Archive for the ‘Essais’ Category

sh7 1 400 SH C7 Spy HelicopterFilmer depuis un micro hélicoptère ? N’allez pas penser à mal, il ne s’agit pas de favoriser le voyeurisme, mais tout simplement de s’amuser à être à la place du pilote. C’est chose possible avec le C7 Spy Helicopter.

Ce micro hélicoptère, au premier coup d’œil, ressemble à tous les autres appareils d’entrée de gamme, avec un birotor, qui ont inondé le marché ces dernières années. SH ? Il s’agit de San Lian Huan Toys Factory, l’une de ces nombreuses sociétés qui produisent des micro hélicoptères à prix léger destinés à alimenter les rayons jouets de nos magasins. L’hélicoptère, nous l’avons vu en préambule, se distingue de ses concurrents en embarquant une caméra. Pour qu’il soit capable de filmer dans de bonnes conditions, il faut impérativement que l’appareil soit correctement stabilisé pour éviter les vibrations parasites, et que la caméra offre une qualité suffisante pour être réactive.

Le tour du propriétaire

sh7 2 400 SH C7 Spy HelicopterLe C7 Spy Helicopter (parfois référencé sous l’appellation SH6030-K) est un appareil de type birotor, c’est-à-dire qu’il s’appuie sur deux rotors qui tournent en sens contraire pour assurer le vol. Ils sont accompagnés par une barre de Bell qui stabilise l’ensemble. Le birotor permet offre deux voies : monter et descendre, tourner à droite et à gauche. Pour ajouter une troisième voie, celle qui permet d’avancer et reculer, SH a ajouté une hélice de queue. Placée à l’horizontale, elle ne fait pas office d’anticouple (le birotor permet de s’en affranchir), mais soulève l’arrière pour avancer, ou le repousse vers le bas pour reculer. La batterie est intégrée dans l’hélicoptère, elle n’est pas prévue pour être retirée. La charge s’appuie sur un connecteur situé sous l’appareil. SH fournit deux outils pour recharger, c’est vous qui choisissez. Tout d’abord un câble de type USB, que vous branchez sur votre PC, Mac, ou tout autre connecteur USB. La durée de la charge est de 36 minutes environ. C’est assez long. sh7 3 400 SH C7 Spy HelicopterL’autre outil est un câble caché par une trappe à l’avant de la télécommande. Le temps de charge est bien plus satisfaisant, puisqu’il ne dépasse pas 20 minutes ! Avantage, donc, à la recharge via la télécommande : elle est plus rapide, et elle fonctionne même si vous n’êtes pas à proximité d’un appareil électronique. Inconvénient ? Les piles de la télécommande sont plus vite à plat. Pensez à utiliser des piles rechargeables plutôt que des alcalines classiques ! La télécommande est de type infrarouge, présentée en mode 2 (gaz à gauche). Rien n’est prévu pour la passer en mode 1, mais vous pouvez l’ouvrir pour la bidouiller. Elle comporte deux molettes de trims, mais seule celle de droite fonctionne : elle permet d’affiner la rotation gauche – droite. L’autre est sans effet. Deux autres boutons sont visibles sur la façade avant : celui de gauche est factice, mais celui de droite permet de piloter la vidéo embarquée. L’ergonomie brille par sa simplicité : une pression lance l’enregistrement, une autre le stoppe. Il faut au préalable avoir glissé la carte mémoire, de format microSD, dans la trappe à l’arrière de l’appareil. SH en fournit une de 1 Go, ce qui représente environ 1h50 de vidéo. Pas mal, d’autant que vous pouvez la remplacer par votre propre carte. Nous avons utilisé avec succès un modèle de 8 Go. Lorsque l’hélicoptère est allumé, mais sans carte, l’arrière de l’appareil montre une diode rouge et une diode verte. Une fois la carte insérée, la diode verte s’éteint. Lorsque vous lancez l’enregistrement, la diode rouge se met à clignoter.

Premier vol

L’expérience du premier vol, la qualité des vidéos, la stabilité de l’hélicoptère, les défauts constatés, tout cela, vous le trouverez dans l’intégralité du test qui figure au sommaire du prochain numéro de Helicomicro, le magazine pour tablettes ! Ne le manquez pas…

fred on janvier - 16 - 2012
categories: Essais

C’est à l’occasion du CES de Las Vegas que nos amis de Parrot ont dévoilé la version 2.0 de l’A.R Drone.

ARDrone 2 Indoor Mode Left View 300x179 Parrot A.R Drone 2.0: il arrive... enfin bientôt [maj avec vidéos]Tout comme son prédécesseur il se pilote (hélas) uniquement via un iBibule ou sous un appareil Android « Crèpe au beurre salé » . Outre le look résolument anguleux et moderne qui devrait participer aux qualités de vol que l’on espère améliorés, la caméra embarqué offre désormais une résolution en 720P (1280×720) avec toujours la reconnaissance de forme ou de couleurs pré-programmées.

Coté électronique le 2.0 se démarque clairement, il est désormais équipé d’un magnétomètre (une boussole électronique), de capteurs: de pression

ARDrone 2 Outdoor Mode 300x161 Parrot A.R Drone 2.0: il arrive... enfin bientôt [maj avec vidéos]

barométrique servant à mesurer l’altitude, vitesse, et lieu (sous entendant un GPS mais cela n’est pas clairement dit). Je ne jouerai pas ma chemise au poker à se sujet mais il y a fort à parier que Parrot à franchi une étape supplémentaire qui devrait balayer les reproches que l’on pouvait légitimement faire au Drone 1.0. Les hélices sont également nouvelles.

L’enregistrement et le partage des vidéos, des infos de vol ( altitude, vitesse, lieu) est également au programme de l’AR FreeFlight 2.0 qui sera disponible au lancement; en revanche pour le moment rien ne dit si la mise à jour dotera la version actuelle de nouvelles fonctionnalités.

La batterie est donc identique au précédent modèle, mais le montage des nouveaux moteurs sur roulement devarait améliorer sensiblement les performance et l’autonomie en vol.

MàJ:

Fiche technique:

Caméra 720P 30 fps, H264, photo Jpeg, mode travelling, pane Crane prédéfinit, et mode auto pilote pour enregistrement.

Assistance électronique: Processeur ARM cortex A8 1 GHz avec puce vidéo DSP 800MHz TMS 320DMC64 X; Noyau Linux 2.6.32, 1 Go DDR2 à 200Mhz, USB 2.0 pour les extensions, WiFi b, g, n; Gyroscope 3 Axes, Accéléromètre 3 Axes, +/- 50mg de précision, Magnétomètre 6°, capteur de pression baromètrique +/- 10Pa (80cm au niveau de la mer), capteurs ultrason pour la mesure d’altitude, caméra vertical à 60 FPS QVGA pour la mesure de vitesse au sol.

Fuselage: fibre de carbone, Plastic fibré, EPP, Mousse isolante

Moteurs: 4 Moteur Brushless in runner, 14,5 Watt, monté sur roulements, réducteurs 1/8.75, controleur 8MIPS, batterie 3S 1000Mha

Nous mettrons à jour cette news avec les informations qui nous parviendrons dans la journée. Le prix restera inchangé soit 300€ il devrait être disponible au deuxième trimestre 2012.

MàJ 2: Photo en direct du CES de Las Vegas (©Driss2012)

En attendant voici toutes les vidéo de présentation de l’engin.






laurent on janvier - 9 - 2012
categories: Bientôt !, news

Le Blade mSR est l’un des meilleurs micro hélicoptères monorotor, simple à piloter, mais tout de même nerveux. Voilà que Horizon Hobby lui donne déjà un successeur, le mSR X. En version flybarless, c’est-à-dire dépourvu de barre de Bell. Faut-il craquer ?

Se faire un film ?

Chez Horizon Hobby, la tendance est au X ! Il n’est évidemment pas question de films interdits aux mineurs, mais d’une lettre qui signifie l’emploi d’une technologie appelée AS3X. Qui est l’acronyme de « Artificial Stabilization 3 aXis ». Pour simplifier les explications, l’AS3X exploite les données fournies par des micro capteurs pour assurer la stabilité et des mouvements fluides. Horizon Hobby présente l’AS3X comme une nouveauté du Blade mSR X, du modèle de voltige Blade 450 X, de l’objet bizarre UMX Hyper Taxi, du biplan UMX Beast 3D et de la bête de course UMX Gee Bee R2. msrx400A Horizon Hobby Blade mSR XPourtant, cette technologie était déjà présente dans le Blade mCP X que vous avez peut-être découvert dans le précédent numéro de Helico Micro. C’est elle qui permettait à cet appareil d’être stable malgré l’absence de barre de Bell. L’expérience est renouvelée avec le Blade mSR X. Car si le Blade mSR s’appuyait sur un gyroscope et une barre de Bell pour assurer sa stabilité, le Blade mSR X est flybarless (littéralement « sans barre de Bell »). Que se passerait-il si l’AS3X était absent ? Le pilotage serait sans doute bien plus difficile, les vols stationnaires difficiles à réaliser et les figures de voltige trop complexes à tenter.

Le tour du propriétaire

La silhouette du Blade mSR X est semblable à celle de son prédécesseur. Au premier regard, du moins. Car outre la canopy rouge, les pales de son rotor principal sont beaucoup plus fines. Le tube de queue et son rotor son inchangés, sauf l’arrière du moteur d’anticouple. Il est maintenant placé dans une gangue de plastique qui permet de protéger les fils électriques. Pas besoin d’ôter le canopy pour s’apercevoir que la carte mère est plus longue que sur le précédent modèle – il y a plus d’électronique à loger ! Plutôt que présentée de face, cette carte mère est donc maintenant disposée sur la longueur. Cela ne change rien du côté du pilote.

msrx400B Horizon Hobby Blade mSR XAvant de décoller…

Nous avons testé la version BNF du Blade mSR X, c’est-à-dire livrée sans radiocommande ni batterie. Nous avons choisi d’utiliser une Spektrum DX5e en 2,4 GHz, et des batteries de 3,7V 120 mAh 14C (celles conseillées par Horizon Hobby sont des 3,7V 150 mAh 14C). Ces batteries sont un peu trop faibles pour cet hélicoptère – il y a avait pénurie sur les sites d’achat en ligne lors de nos tests. L’autonomie est donc tout naturellement réduite : elle ne dépasse pas 5 minutes et 10 secondes. Nous pouvons supposer qu’elle atteint 6 minutes avec les batteries conseillées par le constructeur. La diode bleue fixe que l’on voit à travers le canopy clignote lorsque la batterie est faible. Dans notre cas, l’avertissement arrive un peu tard : lorsqu’elle clignote, le moteur ralentit déjà et l’hélicoptère entame une rapide descente. Impossible d’espérer voler quelques secondes de plus, le mSR X se pose là où il se trouve ! L’apparaige de l’hélicoptère avec la radiocommande ne prend que quelques secondes. Il est facile, bien plus que celui du mCP X qui requiert plusieurs manipulations.

Premier vol

Vous le savez sans doute maintenant, nous avons placé tous nos effort dans un magazine disponible pour tablettes, iPad et Android. La lecture n’a plus grand chose à voir avec les magazines papier que vous connaissez, tous les articles sont enrichis avec des images supplémentaires, des descriptions, des vidéos, des animations. Bref, de quoi y passer des heures. Et Helico Micro ne coûte que 2,99 € ! Le tout se trouve ici. Vous l’aurez compris, la suite de cet article se trouve sur le prochain numéro d’Helico Micro version tablettes, disponible très bientôt !

Vous n’avez pas de tablette ? Il est temps d’adresser de sérieuses réclamations au Père Noël !

fred on janvier - 4 - 2012
categories: Essais

Img 0309 400 Graupner micro lightCe petit hélicoptère est destiné aux pilotes débutants : il ne requiert presque aucune connaissance en modèles réduits. Le parfait appareil pour s’initier au radio-modélisme ?

L’aspect extérieur ne laisse aucun doute, ce micro-hélicoptère privilégie les fonctionnalités au détriment du look. Malgré une bulle qui reproduit l’allure du Hughes/Schweizer S-300, il laisse apparents presque tous les composants mécaniques et électroniques. Ainsi la batterie est bien visible bien que placée sous l’appareil, et les couronnes des deux moteurs ne sont pas protégées. Pas plus que les moteurs eux-mêmes. Plus étonnant, les composants électroniques sont eux-aussi à l’air libre.

Tour du propriétaire

Dsc 0097 400 Graupner micro lightCet appareil est condamné à voler en intérieur. Il ne s’accommode pas de la pluie, ni même de la rosée dans l’herbe, cela risquerait d’endommager l’électronique et la mécanique. Une tige en métal constitue l’empennage, terminée par un rotor de queue. Lequel est uniquement présent pour des raisons d’esthétique, il n’a pas de fonction anticouple. D’ailleurs, il tourne dans le vide au gré du vent généré par le vol. L’appareil s’appuie sur deux rotors contre-rotatifs pour prendre les airs, la stabilité étant assurée par une barre de Bell et un gyroscope électronique. Dsc 0117 400 Graupner micro lightLe diamètre des pales est de 27 cm : c’est plus que pour la plupart des micro-hélicoptères, mais cela reste une taille parfaitement adaptée à des évolutions en intérieur. Nous l’avons vu, le look n’est pas le point fort du micro light, mais la qualité de conception de toutes les pièces, celles en métal comme celles faites de plastique, est remarquable. De là à affirmer que la solidité de l’appareil est à toute épreuve, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Les patins, par exemple, se déboîtent facilement, au risque de les perdre. Les pales semblent fragiles, surtout à leur base. Enfin, n’oublions pas que toutes les pièces électroniques et mécaniques sont apparentes, et par conséquent non protégées contre les chocs.

Préliminaires

Dsc 0129 400 Graupner micro lightLe micro light est fourni avec une radiocommande à la norme 2,4 GHz. Proposée en mode 2, elle peut assez facilement être modifiée pour passer en mode 1. Pratique ! L’emballage affiche la mention RTF, « Ready To Fly ». Ce qui signifie généralement que la boîte contient tous les éléments requis pour voler : l’hélico bien sûr, mais aussi sa batterie et sa radiocommande. C’est le cas du micro light, Graupner n’a pas menti. Mieux encore : la batterie est partiellement chargée, suffisamment en tous cas pour un petit vol de prise en mains, et des piles sont fournies pour équiper la radiocommande. Tout est là pour décoller sur le champ ! Pourtant, l’ouverture du boîtier arrière de la radio laisse apparaître un bloc destiné à accueillir 8 piles. Or Graupner n’en fournit que 4 ! Y aurait-il mesquinerie de la part du constructeur ? Pas du tout : le bloc n’a besoin que de 4 piles pour alimenter la radiocommande. Ouf. La batterie est de type Li-Po, 7,4V et 500 mAh. Un chargeur et son adaptateur secteur sont également fournis. Notez que la charge complète (avec une batterie presque vide) prend environ 1 heure et 5 minutes. Pour initier votre premier vol, allumez la radiocommande et vérifiez que les trims sont positionnés à mi-course. Placez la batterie sous le micro light, dans le panier réservé à cet usage. Un petit velcro permet d’éviter que la batterie ne sorte de son logement, en l’absence d’une trappe. Branchez la batterie à l’hélico (un détrompeur permet d’éviter les erreurs), les servos s’animent , deux diodes s’allument sur la carte-mère (rouge et verte), vous voilà prêt à décoller.

Premier vol

Dsc 0147 4001 Graupner micro lightPoussez les gaz : le micro light décolle rapidement et franchement, avec  une rotation sur lui-même assez affirmée. Le trim, sur l’appareil que nous avons testé, n’a pas permis de corriger cette rotation, il faut agir sur la manette directement et tout le temps. Pour le reste, le micro-hélicoptère est une merveille de stabilité, qui tient des vols stationnaires très facilement. C’est certain, il est parfaitement indiqué pour réaliser des figures imposées et surtout des atterrissages de précision. Le pilotage permet de gérer quatre voies. La rotation droite/ gauche est rapide (juste comme il faut, sans que l’appareil ne se transforme en toupie), l’avance et le recul sont plutôt efficaces pour un appareil birotor. La translation à droite et à gauche, en revanche, est assez lente. Ce sont les gaz, pour monter et descendre rapidement, qui surprennent le plus. Le micro light a la pêche, c’est le moins que l’on puisse dire. Il peut monter rapidement jusqu’à être perdu de vue. Attention à la descente : si les rotors ne tournent pas assez vite, l’appareil risque d’être déséquilibré au point de chavirer et de chuter sans espoir d’être rattrapé. Dsc 0118 400 Graupner micro lightLa puissance nous a semblé suffisante pour embarquer une caméra. Nous avons choisi pour cela de l’équiper avec une Evo Color de Camsports, fixée sous la batterie avec un peu de scotch. Le résultat est bluffant : non seulement le micro light décolle et maintient son vol avec cette charge supplémentaire (la caméra pèse 34 grammes), mais il vibre très peu. Au final, l’image est d’une qualité exceptionnelle – et totalement inespérée de la part d’un appareil aussi petit. Notez que le vol est écourté : les moteurs fatiguent vite, il ne faut pas espérer voler plus de 3 minutes avec une caméra. Quelle est l’autonomie en vol normal, sans charge supplémentaire ? Elle atteint presque 15 minutes, une durée exceptionnelle qui surpasse celle des appareils concurrents. Un très bon point, d’autant plus que la batterie est amovible : vous pouvez en acquérir une ou plusieurs autres pour voler encore plus longtemps. Notez que la diode verte clignote lorsque la batterie est en fin de charge. Vous avez le temps de vous poser, mais ne traînez pas trop…

Les défauts

Ce micro light de Graupner serait-il donc un appareil parfait ? Pas exactement. Les deux moteurs qui contrôlent les rotors sont puissants, nous l’avons vu. Mais il y a une contrepartie à cela : ils chauffent beaucoup, et ce malgré le radiateur à dissipation thermique dans lequel ils sont enfermés. Dsc 0102 400 Graupner micro lightChaud comment ? Chaud à tel point que vous ne pouvez plus les toucher après 3 à 4 minutes de vol ! D’ailleurs, ils perdent un peu de leur pêche au-delà de ces 4 minutes. La prudence nous a conduit à observer des pauses régulières pour laisser les moteurs se refroidir, mieux vaut ne pas tenter le diable. Certaines biellettes, celles du rotor inférieur, sautent facilement en cas de choc. Trop sans doute, leur fixation aux têtes rondes est un peu lâche. Le risque, c’est de perdre ces biellettes qui mesurent un centimètre à peine. A la maison, on les retrouve tôt ou tard sous le canapé ou entre les lattes du parquet. Mais dans l’herbe, c’est mission impossible. Une raison de plus pour éviter de voler en extérieur. La boîte du micro light indique très clairement que l’appareil est « indoor », c’est-à-dire prévu pour être utilisé en intérieur. Vous pouvez bien sûr évoluer à l’extérieur, mais sachez que le vent est un souci pour ce micro-hélicoptère qui, au mieux aura du mal à avancer, au pire sera déséquilibré.

Alors, faut-il l’acheter ?

Dsc 0112 400 Graupner micro lightLe micro light est idéal pour une première prise en main d’un hélicoptère à 4 voies, les débutants peuvent lui faire confiance pour leurs premiers vols (et les suivants). Il se révèle d’une rare précision qui permet de se mesurer avec des amis sur des parcours, ou pour s’entraîner à des atterrissages au millimètre. Cette qualité est susceptible de séduire les pilotes plus expérimentés, qui peuvent aussi profiter de la puissance de l’appareil. Equipé d’une mini caméra, il peut se faufiler partout ! Son autonomie, enfin, est excellente… La réponse est donc, sans aucune hésitation : oui ! Son prix est raisonnable : env. 100 €.

Le micro light sur le site web de Graupner.

Les plus

  • La puissance
  • La précision
  • L’autonomie
  • Fonctionne dès sa sortie de la boîte

Les moins

  • Le look
  • Les pièces apparentes
  • La fragilité des pales

Fiche technique

  • 4471 micro light 005 400 Graupner micro lightDiamètre des rotors de 27 cm
  • Longueur (hors pales) de 25 cm, largeur (hors pales) de 6,5 cm
  • Hauteur de 16 cm
  • Poids de 120 grammes
  • Autonomie de 15 minutes
  • Recharge en 1 heure et 5 minutes
  • Birotor, avec une barre de Bell et un gyroscope
  • Fonctionne en 4 voies (haut / bas, rotation droite / gauche, avance / recul, translation droite / gauche)
  • Batterie Li-Po de 7,4V 500 mAh
  • Fourni avec 4 piles pour la radiocommande
  • Livré avec 4 pales de rechange et deux patins d’atterrissage

La vidéo


fred on avril - 12 - 2011
categories: Essais

Dsc 0193 400 Silverlit V Jet Full TiltHybride à la fois hélicoptère et avion, cet étrange appareil est commercialisé depuis plusieurs années déjà par le pionnier Silverlit. C’est un jouet, car c’est la spécialité de la marque. Uniquement cela ? 

