Un racer Airspeeder Mk2 s’était crashé en 2019

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Vous vous souvenez peut-être de la présentation des Airspeeder Mk2 à l’été 2019, puis les Mk3 début 2021 ? Ces appareils sont prévus pour participer à des courses de racers grand format avec des pilotes à bord ! La société Alauda promettait des courses pour 2020. Elle les prévoit désormais pour 2021 sans pilote à bord, puis 2022 avec des pilotes. Ce qu’il faut espérer, c’est que la sécurité ait été améliorée. Car ce qu’Alauda s’est bien gardée de rendre publique, c’est un accident survenu en juillet 2019, sur l’aérodrome Goodwood dans le West Sussex en Angleterre.

Le fail du Failsafe

Pendant un vol de démonstration, Alauda a perdu le contrôle d’un Airspeeder Mk2 de 95 kilos, opéré sans pilote à bord. Une fois la perte de contrôle confirmée par le télépilote, le dispositif indépendant de coupe-circuit a été actionné, mais sans effet sur l’appareil. Lequel est monté à environ 2400 mètres pour retomber en fin de batterie. Il s’est crashé dans un champ, à 700 mètres de la zone où il devait évoluer et à 40 mètres d’habitations. Il n’y a pas de dégât à dépliorer hormis ceux infligés à l’appareil lui-même. L’appareil est tout de même entré dans l’espace aérien contrôlé de l’aéroport de Gatwick – et ce quelques mois après le fameux incident de Gatwick qui n’a toujours pas été résolu.

Les causes ?

Un rapport assez long et complet a été publié par le Air Accidents Investigation Branch (AAIB). Il conclut à des erreurs manifestes d’Alauda : « l’examen a révélé un certain nombre de problèmes avec le système de commande de vol et les ensembles de coupe-circuit embarqués et au sol ». Il y est fait mention à l’usage de « composants amateurs avec des câbles exposés, de grandes quantités de soudure et d’adhésif ». Ce rapport ajoute que le coupe-circuit « utilisait une carte de prototypage électronique avec un certain nombre de fils au lieu d’un circuit imprimé. La défaillance de l’un de ces fils suffisait à rendre le coupe-circuit inopérant ».  

Mk3 et Mk4 ?

Le rapport de l’AAIB émet des recommandations et indique avoir procédé à des recrutements pour que la Civil Aviation Authority (CAA) puisse s’occuper de futurs cas semblables. Alauda a assuré aux enquêteurs avoir abandonné le développement des Airspeeder Mk2 pour se concentrer sur les modèles suivants. Vous vous sentez prêt à assister à une course d’Airspeeder en 2021 ? A monter à bord d’un Airspeeder en 2022 ?

Source : le rapport de l’AIBB
Merci à Pierre Kancir de Hivebotics pour l’info !

11 COMMENTAIRES

  1. Huuum … les riverains ont du adorer !!!!!
    De quoi bien redorer l’image du drone …. ça fait du bien !!

  2. Quand on voit les photos des montages avec des clones arduino et quelques bouts de fil sur une plaque de prototypage rapide on voit bien le côté manouche du projet.

  3. tout le monde n’a pas les fonds d’Airbus pour déveloper un drone. Je ne peux m’empecher d’admirer ces équipes qui poussent les limites des drones. Faitent une recherche sur le dévelopement de l’helicoptere. Voir Igor sikorsky faire ses premiers vols en costume cravate et chapeau sur la tete est délirant. Il faut des fous pour déveloper l’industrie.

  4. Mouai, ça montre que ce drone n’est qu’un gros drone.
    N’importe qui avec un peu de thune tout de même peut en faire un.
    Un quadri-rotor ou plus n’est jamais que l’assemblage d’un autopilote (ici vraisemblablement un Ardupilot), un système d’alimentation et des moteurs le tout sur un châssis. La taille ne changeant finalement pas grand chose. Le poids aura même tendance à donner de l’inertie qui sera bénéfique pour la stabilité de l’ensemble.
    Le gros du taf dans ce cas porte sur le châssis et la coque mais on le reste est très négligé !!!

  5. Déjà ,c’est bien d’avoir un compte rendu ,ça c’est cool ,on n’en as pas assez .Concernant ,le gros drone plus que l’électronique software et hardware ,je serais curieux de voir la distribution électrique du bouzin , ainsi que la composition des hélices et le couple des moteurs ,parsque au-dela d’une certaine taille ,ça peut devenir problématique .

  6. le contraste « composants amateurs avec des câbles exposés, de grandes quantités de soudure et d’adhésif ». versus les vidéos promotionnelles ou il montrent des check-list est saisissant

  7. @LeonZ: Il ne faut pas confondre une période ou le monde aérien n’existait pas et la période actuel… Il y a plus de 100ans de développement dans le monde aérien. Donc non, c’est gens la ne révolutionnent rien et sont bien juste des fous dans l’industrie aéronautique … Le monde du drone n’a rien de révolutionnaire techniquement. Et pas besoin d’avoir le budget d’Airbus pour faire un autopilote et une électronique qui tiennent la route …

    @Jakovasor: perdu ! Pas d’ArduPilot dans cette version. Par contre le Mk3 est probablement basé sur Betaflight car c’est présent dans leur vidéo de promo.

    @Bud UAV: vu les specs qu’ils annoncent, ils peuvent se fournir sur étagère pour la partie propulsion. On est pas sur le plus gros modèle du marché.

  8. @khancyr : je maintiens. Sans des gens avec des idées farfelues il ne se passera rien. Le monde du drone n’a peut-etre rien de révolutionaire, en 2021, mais sans un certain Franck Wank, il n’y aurait pas grand choses. De même que sans un certain Elon Musk on ne ferait pas de fusées qui reviennent a leur point de départ ou sur une barge. Ne rien faire parcequ’il y a des risques est un problème bien francais…

  9. @LeonZ … c’est pas un problème d’idée, c’est un problème de réalisation et de suivre les technologies adéquates. Ici on est dans l’amateurisme le plus pur. Rien à voir avec SpaceX, il suffit de lire leurs comptes rendu techniques pour se rendre compte qu’ils ne sont pas partis de zéro et qu’ils ne se permettent pas non plus de jouer avec la sécurité. Quant à DJI, ils ont juste écrasé le marché avec leur produit (qui sont top en terme d’ingénieurie), mais c’était et c’est toujours loin d’être les seuls dans le monde du drone ! Des entreprises comme Parrot (AR drone sous Linux et hackable et très grand public) et 3DR Robotique (financement et lancement de PX4 et ArduPilot) ont bien plus révolutionné le monde du drone que DJI.
    Et il faudrait arrêter de cracher sur les français, rien que dans le drone nous avons des entreprises bien placé mais qui ne déconnent pas avec la sécurité (Parrot, Azurdrones, etc…)
    Ici, ils prétendent créer un marché avec des véhicules pilotées par des humains, mais jamais la sécurité n’a été leur soucis… En partant soit des bases de aéronautique (ce qu’ils devraient faire puisque qu’il y a des humains à bord) soit des bases des drones, ils auraient des bases solides et crédible sans sacrifier la sécurité.
    C’est soit disant un gros drone, pourtant, ils sont au niveau zero du drone, inventent rien et font prendre des risques tant aux populations qu’au marché du drone …

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