Yale Robotics : Se percher et se reposer

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Puisque les technologies de batteries progressent lentement, des universitaires préfèrent concentrer leurs efforts sur des méthodes capables de réduire la consommation d’énergie pendant un vol. Une équipe de l’université de Yale, branche Robotique, a choisi de travailler sur des outils pour des vols comportant des pauses fréquentes ou assez longues. Si l’environnement est propice à un atterrisage classique, c’est faciel : le drone se pose quand il en a besoin, coupe les moteurs, attend le temps qu’il faut, et rallume tout pour repartir. Mais s’il lui est difficile de se poser, tout se complique.

Biomimétisme

Comme souvent, l’équipe de chercheurs a misé sur une similitude avec la nature. Elle a notamment observé les méthodes de repos des cigognes, des chauves-souris et de certains oiseaux. Leurs travaux ont abouti à un train d’atterrissage modulaire, monté sur une structure de DJI F450 pour les besoins des essais. Les accessoires permettent de se poser sur une palissade, d’agripper une poutre, en coupant totalement les moteurs, quitte à passer à l’envers comme le fait une chauve-souris.

Plusieurs déclinaisons

Certains accessoires ne permettent de couper que 2 moteurs sur les 4 – l’impact sur la batterie est tout se même sensible. Même un posé sur une arête avec les 4 moteurs en route simplement pour conserver l’équilibre est moins énergivore qu’un vrai stationnaire en l’air. L’équipe travaille aussi sur des outils de reconnaissance des formes pour que le multirotor soit en mesure de détecter tout seul des endroits où venir se reposer. Il y aura sans doute peu d’applications de ces recherches pour les appareils grand public, mais elles pourraient améliorer le comportement d’engins industriels aux vols automatisés.

Source : Science Robotics

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