Le V-Jet Full Tilt reprend le principe du V-22 Osprey de Boeing : ses deux rotors peuvent être à la verticale pour un comportement de type hélicoptère, ou passés à l’horizontale, l’appareil évoluant alors comme un avion. Après le Harrier du constructeur britannique Hawker-Siddeley, ce V-22 de Boeing est sans doute le plus connu des VTOL. Pardon ? VTOL est un acronyme qui signifie en anglais Vertical Take Off and Landing. Que nous traduisons de manière simple par décollage et atterrissage verticaux. 

Tour du propriétaire

Dsc 0155 400 Silverlit V Jet Full Tilt

Les roues du train d'atterrissage sont inversées ! Ce n'est pas une erreur : il est plus facile de décoller ainsi !

curtiss x100 10 Silverlit V Jet Full TiltPourtant, le V-Jet Full Tilt est inspiré d’un engin moins célèbre, le X-100 de Curtiss-Wright réalisé à la fin des années 50 (à voir ici). Le vol stationnaire était correct tant que l’appareil profitait de l’effet de sol (en dessous de 4 mètres), très instable au-delà. La procédure qui consistait à abaisser les rotors pour les amener dans une position horizontale était très complexe. Mais une fois le X-100 à une vitesse de 100 km/h environ, il devenait vraiment contrôlable. Sa vitesse de vol était de 290 km/h. Nous le verrons, l’analogie entre le X-100 et le V-Jet Full Tilt n’est pas que visuelle : le comportement en vol est très semblable… Il est léger, et pour cela entièrement fabriqué en EPP (une sorte de polystyrène expansé). L’EPP est constitué à partir de billes de de polypropylène expansé, compressées et collées, donnant à la matière un aspect de peau de serpent. Silverlit a choisi tirer parti de cette particularité : regardez le cockpit à l’avant de l’appareil. La ressemblance avec une tête de serpent est frappante ! Un train d’atterrissage en fil de fer (double à l’avant, simple à l’arrière) est fourni avec l’appareil, qui peut ainsi théoriquement décoller en mode avion en roulant au sol. La propulsion est assurée par deux rotors à hélices sur charnière – elles se mettent automatiquement en place avec la force centrifuge. En l’absence de gyroscope, de petites barres de Bell sont destinées à assurer la stabilité en mode hélicoptère. 

Préliminaires

Dsc 0223 400 Silverlit V Jet Full TiltPas de télécommande infrarouge comme on en trouve avec les micro-hélicoptères commercialisés par Silverlit : c’est une vraie radiocommande sur la bande des 27 MHz qui est fournie. Indispensable puisque l’appareil en mode avion part loin, bien trop pour la courte portée de l’infrarouge (10 mètres au mieux). Un interrupteur permet de choisir l’une des deux fréquences proposées, ce qui permet de piloter deux V-Jet Full Tilt simultanément sans craindre les interférences. Il faut 8 piles AA (R6) pour alimenter la radiocommande, qui sert aussi à recharger la batterie de l’appareil. Un câble logé dans une trappe se déplie pour être fiché dans la prise de recharge sous le V-Jet Full Tilt. Regrettons que ce câble soit un peu court. Il faut compter 30 minutes pour une recharge complète. Dsc 0064 400 Silverlit V Jet Full TiltLa radiocommande, en mode 2 (gaz à gauche) se distingue de toutes les autres : le joystick de droite est prévu pour adopter deux positions. Vers le bas, l’appareil est en mode hélicoptère pour un vol stationnaire, rotos présentés vers le haut. Poussé vers le haut, les ailes basculent pour que les rotors passent à l’horizontale, c’est le mode avion. Deux molettes de trim permettent de corriger la direction et les gaz. Silverlit explique que le V-Jet Full Tilt offre 3 voies. Les gaz en sont une, la direction une autre. La troisième est le changement de position entre les modes hélicoptère et avion. Ne vous attendez pas à un contrôle de la direction par une dérive, ou de l’altitude avec un aileron de profondeur. Le contrôle de la direction est obtenu en augmentant la vitesse de rotation de l’un des deux rotors, le contrôle de l’altitude est piloté par la vitesse de rotation deux rotors simultanément. Ainsi, mis à part les deux rotors et leurs moteurs, on ne trouve aucune autre pièce mécanique sur le V-Jet Full Tilt. 

Premier vol

Dsc 0195 400 Silverlit V Jet Full TiltLa curiosité l’emporte : comment l’appareil vole-t-il en mode hélicoptère ? Posé au sol sur son train d’atterrissage, mettez les gaz. Première constatation : il faut y aller franco, sans faire dans la mesure. L’appareil monté lentement, avec hésitation, et part en glissade. Vous pouvez tenter de corriger le vol : vous y parvenez quelques secondes, mais généralement pas plus. Le V-Jet Full Tilt prend trop d’inclinaison et glisse jusqu’à retomber. N’espérez pas réussir de longs vols stationnaires en intérieur, vous ne tiendrez pas plus d’une dizaine de secondes, au mieux et avec de la chance. Passez aux choses sérieuses : les vols en mode avion. Pour cela, pas question de rester dans votre salon, il faut sortir. Ou disposer d’un espace intérieur de grande taille, un gymnase par exemple. Ne tentez pas le diable avec un premier vol de type VTOL (position hélico puis avion). Passez en mode avion en poussant la manette de droite vers le haut. Le mieux est de lancer le V-Jet Full Tilt à la main, après avoir mis les gaz à fond (et attendu deux secondes, car la puissance maximale n’est pas atteinte immédiatement). Dsc 0206 400 Silverlit V Jet Full TiltL’appareil plane un peu avant que les moteurs n’exercent leur traction. Le vol est étonnamment fluide, suffisamment rapide pour des sensations de vitesse, assez lent pour que vous le perdiez pas tout de suite de vue. Il faut doser les gaz pour éviter que l’appareil ne parte trop en montée (qui se solde invariablement par une descente assez rapide). Le V-Jet Full Tilt répond avec un peu de retard aux ordres de direction, il faut donc anticiper les éventuels obstacles. Les commandes, globalement, ne sont pas vraiment nerveuses, l’anticipation et la souplesse dans les ordres sont primordiales pour espérer rester en l’air. Mais avec un peu de pratique et de concentration, le V-Jet Full Tilt peut évoluer pendant plusieurs minutes. Mieux vaut piloter avec un vent nul ou très faible, mais sachez que l’appareil est capable de résister à de faibles bourrasques. Un atterrissage « propre », c’est-à-dire contrôlé et sur le train, est assez difficile à réaliser. Vous risquez fort de terminer les vols de manière peu catholique. Attention si l’un des deux éléments du train d’atterrissage vient à se déclipser : le retrouver dans de l’herbe est difficile… Dsc 0167 400 Silverlit V Jet Full TiltPour autant, ce train n’est pas indispensable. Vous pouvez essayer de décoller depuis le sol, sur une piste. C’est possible, c’est même très amusant, mais le lancer à la main est plus efficace. Vous pouvez donc retirer le train sans souci. La charnière des hélices permet de poser l’appareil sans risquer de les briser. Bien vu. Et le vol VTOL ? Vous pouvez décoller en mode hélicoptère et, rapidement, passer en mode avion avec la manette de la radiocommande. La manipulation est amusante, mais très aléatoire et s’apparente souvent à une cascade mi-réussie, mi-catastrophe. Notez que les parties les plus exposées du V-Jet Full Tilt sont protégées par un plastique transparent et solide. C’est le cas du nez, le plus sujets aux chocs violents. C’est aussi le cas de la partie juste avant l’empennage. La solidité est l’un des atouts de l’appareil : nous lui avons infligé des crashes – bien involontairement – violents, sans aucun dégât apparent. Soumis à un tel traitement, des modèles réduits de micro-hélicoptères ou d’avions auraient rendu l’âme. 

Les défauts

Dsc 0199 400 Silverlit V Jet Full TiltLa durée de vol est de 9 minutes environ. C’est assez long, mais la batterie intégrée et ne peut pas être retirée. Il faut donc patienter les 30 minutes nécessaires à la recharge. Dsc 0218 400 Silverlit V Jet Full TiltLa promesse de vol à la verticale est partiellement tenue : cela fonctionne, mais mal. Le V-Jet Full Tilt n’est donc pas un micro-hélicoptère de salon. A moins que vous ne soyez adepte du bowling d’intérieur. En mode avion, le pilotage est plutôt agréable. Même si les sensations ne sont pas celles d’un avion radiocommandé classique, ne serait-ce qu’en raison du manque de voies (de possibilités de contrôle), le plaisir est au rendez-vous ! Le décollage VTOL (mode hélicoptère puis avion) est très amusant mais souvent loupé. Souvenez-vous du comportement du X-100 de Curtiss-Wright évoqué en préambule : celui du V-Jet Full Tilt se révèle très similaire. Oubliez l’idée d’un atterrissage en mode VTOL (c’est-à-dire passer du mode avion au mode hélicoptère). Cela fonctionne, mais il faut cabrer au maximum l’appareil pour lui faire perdre de la vitesse. Quand bien même le passage en mode hélicoptère est réussi et réalisé à vitesse nulle, l’équilibre est perdu trop rapidement, l’appareil manque de pêche pour maintenir le vol stationnaire et le crash s’avère quasi inévitable. Notez que nous avons inversé les roues du train d’atterrissage, ceci pour améliorer le décollage. Les explications ? La double roue est normalement à l’arrière et la simple à l’avant. Dans cette configuration, l’appareil roule peu au sol et décolle vite, mais se trouve en limite de décrochage en mode avion. En inversant les routes, le V-Jet Full Tilt roule plus longtemps, il prend plus de vitesse et son vol est plus naturel. 

Alors, faut-il l’acheter ?

Img 0271 400 Silverlit V Jet Full TiltSi vous débutez avec des micro-hélicoptères et des avions radiocommandés, oui, sans hésiter. Le prix, 60 environ, est très raisonnable et l’appareil se révèle d’une solidité à l’épreuve de tous les essais et erreurs d’un apprentissage au pilotage. La question posée était « est-ce que le V-Jet Full Tilt est un jouet » ? Oui, mais il est suffisamment complexe à prendre en main pour qu’il constitue une première étape vers le modélisme radiocommandé !

Les plus

  • La radiocommande 27 MHz
  • Le vol en mode avion
  • L’autonomie en vol
  • Vole même avec du vent (faible)
  • La solidité
  • Le passage du mode hélico à avion

Les moins

  • Dsc 0056 400 Silverlit V Jet Full TiltLe vol en mode hélicoptère
  • Le temps de charge
  • La batterie intégrée
  • Le passage du mode avion à hélico difficile

La fiche technique

  • Longueur de 42 cm, hauteur de 14 cm (mode hélicoptère), largeur de 40 cm
  • Diamètre des rotors de 15,5 cm
  • Poids de 83 grammes
  • 2 rotors animés par 2 moteurs
  • Batterie Li-Po intégrée de 3,7V  350 mAh
  • Radio mode 2 (3 voies)
  • Fonctionne jusqu’à 100 mètres
  • Fourni avec un train complet (2 pièces) de rechange, 4 pales (2 hélices), 2 barres de Bell, des biellettes et des vis

La vidéo


fred on avril - 6 - 2011
categories: Essais

P1020799 Camsports Evo ColorFilmer depuis un appareil volant, c’est rêver un peu : on voit le monde « comme si on y était ». Faites-vous plaisir avec la caméra Evo Color !

Il existe de nombreuses caméras à embarquer sur un hélicoptère, mais leur poids et leur encombrement les réservaient à des appareils de grande taille, pas forcément très faciles à piloter. Avec l’Evo Color de Camsports, vous profitez de vidéos de qualité, même avec un hélicoptère de taille moyenne. Car cette caméra ne pèse pas plus de 34 grammes, avec sa batterie intégrée.

Tour du propriétaire

La caméra se présente sous la forme d’un tube, d’un encombrement proche de celui d’un stick de colle Uhu (oui, les bâtonnets jaunes à capuchon blanc). D’un côté se trouve l’objectif, accompagné nous allons le voir d’un pointeur laser. De l’autre, on trouve un bouchon vissé. Lequel, lorsqu’on le retire, dévoile une prise mini USB pour assurer la connexion avec un PC ou un Mac ainsi que la recharge de la batterie. Juste à côté, très discrets, figurent un trou correspondant au micro monophonique de la caméra et un autre trou destiné à réinitialiser l’appareil. Lorsque le bouchon est vissé à fond, il assure deux fonctions. La première permet à la caméra d’être placée sous l’eau, elle assure l’étanchéité du boîtier jusqu’à une profondeur de 10 mètres. Cela nous vous intéressera probablement pas pour des vols avec des micro hélicoptères – ou alors il y a de quoi s’inquiéter -, mais l’Evo Color pourra vous accompagner pendant des séances de plongée dans les calanques du sud de la France. P1020814 Camsports Evo ColorAutre avantage : qui peut le plus peut le moins. C’est-à-dire que, même si le temps est exécrable, la caméra peut filmer sous la pluie, en plein orage. Nous vous recommandons bien évidemment de vous abstenir de piloter lorsque la météo est mauvaise, sauf si vous vous sentez l’âme d’un Benjamin Franklin. La seconde fonction de ce bouchon étanche est l’atténuateur de bruit. Voilà qui est bien plus intéressant dans le cas de micro hélicoptères. En effet, la caméra se trouve à proximité des puissants moteurs de votre modèle réduit. Dont le son, perçu à quelques mètres, s’apparente à celui d’un moustique aux stéroïdes. A quelques centimètres à peine, en revanche, on se croirait en plein cyclone tropical. Avec le bouchon, la bande son des vidéos est étouffée, pour le plus grand bonheur de nos oreilles. L’objectif de la caméra capture la vidéo à un rythme de 25 images par seconde, dans une résolution de 736 x 480 pixels. Ce n’est pas de la Full HD (1920 x 1080), ni même de la HD Ready (1280 x 768), mais cela suffit pour produire des films de bonne qualité. L’objectif, qui plus est, est grand angle : il « voit » à 120°. Les vidéos sont enregistrées dans la mémoire interne, d’une capacité de 4 Go. Soit une durée d’enregistrement qui flirte avec les deux heures.

Préliminaires

La caméra est autonome : elle embarque sa propre batterie, non amovible, de technologie Lithium-Ion et d’une capacité de 480 mAh. Son autonomie est de deux heures environ (moins avec le laser activé) : cela correspond à peu près à la capacité d’enregistrement de l’appareil. Pour recharger la caméra, il suffit de la brancher au port USB d’un PC, d’un Mac, au chargeur secteur livré dans la boîte, ou même un chargeur d’appoint muni d’un connecteur USB. Une fois branchée, la caméra se place automatiquement en charge, une diode rouge s’allume pour en témoigner. Pour filmer dans de bonnes conditions, il est impératif de limiter, autant que possible, les inévitables vibrations auxquelles est soumise à la caméra. evo noir Camsports Evo ColorSur un quadricoptère UFO 5# de Walkera, pas de souci, l’absence de vibration nous a permis de fixer solidement la caméra avec un peu de scotch. Mais il a suffi que l’une des hélices soit endommagée pour l’appareil de Walkera contracte une mini tremblote et que les vidéos deviennent difficiles à regarder. Nous avons réalisé nos tests avec l’UFO 5#, qui est à la fois stable, facile à piloter. Il permet de placer la caméra au sommet de son dôme, l’hélice avant se trouve dans le champ de la caméra. Attention, cette position fragilise la stabilité de l’appareil : le centre de gravité est déplacé vers le haut. Autre solution : placer la caméra sous la trappe de la batterie, entre les patins. L’endroit est moins pratique puisque la hauteur de la caméra est supérieure à celle des patins. L’UFO 5# est bancal au décollage : il faut être prudent et bon pilote pour ne pas partir de travers. En revanche, la stabilité est bien meilleure puisque le centre de gravité est abaissé. Par ailleurs, l’hélice avant ne se trouve plus dans le champ de vision. Nous l’avons aussi placée sous un nano de Esky. Malgré la petite taille de cet appareil, il est capable de la porter… quelques secondes. Après quoi il descend, épuisé par l’effort. Trois courtes envolées avec la Camsports Evo Color mettent la batterie du nano sur les genoux. Un Blade 120 SR de E-Flite peut également la porter, mais les vibrations sont un peu fortes pour espérer une vidéo d’une qualité correcte.

Premier vol

L’interface de contrôle de l’Evo Color brille par sa simplicité : tout est piloté depuis un seul et unique bouton ! Voilà qui contraste avec les multiples boutons de caméras concurrentes, de quoi être perdu, même avec la documentation sous les yeux et un écran LCD à la rescousse. L’Evo Color, elle, se passe d’écran ! Lorsque vous appuyez sur le bouton, elle allume le laser rouge, faite clignoter la diode en bleu, signe que l’enregistrement est en cours. Une pression longue coupe l’enregistrement : le laser clignote trois fois et les diodes s’éteignent. A chaque lancement de nouvelle vidéo, la caméra produit un nouveau fichier. camsports evocolor 3d Camsports Evo ColorMais alors, ce laser dont il est question ? C’est l’une des particularités de cette caméra, qui la distingue de la concurrence. Elle embarque en effet un laser rouge de type C2, qui s’allume automatique lorsque vous lancez un enregistrement vidéo, et s’éteint au bout de 10 secondes. A quoi ça sert ? Le laser produit un point rouge, comme celui des fusils de précision, qui permet de savoir exactement où pointe la caméra : l’image est centrée sur ce point. Dans le cas des micro hélicoptères, le laser permet aussi de contrôler les vibrations. Si le point est fixe, la caméra vibre peu. Mais si elle dessine des cercles ou, pire, des figures désordonnées, les vibrations sont trop fortes et indiquent que la qualité de vidéos sera médiocre. Nous l’avons vu, le laser s’éteint tout seul au bout de 10 secondes. Mais il suffit d’une courte pression sur le bouton unique pour le rallumer. Ce laser, qui semble un gadget sans grand intérêt, se révèle à l’usage très pratique pour surveiller l’enregistrement des vidéos. Une fois revenu devant votre PC ou votre Mac, connectez la caméra à un port USB à l’aide du câble fourni, attendez quelques secondes : le contenu devrait être affiché à l’écran. P1020805 Camsports Evo ColorIl « monte » sous l’Explorateur de Windows ou sur le Finder de Mac OS, sans intervention de votre part. Pour visionner les vidéos, armez-vous de votre outil habituel. Sachez que le logiciel VLC Media Player (http://www.videolan.org/vlc/) est sans doute l’un des plus adaptés, puisqu’il s’affranchit de l’installation compliquée de codecs (outils de décompression audio et vidéo). VLC offre par ailleurs des outils de traitement de l’image qui peuvent être les bienvenus. Imaginez que, pour des raisons pratiques, vous ayez du placer la caméra à l’envers. Pour profiter de votre vidéo sans risquer le torticolis, VLC permet entre autres fonctions de faire pivoter l’image de 180°. Si la caméra était légèrement inclinée pendant l’enregistrement, VLC permet aussi d’appliquer une rotation correctrice de quelques degrés (c’est vous qui choisissez). Et le résultat ? La qualité des vidéos est satisfaisante, les images sont fluides et le capteur de la caméra s’adapte rapidement aux variations de lumière. Le mieux est de visualiser les essais de vidéos conduits par nos soins, qui mettent en évidence la fluidité des images. La prise de son est satisfaisante et, surtout, le bouchon étanche permet d’étouffer le vrombissement d’un micro hélicoptère ou d’un drone.

Les défauts

Cette caméra se révèle remarquable, et parvient même à filmer dans l’obscurité (ne vous attendez pas à des miracles ni à une caméra infrarouge). Malgré l’absence de choc, le bouton unique de la caméra est devenu très sensible : alors qu’il fallait une pression franche pour l’activer, il suffit maintenant de l’effleurer. Pratique ? Pas vraiment, car il suffit d’un geste malheureux pour démarrer ou stopper la caméra. Regrettons aussi que la mémoire soit interne, on aurait préféré stocker les vidéos sur une carte micro SD. Un dernier détail : le prix est assez élevé. Mais il est justifié !

