Eachine Light L250, le test

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Dsc_0038-600Besoin de transmettre la vidéo de votre caméra Gopro 3 au sol ? Oubliez le signal Wifi, il peine à porter au-delà de 50 mètres, et disparait totalement à 100 mètres. La solution, c’est de passer par un émetteur vidéo, comme le Eachine Light L250. Un appareil un peu spécial, puisqu’il est prévu pour s’accrocher sur le côté de la caméra Gopro 3, à la différence des émetteurs classiques qui se connectent avec un câble. Notez que cet émetteur nous a été donné par la boutique en ligne Banggood. A vous de nous dire si la pratique vous semble avoir influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

Dsc_0011-600Le Light L250 ressemble à tous les émetteurs vidéo « nus », c’est-à-dire ceux qui n’ont pas été couverts par un boitier en plastique. On voit donc tous les composants, qui sont par la même occasion vulnérables en cas de choc ou d’excès d’humidité. Mais ce qui diffère sur ce modèle, c’est la présence de deux connecteurs : l’un est un miniUSB, l’autre est un miniHDMI. Les deux servent en fait à fixer l’émetteur sur le flanc d’une caméra Gopro 3 ou 3+. Le connecteur miniHDMI ne sert qu’à ça, celui au format miniUSB permet de récupérer le signal vidéo de la caméra en temps réel. On trouve aussi un connecteur au format SMA femelle pour brancher une antenne au format SMA mâle (petit rappel ici si vous vous sentez perdu). Notez que l’antenne n’est pas fournie ! Dsc_0010-600Enfin, un connecteur petit format permet de brancher un câble (fourni, lui) doté de deux fils d’alimentation soudés, et deux autres fils dénudés qui correspondent à une entrée vidéo et une entrée audio.

Les caractéristiques techniques

Peut-être l’avez-vous compris à la mention des fils d’alimentation ? La Gopro 3 ne permet pas d’alimenter cet émetteur, il lui faut impérativement une source de courant, entre 3,5 et 5,2 V (dixit la documentation). Le Light L250 ne pèse que 6,4 grammes ! Avec son câble, il passe à 7,1 grammes. Si vous choisissez une batterie de 3,7V 600 mAh de 17,6 grammes, il passe à 25 grammes. C’est tout ? Non, il faut encore ajouter une antenne, entre 4 grammes pour une Pinwheel et 10 grammes pour une antenne bâton dipôle… Dsc_0030-600L’émetteur est multicanal sur la totalité des 32 canaux du 5,8 GHz. Bon point ! Pour sélectionner le canal d’émission, un bouton permet de choisir l’un des 8 canaux d’une bande. Une pression longue permet de choisir une autre bande. Des diodes rouges permettent de visualiser le canal d’émission.

Accrochage sur la Gopro

Retirez la trappe qui cache les connecteurs HDMI et USB, et enfoncez le Light L250. La première insertion n’est pas très rassurante : il faut un peu forcer. Rassurez-vous, les insertions suivantes se passent beaucoup mieux ! La plaque de composants ne va pas jusqu’à toucher le flanc de la Gopro, elle en reste éloignée de 3 mm. Bizarre ? Nous le verrons plus tard : c’est tout simplement salutaire… Vous n’avez plus accès à la carte MicroSD une fois l’émetteur en place. Mais ce n’est pas grave, il se retire et se remet en place facilement. Bon point : il tient solidement en place et ne risque pas de se décrocher, même avec le poids de l’antenne. Ca dépasse ? Oui. Dsc_0035-600Pas vers l’avant. En revanche, la plaque déborde de 0,5 mm en bas (à plat, la Gopro n’est plus totalement horizontale), le connecteur d’antenne dépasse de 8 mm (sans l’antenne, qui va encore dépasser plus), les composants ajoutent 1 cm sur le côté droit de la Gopro et enfin, le connecteur d’alimentation dépasse de 4 à 5 mm (tout dépend de la manière dont vous acceptez de tordre les fils). Est-ce que la Gopro 3 ainsi équipée peut être placée dans une nacelle Zenmuse de DJI ? Oui. Dans une nacelle Tarot 2D ? Oui. Dans la plupart des nacelles « no name » chinoises ? Oui aussi. Mais attention, il faut penser à l’antenne, qui part vers le haut. Et réduire, pour ne pas toucher le bas du canopy de votre appareil, sa taille. Avec une mini antenne champignon par exemple, ou une antenne dipôle à charnière orientable. Ou opter pour un connecteur coudé. Mais la taille n’est malheureusement pas la seule contrainte à surveiller, nous allons le voir.

