Le prix de ce micro hélicoptère – moins de 40 € – pourrait constituer un indice : ce serait donc un jouet à mettre entre (presque) toutes les mains, y compris celles des enfants ? Il suffit de l’essayer pour comprendre que cet appareil est différent des micros hélicoptères auxquels nous sommes habitués.
Tour du propriétaire
Léger puisqu’il ne pèse que 39 grammes, batterie incluse, il présente une structure faite d’une armature rigide en métal. Le cockpit avant affiche un look qui dépend des modèles et des distributeurs, avec une constante : il laisse visible la partie de l’armature où se trouve le rotor principal.Lequel actionne deux jeux de pales et un balancier.
La fixation de ces pales surprend au premier abord. Plutôt qu’une classique pale monobloc, chaque demi-pale est indépendante, fixée au rotor par un crochet mobile. Le résultat, c’est que les demi-pales semblent cassées au sortir de la boîte. Mais une fois le moteur en route, la force centrifuge solidifie le tout. Les pales et le balancier suffisent pour assurer la stabilité de l’appareil, ainsi que ses mouvements haut-bas et rotations droite-gauche. L’axe principal est terminé par un petit rotor, installé horizontalement. C’est lui qui permet d’avancer et de reculer.
Lumières !
Le modèle que nous avons testé arbore deux diodes à l’avant du cockpit, qui clignotent pendant le vol. Un effet disco dont on se passerait volontiers. La recharge de la batterie s’effectue sur le côté gauche de la structure. La prise (femelle) est facilement accessible, sans besoin d’ouvrir une trappe, mais y enficher la prise femelle requiert un peu de doigté. La recharge est assurée par un câble intégré à la télécommande (qui tire son énergie de 6 piles AA, soit environ 10 € pour des modèles alcaline). Bonne nouvelle : un câble USB est fourni avec le Micro Twister.

Plus besoin de vider les piles de la télécommande, l'appareil est livré avec un câble USB qui assure la recharge de la batterie
Ce qui signifie que vous pouvez charger l’appareil en le branchant à un port USB de votre micro ordinateur, ou à un chargeur USB comme celui des iPhone par exemple. Le temps de charge avec la télécommande est de 49 minutes. Comptez 40 minutes avec un port USB de PC. L’interrupteur de l’hélicoptère est situé juste sous la prise de recharge. Il n’est d’ailleurs accessible qu’une fois le câble débranché. Une diode intégrée dans le câble indique si la charge est en cours (allumées) ou si elle est terminée (éteinte).
Alors, cette télécommande ?

La télécommande affiche un look qui n'aurait pas dépareillé dans un épisode de la série Bioman. Bref, on aurait préféré un look plus sobre.
Comment souvent, elle est volumineuse, et pèse assez lourd avec ses 6 piles AA. Son design futuristo-comique est souligné par un ensemble de diodes qui s’allume en cercle lorsque vous mettez les gaz. La manette de gauche permet de contrôler la hauteur en accélérant le rotor. Plus intéressant : la manette de droite est multidirectionnelle : elle autorise la marche avant, arrière, la rotation à droite et à gauche. Et de cumuler ces différentes opérations pour, par exemple, monter en avançant en virage à droite.
Le Micro Twister fait donc partie des rares micros hélicoptères 3 axes. Deux molettes de trim permettent d’affiner le réglage des joysticks. Voilà qui suffit à sortir ce micro hélicoptère d’une catégorie « jouet », pour devenir un appareil destiné aux amateurs de radio-modélisme. Pourtant, même si vous n’êtes pas spécialiste du genre, ne tournez pas le dos au Micro Twister…
Premier vol
Mettre les gaz doucement permet à l’appareil de décoller… et se mettre tout seul en position stationnaire. Car même sans régler les trims, le Micro Twister reste en place, affichant une stabilité exemplaire. Ces premières secondes, c’est bon signe, sont révélatrices d’un pilotage très agréable. La clé de ce vol stationnaire réussi réside dans un gyroscope intégré (du constructeur J-Perkins) dans le Micro Twister.