Faut-il l’acheter ?

P1020757 Camsports Evo ColorOui. Certes son prix est élevé, mais cette caméra prévue pour les sports extrêmes se révèle parfaitement adaptée pour accompagner des modèles réduits d’hélicoptères. Il faut tout de même un modèle assez grand format, de type 120 ou plus. Cela signifie que vous ne pourrez pas l’utiliser avec les petits PicooZ de Silverlit, ni les Fusion ou Twister, pas plus avec le Solo de Nine Eagles ni le Blade Msr de E-Flite. En revanche, le UFO 5# de Walkera, le Blade 120 SR de E-Flite sont capables de soulever l’Evo Color sans problème. Attention tout de même : la caméra est sensible aux vibrations. Si votre hélicoptère est mal équilibré, les vidéos seront décevantes. Les nombreux accessoires livrés permettent d’utiliser la caméra dans de nombreuses situations, y compris les plus extrêmes : le chaud, le froid et l’immersion complète ne lui font pas peur ! Nous l’avons essayé sur un scooter dans Paris un jour de pluie (autant dire qu’il s’agissait de conditions extrêmes) : elle a filmé sans broncher.

http://www.camsports.com

Les vidéos

Voici quelques vidéos filmées avec l’Evo Color de Camsports, montée sur différents appareils…


La caméra Camsports Evo Color est montée sur le dôme d’un quadricoptère UFO 5# de Walkera, vol en extérieur avec un vent faible.


La caméra Camsports Evo Color est montée sous un micro hélicoptère nano de Esky, vol en extérieur avec un vent faible.


La caméra Camsports Evo Color est montée sur le flanc d’un scooter MP3 125 de Piaggio. Ce petit film n’est pas un hommage au court métrage « Un rendez-vous » de Claude Lelouch, mais simplement un essai de vidéo réalisé dans la circulation parisienne.


La caméra Camsports Evo Color est montée sur un robot aspirateur HomeRun de Philips, qui part nettoyer le sol tout seul.


Idem, la caméra Camsports Evo Color est montée sur un robot aspirateur HomeRun de Philips, qui part nettoyer le sol tout seul. Il avance, imperturbable malgré la présence d’un Blade mSR de E-Flite


Les coulisses des films réalisés avec une caméra Camsports Evo Color, montée sur un robot aspirateur Homerun de Philips. En intérieur, avec peu de lumière. Le point rouge est l’impact du pointeur laser intégré à la caméra.

Plus de vidéos ?

D’autres vidéos de l’Evo Color de Camsports en action ? Ca se passe ici…

Les plus

  • Le laser de contrôle
  • La fluidité des images
  • La simplicité de pilotage
  • La résistance à l’immersion
  • Le bouchon anti-bruit
  • Les accessoires fournis

Les moins

  • La résolution
  • Le prix
  • L’autonomie
  • Pas de support des cartes micro SD

Sont fournis avec l’Evo Color

  • P1020790 Camsports Evo ColorUn bouchon simple avec vis pour fixation sur un pied
  • Un bouchon étanche et étouffe-bruit
  • Une fixation avec support plat
  • Des adhésifs pour coller sur le support plat
  • Des supports velcro
  • Deux supports à tête réglable pour vélo
  • Un bandeau de tête
  • Un câble USB
  • Un chargeur secteur
  • Un CD-Rom avec le manuel (qui peut être téléchargé sur le site du constructeur)

Fiches technique

  • Prix : 160 €
  • Dimensions : 7,8 cm de longueur, 2,1 cm de diamètre.
  • Poids : 34 grammes
  • Le format des vidéos est l’avi, codec Mjpeg, avec un son en PCM audio de 8000 Hz et 128 kbps.
  • Pourquoi Evo « Color » ? La caméra filme en couleur, mais ce n’est pas la raison : elle est disponible en plusieurs coloris : noir, blanc, rouge, jaune, bleu, rose (plus une version Carbon, destinée aux motards). Y a-t-il un intérêt à ces couleurs ? Imaginez que votre caméra se décroche en plein vol et tombe dans de hautes herbes… Vous serez content d’avoir adopté une caméra jaune fluo, même si cette couleur criarde n’est pas vraiment passe-partout.
fred on mars - 28 - 2011
categories: Essais

DSC 0101 300x200 Silverlit Z Bruce Gyro Le Z-Bruce est un hélicoptère 4 voies entièrement prêt à voler. Il est équipé d’un gyroscope, ce qui lui assure une excellente stabilité. Mais est-il accessible à tous ? Réponse dans la suite. Lire la suite de ce post »

LaurentC on mars - 21 - 2011
categories: Essais

DSC 0096 300x200 J PERKINS  TWISTER SEA KINGInspiré par le SH 42 Sea King, le J Perkins Twister Sea King est une machine originale qui ne laissera personne indifférent. Il fourmille de détails « maquette » du plus bel effet.

Lire la suite de ce post »

laurent on mars - 19 - 2011
categories: Essais

Dsc 0296 400 J Perkins Micro Twister ProAvec 42 grammes à peine sur la balance, ce micro hélicoptère marque son terrain de jeu : ce sera à la maison, dans le calme d’un salon ou d’une chambre. Mais que signifie cette mention « Pro » ? Lire la suite de ce post »

fred on mars - 16 - 2011
categories: Essais
DSC 0024 150x150  Quadricoptère AutoGyro T080

Avec son look de R2D2 volant le T080 cache bien son jeu

Les Quadricopters ont le vent en poupe. C’est pourquoi nous nous sommes penchés sur le cas du T080 que nous avons trouvé chez rc-helicopteres-cars. Nous conduisons les premiers tests en ce moment et nous pouvons dire que ce modèle est particulièrement intéressant. La suite très bientôt. Sachez que l’on peut l’équiper d’un récepteur Walkera et l’utiliser avec les radios 2402/03 de la marque sans plus de formalité qu’un simple appairage. L’appareil est vendu seul 229,90€.

la vidéo dans la suite

laurent on février - 16 - 2011
categories: Bientôt !, Essais

Esky nano 00 400 300x225 E sky nanoPour bien débuter, autant prendre ses marques avec un micro hélicoptère capable de voler… sans vous. Ou presque ! Ce nouveau venu chez E-sky se pilote presque les yeux fermés. Est-ce pour autant un bon choix ? Nous l’avons pris en main durant quelques semaines, voici le résultat de nos essais.

Tour du propriétaire

Ce sont plusieurs livrées qui peuvent habiller ce micro hélicoptère, vous le trouverez donc avec un canopy aux couleurs jaunes renforcées par des flammes. C’est celui que nous avons testé, son look est directement inspiré des appareils 3D haut de gamme. Esky nano 01 400 300x199 E sky nanoIl existe aussi avec des canopy reproduisant (plus ou moins bien) la silhouette d’un Schweizer 300 ou d’un Ecureuil 350. Ne vous fiez pas à son look, donc, c’est à son rotor arrière et à la forme de ses pales que l’on peut le reconnaitre. Léger avec ses 60 grammes sur la balance – batterie montée -, il mesure 23 cm de longueur (en incluant les pales), pour une largeur de 5 cm (sans les pales, cette fois-ci). Esky nano 02 400 200x300 E sky nanoLe diamètre de pales est de 21 cm, une taille comparable à celle de modèles concurrents. Ces caractéristiques donnent un indice : l’appareil est prévu pour un usage exclusivement en intérieur. Rien ne vous empêche d’aller le faire évoluer dehors, bien sûr, mais sachez qu’il sera déséquilibré voire emporté par le moindre souffle de vent. Pour assurer sa stabilité, E-sky a choisi de l’équiper d’un mât à deux rotors, accompagné par une barre de Bell et un gyroscope. La tige de queue, en carbone à section carrée, est terminée par une hélice. Elle tourne librement, très librement même : non motorisée, cette hélice est simplement fixée sur un axe et destinée à assurer la décoration. La plupart du temps, elle ne bouge pas. Mais lorsque vous tournez rapidement, elle se met parfois en branle quelques secondes, donnant l’illusion d’un véritable rotor. La finition de l’appareil semble correcte à première vue. A première vue seulement : les plastiques des patins, par exemple, sont mal formés. Résultat : l’appareil penche à gauche et vers l’avant comme vous pouvez le constater sur les clichés. Voilà qui n’augure pas de décollages faciles ! A la différence de la plupart des micro hélicoptères birotors et malgré l’absence de rotor de queue, le E-sky nano offre 4 voies.

Préliminaires

Esky nano 08 400 200x300 E sky nanoLe nano que nous avons testé est un modèle dit RTF (Ready To Fly) : il est prêt à voler une fois sorti de sa boîte. Ou plutôt de sa mallette, car nous avons eu la chance de mettre les mains sur un modèle proposé dans une mallette de transport. Il faut tout de même alimenter la radiocommande et la batterie avant d’espérer prendre les airs.  Cette radiocommande fonctionne en 2,4 GHz, elle est donc immunisée contre les interférences que l’on constate avec l’infrarouge, et fonctionne même au travers d’obstacles. Son look est à mi-chemin entre une radiocommande « classique » et une manette de jeu. L’effet est assez réussi, mais sa conception tout en plastiques la classe dans les radiocommandes d’entrée de gamme. Celle que nous avons testée est en mode 1, c’est-à-dire avec les gaz à droite. Des switches à l’intérieur de la trappe pour les piles permettent de changer de mode. Mais la manipulation ne modifie pas le retour de manette au neutre (qui doit être absent sur la commande des gaz sous peine de catastrophe). Esky nano 06 400 300x199 E sky nanoChaque commande est agrémentée d’un trim pour plus de précision dans les vols. Bon point : E-sky fournit les 4 piles AA nécessaires pour alimenter la batterie. La batterie de l’hélico est petite, de technologie Li-Po (3,7V et 320 mAh). Puisqu’elle est extractible, vous pouvez envisager d’en acquérir d’autres, histoire de voler plus longtemps. La recharge s’appuie sur un boitier – livré avec le pack – qui repose sur 4 piles AA (donc 4 de plus que celles livrées). Esky nano 12 400 300x199 E sky nanoL’avantage : vous êtes autonome puisque vous n’avez pas besoin d’une prise de courant pour recharger votre batterie. L’inconvénient : la solution est « pilophage »… Nous avons épuisé 4 piles alcalines en à peine 6 recharges. Mieux vaut utiliser les batteries AA rechargeables, sous peine de vous ruiner en piles alcalines et faire la fortune de l’industrie des métaux lourds. La durée de la recharge varie entre 1h45 et près de 3 heures (selon l’état de décharge). Même la durée la plus courte est beaucoup trop longue ! Une prise permet de brancher une alimentation 6/12V 0,3A sur le boitier de recharge, mais vous devrez vous la procurer vous-même (sous forme d’accessoire). On imagine qu’elle accélère un peu le temps de charge. E-sky aurait été plus avisé de privilégier une solution directement à base d’alimentation secteur puisque l’appareil est prévu pour un usage en intérieur : il n’y avait pas de raison pour que ce boitier soit autonome.

Premier vol

Esky nano 13 400 300x200 E sky nanoPlacez la batterie dans le panier prévu à cet effet sous le micro hélicoptère, allumez la radiocommande en veillant à ce que les gaz soient coupés, et branchez la batterie. Le nano et sa radio communiquent, il ne vous reste plus qu’à décoller ! Poussez la manette des gaz et l’appareil s’élève, plutôt rapidement… mais avec une marche en avant très prononcée. Pousser à fond la manette vers l’arrière ne résout pas le problème, il faut se poser rapidement pour éviter de rencontrer un obstacle. Souvenez-vous, le patin de notre appareil est mal formé, il incline l’appareil vers l’avant, d’où ce décollage un peu scabreux. Esky nano 14 400 200x300 E sky nanoQu’à cela ne tienne, l’envol se fera à la main. Après tout, avec des pales de 21 cm en plastique, les doigts ne risquent rien. Pourtant, même souci, l’appareil part en avant. Le réglage du trim ne corrige rien. La solution est tout simple : le nano est si léger que son équilibre est étroitement lié à la position de la batterie. Placée un demi centimètre en arrière, l’appareil devient enfin stable. Et dérive très peu. Très rassurant, surtout lorsqu’on débute dans le pilotage. L’hélicoptère répond au quart de tour aux demandes de montée et descente, ainsi que pour la rotation sur lui-même, à droite comme à gauche.

En revanche, même en poussant la commande à fond vers l’avant ou l’arrière, le mouvement est léger, poussif même. Pire, la translation à droite ou à gauche est quasiment imperceptible – et pourtant elle fait perdre ou gagner de l’altitude à l’appareil. Voilà que cet appareil idéal pour un débutant parce que très stable se révèle finalement un escargot difficile à faire bouger. Au moins, vous ne risquez pas le blade strike… L’appareil répond aux commandes (enfin, celles qui fonctionnent) pendant 8 min et 30 secondes, puis peine jusqu’à s’arrêter complètement au bout de 9 minutes. Cette autonomie est correcte, sans plus. Les moteurs chauffent beaucoup, jusqu’à être difficiles à toucher du doigt. Tomber en rade par surchauffe : ce serait un comble que de rendre l’âme à ne pas faire grand-chose… Apprécions l’unique diode, rouge, très discrète et située à l’intérieur du cockpit. Témoin de la liaison avec la radiocommande, elle ne s’allume que lorsque vous donnez des ordres à l’hélicoptère. Dommage, elle aurait pu indiquer l’état de décharge de la batterie.

Les défauts

Esky nano 05 400 300x200 E sky nanoVous l’aurez compris, le nano de E-sky est « mou du genou ». Et ce malgré une belle vivacité dans le changement d’altitude et de direction, qui font illusion pendant les premières secondes de pilotage. Evidemment, il n’est pas question de comparer le comportement d’un appareil birotor à celui d’un mono rotor, mais tout de même, celui-ci est poussif voire asthmatique. La barre de Bell est peut-être en partie responsable : son diamètre est bien supérieur à celui d’appareils concurrents, presque égal à celui des pales.

Peut-on améliorer les choses en bricolant cette barre et ses poids pour la raccourcir ? Nous n’avons pas essayé, le jeu n’en vaut sans doute pas la chandelle. Le plateau cyclique est dépourvu de picots alternatifs offrant un plus grand débattement, vous êtes donc définitivement condamné à des vols en mode ralenti. Lorsque nous testons un micro hélicoptère, un vol au moins se termine de manière brutale, soit à cause d’une erreur de pilotage, soit (c’est très rare) parce que l’appareil pose problème. Mais rien de tout ça avec le nano : les vols sont tellement « pépères » que les risques sont proches de zéro. La conception de l’appareil ne parait ni plus ni moins solide que celle de concurrents, mais nous n’avons pas eu l’occasion de le vérifier, en l’absence de crashes. Esky nano 07 400 300x199 E sky nano

Ce micro hélicoptère est vendu comme pilotable en 4 voies. Vraiment ? Un peu d’arithmétique : 1 pour monter / descendre, 1 pour la rotation à droite / à gauche, 0,5 pour avancer / reculer, 0,1 pour la translation droite / gauche. Ce qui fait un total de 2,6. Nous sommes loin du compte. Notez que le temps de charge est anormalement long, sans doute en raison de l’alimentation par des piles. E-sky aurait gagné à fournir une alimentation secteur ou par USB. Un dernier reproche : en vol stationnaire (c’est à dire la plupart du temps), le nano a tendance à remuer le derrière, une sorte de danse frénétique pas vraiment engageante, un peu comme s’agite la queue d’un chien très content.

Tout serait donc gris pour cet appareil ? A vrai dire, il existe une solution pour lui donner quelques vitamines. La vitesse ascensionnelle étant plutôt rapide, nous en avons déduit que l’hélicoptère était puissant. Suffisamment pour embarquer une caméra ? Nous avons fait l’essai avec un modèle de 12 grammes : il est concluant ! Le nano parvient à se maintenir en vol, à monter et… miracle, à avancer et reculer de manière significative. L’amélioration de la maniabilité est confirmée puisque les translations fonctionnent presque correctement. L’autonomie, en revanche, est amputée de moitié, les moteurs chauffent dangereusement. Bref, ajouter du poids semble redonner vie à ce micro hélicoptère, mais la pratique signe à coup sûr l’arrêt de mort des moteurs à très court terme.

Alors, faut-il l’acheter ?

Esky nano 15 400 300x179 E sky nanoNon, nous vous le déconseillons. Si vous êtes un pilote confirmé, vous allez vous endormir aux commandes. Si vous apprenez à piloter, vous ne progresserez pas, l’appareil est trop mou pour cela. Préférez son concurrent direct, le Blade Mcx de E-Flite, bien plus réactif et tout aussi stable. Même si vous envisagez un tout premier achat et que vous n’avez strictement jamais piloté aucun appareil radiocommandé, ce nano vous décevra. Car il existe des jouets, ceux commercialisés par Silverlit par exemple, qui savent aussi bien monter, descendre, tourner à droite, à gauche, pour un prix bien plus léger. L’appareil n’est à ce jour proposé par aucun distributeur français – on les comprend. On le trouve toutefois à environ 80 dollars sur Internet.

Esky nano 03 400 300x200 E sky nanoCe qu’il faut savoir

  • Prévu pour des vols en intérieur
  • Charge via un bloc d’alimentation (sur piles), il faut entre 2 et 4 heures
  • Autonomie de 8 min 30 minutes en vol
  • Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
  • Télécommande 2,4 GHZ Mode 1
  • Birotor, avec stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
  • Fourni avec un petit tournevis et 4 pales de rechange

Les plus

  • La stabilité
  • Devrait être remboursé par la Sécu comme puissant somnifère

    Les moins

    • Le manque de maniabilité
    • Le chargeur à piles
    • Le temps de chargement
    • La finition des pièces

    Points de détail

    • Cet hélicoptère est suffisamment stable pour voler en intérieur. Aucun souci, il est tellement lent que les moustaches du chat ne risquent rien (même s’il est très curieux), pas plus que la vaisselle de grand-mère.
    • Les vols en extérieur sont à proscrire. Le moindre souffle de vent emporte l’appareil comme un fétu de paille. Déjà qu’il peine à avancer en intérieur…
    • Esky nano 10 400 300x199 E sky nano

      Cet hélicoptère est plutôt solide.

    • La télécommande peut être facilement changée de mode, mais il faut modifier le ressort de remise au neutre en bricolant à l’intérieur.
    • L’équilibre du nano dépend de la position de la batterie dans son panier. Trop en avant, et l’hélico avance tout le temps. Trop en arrière, il recule. Placée au bon endroit, il est stable. Très stable.
    • Ajouter du poids à ce micro hélicoptère permet de lui donner un peu de tonus, mais cette manipulation risque de mettre rapidement à mal les moteurs de l’appareil.

    La vidéo !


    fred on février - 11 - 2011
    categories: Essais

    parrot AR.Drone 01w 300x298 Parrot AR.Drone Depuis son annonce à l’occasion du salon CES 2010 qui s’est tenu à Las Vegas, l’AR drone de Parrot défraye la chronique. Le succès de l’appareil est intimement lié à celui du smartphone d’Apple, l’iPhone. Alors cette nouvelle génération d’appareil va-t-elle révolutionner le modélisme ? Et surtout, la promesse de facilité de pilotage est-elle tenue ? Si vous êtes coutumier du pilotage d’un hélicoptère vous devriez prendre un certain plaisir à faire évoluer cet engin très particulier.