Premier essai

Dsc_0045-600N’oubliez pas de brancher une antenne avant d’alimenter le Light L250, l’omission signerait probablement son arrêt de mort en quelques minutes. Allumez la Gopro et alimentez l’émetteur. Deux diodes rouges s’allument, témoignant d’une part du fonctionnement de l’appareil, indiquant le canal de diffusion d’autre part. Nous avons conduit nos essais avec le récepteur Diversity RX-LCD5802 de Boscam (testé ici). Trouver le bon canal est un jeu d’enfant avec ce récepteur, puisqu’il détecte tout seul la bonne fréquence. Si vous disposez d’un récepteur dont la sélection du canal s’appuie sur des interrupteurs de type dips, c’est plus casse-pieds. Dans ce cas, préférez changer de canal directement sur l’émetteur. Vous avez l’embarras du choix puisque l’appareil couvre les 32 canaux disponibles en 5,8 GHz. Le bouton de sélection est facilement accessible, et les diodes indiquent clairement le canal. Quelque soit le matériel, l’image de la Gopro s’affiche immédiatement. La mise en route du Light L250 est donc rapide et efficace.

Alors, dans la pratique ?

Dsc_0048-600C’est bien sûr la question essentielle pour un émetteur vidéo : à quelle distance est-il capable de porter ? Sa puissance annoncée est de 250 mW. Petit rappel : en France et dans la plupart des pays européens, avec une technologie de 5,8 GHz, il n’est pas autorisé de dépasser 25 mW. Le Light L250 est donc 10 fois trop puissant. A n’utiliser qu’à l’étranger, donc. Nous avons conduit nos tests avec une antenne PinWheel du côté de l’émetteur, deux antennes bâtons dipôle du côté du récepteur Diversity RX-LCD5802. En vue directe, nous sommes allés à 260 mètres, après quoi la réception était hésitante, pour finalement disparaitre vers 330 mètres. Avec des obstacles comme des arbres feuillus, la portée diminue de manière rapide. Un bosquet un peu dense suffit en fait à mettre la connexion à genoux.

Mesures

johnpwarren_antenna_and_radio_waves-1979pxLa puisssance annoncée est de 250 mW. Mais quelle est la vraie puissance ? Nous l’avons mesurée avec le Power Meter d’ImmersionRC, les résultats détaillés figurent dans ce document. Que faut-il en retenir ? Que, selon le canal, le Light L250 émet entre 169 et 360 mW. Que la moyenne est à 290 mW. Qu’il provoque des débordements sur des canaux proches dans toutes les plages de fréquences, sauf dans la C. C’est du petit chinois pour vous ? Ce qu’il faut vraiment retenir, c’est que la puissance est très variable selon les canaux : le pire à 169 mW (sur 250 annoncés) sur le canal 5945, le meilleur à 360 mW sur le canal 5645. Conclusion : pour optimiser la portée, préférez le canal 5645. Ca tombe bien, ce canal se trouve dans la bande C, qui est pour cet émetteur celle dans laquelle il y a le moins de débordements. En clair, c’est aussi celle où vous risquez le moins de provoquer des interférences avec d’autres pilotes en immersion à côté de vous. Vous pouvez choisir d’autres canaux, les 5740 MHz (bande F ou D ou Airwave selon les appellations), 5725(bande A) et 5733 (bande B) donnent aussi satisfaction.

