DJI Inspire 2, première prise en mains

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Mike Gisselere de Freeway Prod.

Je n’ai pas résisté à la proposition de prendre en mains l’Inspire 2 de DJI, un appareil qui n’est pas encore disponible dans le commerce ! C’est Mike Gisselere de Freeway Prod, partenaire de DJI, qui m’a convié à quelques vols de découverte. Pas de quoi publier un test, évidemment, il faudra beaucoup plus de temps pour évaluer les performances d’une telle machine, elle est complexe, notamment sur sa partie vidéo. Mais voici ce que je peux vous en dire…

Bel engin !

dsc_0014-1200L’Inspire 2 équipé d’une caméra X5S avec monture DJI MFT 15mm (voir ici) était un appareil confié à Mike par DJI, il ne s’agit pas d’un appareil du commerce. La version de DJI GO 4 utilisée pour prendre en charge la machine était une beta non disponible sur l’AppStore. Le décor est posé. Place au décollage ! Comme son petit frère, l’Inspire 2 est assez impressionnant lorsqu’il s’élève en remontant son train d’atterrissage et qu’il se transforme en configuration V. Malgré sa taille, il n’est pas tellement bruyant et donne une impression de légèreté quand on se trouve aux commandes. Le petit pincement au cœur est inévitable si on pense, ne serait-ce qu’une fraction de seconde, au prix de l’engin qui décolle. Dans la configuration que j’ai pu essayer, ce sont près de 7000 € qui lévitent, en format quadricoptère. On apprécie de savoir qu’il y a redondance des principaux composants de l’appareil…

Speed !

L’appareil est capable d’atteindre 108 km/h selon DJI. Je n’ai pas mesuré, mais l’appareil va effectivement très vite quand on le pousse. Bonne nouvelle pour les missions où il faut filmer sur de grandes distances : voler vite permet d’éviter d’avoir à accélérer la vidéo en post-production. dsc_0055-1200L’Inspire 2 descend vite, très vite ce qui permet de le faire revenir rapidement à proximité du pilote et du sol. Il ralentit automatiquement quand il s’approche, fait une courte pause à environ 1 mètre du sol le temps d’abaisser automatiquement le train d’atterrissage, puis se pose comme une fleur. Très convaincant ! Peut-on piloter uniquement avec la caméra FPV à l’avant ? Même quand on est habitué à piloter en immersion, le pilotage avec le retour FPV nécessite un temps d’adaptation, notamment parce que cette caméra est stabilisée sur 2 axes (pilotable sur le pitch). On a le cap, sous forme d’un pictogramme animé en forme de radar, mais pas d’horizon artificiel. Je n’ai utilisé qu’une seule radiocommande, le retour vidéo FPV était donc incrusté en PIP (Picture In Picture) en bas à droite de l’interface de DJI GO 4. Il est possible de le faire passer en plus grand, mais pas en plein écran (voir les captures d’écrans plus bas dans ce post).

Les photos, les vidéos…

Chaque amateur de prises de vues aériennes a ses propres critères de choix pour les photos et les vidéos. Plutôt que de donner mon avis – je ne suis pas photographe ni vidéaste -, je vous laisse regarder les photos, disponibles en Jpeg et en Dng dans une définition de 5280 x 2970 pixels en mode Auto. Les vidéos ont été tournées en 4K à 50 fps et 25 fps (PAL), et en 1080p à 120 fps, également en mode Auto. dsc_0063-1200Par manque de temps et de batteries chargées, il n’a pas été possible d’essayer les modes vidéo, notamment le stockage sur le SSD interne – tout a été enregistré sur une carte microSD. Ce sera pour le test complet. Les images ont été shootées en fin d’après midi, avec une luminosité correcte, mais un voile laiteux sur le ciel. Le petit film sur YouTube montre la fonction Spotlight Pro en action. Le principe est simple : il suffit de pointer un sujet, moi en l’occurrence, pour que l’Inspire 2 dirige toujours la caméra dans sa direction, quelque soit ce que fait l’Inspire 2 – il faut simplement tenir compte du fait que la caméra ne tourne pas à 360°. Le pilote peut donc voler autour de son sujet, au-dessus, en cercle, en étant assuré d’avoir des images parfaitement centrées avec un suivi souple. De quoi mettre au chômage les cadreurs vidéo, parce que ça fonctionne particulièrement bien ! Notez que les séquences brutes utilisées pour la vidéo YouTube sont disponibles en téléchargement.