    Tour du propriétaire

    parrot AR.Drone color18 300x172 Parrot AR.Drone Livré dans une énorme boite qui fait également office de piste d’atterrissage, l’AR.Drone est livré avec deux habillages. L’un volumineux est destiné au vol en intérieur, il intègre une protection des hélices. L’autre, bien plus compact et sans protection, sera à utiliser en extérieur. L’appareil en lui même s’articule autour d’un corps en polystyrène qui protège son « cerveau » qui sert aussi de support aux habillages. Le croisillon est réalisé en fibre de carbone, gage de légèreté et de solidité, sur lequel on trouve à chaque extrémité un support moteur équipé de sa carte électronique, le tout surmonté d’une roue dentée et d’une hélice bipale. On trouve aussi au centre de cet habillage l’emplacement pour la batterie et le velcro qui la retient. La carte électroniques et les capteurs de la centrale inertielle sont invisibles bien à l’abri dans ce fuselage. Rien d’autre n’est apparent. Ne cherchez pas non plus le train d’atterrissage l’AR.Drone dispose de pieds qui servent également de protection au moteur et font aussi office de train d’atterrissage. La boite ne contient rien d’autre, si ce n’est une planche d’autocollants bicolores destinés à être utilisés pour le jeu en réalité augmentée. L’AR.Drone est à la base un accessoire pour téléphone portable.

    photo 3 150x150 Parrot AR.Drone photo 1 150x150 Parrot AR.Drone photo 4 150x150 Parrot AR.Drone photo 22 150x150 Parrot AR.Drone

    Un petit coup de fil ?

    buystrip ipad 20110302 Parrot AR.Drone Ne cherchez pas de télécommande si ce n’est dans votre poche. Après avoir dégainé votre iBidule (iPhone, iPad, iPod), il ne vous reste plus qu’à vous rendre sur l’App store pour télécharger l’application qui transformera votre smartphone en télécommande. Parrot offre une application de base Freeflight qui permet de prendre le contrôle du drone. Il existe d’autres logiciels plus ou moins évolués qui permettent de profiter de quelques fonctions intéressantes, nous allons vous en faire une présentation des principaux. Il existe aussi une interface pour PC sous Linux qui permet de contrôler le Drone via un joystick ou une manette de jeu, AR.Drone Navigation. Il est initialement prévu pour les développeurs mais peut être très amusant et confère une précision de vol intéressante.



    Parrot AR Free Flight (gratuite)

    freeflight 150x150 Parrot AR.Drone C’est la première application disponible. Elle à l’avantage d’être gratuite. Son interface agréable, simple, permet de se familiariser avec le pilotage. On peut, via l’interface, accéder à nombre de réglages permettant de contrôler différents paramètres de vol. Trims, angles, roulis. Mais on peut également activer ou désactiver le pilotage via les accéléromètres et le gyroscope des iBidules. On peut aussi inverser les pads pour les gauchers ou un pilote habitué aux télécommandes en mode 2. Les différents paramètres affichés sont également paramétrables, altitude, compas (direction) horizon artificiel, vitesse. L’interface affiche également les versions de firmware du drone, de la centrale inertielle et des moteurs. Viennent ensuite les paramètres du réseau Wi-Fi, et le choix des carènes intérieure ou extérieure. Les paramètres qui suivent sont plus complexes à régler. On a accès au paramétrage de vitesse de lacet  /degré, la vitesse ascensionnelle et enfin l’inclinaison maximale en degrés. Il y a également une touche remise à plat des Trims. Bref, on peut donc faire des réglages fins de la navigation.



    IMG 0042 300x225 Parrot AR.Drone IMG 0040 300x225 Parrot AR.Drone IMG 0041 300x225 Parrot AR.Drone

    A.R Pursuit (2,39€)

    arpoursuit 150x150 Parrot AR.Drone C’est le jeu qui permet de profiter de la réalité augmentée et de combattre un autre Drone. Seule condition, il faut disposer de deux drones et connecter les iBidules en Bluetooth. Question contrôle, l’application est identique à Freeflight. Pour le jeu, la mitrailleuse est automatique et il faut secouer pour tirer un missile. Simple et efficace. On vous parlera plus de ce jeu très prochainement.




    IMG 0044 300x225 Parrot AR.Drone

    Premier vol

    Parrot AR.Drone L.A.06 300x199 Parrot AR.Drone Avant de prendre l’air, il faut donc connecter la batterie, puis appairer l’iBidule par le réseau Wi-Fi généré par le Drone. Et ensuite lancer l’application. Une fois connecté, je ne peux que vous conseiller de poser le Drone sur une surface plate et de remettre à zéro la centrale inertielle. Une fois ces ultimes précautions prises, il est temps de prendre l’air. En intérieur avec la carène dédiée, garez plantes vertes et quincaillerie de porcelaine de la grand-mère. Le drone prend l’air simplement en pressant le bouton « take off ». Le drone s’anime alors, prend de l’altitude et se stabilise a 1 mètre. Attention, cela ne l’empêche pas de dériver, attendez vous a devoir le piloter de suite. Evitez les pièces encombrées, un grand salon fera l’affaire.

    parrot AR.Drone 15 300x178 Parrot AR.Drone Première constatation l’appareil est bruyant, n’espérez pas faire un petit vol en toute discrétion. Les assistances de pilotage sont très sensibles, et d’une efficacité redoutable. Des lors, on peut facilement et sans risque laisser le drone en l’air sans rien toucher à l’iPad dans notre cas. Inclinez l’iPad et le drone va commencer à avancer en translation, doucement ou pas selon votre dextérité. Contrôler l’appareil est aisé, on prend vite la mesure de l’engin les translations et les virages se font très naturellement, mais on remarque très vite que l’AR Drone fait preuve d’une certaine inertie dans ses réactions. Nous soupçonnons que cette dernière est voulue et destinée à faciliter la prise en main. Le néophyte sera comblé, le plaisir de pilotage est instantané même sans tenter de faire des figures compliquées. En revanche, si vous êtes déjà un pilote d’hélicoptère mono rotor, vous aller devoir rapidement modifier les réglages pour augmenter la sensibilité et la rapidité de réaction. Le retour vidéo sur l’écran est amusant mais hélas inutilisable en extérieur. On dispose pour le contrôle de deux joysticks virtuels qui permettent de contrôler les gaz et donc l’ascension et la vitesse de déplacement. On peut au choix utiliser les accéléromètres pour contrôler la translation et donc l’inclinaison sur les deux axes (avant / arrière et droite  /gauche) ou choisir le contrôle au sticks. La maniabilité est plutôt bonne, mais pour prendre de la vitesse et de l’angle, il faut débrider les sécurités dans l’interface. Avec ces réglages l’AR.Drone devient très nerveux, mais il demeure impossible de faire des figures de base. Oubliez tonneaux, loopings et autres immelmanns. Dommage mais néanmoins compréhensible :  l’AR.Drone s’adresse avant tout aux gens voulant découvrir le pilotage et l’immersion.

    Les défauts

    Nous avons remarqué après plusieurs dizaines de vol que les réactions étaient fortement dépendantes de la saturation de l’environnement en réseau Wi-Fi. Plus simplement, la plus grande qualité de l’appareil est aussi son plus gros défaut. Les iPad / iPod sont certes très pratiques et ludiques, mais sont aussi très vite dépassés par les possibilités d’évolution du Drone. On espère qu’un jour Parrot permettra l’utilisation d’une télécommande classique pour les contrôles et qu’on pourra conserver le retour vidéo et d’autres fonctions ludiques sur les iPad. L’autonomie est très correcte avec la batterie d’origine, vous pouvez compter sur 12 min de vol énergique et jusqu’à 14 min en mode plus tranquille. Le drone n’est pas particulièrement fragile, merci le fuselage en EPP, toutefois certaines pièces peuvent casser. C’est le cas des roues dentées de chaque entrainement d’hélice. Sur le principe, rien de catastrophique, les pièces sont largement disponibles sur le site du constructeur ou à la Fnac et maintenant Miniplanes. Mais leur prix est un peu élevé au regard de ce à quoi on est habitué en modélisme et les frais de ports rendent la facture prohibitive. Et n’espérez pas trouver les mêmes pièces en magasin : seule la batterie et parfois des hélices (sans les fameuses couronnes) sont vendues. Les batteries sont vendues 30 € sur le shop Parrot. On trouve des modèles équivalents voire avec de meilleures qualité de décharge pour 22 € ailleurs.

    La définition des caméras est faible et vu les capacités d’évolution de la machine, c’est frustrant. On espère que dans un proche avenir Parrot fera évoluer le drone avec des caméras HD 720P à 60 im/s pour rendre l’expérience inoubliable.

    Alors faut-il l’acheter

    Avec quelques précautions, on peut sans aucun doute recommander l’achat de l’AR.drone. Que vous soyez néophyte ou modéliste chevronné, vous trouverez plaisir à piloter cet engin. Facile à prendre en main et agréable, ses qualités dynamiques sont évidentes. Alors si son prix n’est pas un obstacle et que vous possédez un iBidule, foncez, vous ne serez certainement pas déçus.

    Ce qu’il faut savoir

    • parrot AR.Drone 20 300x212 Parrot AR.Drone Ce quadricoptère est prévu pour les vols en intérieur et en extérieur, dans les deux cas prévoyez de l’espace pour évoluer. Il dispose de deux carènes, une pour l’intérieur et l’autre pour l’extérieur.
    • La recharge de la batterie prend 1h45 min au minimum sur son chargeur secteur. A noter que ce dernier équilibre également les cellules.
    • L’autonomie est comprise entre 12 et 14 min.
    • Fonctionne en 4 voies (haut/bas, rotation droite/gauche, avance/recul, translation droite/gauche)
    • Il dispose d’une centrale inertielle, de deux caméras et de capteurs d’altitude à ultrason.
    • Son firmware se met à jour par Wi-Fi
    • Il nécessite un iPod, iPad, iPhone et une application dédiée
    • La boite sert d’aire de décollage et contient les autocollants nécessaires à l’usage en réalité augmentée.

    Le plus

    • Facilité de pilotage
    • Autonomie de vol
    • Caméra et centrale inertielle
    • Réalité augmentée

    Le moins

    • La portée limitée du Wi-Fi
    • L’impossibilité de passer des figures de voltige
    • La fragilité relative de certaines pièces
    • Le prix des pièces détachées et le coût de livraison élevé

    Point de détail

    • Il faut veiller à appairer l’iPod et le drone avant le premier vol.
    • Régler les choix de pilotage dans l’interface.
    • Sélectionner le type de carène utilisé permettra d’optimiser les performances de vol et la maniabilité du Drone.
    • Aucun accessoire n’est livré dans la boite.
    • Le pilotage est précis, mais il faut jouer avec une certaine inertie de réaction.

    Les vidéos.



    laurent on janvier - 16 - 2011
    categories: Essais

    walkera ufo5 00 400 Walkera Ufo 5#Ce quadricoptère n’est pas vraiment récent, il a été commercialisé par Walkera en 2008, mais il revient au goût du jour. Un coup de pouce que l’on doit à Parrot, et son AR.Drone. Si vous êtes habitué à piloter un hélicoptère mono ou bi-rotor, vous vous demandez certainement ce que vaut un appareil volant doté de quatre hélices. Le look est totalement différent, mais le pilotage, vous allez le voir, se révèle finalement assez proche de celui d’un hélico classique.

    Tour du propriétaire

    L’Ufo 5# est livré dans une grande boîte, que vous avez tout intérêt à conserver. Car pour le transporter, vous trouverez difficilement un sac aux bonnes dimensions. walkera ufo5 03 400 Walkera Ufo 5#Les quatre tiges des rotors se clipsent dans le plastique de l’emballage, et retiennent fermement le quadricoptère. Le premier contact avec l’appareil n’est pas vraiment rassurant. Les quatre tiges en métal semblent très solides, mais tout le reste semble terriblement fragile. A tel point qu’on ne sait pas vraiment comment prendre le drone en main. Le plot central comprend toute l’électronique, qui se résume à quelques plaques de circuits imprimés, que l’on voit par transparence de la protection en plastique bleu. Protection est un bien grand mot, puisque ce plastique est mou et se déforme sous la pression des doigts. Ce plastique descend pour se terminer en une sorte de jupe, encore plus souple. Sous l’appareil se trouve une trappe destinée à accueillir la batterie. Elle s’ouvre et se ferme facilement, sans forcer. Les dimensions sont calculées au millimètre près pour que la batterie se trouve bien maintenue, le câble d’alimentation servant de détrompeur. walkera ufo5 11 400 Walkera Ufo 5#Avantage : il est facile de placer et retirer la batterie. Inconvénient : attention si vous faites l’acquisition d’une batterie supplémentaire, elle doit avoir exactement la même taille (ou être plus petite, ce qui est rarement le cas d’accus « alternatifs »). Nous l’avons vu, ces sont quatre tiges en métal résistant qui supportent les quatre rotors de l’appareil, ainsi que leurs quatre moteurs. Walkera se targue d’avoir évité toutes les pièces mécaniques – moteurs mis à part -, et plus particulièrement les servos que l’on trouve habituellement sur les micro hélicoptères. Comment ça marche ? Les hélices avant et arrière tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. Celles de droite et de gauche dans le sens contraire. Les hélices assurent donc la sustentation, ainsi  que l’anti-couple. Ainsi le drone reste stable et ne part pas en toupie. Un gyroscope vient compléter le tout, il permet de doser la puissance des moteurs pour que l’appareil ne soit pas déséquilibré. L’Ufo 5# offre 4 voies, c’est-à-dire qu’il est capable de monter, descendre, avancer, reculer, effectuer une rotation à droite, à gauche, une translation à droite, à gauche. Comment se débrouille-t-il pour y parvenir ? walkera ufo5 06 400 Walkera Ufo 5#En l’absence de servos qui agissent sur des pièces mécaniques, les mouvements reposent sur la variation de puissance des moteurs. Un exemple ? Si le moteur arrière accélère, l’arrière se soulève et l’appareil avance. Son inévitable plongée vers le bas est partiellement compensée par le gyroscope. Toutes les manœuvres sont ainsi gérées par la puissance des moteurs. Ce sont des combinaisons très complexes impossibles à réaliser « à la main ». Mais vous n’avez pas de souci à vous faire, la gestion des moteurs est assurée par les circuits intégrés, le savoir-faire de Walkera. Les rotors de l’Ufo 5# sont en plastique, très fins. Et sans doute très fragiles aussi. Un cercle en fibre de carbone entoure chaque pale. On se dit, en premier lieu, qu’il s’agit d’un moyen de protéger l’environnement des pales qui tournent à grande vitesse. Mais ce serait plutôt l’inverse : les cercles servent à protéger les pales de tous les obstacles que l’on peut rencontrer en vol (ou lors d’une chute). Mais la vraie fonction de ce cercle, c’est tout simplement d’assurer la rigidité des pales. Sans lui et en raison de leur trop grande finesse, elles ne résisteraient pas aux fortes tensions d’un vol. Dernier point de détail : le train d’atterrissage semble robuste. Les attaches sont en plastique, mais les patins sont en métal, agrémentés d’anneaux de caoutchouc pour amortir les chocs.

    Préliminaires

    walkera ufo5 14 400 Walkera Ufo 5#La radiocommande livrée avec l’Ufo 5#  est une WK-2402, à 4 voies, qui fonctionne en 2,4 GHz. Sa portée est donc longue, de plusieurs dizaines de mètres, et elle est peu sensible aux obstacles.walkera ufo5 15 400 Walkera Ufo 5# Un compartiment à l’arrière héberge les 8 piles AA nécessaires à son alimentation. Un écran LCD permet d’effectuer des réglages, simples comme les trims (numériques, c’est-à-dire ajustables par petites impulsions) ou plus complexes lorsqu’il s’agit de contrôler les axes, inverser les commandes. L’interface de ce petit écran n’est pas vraiment simple ni agréable, mais elle a le mérite d’exister. Cette radiocommande est disponible en Mode 1 ou 2, au choix. Une décision à prendre lors de l’achat, car elle n’est pas prévue pour faciliter le changement de mode. Du côté du drone, il convient de recharger la batterie avant de pouvoir prendre les airs. Un adaptateur secteur est livré à cet effet, que vous connectez à un module de chargement, qui lui-même accueille la prise de la batterie. walkera ufo5 13 400 Walkera Ufo 5#Lorsque vous la branchez, la diode de chargement rouge clignote rapidement et ce jusqu’à ce que la batterie (7,4 volt, 800 mAh) soit pleine. A ce moment, elle passe au vert fixe. Ne soyez pas impatient, le cycle de charge dure… 1 heure et 17 minutes ! Heureusement que cette batterie est amovible, vous pouvez ainsi en acquérir plusieurs et éviter d’attendre plus d’une heure et quart entre deux vols…

    Premier vol

    Le calibrage du gyroscope est indispensable sous peine de voir l’UFO 5# décoller de travers. Ne vous inquiétez pas, la procédure est simplissime : il suffit d’allumer la radiocommande et de brancher rapidement la batterie. Une diode bleue clignote sur le drone, témoignant de la procédure en cours. Il faut laisser l’appareil et la radiocommande se parler jusqu’à ce que la connexion soit établie, en veillant à ce que le drone soit posé bien à plat. Lorsque la diode bleue devient fixe, le gyroscope est étalonné et la connexion opérationnelle, vous êtes prêt à décoller ! Veillez à ce que la queue de l’appareil soit vers vous. walkera ufo5 23 400 Walkera Ufo 5#Mais au fait, comment reconnaît-on l’avant de l’arrière ? C’est un peu comme avec les chiens Shih Tzu, on peine à différencier la tête de l’arrière-train. Walkera a choisi de proposer plusieurs indices. La tige de queue est la seule peinte en rouge, les autres sont noires. Mais lorsque l’appareil s’éloigne, on ne distingue plus du tout la couleur. Une diode en bleu fixe se trouve sur la tige avant, une diode rouge clignotante sur la tige arrière. Bien, mais lorsqu’il y a beaucoup de lumière, au soleil par exemple, on ne les voit plus du tout. Dernier indice : Walkera a accroché une simili-dérive sur la queue arrière. Mais ce n’est qu’un morceau de plastique rouge tenu par deux bouts de scotch, qui se décollent d’ailleurs avant même le premier vol. Alors ? walkera ufo5 26 400 Walkera Ufo 5#Alors il faut être très attentif pendant le pilotage, toujours maîtriser la position dans l’espace et ne jamais se laisser déborder. Si l’orientation du quadricoptère venait à vous échapper, posez-vous rapidement pour éviter les ennuis. Il est temps de décoller. En poussant graduellement la manette des gaz, les hélices se mettent à tourner, une par une. Il faut y aller franchement pour que toutes se mettent en rotation et que l’appareil puisse décoller. Il s’arrache facilement du sol, mais il a tendance à être déséquilibré. Il faut compenser avec les commandes dans un premier temps, puis régler les trims. Mieux vaut, pour ce premier décollage, être dans un endroit dépourvu d’obstacles. Une fois les réglages opérationnels, le décollage peut s’effectuer dans un mouchoir de poche ! Le vol stationnaire est facile à obtenir et à conserver, même s’il faut piloter pour cela. walkera ufo5 04 400 Walkera Ufo 5#Pas question de lâcher la radiocommande et d’aller boire un café. Notez que l’AR.Drone de Parrot est capable d’être autonome, lui. L’Ufo 5# réagit au quart de tour à toutes vos sollicitations. Les rotations droite-gauche sont rapides, les translations aussi, et l’appareil prend rapidement de la vitesse. Il a tendance à piquer du nez lorsqu’il accélère, un comportement qu’il faut compenser en donnant des gaz. Le tout ressemble finalement beaucoup au pilotage d’un hélicoptère mono rotor ! A l’usage, l’appareil se révèle donc très nerveux, trop pour un pilotage dans votre salon. Vous ne pourrez, à moins de prendre des risques inconsidérés, que vous entrainer au vol stationnaire. Dans un environnement toujours clos, mais plus vaste, vous pouvez le pousser un peu et envisager des vols plus complexes. Il met à l’épreuve vos talents de pilote, et vous permet d’essayer de réaliser des atterrissages de précision. walkera ufo5 07 400 Walkera Ufo 5#Le plaisir est tout simplement intense, mais le pilotage requiert une attention constante. Si l’appareil s’embarque dans une inclinaison trop forte, il est difficile de l’en sortir. Bonne nouvelle : l’Ufo 5# est capable de voler en extérieur, il s’accommode d’une légère brise. Mais pas du vent ni de bourrasques : les hélices gondolent et l’ensemble est déstabilisé. Si vous volez en extérieur, pensez aussi éviter de vous poser dans des herbes trop hautes : elles risquent de s’emmêler autour des rotors. Veillez aussi à ne pas voler lorsqu’il pleut, ou à atterrir dans une flaque d’eau : le dessous des rotors n’est pas protégé, les soudures sont apparentes et vulnérables. Il y a une raison à cette exposition : les moteurs chauffent beaucoup.  Pensez à faire des pauses pendant vos séances de vol, surtout lorsque vous demandez de fortes accélérations à l’appareil. L’autonomie ? La batterie assure un vol parfait pendant 8 minutes et 30 secondes, après quoi les performances sont en baisse. A ce moment, l’Ufo 5# devient instable, à l’évidence parce que les moteurs faiblissent, chacun à leur tour et à leur rythme. A partir de 9 minutes, le quadricoptère ne monte plus du tout.