Qualités…

Dsc_0040-600Nous l’avons vu, la facilité de mise en route est vraiment agréable. Le support de l’intégralité des 32 canaux du 5,8 GHz est très appréciable. Changer de canal ne prend que quelques secondes, et on sait vraiment quel canal on sélectionne – ce qui n’est pas toujours le cas avec les dips, difficilement accessibles, trop petits et mal documentés. La puissance d’émission est plus ou moins conforme à celle exprimée dans la documentation, malgré de fortes disparités selon les canaux. Le Light L250 est compatible avec tous les modèles de Gopro 3 et Gopro 3+ : White, Silver et Black. Un point très positif pour les vols en immersion : le temps de latence est très faible, environ 200 millisecondes. Nous n’avons pas essayé, mais il est théoriquement possible d’insérer un signal vidéo en provenance d’un OSD, via le fil jaune laissé nu.

… et défauts

Le manuel assure qu’il est capable de fonctionner entre -20° et 85°. A -20°, pourquoi pas. Mais il faut savoir qu’à température ambiante de 22°, l’émetteur est très chaud. A tel point qu’il n’est pas possible de poser le doigt sur la plaque ! On comprend mieux pourquoi les connecteurs maintiennent un espace de 3 mm avec la Gopro. Cela évite de l’abîmer d’une part, et cela permet de laisser passer de l’air entre elle et l’émetteur. Peut-être que les recommandations de températures du manuel sont exprimées en Fahrenheit malgré le petit C ? Dsc_0042-600Mais cela ne change rien : cet émetteur chauffe beaucoup. Attention aux vols par fortes chaleurs et en stationnaire (c’est-à-dire sans glissement d’air pour le refroidissement). Si vous voulez vous passer d’une batterie supplémentaire, il faut alimenter l’émetteur avec la batterie du multirotor. Mais vous utilisez très vraisemblablement une 2S ou une 3S : il faut dans ce cas impérativement ajouter de quoi baisser la tension à moins de 5,2 V (comme ce step-down). Placer la Gopro munie du Light L250 sur un multirotor est facile… tant que rien ne gêne l’antenne. Mais attention si vous désirez placer le tout dans une nacelle stabilisée en brushless. Nous évoquions une contrainte supplémentaire pour installer la solution sur une nacelle stabilisée : c’est le surpoids de l’ensemble émetteur et antenne. La Zenmuse de DJI, par exemple, a toutes les peines à maintenir cet ensemble droit, elle rippe et finit par ne plus se stabiliser. La conclusion ? Le Light L250 est parfait pour les vols en immersion sans stabilisation. C’est-à-dire sur une structure de gabarit 250 puissante, 330, 450 ou plus. Mais il n’est pas vraiment adapté pour le cadrage vidéo dans une nacelle stabilisée.

Faut-il l’acheter ?

Dsc_0002-600Oui si vous disposez d’une caméra Gopro 3 ou 3+, que vous vous êtes aperçu que le Wifi ne permettait pas un retour vidéo en temps réel satisfaisant. La portée est bien supérieure et il y a très peu de latence. Les courses en immersion – si le multirotor est suffisamment puissant – peuvent en profiter, avec la qualité d’enregistrement d’une Gopro et son grand angle. Mais nous ne vous le conseillons pas si vous désirez l’utiliser dans une nacelle stabilisée, à moins d’être certain que le surpoids (décentré) de l’émetteur et de l’antenne puisse être pris en charge. Côté prix, c’est une excellente surprise : le Light L250 vaut moins de 30 € chez Banggood (avec le port mais hors taxes). N’oubliez pas : en France, la puissance autorisée est de 25 mW max.

Mille mercis à PPGarcia pour la GP3 !

La vidéo

Branchement de l’émetteur vidéo Eachine LightL250 sur une Gopro 3, changements de canaux et visualisation de la latence.

D’autres photos

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 Dsc_0038-600Besoin de transmettre la vidéo de votre caméra Gopro 3 au sol ? Oubliez le signal Wifi, il peine à porter au-delà de 50 mètres, et disparait totalement à 100 mètres. La solution, c’est de passer par un émetteur vidéo, comme le Eachine Light L250. Un appareil un peu spécial, puisqu’il est prévu pour s’accrocher sur le côté de la caméra Gopro 3, à la différence des émetteurs classiques qui se connectent avec un câble. Notez que cet émetteur nous a été donné par la boutique en ligne Banggood. A vous de nous dire si la pratique vous semble avoir influencé notre jugement.