L’appareil réagit au quart de tour aux sollicitations de la télécommande, mais les mouvements sont assez lents. N’espérez pas vous lancer dans des acrobaties, le pilotage du Micro Twister s’effectue tout en douceur. Les 3 axes de la télécommandes permettent de choisir exactement où vous voulez aller. Oubliez le vol erratique des modèles Picooz d’entrée de gamme, vous détenez réellement le contrôle de ce micro hélicoptère. Nous nous sommes essayés avec bonheur à des atterrissages de précision, au sommet d’une boîte à chaussures placée à la verticale, par exemple.
La télécommande infrarouge permet de choisir une fréquence parmi trois, ce qui assure des vols à trois appareils. Dans la pratique, nous avons expérimenté des interférences pendant des vols à plusieurs. Par ailleurs, l’infrarouge porte à quelques mètres seulement. N’allez pas trop loin. Et surtout, évitez de perdre l’appareil de vue, derrière un poteau ou une porte : la télécommande ne contrôle plus l’appareil, qui est livré à lui-même. La chute est inévitable. Pire, les rotors continuent à tourner, même à terre… Et là, c’est le drame !
Une mauvaise chute peut se révéler catastrophique pour le Micro Twister. Malgré sa structure en aluminium, il est très fragile. Vraiment très fragile ! Le rotor arrière est le premier à souffrir, le constructeur en fournit d’ailleurs un de rechange dans la boîte, accompagné par un micro tournevis (nécessaire pour changer les pales) et un rotor arrière. Les pales et le rotor principal supportent mal les chocs. Là encore, un jeu de pales supplémentaires se trouve dans la boîte.
La fragilité constitue donc le principal défaut du Micro Twister. L’autonomie en vol n’est pas excellente – comptez sur des séances de 3 minutes et 30 secondes environ – mais suffisante pour bien s’amuser. La molette de trim droite contrôle la rotation et fonctionne bien. En revanche, celle de gauche semble bloquée, tourne avec difficulté pour un résultat inexistant. Bizarre. Dernier point, qui ne concerne que les pilotes expérimentés : l’appareil ne permet pas le déplacement latéral. Si vous êtes un pilote débutant, vous ne vous apercevrez mêle pas de cet oubli.
Alors, il faut acheter ?
La réponse est Oui, sans hésitation. Pour moins de 40 € (et même bien moins sur certains sites), ce micro hélicoptère d’intérieur est tout simplement étonnant. Sa stabilité et sa maniabilité assurent un plaisir de vol intense. Les obstacles de votre intérieur deviennent autant d’occasions de faire preuve de votre habilité au pilotage. Le Micro Twister n’est pas à mettre entre toutes les mains : il requiert du doigté, de la souplesse. Bref, voilà un appareil idéal pour s’initier au pilotage d’un hélicoptère. Et se faire plaisir !
Ce qu’il faut savoir
- Le Micro Twister est prévu pour des vols en intérieur
- Il se charge via la télécommande ou en USB, pendant environ 45 minutes pour une autonomie de 3 à 4 minutes en vol
- La télécommande, de technologie infrarouge, offre 3 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche)
Les plus
- La stabilité
- La maniabilité
- Le prix
- Le plaisir de pilotage sans nécessiter une expérience préalable
Les moins
- La fragilité
- La télécommande infrarouge
- L’autonomie
- Le temps de charge
Points de détail
- Les atterrissages de précision doivent tenir compte du souffle des pales sur le sol, tellement ce micro hélicoptère est léger
- La charge en USB est possible avec un câble fourni dans la boîte
- Un jeu de 2 demi-pales est fourni dans la boîte, ainsi qu’un mini tournevis cruciforme. Il sert à changer les pales, mais permet aussi d’ouvrir le compartiment des piles de la télécommande (non fournies). Un rotor arrière supplémentaire est aussi fourni.
- Le Micro Twister fonctionne en intérieur, mais il est emporté par le moindre souffle de vent.