    Les défauts

    walkera ufo5 09 400 Walkera Ufo 5#Vous l’aurez compris, la fragilité de cet appareil constitue son principal défaut. L’électronique internet est à la merci d’une chute un peu dure, les moteurs sont à peine cachés dans une gangue de plastique ajourée. Ce sont surtout les pales qui risquent d’être endommagées, surtout pendant un vol en intérieur. L’appareil aurait gagné à être protégé par un carénage en polystyrène léger, comme c’est le cas pour l’AR.Drone de Parrot. Quitte à le retirer pour voler en extérieur. L’appareil est nerveux, mais la reprise en plongée souffre de beaucoup d’inertie : il faut éviter les descentes rapides, l’atterrissage (forcé) risque d’être un peu brutal. Est-ce un problème rencontré souvent avec les appareils de Walkera ? Nous l’avons constaté sur un CB180Z et sur l’Ufo 5# : les moteurs se mettent parfois en grève. Pas la peine de s’acharner sur la radiocommande ou de triturer les moteurs (qui ne sont, par ailleurs, quasiment pas accessibles), la seule solution consiste à débrancher la batterie, attendre un peu et la rebrancher. Plus encore qu’avec un micro hélicoptère classique, il convient de faire un essai de puissance avant de décoller, en maintenant l’appareil plaqué au sol. walkera ufo5 18 400 Walkera Ufo 5#Car si l’un des rotors ne démarre pas en même temps que les autres, c’est la catastrophe : le quadricoptère se renverse immédiatement. Gare aux dégâts ! Walkera ne fournit aucune pièce de remplacement, pas même une petite pale, rien. On imagine les commerciaux de la société se réjouir imaginant nos crashes et toutes les pièces à racheter. Regrettons que le dôme central soit aussi fragile et rond (cette forme permet au plastique d’éviter de se déformer). On aurait aimé y placer facilement une mini caméra. C’est chose possible à grand renfort de scotch. N’espérez pas emporter un caméscope : l’appareil décolle avec une caméra Cisco Flip de 116 grammes, mais ne parvient pas à conserver son altitude et retombe rapidement. Notez qu’il ne faut pas tenter le diable et voler jusqu’au dernier ion de la batterie : après 8 minutes et 30 secondes (sur une batterie neuve), l’Ufo 5# fatigue et se trouve déséquilibré. La sagesse impose un atterrissage rapide. Dernier défaut : le temps de chargement de la batterie, plus de 80 minutes, est vraiment long.

    Alors, faut-il l’acheter ?

    walkera ufo5 20 400 Walkera Ufo 5#Si vous adorez les micro hélicoptères avec du caractère, c’est-à-dire nerveux, hyper maniables, mais qui requièrent un pilotage fin, l’Ufo 5# est un bonheur ! Donc OUI ! Si en revanche vous êtes habitué aux appareils automatiquement stabilisés par un gyroscope, ou les hélicos bi-rotor, ce quadricoptère risque de vous décevoir. Il nécessite un peu de technique, beaucoup de patience, et ne supporte pas les approximations de pilotage. Elles sont sanctionnées par des chutes qui, en raison de sa fragilité, peuvent mettre un terme définitif à la séance de vol et requérir un passage dans les paddocks (c’est-à-dire de vous armer de votre carte de crédit pour racheter des pièces brisées). Le prix n’est pas vraiment léger, puisqu’on trouve difficilement l’Ufo 5# à moins de 199 euros.

    Nous l’avons acheté pour 189 euros chez CKado, mais il est commercialisé par de nombreuses autres enseignes.

    Ce qu’il faut savoir

    • walkera ufo5 16 400 Walkera Ufo 5#Ce quadricopère est prévu pour des vols en intérieur, dans des espaces assez vastes, comme par exemple un gymnase. Il peut être utilisé en intérieur, mais il est trop nerveux pour évoluer correctement. Il fonctionne aussi en extérieur, mais il faut éviter la pluie et le vent.
    • La recharge de la batterie est assurée par un adaptateur secteur, elle dure près de 1 heure et 20 minutes
    • L’autonomie en vol est de 8 minutes et 30 secondes
    • Fonctionne en 4 voies (haut/bas, rotation droite/gauche, avance/recul, translation droite/gauche)
    • Radiocommande 2,4 GHz (Mode 1 pour nos tests, mais existe en Mode 2)
    • Le vol est assuré par 4 rotors et un gyroscope
    • L’appareil n’est livré avec aucun accessoire de rechange , mais Walkera fournit un mini tournevis destiné à régler la sensibilité du gyrsocope (on y accède en retirant le dôme central et sa jupe).
    • Conservez la boîte dans laquelle il a été livré : elle est indispensable pour transporter l’appareil sans risquer de l’endommager
    • L’appareil s’inscrit (pales comprises) dans un carré de 49,5 cm, la hauteur est de 8,5 cm. Le poids, avec la batterie, est de 210 grammes

    walkera ufo5 24 400 Walkera Ufo 5#Les plus

    • La nervosité
    • La maniabilité
    • L’autonomie
    • La radiocommande

    Les moins

    • La fragilité
    • Le temps de chargement
    • La difficulté pour discerner l’avant de l’arrière

    Points de détail

    • Il faut veiller à ce que les 4 hélices tournent correctement avant de décoller. Dans le cas contraire, l’Ufo 5# est complètement déséquilibré et part à l’envers.
    • walkera ufo5 27 400 Walkera Ufo 5#Les commandes sont réactives, très réactives, à tel point que le contrôle de l’appareil est parfois difficile gérer, surtout lorsqu’il est embarqué dans une translation rapide ou lorsqu’il a pris une forte inclinaison.
    • L’appareil est prévu pour voler dans un grand espace intérieur. Un gymnase est parfait pour cela. Mais il peut voler dans une maison ou un appartement, les mouvements y sont forcément réduits en amplitude. Il peut voler en extérieur, il prend facilement de la vitesse et de l’altitude, mais il faut que le vent soit quasi nul.
    • Mis à part les barres qui tiennent les rotors, toutes les pièces qui composent l’Ufo 5# sont très fragiles. Le pilotage doit être précis pour éviter les chutes.
    • Aucun accessoire de rechange n’est fourni dans la boite, vous devrez passer à la caisse si vous brisez des pièces.
    • L’appareil est stable en vol, avec peu de vibrations parasites. Il est donc parfait pour embarquer une mini caméra. Mais il faut limiter sa taille et parvenir à la fixer sur le plot central. Ce n’est pas facile car le dôme et les patins courbes n’offrent pas de surface plane.
    • Le pilotage peut être très précis, vous pouvez vous poser et décoller dans un mouchoir de poche.

    Et face à l’AR.Drone de Parrot ?

    Le drone du français Parrot privilégie la simplicité de pilotage et automatise de nombreuses tâches. C’est le cas du décollage, sur lequel vous ne pouvez pas agir. L’appareil se débrouille aussi pour rester en vol stationnaire, et corrige la dérive tout seul. Il est aussi doté de deux caméras intégrées qui filment en continu. Il faut impérativement un iPhone, un iPad ou un iPod Touch pour le piloter, puisqu’il est dépourvu de radiocommande. L’Ufo 5#, quant à lui, se pilote entièrement, son comportement s’apparente à celui d’un micro hélicoptère mono rotor. Son gyroscope est discret, il vous laisse modifier l’inclinaison même si elle devient trop forte.

    La vidéo !


    fred on décembre - 26 - 2010
    categories: Essais

    Simulus gh424 1 400 Simulus GH 424A première vue, ce micro hélicoptère reprend le même look que le Twister, le Fusion, ou l’un de leurs innombrables clones. Mais en y prêtant attention, le rotor de queue horizontal commun à tous ces modèles est ici remplacé par une hélice à trois pales placée à la verticale. Un vrai rotor anti-couple, donc ? La publicité du distributeur chez qui nous avons acheté ce modèle met en avant un argument que nous avons voulu vérifier : la bête serait pilotable en 4 voies et surtout capable d’atteindre une vitesse de 50 km/h. Voilà qui serait une grande première pour un micro hélicoptère bi-rotor…

    Tour du propriétaire

    Simulus gh424 4 400 Simulus GH 424La boîte dans laquelle est livré le GH-424 fait comme souvent la liste des fonctions et des points forts de l’appareil. Mais elle ne mentionne pas la vitesse record de 50 km/h. Aïe. L’appareil lui-même est plutôt joli, avec un canopy (le cockpit en plastique) qui couvre seulement l’avant de la structure. La bulle représentant le hublot avant est bombée, peinte avec un motif en damier, pour un look étonnant : l’hélico ressemble à une mouche ! L’armature est principalement faite de métal, et semble très résistante. Elle inspire confiance. Simulus gh424 8 400 Simulus GH 424Bon point : le mécanisme du rotor principal s’appuie sur un plateau cyclique, c’est-à-dire une pièce mécanique qui permet de transmettre les commandes de pilotage au rotor. Un dispositif employé sur les micro hélicoptères à 4 voies ou plus. Nous voilà rassurés sur l’argument « 4 voies » avancé par la publicité. Même la barre de Bell, destinée à assurer la stabilité de l’appareil avec un gyroscope en soutien, est faite de métal. Elle ne risque pas de lâcher, pour sûr. Simulus gh424 5 400 Simulus GH 424Un coup d’œil au rotor de queue et c’est la déception : l’hélice à trois pales est factice. Elle tourne, mais seulement quand on la sollicité avec le doigt. Elle est trop dure pour se mettre en action pendant le vol sous l’effet du souffle. L’anticouple est donc exclusivement assuré par le bi-rotor. Le train d’atterrissage un peu bizarre. Ses patins sont en métal, mais les haubans qui les maintiennent sont en plastique souple. A l’évidence, ils sont capables d’amortir des atterrissages un peu durs, mais les parties en plastiques souffrent d’une mémoire des formes. Le résultat, c’est que les patins sont rapidement écartés, non parallèles. Rien de bien grave, cela dit.

    Préliminaires

    Simulus gh424 9 400 Simulus GH 424La radiocommande fournie avec ce micro hélicoptère inspire confiance. Elle se distingue de celles qui équipent les habituels appareils concurrents, qui épousent tous le look de jouets. La transmission des commandes s’effectue en 2,4 GHz : la portée est donc supérieure à plusieurs dizaines de mètres, et l’appareil est peu sensible aux obstacles. Des trims mécaniques permettent de corriger les commandes de l’hélicoptère  et contrôler d’éventuelles dérives. Les joysticks sont configurés en Mode 2 : les gaz se trouvent à gauche. La manette des gaz est dépourvue de ressort : pratique pour piloter sans effort. La radiocommande est alimentée par 8 piles de type AA à loger dans un compartiment à deux étages qui se trouvent à l’arrière (et s’ouvre sans besoin d’être armé d’un tournevis). Un sans-faute pour cette radio 4 voies ? Pas exactement : sur notre modèle, l’antenne est mal fixée. Sa protection plastique se désolidarise du boîtier et met à nu le fil d’antenne. Du côté de l’hélicoptère, on trouve deux connecteurs d’alimentation. Brancher les deux permet d’allumer le contact. Simulus gh424 7 400 Simulus GH 424Mais il faut auparavant charger la batterie (3,7 volt, 180 mAh). La boite est dépourvue d’alimentation secteur. A la place, on trouve un connecteur de type USB. Voilà qui est très pratique si vous avez un ordinateur à portée d’hélico. Mais dans le cas contraire, il faudra vous équiper, soit d’un adaptateur secteur vers USB, soit d’une prise allume-cigare vers USB. Vous pouvez aussi opter pour l’une de ces batteries portables qui sont d’habitude destinées à recharger des smartphones. La recharge est longue, très longue, puisqu’il faut attendre plus de 50 minutes (52 selon nos tests) pour atteindre la pleine charge. Dans la mesure où la batterie n’est pas amovible, ceci signifie que vous pouvez voler une fois par heure, pas plus… Pour prendre votre envol, allumez la radio (sa diode clignote en vert), puis branchez les câbles de la batterie. Une diode se met à clignoter rapidement dans le canopy. Attendez… Bougez la manette des gaz : la diode se fixe au rouge. Celle de la radiocommande passe au vert fixe et en allume une autre, rouge. Vous voilà prêt ! Veillez à ce que les câbles d’alimentation sur l’hélico ne trainent pas trop.

    Premier vol

    Simulus gh424 3 400 Simulus GH 424Le GH-424 répond immédiatement à vos sollicitations. Poussez les gaz et il décolle pour se placer en stationnaire. Avec une légère dérive, que vous pouvez corriger facilement en agissant sur les trims de la radiocommande. Haut, bas, rotation à droite et à gauche, tout fonctionne parfaitement. Vous pouvez vous risquer à une translation sur la droite ou la gauche. Attention, la manœuvre vous fait immédiatement perdre de l’altitude, il faut compenser en poussant les gaz. Le bas régime est un peu surprenant : le rotor perd de la puissance et vibre beaucoup, un problème très similaire à celui rencontré sur le EC 135 de Modelco. Mais il suffit de mettre les gaz pour que les vibrations disparaissent. Nos essais ont été menés en intérieur, mais nous avons voulu savoir si les 50 km/h annoncés pouvaient être atteints en marche avant. Une chose est certaine, le GH-424 est nerveux, et avance vite. Suffisamment pour que les manœuvres en intérieur soient périlleuses ! Vous pouvez doser avec précision la puissance des commandes. Après quelques minutes de prise en main, ce micro hélicoptère se révèle très agréable. Puissant, nerveux, il donne satisfaction. Attention : ne le poussez pas trop, c’est un appareil bi-rotor, il est donc sujet aux blade-strikes. A cause de sa nervosité, il s’emmêle les pinceaux : les rotors s’entrechoquent et l’appareil chute lourdement. Avec une pleine charge, le vol est parfait pendant 5 minutes, après quoi les gaz commencent à peiner un peu. L’appareil ne parvient plus à voler après 7 minutes et 11 secondes. C’est évidemment un peu court, mais dans la moyenne des autonomies constatées avec des modèles concurrents. Le gyroscope intégré est prévu pour stabiliser l’hélicoptère à tout prix. Y compris en stoppant net une translation ou en contrant brusquement l’avance si vous relâchez la manette de droite. Là encore, le blade-strike guette… Mais alors, est-il capable d’atteindre cette fameuse vitesse de 50 km/h ?

    Les défauts

    Simulus gh424 6 400 Simulus GH 424C’est une fonctionnalité que nous n’avons pas eu le temps de tester. Car si la structure du GH-424 est métallique, il n’en va pas de même pour les petites pièces mécaniques que sont les barres de liaison, les picots qui les fixent aux pales, au plateau cyclique et à la barre de Bell. Une chute, pas plus violente que les autres, a donné le coup de grâce à l’un des picots du plateau cyclique. Lequel, du coup, ne parvient plus à tourner sans vibrations excessives et se trouve dépourvu de la commande avance/recul. Bref, voilà le GH-424 totalement qui décolle, mais vole comme un insecte fou. Direction le site de Pearl, où l’on espère trouver des pièces de rechange. Il y en a bien, mais elles ne concernent que les pales, les barres de liaison et la batterie. Mauvaise nouvelle, donc, pour le micro hélicoptère, qui se voit mis aux arrêts en espérant que Pearl commercialise un plateau cyclique de rechange. Vous êtes prévenu : la rigidité des pièces métalliques met celles en plastique à rude épreuve. Ajoutez à cela la perte de puissance et les vibrations évoquées plus haut, l’autonomie un peu juste, le temps de recharge très élevé, et ce micro hélicoptère perd beaucoup de son charme. Est-il possible de le faire voler en extérieur ? Oui, sans doute, à condition que le vent soit quasi nul. Mais nous n’avons pas eu le temps d’expérimenter le pilotage au grand air. Dommage, car le GH-424 piaffe en intérieur.

    Alors, faut-il l’acheter ?

    Simulus gh424 2 400 Simulus GH 424Malgré quelques défauts et sa fragilité, nous avons apprécié la nervosité de cet appareil, qui se distingue par son prix très agressif (69,90 euros). Nous l’avons acheté sur le site de Pearl. Il est en concurrence directe avec le mCX S300 de E-flite, proposé à un prix similaire. Beaucoup moins nerveux que le GH-424, mais plus stable et plus agréable à piloter en intérieur. Donc la réponse est oui, pourquoi pas. Mais ne le placez pas dans les mains d’un enfant, il ne passerait sans doute pas le cap du premier vol. Sachez aussi que les pièces de rechange sont rares, trop pour espérer conserver son appareil en état de marche (alors que E-flite commercialise presque toutes les pièces de ses appareils).

    Ce qu’il faut savoir

    • Prévu pour des vols en intérieur, mais aussi en extérieur s’il y a très peu de vent
    • Charge via un câble de type USB, en un peu plus de 50 minutes
    • Simulus gh424 10 400 Simulus GH 424Autonomie en vol de 7 minutes et 11 secondes
    • Fonctionne en 4 voies (haut/bas, rotation droite/gauche, avance/recul, translation droite/gauche).
    • Radiocommande 2,4 GHz Mode 2
    • Bi-rotor, avec stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
    • Livré avec 4 pales de rechange pour le rotor principal
    • La longueur hors pales est de 19 cm, la hauteur de 11,5 cm, la largeur de 4 cm. Le diamètre des pales est de 18 cm.

    Les plus

    • La nervosité
    • La rapidité de réaction des commandes
    • La radiocommande
    • Le prix

    Les moins

    • La fragilité
    • Simulus gh424 11 400 Simulus GH 424L’autonomie
    • Le temps de charge
    • Le manque de pièces de rechange à l’achat

    Points de détail

    • La stabilité est très correcte, mais pousser trop les commandes provoque un déséquilibre de l’appareil. Sans compter le risque d’un blade-strike.
    • L’appareil est prévu pour voler en intérieur. Dans un gymnase, s’entend. Il est parfaitement possible de le piloter dans un appartement, mais sa nervosité rend le vol un peu stressant. En extérieur, il peut voler si le vent est quasi nul.
    • Les pièces métalliques sont très solides, mais elles rendent celles en plastique encore plus fragiles. Dommage que le distributeur propose si peu de pièces de rechange.

    La vidéo !


    fred on décembre - 21 - 2010
    categories: Essais

    kyosho caliber 120 1 150x150 Kyosho Minium Caliber 120 Le Caliber s’inscrit clairement dans la lignée des Blade Msr et autres 1&10 qu’il cherche à concurrencer. Poids plume, cockpit ultra light, patins d’atterrissage flexibles c’est le cocktail très souvent gagnant pour cette catégorie d’appareil. Son rotor particulièrement fin respire une conception technique parfaitement maitrisé et donne envie de piloter ce qui ressemble à un bijou technologique.

    Tour du propriétaire

    IMG 1182 150x150 Kyosho Minium Caliber 120 Avec son cockpit blanc fin et profilé le Caliber est racé. D’emblée il donne envie. Il joue dans la catégorie des ultralégers, de fait il ne pourra évoluer qu’en intérieur, le moindre courant d’air le déséquilibrant. Pour l’extérieur vous pouvez tout simplement oublier.Les éléments mobiles, le plateau cyclique, les tringleries de la barre de Bell, toutes ces pièces sont d’une finesse surprenante.  Autant le dire on sent qu’un ingénieur a bossé dur pour  permettre la production d’un appareil à la mécanique élaborée et « originale ». Le châssis  est pour sa part plus classiquement composé d’une platine en plastique sur laquelle on retrouve une paire de servo et un ensemble récepteur /Gyroscope/contrôleur moteur. La batterie Li-Po 150mhA bénéfice d’un support ingénieux intégré au patin d’atterrissage qui est lui aussi original. Au final le statique est alléchant mais tiendra-t-il ses promesses ?

    IMG 1175 150x150 Kyosho Minium Caliber 120 IMG 1178 150x150 Kyosho Minium Caliber 120 IMG 1180 150x150 Kyosho Minium Caliber 120 IMG 1177 150x150 Kyosho Minium Caliber 120

    La télécommande

    IMG 1189 150x150 Kyosho Minium Caliber 120 Compacte et plutôt bien finie elle inspire confiance. Sa finition dorée et noire est esthétiquement réussit, mais les plastiques des manches par exemple ne sont pas exceptionnels. L’ergonomie est correcte. La prise en main est agréable et confortable et permet de piloter facilement. La face avant est équipée d’un large écran LCD qui distille des informations utiles. Il regroupe tension, mode, réglages mode expert, normal. il n’est pas rétro éclairé mais ça n’est pas pénalisant. Les trims sont « numériques » et montrent une précision très correcte. Les réglages mode expert/normal sont en réalité des réglages d’exponentiel. Plus clairement ils influent sur le rapport entre la course des manches et ceux des servos. C’est à dire quIMG 1195 150x150 Kyosho Minium Caliber 120 e plus le manche est proche de sa position neutre moins le débattement du servo est important et lorsqu’on pousse le manche en bout de course les servo accentuent leur amplitude. Cela a pour effet de faciliter le pilotage et d’éviter de faire du tricot avec les manches.  Au dos on trouve une trappe qui donne accès à l’emplacement prévu pour recharger la batterie. L’alimentation est confiée à 4 piles AA standard. Ces dernières on tenu une petite dizaine de charge/vol.