Tour du propriétaire

Dsc_0011-600Le Light L250 ressemble à tous les émetteurs vidéo « nus », c’est-à-dire ceux qui n’ont pas été couverts par un boitier en plastique. On voit donc tous les composants, qui sont par la même occasion vulnérables en cas de choc ou d’excès d’humidité. Mais ce qui diffère sur ce modèle, c’est la présence de deux connecteurs : l’un est un miniUSB, l’autre est un miniHDMI. Les deux servent en fait à fixer l’émetteur sur le flanc d’une caméra Gopro 3 ou 3+. Le connecteur miniHDMI ne sert qu’à ça, celui au format miniUSB permet de récupérer le signal vidéo de la caméra en temps réel. On trouve aussi un connecteur au format SMA femelle pour brancher une antenne au format SMA mâle (petit rappel ici si vous vous sentez perdu). Notez que l’antenne n’est pas fournie ! Dsc_0010-600Enfin, un connecteur petit format permet de brancher un câble (fourni, lui) doté de deux fils d’alimentation soudés, et deux autres fils dénudés qui correspondent à une entrée vidéo et une entrée audio.

Les caractéristiques techniques

Peut-être l’avez-vous compris à la mention des fils d’alimentation ? La Gopro 3 ne permet pas d’alimenter cet émetteur, il lui faut impérativement une source de courant, entre 3,5 et 5,2 V (dixit la documentation). Le Light L250 ne pèse que 6,4 grammes ! Avec son câble, il passe à 7,1 grammes. Si vous choisissez une batterie de 3,7V 600 mAh de 17,6 grammes, il passe à 25 grammes. C’est tout ? Non, il faut encore ajouter une antenne, entre 4 grammes pour une Pinwheel et 10 grammes pour une antenne bâton dipôle… Dsc_0030-600L’émetteur est multicanal sur la totalité des 32 canaux du 5,8 GHz. Bon point ! Pour sélectionner le canal d’émission, un bouton permet de choisir l’un des 8 canaux d’une bande. Une pression longue permet de choisir une autre bande. Des diodes rouges permettent de visualiser le canal d’émission.

Accrochage sur la Gopro

Retirez la trappe qui cache les connecteurs HDMI et USB, et enfoncez le Light L250. La première insertion n’est pas très rassurante : il faut un peu forcer. Rassurez-vous, les insertions suivantes se passent beaucoup mieux ! La plaque de composants ne va pas jusqu’à toucher le flanc de la Gopro, elle en reste éloignée de 3 mm. Bizarre ? Nous le verrons plus tard : c’est tout simplement salutaire… Vous n’avez plus accès à la carte MicroSD une fois l’émetteur en place. Mais ce n’est pas grave, il se retire et se remet en place facilement. Bon point : il tient solidement en place et ne risque pas de se décrocher, même avec le poids de l’antenne. Ca dépasse ? Oui. Dsc_0035-600Pas vers l’avant. En revanche, la plaque déborde de 0,5 mm en bas (à plat, la Gopro n’est plus totalement horizontale), le connecteur d’antenne dépasse de 8 mm (sans l’antenne, qui va encore dépasser plus), les composants ajoutent 1 cm sur le côté droit de la Gopro et enfin, le connecteur d’alimentation dépasse de 4 à 5 mm (tout dépend de la manière dont vous acceptez de tordre les fils). Est-ce que la Gopro 3 ainsi équipée peut être placée dans une nacelle Zenmuse de DJI ? Oui. Dans une nacelle Tarot 2D ? Oui. Dans la plupart des nacelles « no name » chinoises ? Oui aussi. Mais attention, il faut penser à l’antenne, qui part vers le haut. Et réduire, pour ne pas toucher le bas du canopy de votre appareil, sa taille. Avec une mini antenne champignon par exemple, ou une antenne dipôle à charnière orientable. Ou opter pour un connecteur coudé. Mais la taille n’est malheureusement pas la seule contrainte à surveiller, nous allons le voir.