- Le vol à 3 hélicoptères simultanément est possible, mais des interférences gâchent le pilotage.
- Il existe une version rose de l’appareil, sans doute destinée à séduire la gente féminine. On peut y croire… Cette version est disponible ici, par exemple.
- Avec une pleine charge, le Micro Twister est 100 % opérationnel pendant 3 minutes et 30 secondes. Ensuite, il peine monter tout en restant manœuvrable. Au bout de 5 minutes, il reste cloué au sol bien que le rotor tourne toujours. Après 5 minutes et 30 secondes, il ne bouge plus du tout. C’est parti pour une longue recharge de la batterie avant le prochain vol.
- Pour activer l’hélicoptère par rapport à sa télécommande, il faut pousser les gaz à fond, les couper et les pousser à nouveau.
Micro Twister
Le prix de ce micro hélicoptère – moins de 40 € – pourrait constituer un indice : ce serait donc un jouet à mettre entre (presque) toutes les mains, y compris des enfants ? Il suffit de le prendre en main pour comprendre que cet appareil est différent des micros hélicoptères auxquels nous sommes habitués.
Tour du propriétaire
Léger puisqu’il ne pèse que 95 grammes, batterie incluse, il présente une structure faite d’une armature rigide en métal. Le cockpit avant affiche un look qui dépend des modèles et des distributeurs, avec une constante : il laisse visible la partie de l’armature où se trouve le rotor principal. Lequel actionne deux jeux de pales et un balancier. La fixation de ces pales surprend au premier abord. Plutôt qu’une classique pale monobloc, chaque demi-pale est indépendante, fixée au rotor par un crochet mobile. Le résultat, c’est que les demi-pales semblent cassées au sortir de la boîte. Mais une fois le moteur en route, la force centrifuge solidifie le tout. Les pales et le balancier suffisent pour assurer la stabilité de l’appareil, ainsi que ses mouvements haut-bas et glissement droite-gauche. L’axe principal est terminé par un petit rotor, installé horizontalement. C’est lui qui permet d’avancer et de reculer. Le modèle que nous avons testé arbore deux diodes à l’avant du cockpit, qui clignotent pendant le vol. Un effet disco dont on se passerait volontiers. La recharge de la batterie s’effectue sur le côté gauche de la structure. La prise (femelle) est facilement accessible, sans besoin d’ouvrir une trappe, mais y enficher la prise femelle requiert un peu de doigté. La recharge est assurée par un câble intégré à la télécommande (qui tire son énergie de 6 piles AA, soit environ 10 € pour des modèles alcaline). Bonne nouvelle : un câble USB est fourni avec le Micro Twister. Ce qui signifie que vous pouvez charger l’appareil en le branchant à un port USB de votre micro ordinateur, ou à un chargeur USB comme celui des iPhone par exemple. Le temps de charge avec la télécommande est de XXX minutes. Comptez XXX minutes avec un port USB de PC. L’interrupteur de l’hélicoptère est situé juste sous la prise de recharge. Il n’est d’ailleurs accessible qu’une fois le câble débranché.