Merci à Mike Gisselere de Freeway Prod pour m’avoir permis cette première prise en mains !

Une vidéo

Les rushes originaux qui ont été utilisés pour cette vidéo se trouvent ici en téléchargement

Les photos de l’Inspire 2

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L’interface DJI GO 4

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Les photos prises avec l’Inspire 2

Ouvrez-les dans un nouvel onglet pour les visualiser en pleine taille.

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D’autres photos Jpeg et toutes leurs versions RAW en DNG Adobe sont disponibles en téléchargement ici.

 

8 COMMENTAIRES

  1. Ce qui m’interpellera toujours c’est que pour une machine de cet ordre de prix et de complexité technique on ne mise pas sur un système hexa voir octo avec un minimum de redondance moteur. Sur un quadri le moindre soucis sur un moteur et on est au tapis 🙁
    Yuneec à bien choisi une autre voie sur ses machines haut de gamme 🙂 qui me semble plus à même de garantir une sécurité (du moins sur papier) accrue !

  2. @ fefe : Je n’ai pas la durée exacte, on a entrecoupé les vols de posés et redécollages. Je ne sais pas si les 30 minutes de DJI sont atteintes.
    La double capture d’écran avec et sans le retour FPV en grand format, je l’ai faite en redécollant juste pour ça, l’I2 disait depuis quelques secondes qu’il fallait se poser. Tu as les valeurs exactes en pourcentage et en tension dans les 2 captures.

  3. Belle machine qui fait rêver mais si on est pas un professionnel ou un grand amateur d’images, l’investissement
    est énorme.
    et comme tu le dit si bien Fred, le pincement au cœur a chaque fois que tu vole avec , c’est pas bon pour la santé!! :-))
    la qualité de la caméra est bien la, le piqué des photos est superbe, il y a vraiment de quoi se faire plaisir.

  4. L’investissement pour l’Inspire 2 calme et il ne faut oublier le prix de la configuration informatique pour exploiter les possibilités offertes par celui-ci (il faut à nouveau sortir un gros billet). Ca limite sérieusement le profil des utilisateurs pouvant mettre en place une chaîne de traitement vidéo complète. Pour la photo, le traitement du RAW restant plus abordable.
    En ce qui me concerne, je vais continuer avec mon Inspire 1 v2, car pour exploiter les rushs en 4K (scénario, montage, effets, colorimétrie…), il y a déjà de quoi faire pour l’amateur d’image que je suis.

  5. L’investissement est conséquent mais ce n’est pas un jouet. 7000 Euros c’est le prix du Nikon D5 sans objectif haut de gamme de chez Nikon ( et généralement il en faut deux pour travailler). On reste dans des ordres de grandeur “classiques” . Demandez à un livreur combien il à payé son scooter etc etc.. Et pour ceux qui ne peuvent pas s’offrir cet engin il y a le Phantom 4 pro qui promet d’offrir une qualité très intéressante en photo comme en vidéo..Et ça c’es t un beau cadeau de DJI car j’étais persuadé que cette qualité d’image resterait l’apanage des Inspire
    .

  6. Question redondance, les pannes moteurs sont plutôt rares en regard des soucis que peuvent apporter les batteries par exemple.
    Je ne pense pas que d’avoir uniquement 4 moteurs puisse rendre une machine moins sécurisée qu’un hexa ou un octo.
    En tout cas pour ma part je n’ai jamais crashé un drone pour cause de panne de moteur.

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