Premier essai

Dsc_0045-600N’oubliez pas de brancher une antenne avant d’alimenter le Light L250, l’omission signerait probablement son arrêt de mort en quelques minutes. Allumez la Gopro et alimentez l’émetteur. Deux diodes rouges s’allument, témoignant d’une part du fonctionnement de l’appareil, indiquant le canal de diffusion d’autre part. Nous avons conduit nos essais avec le récepteur Diversity RX-LCD5802 de Boscam (testé ici). Trouver le bon canal est un jeu d’enfant avec ce récepteur, puisqu’il détecte tout seul la bonne fréquence. Si vous disposez d’un récepteur dont la sélection du canal s’appuie sur des interrupteurs de type dips, c’est plus casse-pieds. Dans ce cas, préférez changer de canal directement sur l’émetteur. Vous avez l’embarras du choix puisque l’appareil couvre les 32 canaux disponibles en 5,8 GHz. Le bouton de sélection est facilement accessible, et les diodes indiquent clairement le canal. Quelque soit le matériel, l’image de la Gopro s’affiche immédiatement. La mise en route du Light L250 est donc rapide et efficace.

Alors, dans la pratique ?

Dsc_0048-600C’est bien sûr la question essentielle pour un émetteur vidéo : à quelle distance est-il capable de porter ? Sa puissance annoncée est de 250 mW. Petit rappel : en France et dans la plupart des pays européens, avec une technologie de 5,8 GHz, il n’est pas autorisé de dépasser 25 mW. Le Light L250 est donc 10 fois trop puissant. A n’utiliser qu’à l’étranger, donc. Nous avons conduit nos tests avec une antenne PinWheel du côté de l’émetteur, deux antennes bâtons dipôle du côté du récepteur Diversity RX-LCD5802. En vue directe, nous sommes allés à 260 mètres, après quoi la réception était hésitante, pour finalement disparaitre vers 330 mètres. Avec des obstacles comme des arbres feuillus, la portée diminue de manière rapide. Un bosquet un peu dense suffit en fait à mettre la connexion à genoux.

Mesures

johnpwarren_antenna_and_radio_waves-1979pxLa puisssance annoncée est de 250 mW. Mais quelle est la vraie puissance ? Nous l’avons mesurée avec le Power Meter d’ImmersionRC, les résultats détaillés figurent dans ce document. Que faut-il en retenir ? Que, selon le canal, le Light L250 émet entre 169 et 360 mW. Que la moyenne est à 290 mW. Qu’il provoque des débordements sur des canaux proches dans toutes les plages de fréquences, sauf dans la C. C’est du petit chinois pour vous ? Ce qu’il faut vraiment retenir, c’est que la puissance est très variable selon les canaux : le pire à 169 mW (sur 250 annoncés) sur le canal 5945, le meilleur à 360 mW sur le canal 5645. Conclusion : pour optimiser la portée, préférez le canal 5645. Ca tombe bien, ce canal se trouve dans la bande C, qui est pour cet émetteur celle dans laquelle il y a le moins de débordements. En clair, c’est aussi celle où vous risquez le moins de provoquer des interférences avec d’autres pilotes en immersion à côté de vous. Vous pouvez choisir d’autres canaux, les 5740 MHz (bande F ou D ou Airwave selon les appellations), 5725(bande A) et 5733 (bande B) donnent aussi satisfaction.

Qualités…

Dsc_0040-600Nous l’avons vu, la facilité de mise en route est vraiment agréable. Le support de l’intégralité des 32 canaux du 5,8 GHz est très appréciable. Changer de canal ne prend que quelques secondes, et on sait vraiment quel canal on sélectionne – ce qui n’est pas toujours le cas avec les dips, difficilement accessibles, trop petits et mal documentés. La puissance d’émission est plus ou moins conforme à celle exprimée dans la documentation, malgré de fortes disparités selon les canaux. Le Light L250 est compatible avec tous les modèles de Gopro 3 et Gopro 3+ : White, Silver et Black. Un point très positif pour les vols en immersion : le temps de latence est très faible, environ 200 millisecondes. Nous n’avons pas essayé, mais il est théoriquement possible d’insérer un signal vidéo en provenance d’un OSD, via le fil jaune laissé nu.

