction il est orienté. Il s’occupe donc de modifier les ordres de la radiocommande en temps réel pour vous puissiez faire totalement abstraction de l’orientation. Quelle que soit la direction vers laquelle il pointe, lorsque vous avancez, votre appareil avancera. C’est très pratique, surtout pour les pilotes débutants. Mais attention, si pour une raison ou une autre la fonction IOC fonctionne mal, c’est la catastrophe quand on ne sait pas piloter en tenant compte de l’orientation. Dans la pratique, il est préférable de toujours voler en mode normal et de ne déclencher l’IOC que lorsqu’on perd le sens de l’orientation, généralement parce que l’appareil est un peu loin et qu’on ne distingue plus l’avant de l’arrière. Une roue de secours, en quelque sorte. L’IOC n’est pas disponible sur tous les appareils.