    Premier « vol »

    Batterie en place, et télécommande allumée le Caliber s’apparie facilement. Comme bien des appareils de cette catégorie, évitez pour les premiers vol , salon encombré des belles Orchidées de madame sous peine de prendre le risque de les décapiter…Poussez les gaz et… vous aurez la surprise de voir l’appareil quitter le plancher des vaches mais un peu en désordre. Vous voilà au premier écueil de cet appareil. Il convient d’être réglé, pour ce faire fixez le au sol entre deux livres avec le train d’écolage en place. Ensuite trimez l’anti-couple, et les axes de translation. Cela nous a pris la durée d’une batterie soit 6min 45s. Je ne vous cacherais pas que l’opération est fastidieuse. Deuxième essai. Batterie en place et gaz.  Le vol est agréable, mais le Caliber est une boule de nerf qui ne laisse pas de répit au pilote. Il se montre précis mais sa stabilité est rapidement mise à mal. Poussez le manche vers l’avant et le Caliber prend de la vitesse, peut être un peu trop d’ailleurs et le freiner est une opération délicate qui le déstabilise fortement. Le gyro est pour le moins  inefficace et tenir un cap tiens plus du miracle que de la prouesse de pilotage c’est dire. Une dizaine de vol après, le problème reste entier. Difficile dans ce cas de prendre du plaisir à faire évoluer

    Les défauts

    IMG 1185 150x150 Kyosho Minium Caliber 120 Hélas le sujet est vaste, car non content d’avoir un gyro quasi inefficace, nous avons constaté avec stupeur une perte de puissance  importante du rotor principal ainsi que de l’anti-couple. Pensant dans un premier temps à une mauvaise charge de la batterie nous avons changé les piles et recommencer un cycle de charge complet, sans effet. En cherchant un peu dans les « pannes » connues dans le manuel nous avons trouvé non sans surprise la raison de cette perte de puissance soudaine : les moteurs électriques sont donnés pour une durée de vie de 10 vols ! Après ils sont donc à changer… Un petit tour dans une boutique de modélisme ,13€  et 4 soudures plus tard, le problème est résolu. Autant vous dire de suite c’est pour nous le point d’orgue de cet essai catastrophe, a tel point qu’il nous a été impossible de faire une vidéo.

    Faut-il l’acheter

    NON surtout pas. Pour  un tarif sur les boutiques en ligne compris entre 120 et 150 € c’est certainement le premier appareil que nous vous déconseillons formellement. Il n’offre aucun intérêt si ce n’est d’être condamné à prendre la poussière sur une étagère ou  à garnir le fond d’un tiroir. Pour avoir commis une telle aberration Kyosho devrait être forcé a reprendre et a échanger tous les produits déjà vendu. Et si vous vous êtes fait avoir rapprochez vous de votre commerçant le plus vite possible pour négocier un échange.

    Ce qu’il faut savoir

    • C’est une aberration du modélisme
    • Fuyez le sans regrets

    Les plus

    RAS

    Une belle maquette animée

    Les moins

    Vol incontrôlable

    Usure prématurée des moteurs

    Prix

    laurent on décembre - 19 - 2010
    categories: Essais

    simulusGH305 1 400 Simulus GH 305Au milieu de micro hélicoptères qui se ressemblent tous, celui-ci fait figure d’exception. Sa forme inhabituelle l’apparente à l’un de ces prototypes d’autogires  mis au point pendant les grandes heures de la guerre froide, maintenant utilisés pour des vols de tourisme à basse altitude. Le look du GH-305 repose sur un classique mat birotor, mais aussi et surtout sur deux hélices horizontales (ou presque). Les publicités confirment les fonctions autogire : l’appareil décolle à la verticale et deux turbines le propulsent comme un avion. Rêve ou réalité ?

    Tour du propriétaire

    Si les autogires les plus évolués datent de la guerre froide, l’invention à mettre au crédit de Juan de la Cierva date de 1923. Des appareils sont toujours en exploitation, plus que jamais d’ailleurs puisque les autogires sont économes en énergie, plus en tous cas que les hélicoptères. Le GH-305 « Dual mode » est petit : il ne dépasse pas 11 cm de longueur, pour 9 de hauteur et 9 de largeur (avec les hélices de côté). Le diamètre des rotors est de 14 cm. simulusGH305 2 400 Simulus GH 305Les composants sont presque entièrement en plastiques : seuls les axes des rotors et les poids de la barre de Bell s’appuient sur du métal. Le tout n’inspire pas vraiment confiance et manque à l’évidence de résistance. Il faut être prudent, l’appareil risque fort de ne pas apprécier les chocs un peu violents. Le fuselage ne laisse aucune pièce mécanique apparente, sauf bien sûr les rotors. Sous l’appareil se trouvent trois roues en plastique. Elles tournent toutes et celle à l’avant est libre, capable d’une rotation à 360°. Nous verrons plus tard qu’elles sont indispensables au bon fonctionnement du GH-305. Les deux turbines – c’est le descriptif employé par les distributeurs du produit – sont présentées presque à l’horizontale, légèrement inclinées vers le bas. Ce ne sont pourtant que de petites hélices de faible puissance. Elles sont protégées par une armature en plastique. L’arrière de l’appareil ressemble à une paire de pinces, donnant au GH-305 un petit air de scarabée. A l’intérieur des pinces  se trouvent la prise destinées à la recharge de la batterie intégrée, et l’interrupteur.

    Préliminaires

    simulusGH305 8 400 Simulus GH 305La télécommande fournie avec l’autogire est une pièce maîtresse : elle permet de piloter l’engin, mais aussi de le recharger. Elle tire son énergie de 6 piles de type AA, non fournies dans la boîte. L’interrupteur permet de choisir une fréquence parmi les trois disponibles, ce qui permet en théorie des vols à trois appareils simultanément. Dans la pratique, on constate souvent des interférences entre appareils – avec un seul modèle, nous n’avons pas pu réaliser le test. Mais justement, la télécommande est sujette aux interférences, et cela, nous avons pu le vérifier. Impossible de passer à côté d’une lampe halogène sans que le GH-305 ne décide de vivre sa vie d’autogire anarchiste. Même punition en plein soleil. simulusGH305 7 400 Simulus GH 305La technologie infrarouge empêche aussi de passer derrière un gros obstacle : la perte de contrôle est inévitable. La télécommande permet de contrôler 3 voies : haut/bas, avant (mais pas arrière), tourner à gauche/à droite. Elle est en Mode 2, c’est-à-dire que la manette des gaz se trouve à gauche. Cette manette (exclusivement dédiée à la gestion des gaz) revient à la position 0 toute seule, sous l’impulsion d’un ressort. Une roulette de trim se trouve sur le côté droit, elle permet de corriger la rotation à droite et à gauche (indispensable car la décharge de la batterie modifie le comportement de la rotation). Un compartiment qui s’ouvre avec une simple pression du doigt permet de libérer la prise destinée à la recharge de la batterie. Une opération qui dure tout de même 35 minutes. Lorsque tous les voyants de la télécommande sont éteints, le GH-305 est prêt à prendre les airs. Ou à arpenter les sols, c’est selon.

    Premier vol

    simulusGH305 6 400 Simulus GH 305Premier vol… ou pas. Car le GH-305 ne prend les airs que si vous choisissez la position « flying mode » de l’interrupteur de la télécommande. Les commandes réagissent bien, mais avec un tout petit temps de retard. La marche avant est obtenue avec l’aide des fameuses turbines. Puisque ce sont  de petites hélices, l’avance est lente, presque imperceptible. Les hélices ne fonctionnent que dans un sens : voilà qui vous prive de marche arrière. Le pilotage est assez approximatif, en raison du léger temps de latence et de la difficulté de doser les commandes. L’appareil part rapidement en excès de en rotation à droite et à gauche.  Malgré cela, il reste assez plaisant de le guider, il suffit de ne pas espérer réussir des atterrissages de précision. Atterrir tout court, sans chuter lourdement s’entend, est tout simplement un challenge. simulusGH305 9 400 Simulus GH 305Si vous poussez l’interrupteur sur la position « running mode », le comportement du GH-305 est tout autre. Vous accédez au deuxième mode, celui promis par la mention « Dual mode » sur la boîte ou les descriptifs publicitaires. Il est préférable, c’est le moins que l’on puisse dire, que l’autogire se trouve au sol pour passer dans ce mode. Car son principe consiste à diminuer la vitesse de rotation du birotor. L’appareil n’est plus capable de décoller, mais les rotors suffisent à assurer une portée minimale pour contrer la gravité. Les trois roues de l’autogire font le reste. L’avance et les virages sont assurés les turbines. Aussi faibles qu’elles soient, elles suffisent à agir sur le comportement du GH-305, qui évolue comme s’il se trouvait sur un coussin d’air. Poussez les gaz et voilà votre autogire qui détale, un peu comme une poule qui agite désespérément ses ailes, mais ne parvient pas à voler. La similitude avec un gallinacé ne s’arrête pas là : l’appareil est très sensible aux commandes de direction. simulusGH305 7 400 Simulus GH 305L’appareil part en rotation rapide à droite et à gauche, trop pour assurer une conduite agréable. Une poule peut-elle reculer ? Sans doute. Mais pas le GH-305 en « running mode ». Notez que ce mode donne satisfaction sur des surfaces lisses (parquet, carrelage, lino), mais vous n’avancerez pas sur un tapis, une moquette, un sol en terre battue. Peut-on facilement passer du mode « running » à « flying » ? Oui, il suffit de pousser l’interrupteur de mode vers la droite. Avec un bon dosage de la manette des gaz, vous pouvez réussir à décoller après avoir pris votre élan en roulant. Une scène digne des meilleurs James Bond ! Peut-on facilement passer du mode « flying » à « running ». Oui, il suffit là encore de pousser l’interrupteur. Mais ne vous amusez surtout pas à cela lorsque vous volez à plus de 20 cm de hauteur. Car privé de sa voilure tournante à plein régime, le GH-305 s’écrase immédiatement au sol. Avec un peu de pratique, vous pouvez alterner la conduite au sol et le vol. Amusant, mais le manque de précision des commandes empêche de vraies figures. Quid de la durée du vol ? Nous n’avons conduit nos tests qu’en « flying mode » : le GH-305 tient plus de 6 minutes et 30 secondes, après quoi il fonctionne encore mais peine à monter. Après 7 minutes et 30 secondes, il se pose définitivement. Vous voilà reparti pour 35 minutes de recharge.

    Les défauts

    simulusGH305 3 400 Simulus GH 305La finition de l’appareil et sa télécommande est correcte, sans plus. La télécommande de l’appareil que nous avons acheté avait peut-être pris un choc, toujours est-il qu’un morceau de plastique se trimballait à l’intérieur. A tel point que nous étions peu confiants avant le premier décollage, persuadés qu’elle ne fonctionnait pas. Le bout de plastique en question semble ne servir à rien. Tant mieux. L’autonomie est correcte (c’est-à-dire courte mais assez semblable à celle d’appareils concurrents), tout comme le temps de recharge (c’est long, mais comparable à celui d’autres modèles). simulusGH305 5 400 Simulus GH 305Nous avons été déçus par la réactivité des commandes : elles souffrent un temps de latence et sont trop sensibles. Le pilotage est possible, mais s’apparente à celui d’un hélicoptère PicooZ d’entrée de gamme. Nous aurions adoré pouvoir coupler facilement le vol et les séances de conduite au sol, mais le passage de l’un à l’autre n’est pas prévu pour que cela fonctionne correctement. Dommage aussi que la vitesse du rotor en « running mode » soit insuffisante pour permettre de rouler sur une surface rugueuse. L’un des poids de la barre de Bell a choisi de partir loin sous un meuble – il a fallu jouer à Indiana Jones pour le retrouver, avec la lumière rasante d’une lampe de poche. Il faut dire que cette pièce dorée mesure à peine 1 mm d’épaisseur… Si vous la perdez définitivement, l’autogire est déséquilibré, condamné à la remise au hangar (ou dans une boite à chaussures).

    Alors, faut-il l’acheter ?

    simulusGH305 4 400 Simulus GH 305Les défauts de cet appareil l’emportent sur le plaisir de le piloter. Dommage. Reste le prix… A moins de 20 euros, on ne pouvait pas vraiment s’attendre à un appareil au top. Le rapport qualité/prix est très correct : vous payez le prix d’un jouet et vous obtenez… un jouet ! Pour adultes, s’entend, parce que la fragilité de cet autogire lui interdit un usage par des enfants.  Nous avons acheté notre Simulus GH-305 sur la boutique en ligne Pearl, mais vous pouvez le trouver chez d’autres distributeurs. Difficile, en revanche, de trouver un meilleur prix !

    Ce qu’il faut savoir

    • Prévu pour des vols en intérieur, même avec très peu d’espace pour évoluer
    • Charge via la télécommande, en moins de 35 minutes
    • Autonomie de 7 min 30 secondes en vol
    • Fonctionne en 3 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche,)
    • Télécommande infrarouge Mode 2
    • Bi-rotor, avec stabilité assurée par une barre de Bell
    • Fonctionne en « flying mode » (pour voler) ou en « running mode » (pour rouler au sol)
    • Livré avec deux pales de rechange pour le rotor principal (une A pour remplacer l’un des deux éléments qui constituent la paire du haut, une B pour le bas), une hélice de rechange pour l’une des deux turbines, et une barre de liaison pour coupler la barre de Bell au rotor supérieur).
    • La longueur (hors pales) est de 11 cm. La hauteur et la largeur sont de 9 cm. Le diamètre des pales est de 14 cm.

    simulusGH305 10 400 Simulus GH 305Les plus

    • La stabilité
    • Les deux modes de fonctionnement
    • Le look original
    • Le prix

    Les moins

    • La maniabilité
    • L’autonomie
    • Le temps de charge
    • La télécommande infrarouge

    Points de détail

    • La stabilité de l’appareil est exemplaire, avec l’aide des deux rotors et de la barre de Bell. Mais les commandes sont trop lentes. Et trop sensibles dans le cas du changement de direction.
    • Il ne faut pas perdre l’appareil de vue : la télécommande infrarouge perd la liaison si un obstacle se présente devant elle.
    • Le GH-305 est autonome : vous pouvez le recharger à l’aide du câble logé à l’intérieur de la télécommande, l’énergie est fournie par les six piles AA.
    • Un bouton permet de changer entre le « flying mode » qui permet de voler comme avec un hélicoptère à 3 voies, et le « running mode » qui transforme l’autogire en voiture télécommandée. Ou plutôt en une sorte d’aéroglisseur.

    La vidéo


    fred on décembre - 19 - 2010
    categories: Essais

    IMG 1115 300x200 Silverlit V 22 OspreyFort de nombreux succès Silverlit nous propose cette fois une réplique d’un Boeing MV-22 Osprey. Cet aéronef est un VTOL (vertical take-off and landing) original dans le monde réel qui équipe les Marines Américains, mi- hélicoptère, mi avion il permet de transporter de grosses charges deux fois plus vite qu’un hélicoptère conventionnel. Pour le modèle qui nous occupe aujourd’hui, vous allez plus facilement le croiser au détour d’un rayon de supermarché que sur l’ USS Iwo Jima. L’avantage c’est qu’on peut se l’offrir contre un peu moins de 40€ Alors Hourra !

    Revue des troupes

    IMG 1128 300x200 Silverlit V 22 OspreyLa première impression de ce Silverlit est que dans sa boite il fait bien envie. Une fois déballé l’impression se confirme, la finition est remarquable très au dessus de ce à quoi Silverlit nous a habitué. Le Depron est remplacé par de EPP à la résistance accrue et à l’aspect particulièrement valorisant. Le fuselage fait force de détail de décoration qui renforce l’aspect maquette du V-22. On retrouve les rotors des traditionnels Picooz mais ici au nombre de deux. Ils sont toujours aidés par une fausse barre de Bell pour stabiliser cette mécanique surprenante. Ces rotors sont contre-rotatifs, comprenez qu’ils tournent en sens inverse. Le but la stabilité, mais surtout le maintien du cap. Alors contrairement au modèle grandeur les deux rotors ne basculent pas à l’horizontal, pas de miracle. En revanche, on constate la présence d’un rotor anti-couple qui sert a orienter l’appareil, même si sont intégration est correcte on aurai préféré une gestion « électronique » de la vitesse de rotation des deux rotors principaux, mais cela aurai couté plus cher.

    IMG 1122 150x150 Silverlit V 22 OspreyLa télécommande est encore une fois à infra-rouge et offre deux voies. En clair elle permet l’ascension et la rotation droite/gauche, l’avance est induite par un équilibrage centré avant. Petite particularité, on note la présence d’un bouton « Take Off » . Ce dernier permet de « débrider » la puissance des rotors et d’autoriser le décollage. Si ce dernier n’est pas activé vous pourrez « taxier » le V-22 au sol. Cette dernière intègre comme à l’accoutumer le cordon de recharge de l’hélicoptère.

    Garde à vous !

    IMG 1120 150x150 Silverlit V 22 OspreyBon bien entendu il faut recharger l’accu de l’Osprey, Pour se faire il faut dégager le câble de son logement et le connecter dans le bon sens. Pour ce faire la marque à eu la bonne idée d’équiper le câble d’un détrompeur et d’une signalétique ad oc. Après 30 min de charge le V-22 est en ordre de marche. La mise en route est simplement actionnée par un discret interrupteur. Poussez la manette des gaz promptement et l’Osprey s’anime et commence a avancer. Poussez maintenant le bouton Take Off et l’engin décolle un peu lourdement. Il faut un peu d’espace, car le V-22 demande à être trimé sérieusement pour voler correctement. Une fois cette étape réalisé n’espérez hélas pas de miracle les deux voies limitent bien les possibilités d’évolutions. Le vol est quelque peu chaotique et le moindre petit courant d’air déstabilise le vol qui se IMG 1118 150x150 Silverlit V 22 Ospreytermine trop souvent en atterrissage d’urgence ou pire en crash. Heureusement comme les autres modèles de la marque la conception est robuste. Il est difficile à stabiliser, mais n’espérez pas de faire un stationnaire. L’appareil ne peut faire qu’avancer grâce à son centrage en avant du centre de gravité. Une fois en translation on prend un peu de plaisir mais prévoyez un peu de marge, la précision des commandes est disons, aléatoire. Le temps de réponse est lui aussi plus proche de la durée d’une migration que de la vitesse de la lumière.

    Les défauts

    Le manque de précision est ici particulièrement regrettable, le vol se contente d’être influencé par le rotor de queue, et les manœuvres en deviennent particulièrement compliquée. Il faudra anticiper pour pouvoir en faire ce qu’on veut. L’autonomie est aussi un peu juste, 4 min 30 seconde, ce chiffre s’explique par le poids conséquent de l’engin.

    Alors, faut-il l’acheter ?

    Difficile de trancher, de prime abord l’offre est séduisante, originalité, finition pèse dans la balance. Cependant le vol est plus proche de l’insecte aveuglé que de l’appareil de haute technologie.

    IMG 1132 150x150 Silverlit V 22 OspreyIMG 1135 150x150 Silverlit V 22 OspreyIMG 1137 150x150 Silverlit V 22 OspreyIMG 1130 150x150 Silverlit V 22 Osprey

    Ce qu’il faut savoir

    • Prévu pour les vols d’intérieur, avec un peu d’espace pour évoluer sereinement
    • Charge via la télécommande en 35min
    • Autonomie 4min 30
    • Fonctionne en 2 voies (Haut,bas, droite, gauche)
    • Télécommande infra rouge en mode 2
    • Double mono-rotor avec barre de Bell
    • Semi maquette d’un Boeing MV-22 « osprey »
    • Livré avec un outil de démontage du rotor de queue et deux hélice de rechange.