… et défauts

Le manuel assure qu’il est capable de fonctionner entre -20° et 85°. A -20°, pourquoi pas. Mais il faut savoir qu’à température ambiante de 22°, l’émetteur est très chaud. A tel point qu’il n’est pas possible de poser le doigt sur la plaque ! On comprend mieux pourquoi les connecteurs maintiennent un espace de 3 mm avec la Gopro. Cela évite de l’abîmer d’une part, et cela permet de laisser passer de l’air entre elle et l’émetteur. Peut-être que les recommandations de températures du manuel sont exprimées en Fahrenheit malgré le petit C ? Dsc_0042-600Mais cela ne change rien : cet émetteur chauffe beaucoup. Attention aux vols par fortes chaleurs et en stationnaire (c’est-à-dire sans glissement d’air pour le refroidissement). Si vous voulez vous passer d’une batterie supplémentaire, il faut alimenter l’émetteur avec la batterie du multirotor. Mais vous utilisez très vraisemblablement une 2S ou une 3S : il faut dans ce cas impérativement ajouter de quoi baisser la tension à moins de 5,2 V (comme ce step-down). Placer la Gopro munie du Light L250 sur un multirotor est facile… tant que rien ne gêne l’antenne. Mais attention si vous désirez placer le tout dans une nacelle stabilisée en brushless. Nous évoquions une contrainte supplémentaire pour installer la solution sur une nacelle stabilisée : c’est le surpoids de l’ensemble émetteur et antenne. La Zenmuse de DJI, par exemple, a toutes les peines à maintenir cet ensemble droit, elle rippe et finit par ne plus se stabiliser. La conclusion ? Le Light L250 est parfait pour les vols en immersion sans stabilisation. C’est-à-dire sur une structure de gabarit 250 puissante, 330, 450 ou plus. Mais il n’est pas vraiment adapté pour le cadrage vidéo dans une nacelle stabilisée.

Faut-il l’acheter ?

Dsc_0002-600Oui si vous disposez d’une caméra Gopro 3 ou 3+, que vous vous êtes aperçu que le Wifi ne permettait pas un retour vidéo en temps réel satisfaisant. La portée est bien supérieure et il y a très peu de latence. Les courses en immersion – si le multirotor est suffisamment puissant – peuvent en profiter, avec la qualité d’enregistrement d’une Gopro et son grand angle. Mais nous ne vous le conseillons pas si vous désirez l’utiliser dans une nacelle stabilisée, à moins d’être certain que le surpoids (décentré) de l’émetteur et de l’antenne puisse être pris en charge. Côté prix, c’est une excellente surprise : le Light L250 vaut moins de 30 € chez Banggood (avec le port mais hors taxes). N’oubliez pas : en France, la puissance autorisée est de 25 mW max.

Mille mercis à PPGarcia pour la GP3 !

La vidéo

Branchement de l’émetteur vidéo Eachine LightL250 sur une Gopro 3, changements de canaux et visualisation de la latence.

D’autres photos

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19 COMMENTAIRES

  1. Comment sur un Phantom, faire passer l’antenne? il n’y a pas la place? et l’équilibrage de la zenmuse? Ca fait très (trop) bricolage. Pour remettre un carte mémoire il faudra enlever et remettre le système. Bof Bof. Ca à le mérite d’exister.

  2. Hello,

    Pas mal ce petit test.

    Si je peux me permettre : Le TOP sera de re-tester avec au moins une Pinwheel à la réception car avec des bâtons d’origine à la réception, la portée et la qualité ne peuvent-être que mauvaise.

    En effet, la Pinwheel à l’émission permet d’envoyer tout le flux de donnée et les bâtons à la réception limite ce flux en réception.

  3. A la base, ce n’est pas faire forcément pour un Phantom équipé d’une ZenMuse mais pour toute personnes ayant une GoPro Hero3/3+ désireuse de transmettre le signal vidéo en 5.8 Ghz sans soudure, raccordement… Très pratique lorsque la caméra est en fixe sur un appareil (pas sur une nacelle brushless).

