Publication d’un arrêté pour décrire les principes de la LADA, la lutte anti-drones aériens en France

ladaLADA : c’est le nouvel acronyme imaginé par le gouvernement pour décrire les outils de détection et de neutralisation des drones. Avant, notamment pendant les Jeux Olympiques de 2024 où elle a manifestement bien fonctionné, on parlait de LAD, Lutte Anti-Drones. Désormais, ce sera la LADA : Lutte Anti-Drones Aériens. Le texte qui décrit la LADA est l’ « Arrêté du 22 octobre 2026 portant approbation de l’instruction interministérielle relative à l’organisation nationale de lutte contre les drones aériens malveillants ». 

lada 03Il est interministériel, destiné à apporter des réponses face à « la menace représentée par les drones aériens malveillants [qui] devient toujours plus pressante et appelle à la mise en place d’un dispositif complet de protection par tous les ministères supervisant les activités d’opérateurs d’importance vitale ». Il est important, ce texte ? Oui, même s’il a plus de 10 ans de retard ! Rappelez-vous 2014 et les supposés survols de drones, Bernard Cazeneuve alors ministre de l’Intérieur avait affirmé : « il y a des dispositifs de neutralisation qui existent, des drones j’entends, et ces dispositifs de neutralisation je ne m’attarderai pas sur les modalités de leur fonctionnement ». 

Les grandes lignes de la LADA

sgdsn2La LADA n’est pas une automobile 4×4 d’entrée de gamme, mais elle a tout de même droit à sa feuille de route. Elle est coordonnée par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), qui pour mémoire continue à imposer à la fois le signalement électronique et de l’identification électronique sur les drones de plus de 800 grammes. L’organisation de la LADA est simple. En théorie.

lada 02Elle impose à chaque ministère de mettre en place la LADA et décrire les moyens qui lui sont attribués, à indiquer les sites sensibles et prioritaires où déployer des outils de détection et de neutralisation, et à gérer les retours d’expériences. Lesquels proviennent des agents de l’Etat, mais aussi d’agents de sécurité privée depuis la LOI n° 2026-791 du 16 août 2026 actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense.  

Le CRI de la LADA

lada 04Encore un acronyme ? La LADA codifie le signalement de survols de drones avec un CRI (Compte-Rendu Immédiat lié aux survols de drones aériens) qui comprend un indice de confiance, les conditions, la description, la présence d’éléments lumineux et sonores et les actions menées. Le but du CRI est sans doute d’éviter les cafouillages majeurs dus à des signalements mal évalués, conduisant à des actions d’envergure. Ce fût le cas à Gatwick en 2018 ou avec les survols supposés de centrales nucléaires françaises en 2014. 

lada 05On apprend dans cet arrêté que la DGAC a pour mission de mener « une communication pédagogique visant à mieux faire connaître des usagers la réglementation et la législation en matière de drones aériens afin de prévenir les survols non autorisés et réduire le nombre de contrevenants ». Il y a du boulot : la DGAC se cantonne à de rares bulletins et à faire la promotion de cartes.gouv.fr, qui n’est pas un modèle d’exactitude de modélisation des informations concernant les drones. 

Source : Arrêté du 22 octobre 2026 portant approbation de l’instruction interministérielle relative à l’organisation nationale de lutte contre les drones aériens malveillants

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