    Les plus

    • Le look maquette
    • L’originalité
    • Le vol rapide

    Les moins

    • Délicat à régler
    • Les commandes lentes
    • Points de détail

    On le trouve par exemple chez miniplanes à 47€ ou encore chez Leclerc à 37€

    L’original et la copie

    .IMG 1119 300x200 Silverlit V 22 Osprey 800px V 22 Osprey sideview 300x191 Silverlit V 22 Osprey

    (c) U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist Seaman Daniel A. Barker
    laurent on décembre - 14 - 2010
    categories: Essais

    modelco ec145 00 400 Modelco EC 145Ce micro hélicoptère vous attend au détour d’un rayon de supermarché, bien calé dans une boîte qui fait la part belle à Eurocopter. On y voit d’ailleurs une photo d’un véritable appareil en vol, avec un effet de flou qui suggère la vitesse. Ce modèle réduit est une reproduction de l’EC 145, peinte aux couleurs de la sécurité civile française. Serait-ce donc un produit français fabriqué en France ? Un rapide coup d’œil à la boîte permet de découvrir l’habituelle mention « Made in China ». Las, une fois encore, cet hélicoptère vient d’Asie. Mais il importe (sic) de souligner l’effort de localisation du produit, à l’évidence prévu pour le marché français et lui seulement.

    Tour du propriétaire

    modelco ec145 05 400 Modelco EC 145Le moulage plastique qui habille ce micro hélicoptère s’apparente à celui d’une véritable maquette. Loin des habituels canopy (cockpits) réduits à de simples protections de la mécanique et de l’électronique, celui de l’EC 145 est travaillé. Un soin tout particulier a été apporté aux couleurs, aux rainurages, aux hublots. Les mentions « Sécurité civile » et la référence à « Eurocopter, an EADS company » semblent très respectueuses de l’appareil acheté par l’état français.  A l’évidence, le cahier des charges du partenariat avec Eurocopter imposait un respect du look du modèle original. Plus étonnant sur un appareil doit vraiment prendre les airs – même si c’est à l’intérieur de votre salon, le cockpit est agrémenté de petits détails comme les antennes, les sondes, le treuil de secouriste. Est-ce que ce look supportera des vols un peu chahutés ? C’est peu probable : tous ces ergots en plastique semblent très fragiles. La quasi-totalité de l’appareil est faite de plastiques : le cockpit, mais aussi les patins, les pales, les pièces mécaniques… modelco ec145 11 400 Modelco EC 145Seule faute de goût : l’appareil arbore un rotor de queue – normal, le modèle original est équipé ainsi. Mais il est factice. Et il se trouve doublé d’un rotor placé  à l’horizontale, opérationnel, lui, et destiné à faire avancer ou reculer l’EC 145. Le résultat est un peu bizarre et rompt le charme du look « maquette » de ce modèle… Le véritable appareil d’Eurocopter est doté d’une quadripale. C’est aussi le cas de ce modèle réduit… mais les 4 pales sont ici partagées sur deux paires qui tournent à contresens. Elles sont épaulées par une barre de Bell assez légère. Le tout assure la stabilité de l’appareil en vol et le pilotage à 2 voies (haut/bas, tourner à droite/gauche). modelco ec145 10 400 Modelco EC 145La 3ème et dernière voie est celle du rotor de queue, comme nous l’avons vu, qui permet d’avance et de reculer.  Les moteurs (du rotor principal et du rotor de queue) sont alimentés par une batterie logée à l’intérieur de l’hélicoptère. Vous n’avez pas besoin de la sortir pour la recharger. modelco ec145 16 400 Modelco EC 145D’ailleurs, vous ne pouvez pas l’extraire du tout, ce qui vous interdit d’en posséder plusieurs pour voler plus longtemps. La recharge est assurée par un câble situé dans la télécommande, il suffit d’ouvrir un logement situé à l’arrière, sur le côté, pour le déplier. La documentation décrit le comportement de la diode pendant le cycle de charge. Ne vous y fiez pas : ce n’est pas ce qui se passe dans la réalité. Lorsque vous allumez la télécommande, la diode clignote en rouge, puis devient fixe. Une fois le câble branché, elle clignote alternativement en rouge et vert. Au bout de 30 minutes environ, elle clignote en rouge. Puis après 48 minutes, elle se fixe au rouge : la batterie est totalement chargée.  Notez que les câbles USB fournis avec des appareils comme ceux commercialisés par Easymodel sont parfaitement compatibles avec le connecteur sous l’hélico.

    Préliminaires

    modelco ec145 04 400 Modelco EC 145La documentation se trompe dans la description de la charge de la batterie. Voilà un mauvais point. Pourtant, elle se distingue des habituelles notices fournies avec des micro hélicoptères asiatiques, que l’on soupçonne souvent d’être traduites avec l’aide d’un outil automatique tel que Google Translation. Ici, pourtant, nous sommes loin du résultat illisible et incompréhensible d’appareils concurrents. Les phrases sont rédigées dans un bon français, les mots ont un sens. Bref, c’est un humain, francophone, qui l’a réalisée. Mention très bien pour cette documentation, donc, malgré l’écueil de la recharge. La télécommande, elle, inspire bien moins confiance. Son plastique et ses couleurs criardes qui mixent le rouge, le jaune et l’argenté lui donnent un aspect jouet. modelco ec145 14 400 Modelco EC 145Dommage, elle n’a rien à voir avec le look réussi et maquette du micro hélicoptère. Elle fonctionne avec la technologie infrarouge. Veillez par conséquent à ne jamais perdre votre hélicoptère de vue, la connexion est rompue par le moindre obstacle et l’appareil livré à lui-même. Evitez aussi les lampes trop puissantes, halogènes par exemple, ou le plein soleil : les deux perturbent le signal infrarouge. Un bouton permet de choisir parmi 3 fréquences, ce qui en théorie permet le vol à 3 appareils simultanément. Les manettes sont complétées par un bouton de trim. Et un seul ! Il sert exclusivement à affiner le réglage de la rotation à droite et à gauche. Deux boutons se trouvent en haut de la télécommande, mais ils sont inopérants. Les commandes sont en Mode 2, c’est-à-dire que la manette des gaz se trouve à gauche. Il n’y a pas de moyen de modifier ce comportement (à moins de s’attaquer aux circuits à l’intérieur de la télécommande). modelco ec145 13 400 Modelco EC 145Pour l’alimenter, il faut ouvrir le compartiment à l’arrière et y placer 6 piles de type AA. Bonne nouvelle : elles sont fournies dans la boîte. L’EC 145 est donc prêt à voler, sorti de son emballage. Vraiment ? Presque, car il faut tout de même retirer une vis pour ouvrir le compartiment – et avoir pour cela un tournevis sous la main, car il n’est pas fourni ! Chargez l’hélico, laissez la télécommande allumée, et faites basculer l’interrupteur situé sous l’appareil, à côté du connecteur de charge. Une diode rouge s’allume sur la queue de l’appareil, et une autre, plus discrète, clignote rapidement à l’intérieur du cockpit. Une fois la connexion établie avec la télécommande, elle devient fixe. Lorsque vous poussez les gaz, elle se remet à clignoter. Serait-ce, une fois de plus, une manifestation du syndrome Disco Mobile ? Pas du tout : les diodes restent très discrètes.

    Premier vol

    modelco ec145 07 400 Modelco EC 145Poussez les gaz doucement, le rotor principal s’anime et prend de la vitesse, sans pour autant déséquilibrer le micro hélicoptère. Poussez plus franchement la manette : il décolle et se place en vol stationnaire, avec une légère rotation que vous pouvez corriger immédiatement avec l’aide du bouton de trim. Le stationnaire est suffisamment stable pour pouvoir lâcher la manette de droite et se concentrer sur le trim. Problème : à bas régime, notre exemplaire d’EC 145 produit un bruit bizarre et perd de l’altitude d’un coup, au point de chuter lourdement. Que se passe-t-il ? L’infrarouge n’est pas en cause. Il s’agit probablement d’un jeu entre le pignon du moteur principal et la couronne qu’il entraîne. Le bruit et le problème disparaissent après une minute de vol environ. Tant mieux (mais il se répète à chaque vol). Les commandes réagissent bien, la montée est rapide, et les rotations efficaces, peut-être même un peu trop rapides. L’avance et le recul sont moins nerveux, mais le tout permet de piloter avec plaisir. Et surtout sans stress. Car la stabilité est exemplaire. Bien sûr, cet appareil est exclusivement prévu pour des vols en intérieur. Pas question de lui faire subir le moindre courant d’air, et encore moins le faire voler dehors. Le vol de l’EC 145 n’est pas vraiment réaliste : le poids plume de l’appareil et son bi-rotor ne permettent pas un comportement proche de la réalité. Mais il y a moyen de soigner des approches pour un atterrissage maîtrisé, en douceur. Vous pouvez voler pendant 6 minutes et 30 secondes, après quoi la poussée en ascension est moins efficace. Au bout de 7 minutes et 30 secondes, le micro hélicoptère se traine en rase-mottes avec l’aide de l’effet de sol. 30 secondes plus tard, la batterie déclare totalement forfait.

    Les défauts

    modelco ec145 12 400 Modelco EC 145La finition de l’appareil nous a séduit, il s’approche vraiment d’une maquette. Quel dommage, toutefois, que le plastique soit vrillé par endroits, mal joints à d’autres. L’empennage du rotor de queue est de traviole. Un défaut qui peut être corrigé en tordant la queue de l’appareil… au risque de la briser. La télécommande, nous l’avons vu, est tout droit sortie d’un jeu pour moins de 2 ans. L’autonomie de l’EC 145 est un peu juste, surtout qu’il faut attendre presqu’une heure pour la recharge. C’est long ! Nous avons aussi déjà évoqué les petites fioritures et détails du cockpit qui risquent fort de ne pas se remettre d’un atterrissage un peu rapide. Enfin, le double rotor de queue est moche, tout simplement. Vous pouvez retirer l’hélice factice, mais vous risquez de déséquilibrer l’appareil qui se met à avancer doucement tout le temps.

    Alors, faut-il l’acheter ?

    modelco ec145 06 400 Modelco EC 145Pourquoi pas. L’EC 145 de Modelco est proposé dans de nombreuses enseignes de la grande distribution, à environ 45 €. A ce prix, il est concurrencé par de nombreux modèles 3 voies. Mais s’en distingue avec son très réussi look maquette sous licence Eurocopter. Ce n’est pas l’appareil qui nous a le plus séduit, loin s’en faut, mais il est très plaisant à piloter dans une petite pièce. Nous l’avons acheté dans un hyper (dont le nom commence par L et termine par eclerc), mais il est aussi disponible chez Miniplanes.fr, par exemple. Le site de Modelco se trouve ici.

    Ce qu’il faut savoir

    • Prévu pour des vols en intérieur, même avec très peu d’espace pour évoluer
    • Charge via la télécommande, en moins de 50 minutes
    • Autonomie de 7 min 30 secondes en vol
    • Fonctionne en 3 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche,)
    • Télécommande infrarouge Mode 2
    • Bi-rotor, avec stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
    • Maquette d’un EC 145 d’Eurocoper, au 1/64e.
    • Livré avec deux pales de rechange pour le rotor principal, une hélice de rechange pour le rotor de queue.
    • La longueur (hors pales) est de 16 cm. La hauteur est de 9 cm. Le diamètre des pales est de 14,5 cm.

    Les plus

    • modelco ec145 15 400 Modelco EC 145La stabilité
    • La maniabilité
    • Les commandes qui répondent bien
    • L’aspect maquette

    Les moins

    • L’autonomie
    • Le temps de charge
    • La fragilité des détails du cockpit
    • La télécommande infrarouge (et son look !)

    Points de détail

    • modelco ec145 09 400 Modelco EC 145La stabilité de l’appareil est exemplaire, il pourrait voler dans un mouchoir de poche. Evitez d’aller chatouiller le plafond : le gyroscope a beaucoup de mal à rétablir l’équilibre de l’hélicoptère lorsqu’il redescend.
    • Il ne faut pas perdre l’appareil de vue : la télécommande infrarouge perd la liaison si un obstacle se présente devant elle.
    • L’EC 145 est autonome : vous pouvez le recharger à l’aide du câble logé à l’intérieur de la télécommande, l’énergie est fournie par les six piles AA.
    • L’appareil est une réplique au 1/64e de l’hélicoptère EC 145 commercialisé par Eurocopter.

    La vidéo !


    Quelques séquences de l’EC 145 pendant des vols en intérieur. Il se révèle assez rapide pour un appareil bi-rotor et doté d’un rotor de queue horizontal.

    L’original et la maquette volante au 1/64e !

    modelco ec145 17 800 Modelco EC 145

    Expériences

    Merci à Gilles pour ses retours d’expérience :

    « J’ai essayé le câble [de recharge USB disponible sur le site de Modelco]. Avec lui, 20 petites minutes suffisent à charger le zozio à fond. Lorsqu’on branche la prise USB elle s’allume rouge ;losqu’on raccorde l’helico elle s’eteint ; lorsque la charge est finie elle se rallume rouge .grosse economie de piles
    pour 8,97 euros port compris d’investissement .bilan=positi
    f ».

    « J’ai laissé l’helico (la batterie) se reposer une demi-heure avant le vol (pas d’incident ce coup-ci histoire de faire mentir,mais tant mieux ) et le laisse aussi une demi-heure avant de le recharger. Il parait que c’est très profitable à la batterie ».

    fred on décembre - 10 - 2010
    categories: Essais

    em mf07a 400 Easymodel Mini FusionSi un hélicoptère mérite bien le qualificatif de mini, c’est celui-ci. D’ailleurs, il était même qualifié, haut la main, pour être appelé Micro Fusion… Car il arbore les dimensions les plus réduites de tous les appareils que nous avons pu essayer. Une petite merveille de miniaturisation pour piloter à la maison. Evidemment, avec ses 15,5 grammes sur la balance, il n’est pas question de l’essayer à l’extérieur… Que vaut de micro hélicoptère ?

    Tour du propriétaire

    Si vous êtes lassé des 2 voies (monter/descendre, tourner à droite/gauche) des hélicoptères PicooZ, adoptez un appareil qui offre 3 voies : vous y gagnez la faculté d’avancer et de reculer. La gamme Fusion d’Euromodel repose sur des modèles faits d’une structure métallique, motorisés par deux rotors qui tournent en sens inverse. Euromodel commercialise le Mini Fusion qui, comme son nom l’indique, est une version taille lilliputienne. Qui fonctionne exactement de la même manière que ses grands frères. em mf12 400 Easymodel Mini FusionLa première impression, lorsqu’on prend l’appareil en main, est très positive. Car mis à part le canopy (le cockpit), les pales et les patins d’atterrissage, le Mini Fusion est froid au toucher, signe qu’il est fait de métal. Etonnant pour un modèle si petit, et plutôt engageant ! En y regardant de plus près, on constate que le plastique est tout de même omniprésent. La barre de Bell (sauf ses contrepoids), le rotor de queue et le support de son moteur, les couronnes d’entraînement des pales principales. Mais là encore, l’impression de solidité prévaut. Ceci combiné avec la taille minuscule de l’appareil qui le préserve de chocs violents (parce que sa masse est réduite) permet d’affirmer que le Mini Fusion est solide. Nous l’avons piloté sans ménagement pendant plusieurs semaines sans qu’il ne montre le montre signe de fatigue. Nous l’avons vu, la stabilité de l’appareil est assurée par un bi-rotor épaulé par une barre de Bell (située entre les deux jeux de pales), le tout assisté par un gyroscope électronique. En théorie, cette configuration assure un vol stationnaire presque parfait, c’est-à-dire que l’hélicoptère doit rester immobile en vol si on ne le sollicite pas. Le bi-rotor assure deux voies (monter/descendre, tourner à droite/gauche), et dispense cet hélicoptère d’un rotor anticouple sur la queue. em mf13 400 Easymodel Mini FusionPour avancer et reculer, c’est-à-dire profiter de la 3ème voie, c’est le rotor de queue qui est mis à contribution. L’hélice est présentée à l’horizontale, elle soulève la queue de l’hélicoptère pour le faire avancer, la baisse pour reculer. La batterie est intégrée dans l’appareil, vous n’avez pas besoin de la sortir pour lancer une recharge. L’alimentation est fournie par un câble muni d’un petit connecteur à détrompeur pour éviter les connexions dans le mauvais sens. Ce sont en fait deux câbles qui sont fournis avec l’appareil. Le premier est solidaire de la batterie, il se trouve sous un cache, et permet de recharger avec l’aide des piles de la télécommande (donc de manière autonome, où que vous vous trouviez). Le second est un câble muni d’un connecteur USB, qui tire donc son énergie de n’importe quel port USB, celui d’un PC, d’un Mac, mais aussi un hub, un téléviseur… Pratique pour économiser les piles de la télécommande. La recharge prend un peu moins de 29 minutes, que ce soit avec le câble de la télécommande ou le câble USB.

    Préliminaires

    em mf03a 400 Easymodel Mini FusionLa télécommande, à la différence de l’hélicoptère, inspire beaucoup moins confiance. Elle est entièrement faite de plastique, d’une forme ronde qui rappelle le vaisseau spatial de Goldorak – pour ceux qui ont connu et peut-être subi le dessin animé. Elle émet en infrarouge, sur l’une des trois fréquences dont elle est capable. En théorie, cela permet de piloter à trois hélicoptères simultanément. Dans la pratique, les interférences perturbent le vol. La disposition des commandes est de type mode 2, c’est-à-dire que les gaz se trouvent sur la manette gauche. Rien n’est prévu pour passer en mode 1, ni dans un autre mode. Elle est dépourvue de trims pour régler avec précision les commandes, malgré un dessin qui suggère leur présence. La commande des gaz est à ressort, à la différence des radiocommandes plus classiques qui en sont dépourvues. em mf11 400 Easymodel Mini FusionIl faut donc constamment pousser les gaz pour tenir en l’air. Pour animer la télécommande, il fait ouvrir la trappe qui se trouve à l’arrière avec un tournevis cruciforme et y placer 6 piles de type AA. Pas besoin de fouiller la caisse à outils pour trouver un tournevis, Euromodel en offre un, très généreusement. Ce n’est pas tout puisqu’un jeu de pales est également fourni. Pour votre premier vol, allumez la télécommande, retournez l’hélicoptère et faites glisser l’interrupteur sous le canopy sur On. Il est prêt à décoller. Vous savez sans aucun doute s’il est allumé : l’appareil fait clignoter 4 diodes en séquence (une rouge, une verte, une rouge, une bleue). Et ce de chaque côté de l’hélico ! soit, si vous avez bien suivi, 8 diodes en tout. Voilà un petit air de ressemblance avec les rampes de spots pour boums et surboums… Comme souvent, la surenchère est de mise côté diodes, il faut aimer le côté John Travolta mâtiné de bling-bling tape-à-l’œil.

    Premier vol

    em mf14 400 Easymodel Mini FusionPosez l’appareil au sol, poussez la manette des gaz doucement mais fermement : le Mini Fusion décolle immédiatement et se place en vol stationnaire. La théorie est donc vérifiée dans la pratique : ce micro hélicoptère est très stable. A peine dérive-t-il un peu, un mouvement que vous corrigez facilement avec la télécommande. Il tourne très rapidement sur lui-même, à votre demande, mais la montée et la descente sont des opérations moins nerveuses. L’avance et le recul, quant à eux, sont vraiment lents : vous ne battrez pas des records de vitesse. La bonne nouvelle, c’est que vous allez moins rapidement à la rencontre d’obstacles… Après quelques minutes de vol, vous pouvez vous exercer à des atterrissages sur des aires minuscules. Vous ne risquez pas grand-chose si vous heurtez un mur, un radiateur, une vitre, l’appareil tombe et repart aussi vite. em mf18 400 Easymodel Mini FusionVous ne risquez pas non plus d’éborgner le petit dernier ni de raboter la truffe du Jack Russell trop curieux. En résumé, voilà un excellent appareil pour l’intérieur. N’allez pas tenter le diable, en revanche. Pas question de faire évoluer cet appareil en extérieur, le moindre souffle de vent aurait raison de ses 15,5 grammes. Même un courant d’air en intérieur s’apparente à une tornade pour le Mini Fusion. Le vol est parfait pendant 4 minutes et 30 secondes. Au-delà, la puissance ascensionnelle diminue rapidement, et à 5 minutes et 30 secondes, vous ne pouvez plus décoller. C’est un peu juste, à tel point que cet appareil est sans doute celui qui souffre de la plus faible autonomie de tous les micro-hélicoptères que nous avons essayés. A vrai dire, cela semble normal, puisque la batterie a subi le même  sort que les autres pièces pour participer à l’effort de réduction de la taille et du poids. La rotation à droite et à gauche est assez rapide, la vitesse ascensionnelle aussi (en tous cas durant les 4 premières minutes). Mais l’avance et le recul sont beaucoup moins efficaces.