  4. Petites critiques complémentaires :
    a) Soudures ‘chinoises’ les connecteurs finiront rapidement par lâcher avec les vibrations.
    b) 250mW sans radiateur et une sensation de “chaud” veut dire que la carte est à plus de 65°C en fonctionnement => attention aux dérives thermiques qui auront des conséquences sur la stabilité de fonctionnement.
    c) Module + antenne => Incompatible avec les nacelles aussi bien statiquement par le poids supplémentaire (retour au neutre pas garanti), que dynamiquement où l’ensemble déstabilisera constamment la nacelle en vol lors des accélérations et dans les virages.
    d) Que dire du câble d’alimentation qu’il faudra trimbaler en plus sur la nacelle, trop rigide il amènera un déséquilibre supplémentaire, trop fin l’alimentation correcte du module ne sera pas garantie
    e) Un émetteur non blindé (capot métallique) est un mauvais émetteur, car il va rayonner tout azimut et sera perturbé par toute source externe (RC, Variateurs, Ubec …)

    => Déporter sur votre nacelle un “bon” émetteur ayant fait ses preuves avec un petit câble blindé souple (style cordon Iphone)pour la vidéo est de loin une meilleure solution 🙂

    Désolé d’être critique, mais certains veulent faire du chiffre à tout prix et beaucoup de gadgets sont juste bons à faire du buzz 🙁

    Merci à Fred pour cette présentation fort utile par ailleurs 🙂

  5. C’est clair que c’est un produit d’appel pas bien cher et c’est ca son principal atout….. pas adapté aux nacelles. Surement basé sur un RTC6705 + un petit PA au cul, ce genre de VTX sont fait initialement fait pour fonctionner vers 3.3V. Donc le Step down, je le mettrais plutôt dans ces eaux là….

  6. Je n’ai peut-être pas été suffisamment explicite, ce n’est pas fait pour être utilisé avec une nacelle… Dans les autres situations, ça peut être très pratique !

  7. Je suis bien d’accord. Il faudrait en fait que je teste toujours avec la même configuration, mais ce n’est pas faisable (avec mes moyens). Par exemple, j’ai essayé avec un récepteur Diversity, ce qui n’est pas la solution la plus répandue. Il faudrait que je fasse les tests avec un récepteur + une dipôle, les mêmes avec un Pinwheel, essayer avec un Diversity + dipôles, un Diversity avec Pinwheel + patch. Mais je vais y passer mes journées 😉 😉

  8. Tu as certainement raison, mais dis-toi que c’est un accessoire à 30 € !
    Pour la nacelle, je suis clair, ce n’est pas compatible. Mais pour remplacer le Wifi de la Gopro – parce que oui, il y a du monde qui compte sur le retour en temps réel de la Gopro en Wifi – c’est hyper pratique.
    J’ai utilisé ça sur un petit 250 pour du low riding, ça le fait carrément ! Il faut simplement ne pas avoir peur de flinguer une GP3 😉
    Ta critique finale est dure, je trouve. Pour moi, c’est un accessoire super pratique, pas un gadget. Il faut simplement garder en tête que c’est plus fragile qu’un émetteur de marque protégé. Et encore, j’ai vu de l’ImmersionRC 250 mW me lâcher en vol… 😉

  9. Bonjour Fred,

    Envoi moi un mail en privé, je suis en mesure de te fournir certains éléments pour faire tes tests.

    Cela m’intéresse de participer matériellement a tes tests 😉

  10. Suis entièrement d’accord avec toi techniquement et pratiquement parlant.
    Disons en en aura pour son argent 🙂 🙂

  11. Gadget, peut-être ! Mais qui peut dépanner une situation sur le terrain et pas forcément que pour une utilisation sur un multirotor.Moi, ça m’intéresse………Et vu le prix, c’est un bon plan très pratique ! Je note cette info pertinente.

  12. Ce qui m’interpelle le plus, c’est la chaleur.
    On peut considerer le refroidissement assuré sur un multi.
    Mais s’en servir autrement et sans ventilation risque d’altérer rapidement les soudures et certains composnts.
    Une utilisation en statique me parait hasardeuse.