La télécommande
Comment souvent, elle est volumineuse, et pèse assez lourd (XXX grammes avec ses XXX piles). Son design futuristo-comique est souligné par un ensemble de diodes qui s’allume en cercle lorsque vous mettez les gaz. La manette de gauche permet de contrôler la hauteur en accélérant le rotor. Plus intéressant : la manette de droite est multidirectionnelle : elle autorise la marche avant, arrière, la rotation à droite et à gauche. Et de cumuler ces différentes opérations pour, par exemple, monter en avançant en virage à droite. Le Micro Twister fait donc partie des rares micros hélicoptères 3 axes. Deux molettes de trim permettent d’affiner le réglage des joysticks. Voilà qui suffit à sortir ce micro hélicoptère d’une catégorie « jouet », pour devenir un appareil destiné aux amateurs de radio-modélisme. Pourtant, même si vous n’êtes pas spécialiste du genre, ne tournez pas le dos au Micro Twister…
Premier vol
Mettre les gaz doucement permet à l’appareil de décoller… et se mettre tout seul en position stationnaire. Car même sans régler les trims, le Micro Twister reste en place, affichant une stabilité exemplaire. Ces premières secondes, c’est bon signe, sont révélatrices d’un pilotage très agréable. La clé de ce vol stationnaire réussi réside dans un gyroscope intégré (du constructeur J-Perkins) dans le Micro Twister. L’appareil réagit au quart de tour aux sollicitations de la télécommande, mais les mouvements sont assez lents. N’espérez pas vous lancer dans des acrobaties, le pilotage du Micro Twister est tout en douceur. Les 3 axes de la télécommandes permettent de choisir exactement où vous voulez aller. Oubliez le vol erratique des modèles Picooz d’entrée de gamme, vous détenez réellement le contrôle de ce micro hélicoptère. Nous nous sommes essayés avec bonheur à des atterrissages de précision, au sommet d’une boîte à chaussures placée à la verticale, par exemple. La télécommande infrarouge permet de choisir une fréquence parmi trois, ce qui assure des vols à trois appareils. Dans la pratique, nous avons expérimenté des interférences pendant des vols à plusieurs. Par ailleurs, l’infrarouge porte à quelques mètres seulement. N’allez pas trop loin. Et surtout, évitez de perdre l’appareil de vue, derrière un poteau ou une porte : la télécommande ne contrôle plus l’appareil, qui est livré à lui-même. La chute est inévitable. Pire, les rotors continuent à tourner, même à terre… Et là, c’est le drame !
Les défauts !
Car une mauvaise chute peut se révéler catastrophique pour le Micro Twister. Malgré sa structure en aluminium, il est très fragile. Vraiment très fragile ! Le rotor arrière est le premier à souffrir, le constructeur en fournit d’ailleurs un de rechange dans la boîte. Les pales et le rotor principal supportent mal les chocs. Là encore, un jeu de pales supplémentaires se trouve dans la boîte. La fragilité constitue donc le principal défaut du Micro Twister. L’autonomie en vol n’est pas excellente – comptez sur des séances de XXX minutes environ – mais suffisante pour bien s’amuser. La molette de trim droite contrôle la rotation et fonctionne bien. En revanche, celle de gauche semble bloquée, tourne avec difficulté pour un résultat inexistant. Bizarre.
Alors, il faut acheter ?
La réponse est Oui, sans hésitation. Pour moins de 40 €, ce micro hélicoptère d’intérieur est tout simplement étonnant. Sa stabilité et sa maniabilité assurent un plaisir de vol intense. Les obstacles de votre intérieur deviennent autant d’occasions de faire preuve de votre habilité au pilotage. Le Micro Twister n’est pas à mettre entre toutes les mains : il requiert du doigté, de la souplesse. Bref, voilà un appareil idéal pour s’initier au pilotage d’un hélicoptère. Et se faire plaisir !
Ce qu’il faut savoir
Prévu pour des vols en intérieur
Charge via la télécommande ou en USB
Autonomie de XXX minutes en vol
Temps de charge de XXX minutes
Fonctionne en 3 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche)
Télécommande infrarouge
Les plus
La stabilité
La maniabilité
Le prix
Les moins
La fragilité
La télécommande infrarouge
L’autonomie
Points de détail
Les atterrissages de précision doivent tenir compte du souffle des pales sur le sol, tellement ce micro hélicoptère est léger
La charge en USB est possible avec un câble fourni dans la boîte
Un jeu de 2 demi-pales est fourni dans la boîte, ainsi qu’un mini tournevis cruciforme. Il sert à changer les pales, mais permet aussi d’ouvrir le compartiment des piles de la télécommande (non fournies). Un rotor arrière supplémentaire est aussi fourni.
Le Micro Twister fonctionne en intérieur, mais il est emporté par le moindre souffle de vent
Le vol à 3 hélicoptères simultanément est possible, mais des interférences gâchent le pilotage.