  13. Il doit y avoir moyen de fixer un mini radiateur style ceux des processeurs avec de la pâte thermique pour les usages longue durée ou en milieux chauds (mais je ne m’y connais pas trop en pâte thermique 🙂 )

  14. Je ne connais pas la temperature du circuit, mais sur un micropross c’est du 85 degres avec le refroidissement (radiateur + ventilateur) et destruction en 10 secondes sans radiateur.
    Quand je vois le refroidisseur du dji avl58 (mais puissance double), je ne saurais trop dire.
    Par contre, un micropross n’est pas soudé, il est sur un support.
    Ici le chipset est directement sur le circuit et le procédé moderne (cms) est avec une colle à chaud et non une soudure.
    Donc attention en utilisation statique.

  15. Soudure chinoises ……..:
    Est ce que vous avez vu ces soudures?
    Est ce que vous les avez testées?
    Quelles est votre niveau de compétence en soudures électroniques pour juger de leur qualités?
    Ou est ce seulement du pseudo protectionnisme mal placé?

    Les chinois peuvent souder aussi bien que les européens ou des américains, ils envoient de l’électronique sur la lune: les vibrations au décollage d’une fusée sont parmi les plus fortes que l’on puisse rencontrer.

    On peut être (doit) critique, mais quand ont a des arguments solides, et pas seulement des idées préconçues: le fait qu’un système soit fabriqué en chine ne suffit pas pour décréter qu’il est de mauvaise qualité.(heureusement car il nous resterait pas beaucoup de systèmes fiables).
    Pour info l’Iphone est fabriqué par Foxconn filiale de Hon Hai, le plus gros fabriquant mondial de matériel électronique qui est chinois.
    Donc si je suis votre raisonnement l’Iphone est un matériel bas de gamme avec des soudures défectueuses!

    Un émetteur non blindé ……
    La plupart des émetteurs RC ne sont pas blindé, boitiers en plastique.
    et le travail d’un émetteur est de toutes façons …. d’émettre
    Il faudrait plutôt blinder toute l’électronique qui n’a pas à rayonner : ubec, ESC, moteurs.

    Module + antenne => Incompatible avec les nacelles….
    Ne pas généraliser, incompatible avec votre matériel, il est important d’avoir une nacelle adapté au poids du matériel quelle doit supporter. De toute façons il n’est indiqué nul part que cet élément doit être monté sur une nacelle.

    Au moins, je suis d’accord avec votre conclusion, on en a pour son argent, ce qui est loin d’être toujours le cas.

  16. Il y a plusieurs gammes de températures pour les composants électroniques :

    – gamme commerciale: +0° / +70°
    – gamme industrielle: -40° / +85°C
    – gamme automotive: -40°C / +125°C
    – gamme militaire: -55°C / +125°C

    la température de fusion de la soudure CMS est comprise entre 180° et 220° selon sa composition: donc pas de danger coté soudures, les composants auront lâchés bien avant que les soudures fondent 🙂

  17. Tu es dur 🙂

    Mais je suis globalement d’accord avec toi, Chine n’est pas synonyme de mauvaise qualité. Ils savent produire tous types de qualités, tout dépend du prix que l’on veut y mettre. Même à échelle industrielle, cf le résultat du diagnostic de panneaux solaires de provenance française et chinoise à la centrale de Sourdun…

    Pour l’incompatibilité avec une nacelle, j’ai préféré mentionner le fait que l’émetteur ne s’accommode pas d’une nacelle prévue pur Gopro, puisque ce serait fort logiquement ce que les possesseurs de Gopro voudraient en faire. Donc effectivement, non, ça ne fait pas partie des usages conseillés (en même temps il n’y a aucun usage qui soit conseillé 🙂 ), mais l’envie de le coller sur une nacelle me semble un réflexe normal 🙂

  18. En processus actuel seule la soudure sans plomb est encore autorisée (RoHS) donc la soudure se fera à plus de 260°C.
    Par contre tout ce qui est CMS et surtout les connecteurs ont une fâcheuse tendance à arracher le circuit imprimé à la moindre sollicitation !
    Donc attention aux manipulations trop fréquentes 🙁 sans parler d’un crach aussi faible soit-il, mais pour 20E on peut en faire un stock 🙂 Côté GoPro c’est plus risqué 🙂

  19. Bonjour, je souhaiterais savoir si quelqu’un a essayé de brancher un osd sur ce transmetteur?
    Suffit il de mettre le Osd Out sur le file jaune Vidéo In ?

    Merci d avance pour vos retour;)

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