    Les défauts

    Nous l’avons vu, l’autonomie de la batterie est un peu juste, il faut ensuite attendre les 30 minutes de recharge pour voler à nouveau. Le Mini Fusion est très clairement destiné aux pilotes inexpérimentés, idéal pour découvrir les sensations d’un vol réussi – ou comprendre pourquoi un vol se termine mal sans pour autant risquer de détruire l’appareil.  Les utilisateurs plus exigeants risquent tout de même de s’ennuyer, en l’absence d’une 4ème voie pour réaliser des translations. em mf15 400 Easymodel Mini FusionLa télécommande est de faible portée, en raison de la technologie employée, l’infrarouge.  Regrettons que l’avance et le recul soit aussi lents. Vous ne risquez pas les excès de vitesse, pour sûr. Sachez aussi que vous ne pouvez piloter qu’à vue, c’est-à-dire sans obstacle entre la télécommande et l’hélicoptère. Si la connexion est rompue, l’appareil est livré à lui-même. Dieu sait alors derrière quel radiateur il va aller se loger. Les diodes qui clignotent… on aime ou on déteste. Avec le Mini Fusion, il faut aimer le cliquant… ou apprendre à l’aimer. Car les diodes ne peuvent pas être déconnectées, malheureusement.

    Alors, faut-il acheter ?

    Si vous avez envie de voler en intérieur, que vos talents de pilote ne vous permettent pas de prendre les commandes d’un appareil évolué, ou tout simplement si votre budget est limité, foncez, la réponse est OUI ! Le Mini Fusion est très facile à prendre en main, vous ne risquez pas les crashes. Qui ne sont, qui plus est, pas vraiment dangereux pour la santé de l’appareil. Si vous êtes un pilote chevronné, passez votre chemin. Vous risquez de vous lasser avec seulement 3 voies, mieux vaut vous tourner vers un appareil à 4 voies comme le Zhengrun Z008, ou le Blade Mcx de E-Flite. Le prix ? Le Mini Fusion est commercialisé à moins de 35 €. Vous le trouverez chez Fun RC Toys.

    Ce qu’il faut savoir

    • Prévu pour des vols en intérieur, même avec très peu d’espace pour évoluer
      em mf17 400 Easymodel Mini Fusion

      Le Mini Fusion se trouve au premier plan. Derrière, c'est un Twister classique.

    • Charge via la télécommande ou un câble USB, en moins de 30 minutes
    • Autonomie de 5 min 30 minutes en vol
    • Fonctionne en 3 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche,)
    • Télécommande infrarouge Mode 2
    • Bi-rotor, avec stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
    • Disponible en coloris rouge, jaune et bleu.
    • Livré avec un mini tournevis, deux pales de rechange pour le rotor principal, une hélice de rechange pour le rotor de queue.
    • La longueur (hors pales) est de 12 cm. La hauteur est de 6,3 cm. Le diamètre des pales est de 11 cm.

    Les plus

    • La stabilité
    • La maniabilité
    • Le prix
    • La solidité

    Les moins

    • em mf19 400 Easymodel Mini FusionL’autonomie
    • La télécommande infrarouge
    • Les commandes un peu molles
    • Les diodes rampe de spots disco star
    • Pas de trim sur la télécommande

    Points de détail

    • La stabilité de l’appareil est exemplaire, il pourrait voler dans un mouchoir de poche. Evitez d’aller chatouiller le plafond : le gyroscope a beaucoup de mal à rétablir l’équilibre de l’hélicoptère lorsqu’il redescend.
    • Il ne faut pas perdre l’appareil de vue : la télécommande infrarouge perd la liaison si un obstacle se présente devant elle.
    • Le Mini Fusion est autonome : vous pouvez le recharger à l’aide du câble logé à l’intérieur de la télécommande, l’énergie est fournie par les six piles AA.
    • Les diodes clignotantes auraient pu servir à indiquer l’état de la batterie. Pourtant, elles se contentent de clignoter en séquence, sans possibilité de les couper.

    La vidéo !


    Quelques séquences du Mini Fusion de Easymodel en vol intérieur. Notez les diodes « disco star » à la fin de la séquence. On aime… ou pas du tout, mais on ne peut pas les débrancher, quoi qu’il en soit…

    fred on décembre - 4 - 2010
    categories: Essais

    zhengrun z008 01 400 Zhengrun Z008Avec ses deux rotors horizontaux, ce micro-hélicoptère fait immanquablement penser au blockbuster  Avatar, de James Cameron. Il est habillé de bleu, ce qui ne manque pas de renforcer l’air de famille avec l’hélicoptère qui évolue dans le film. Le Z008 est un appareil étonnant, qui se distingue de ses innombrables concurrents…

    Tour du propriétaire

    Le fameux hélicoptère d’Avatar s’appelle le AT-99 Scorpion Gunship, ou encore Kunsip dans la langue des Na’vi. Même si vous n’êtes pas allé vous abîmer les yeux en 3D pendant les 2h41 minutes de ce succès commercial de l’année 2010, vous n’avez pas échappé aux extraits dans lequel l’hélicoptère est bien représenté. zhengrun z008 07 400 Zhengrun Z008Le Kunsip est un VTOL, c’est-à-dire un appareil à décollage et atterrissage vertical. Pas vraiment un hélicoptère, donc. Pourtant, le Zhengrun Z008 est bel et bien un hélicoptère, lui. Son squelette diffère très peu des micro-hélicoptères à 3 voies dotés d’un rotor de queue horizontal, tels que les Twister et autres Fusion. La différence réside donc dans ses deux rotors de côté, placés horizontalement. A quoi servent-ils ? Sur un modèle VTOL, ils sont destinés au décollage vertical. Mais dans le cas du Z008, ils sont destinés à provoquer une translation vers la droite ou vers la gauche. Voilà donc que cet appareil conçu à l’origine pour 3 voies (monter, descendre, avancer, reculer, tourner à droite, tourner à gauche) se voit agrémenté d’un quatrième contrôle qui lui permet de se déplacer latéralement. zhengrun z008 10 400 Zhengrun Z008La fabrication est rassurante : l’ossature de l’appareil est faite de métal qui semble très résistant. Qui plus est, il épouse les formes de certaines pièces, comme la roue dentée du rotor principal, la protégeant des chocs. La tige de queue est renforcée par deux barres solides. Le train d’atterrissage est un mix entre des patins en métal et des montants en plastique. Le cockpit est fait de plastique assez épais, suffisamment en tous cas donnant confiance. Les deux moteurs des rotors de côté sont sertis dans du plastique, résistant lui aussi et à la forme travaillée pour être résistante. L’appareil est de type bi-rotor, et sa stabilité a été confiée à une barre de Bell épaulée par un gyroscope électronique. zhengrun z008 04 400 Zhengrun Z008Pas besoin de rotor d’anti couple, donc : le rotor de queue est placé à l’horizontale, il permet d’avancer ou de reculer.  Les deux rotors de côté sont équipés chacun d’une hélice à trois pales. La batterie du Z008 est intégrée dans le micro-hélicoptère. Vous n’avez pas besoin de la retirer, un connecteur situé sous l’appareil permet de réaliser la recharge. Evidemment, vous ne pouvez pas la retirer pour en changer, et profiter ainsi d’une provision de batteries pour assurer une séance de vol un peu plus longue. Pour la recharge, le constructeur adopte la même technique que ses concurrents : un câble peut être déroulé depuis une trappe dans la télécommande, ses piles assurant l’alimentation. Dans la boîte est fourni un autre câble, dont une extrémité est au standard USB : vous pouvez la brancher sur le port d’un PC ou d’un Mac pour réaliser la recharge. L’opération prend 25 minutes, avec la télécommande ou l’USB.

    Préliminaires

    zhengrun z008 03 400 Zhengrun Z008La télécommande est faite de plastique, avec une finition beaucoup moins réussie que celle de l’hélicoptère. Le look, c’est selon, évoque le symbole de Batman ou le vaisseau de Goldorak. Avant toute chose, il vous faut l’alimenter avec 6 piles R6 (AA), dans une trappe verrouillée par une vis. Les moins bricoleurs n’ont aucune crainte de se retrouver comme devant une boite à sardines sans ouvre-boîte : un mini tournevis est offert avec le micro-hélicoptère. Les piles ne sont pas fournies, en revanche. Pensez-y si vous voulez faire cadeau de cet appareil. La télécommande émet en technologie infrarouge. Il faut garder en tête que la liaison entre la télécommande et l’hélico doit être directe : le moindre obstacle coupe l’émission, et votre hélicoptère se trouve alors livré à lui-même. Attention, donc, aux tables, chaises, piliers, portes, femmes, maris, copines, copains, chiens, chats qui auraient la mauvaise idée de se placer entre la télécommande et le Z008. zhengrun z008 11 400 Zhengrun Z008Autre danger qui guette : la forte luminosité, notamment celle du soleil, de néons ou de lampes halogènes perturbe la connexion. Le Z008 est un micro-hélicoptère à 4 voies : la télécommande comporte donc deux joysticks à battement complet pour assurer avant, recul, rotation à droite et à gauche, montée, descente, et enfin translation à droite et à gauche. Une molette de trim permet de compenser la rotation, et uniquement elle. Pour éviter que l’appareil n’avance ou ne recule, c’est à vous de gérer avec les commandes habituelles. Un interrupteur à trois positions permet de choisir trois fréquences d’émission, tout simplement pour vous permettre de voler à trois hélicoptères simultanément. Un bouton Accel laisse espérer profiter d’un boost sur les moteurs. Malgré le fait qu’il soit bien mentionné dans la documentation, il est inopérant. Dernier détail : la disposition des commandes épouse le mode 2, c’est-à-dire gaz à gauche.

    Premier vol

    zhengrun z008 14 400 Zhengrun Z008Allumez la télécommande, baissez la manette des gaz au minimum. Allumez le micro-hélicoptère avec l’aide du bouton situé sous le cockpit : vous êtes prêt à décoller. Poussez légèrement la manette vers le haut, et laissez l’appareil prendre de la hauteur. Pas besoin d’être sur vos gardes : il est suffisamment stable pour ne pas partir trop vite à la rencontre d’un meuble. Le vol stationnaire est très facile à obtenir, il suffit de doser la puissance des gaz. Il ne vous reste plus qu’à tenter les autres commandes, séparément dans un premier temps, en les cumulant une fois que vous aurez pris un peu d’assurance. Si vous avez une expérience du pilotage proche du néant, sachez que cet appareil est très sécurisant. zhengrun z008 08 400 Zhengrun Z008Il n’est pas nerveux, les ordres que vous lui donnez s’effectuent avec douceur. Le tout permet de prendre le temps de maîtriser le vol, de s’adapter aux commandes inversées lorsque le Z008 vous fait face. Bref, il joue à la perfection le rôle d’un micro-hélicoptère d’exercice. Sa souplesse est doublée d’une précision étonnante, qui permet d’envisager de se donner des objectifs : atterrir sur un dossier de chaise, sur un accoudoir de fauteuil. A la différence d’appareils plus fragiles, les erreurs de pilotage ne sont pas lourdement sanctionnées. Le Z008 peut aller s’écraser contre un mur et se débattre avec frénésie en tombant derrière un radiateur sans pour autant y laisser une pale, une hélice ou un moteur. N’espérez pas trop piloter en extérieur : l’appareil est très sensible au moindre coup de vent.

    Les défauts

    zhengrun z008 05 400 Zhengrun Z008La batterie, de type Lithium-polymère 3,7V et 150 mAh, assure une autonomie en vol de 7 minutes 30. C’est un peu juste, d’autant que vous ne pouvez pas l’extraire pour en changer. Il faut impérativement attendre les 25 minutes d’une recharge. Nous l’avons vu, le Z008 est souple et doux dans ses mouvements. Si vous recherchez la performance, il vous semblera très certainement beaucoup trop mou. C’est à l’évidence un micro-hélicoptère destiné à évoluer en intérieur, et même dans un tout petit intérieur ! Les deux rotors destinés à la translation sont opérationnels. Mais ce mouvement est très lent – rien à voir avec la translation d’un micro-hélicoptère mono-rotor qui, couplé avec l’avance, permet de prendre de la vitesse au point de perdre le contrôle. Il faut aussi être attentif, puisque l’action des deux rotors modifie l’altitude du Z008. Lorsque vous démarrez une translation, vous devez prendre l’habitude de compenser en poussant (ou en réduisant) les gaz. Alors, cet hélico propose-t-il vraiment 4 voies ? zhengrun z008 12 400 Zhengrun Z008Disons plutôt… 3,5 voies, car le mouvement de translation est tout de même un peu trop mou. La télécommande infrarouge est fonctionnelle, mais on aurait apprécié un trim supplémentaire pour agir sur la marche/arrière. Tant que vous pilotez à vue et sans source lumineuse trop forte, elle fonctionne bien. Dans le cas contraire, vous perdez le contrôle de votre micro-hélicoptère. Le Z008 ne passe pas inaperçu : dès vous le mettez en marche, il allume deux diodes. L’une à l’avant, l’autre sous le rotor principal. Elles ne se contentent pas de s’allumer, elles clignotent et changent de couleur selon une séquence prédéterminée. Amateurs de boules à facettes, vous allez adorer. Mais si vous préférez un peu de discrétion, ces deux diodes sont tout simplement casse-pieds. Elles ne peuvent pas être éteintes. A moins, bien sûr, de vous armer d’un tournevis, d’ouvrir l’appareil et de leur couper l’alimentation.

    Alors, faut-il acheter ?

    zhengrun z008 13 400 Zhengrun Z008Que vous soyez un pilote débutant ou expérimenté, ce micro-hélicoptère est un plaisir à prendre en main. La réponse est donc OUI ! Les plus novices peuvent s’initier à la prise en main d’un hélico, les amateurs éclairés s’amuseront à piloter avec précision. Le Z008 est idéal pour évoluer en intérieur, il s’accommode des murs étroits d’un studio de quelques mètres carrés. Il s’agit tout simplement de l’un des meilleurs micro-hélicoptères bi-rotor petit format. Dernière bonne surprise : son prix est vraiment léger puisqu’il est commercialisé à moins de 40 euros. Nous avons acheté le nôtre sur www.rc-helicopters-cars.com.

    Ce qu’il faut savoir

    • Prévu pour des vols en intérieur, même avec très peu d’espace pour évoluer
    • Charge via la télécommande ou un câble USB, en moins de 25 minutes
    • zhengrun z008 02 400 Zhengrun Z008Autonomie de 7 min 30 minutes en vol
    • Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
    • Télécommande infrarouge Mode 1
    • Bi-rotor, avec stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
    • Disponible en coloris bleu ou rouge
    • Livré avec un mini tournevis, deux pales de rechange pour le rotor principal, une hélice de rechange pour le rotor de queue et une autre (une seule) pour les deux rotors de côté.

    Les plus

    • La stabilité
    • La maniabilité
    • Le prix
    • La solidité

    Les moins

    • L’autonomie
    • La télécommande infrarouge
    • Les commandes un peu molles
    • Les diodes boule à facette

    Points de détail

    • zhengrun z008 06 400 Zhengrun Z008Les deux rotors sur les côtés permettent de lancer un mouvement de translation (mais il est beaucoup moins efficace que sur des appareils concurrents à 4 voies.
    • La stabilité de l’appareil est exemplaire, il pourrait voler dans un mouchoir de poche. Attention tout de même, le gyroscope éprouve des difficultés à stabiliser le Z008 lorsque vous remettez les gaz après une descente rapide. Ou lorsque le micro-hélicoptère touche un plafond.
    • Il ne faut pas perdre l’appareil de vue : la télécommande infrarouge perd la liaison si un obstacle se présente devant elle.
    • Le Z008 est autonome : vous pouvez le recharger à l’aide du câble logé à l’intérieur de la télécommande, l’énergie est fournie par les six piles AA.
    • Les diodes clignotantes auraient pu servir à indiquer l’état de la batterie, ou au moins indiquer quand la charge devient insuffisante pour voler. Non, elles se bornent à tenter de produire une ambiance dancefloor.
    • Les dimensions : 19 cm (longueur) x 18,5 cm (largeur) x 10 cm (hauteur). Le poids : 44 grammes.

    Les vidéos !


    Quelques séquences du Z008 de Zhengrun en vol intérieur. Notez les diodes « disco star » : on aime… ou on déteste…


    Le Zhengrun Z008 est filmé à 240 images par seconde avec l’appareil photo compact Ixus 300 HS de Canon. La résolution n’est que de 320 x 240 pixels, ce qui explique pourquoi la vidéo est pixelisée.

    fred on novembre - 20 - 2010
    categories: Essais

    century01 400 Silverlit Z CenturyLa marque à l’origine de l’engouement pour les micro hélicoptères n’avait pas vraiment évolué dans ces deux dernières années, laissant le champ libres à une concurrence novatrice. Voilà qu’un nouveau venu chez Silverlit inaugure une famille appelée « Z », juste à temps pour Noël. La bonne surprise ? C’est un appareil mono-rotor, qui se pilote avec 4 voies ! Explications…

    Tour du propriétaire

    Pour mémoire, les précédents modèles PicooZ offraient généralement 2 voies (haut-bas et droite-gauche), ou 3 voies pour certains appareils (haut-bas, droite-gauche, avant-arrière). Avec 2 voies, le pilotage se cantonne à essayer d’éviter les obstacles… sans pouvoir faire grand-chose. Avec 3 voies, on s’écarte un peu d’un jouet puisque le micro hélicoptère devient vraiment contrôlable. Qu’apportent 4 voies ? Aux manœuvres possibles avec 3 voies s’ajoute la translation (glissement de côté vers la droite et la gauche). Outre une meilleure maniabilité, la translation permet aussi de prendre de la vitesse, surtout si la manipulation est couplée avec l’avance (ou le recul).

    century08 400 Silverlit Z CenturyLa plupart PicooZ sont faits d’un bloc de polystyrène plein, très léger et plutôt solide. Le Z-Century se distingue avec un fuselage en plastique creux. Tout aussi léger, puisque l’appareil ne pèse pas plus de 25 grammes, et encore plus solide. Toutes les pièces apparentes, y compris le rotor principal, la barre de Bell et le rotor de queue, sont en plastique. Même matière pour les patins, flexibles mais résistants. Le vol est assuré par une seule hélice, ce modèle de micro hélicoptère fait donc partie de la famille des mono-rotors. century09 400 Silverlit Z CenturyL’hélice est en revanche semblable à celles des autres appareils de Silverlit, large et faites de courbes. Pour compenser l’absence d’une deuxième hélice tournant en sens contraire, le constructeur a ajouté une barre de Bell. C’est un accessoire qui ressemble à une hélice miniature, mais les pales sont remplacées par des poids. A l’arrière se trouve un rotor de queue qui permet d’assurer l’anti-couple, c’est-à-dire de compenser la rotation du rotor principal. C’est donc lui qui assure aussi les rotations vers la droite et la gauche. Sous l’hélico, entre les patins, se trouve le bouton on/off, un trou correspondant à la prise de recharge de la batterie, et une diode de réception infrarouge.

    Préliminaires

    century03 400 Silverlit Z CenturyLe Z-Century est livré avec une télécommande de type infrarouge, dont les deux joysticks donnent accès aux commandes 4 voies. Elle est en mode 1 : les gaz sont à gauche. Avant tout, il faut insérer des piles dans le boitier, via la trappe à l’arrière, qui s’ouvre sans besoin d’un tournevis.  Il faut quatre piles, de type AA (R6), non fournies. Le bouton on/off de la télécommande allume l’appareil, une diode rouge témoigne du bon fonctionnement. Une autre diode permet de surveiller la charge. En effet, la télécommande peut assurer la recharge de l’hélicoptère. Pour cela, une trappe en façade avant s’ouvre pour laisser sortir un câble, que vous connectez sous l’hélicoptère. La recharge complète prend environ 25 minutes. Deux diodes discrètes s’allument sur le micro hélicoptère pendant la charge, et s’éteignent lorsque la batterie est prête. Voilà qui est bien pratique puisque le Z-Century et sa batterie sont autonomes, vous pouvez partir en vacances avec eux sans emporter un bloc secteur. En revanche, l’opération répétée risque d’épuiser toute l’énergie de la télécommande. Silverlit a pensé à tout, mais s’est surtout inspiré de ses concurrents très inventifs : l’appareil est livré avec un câble de recharge terminé par une prise USB. Tout ordinateur, ou même téléviseur, imprimante, devient ainsi une source de courant pour recharger la batterie. Le temps de recharge est le même, 25 minutes, avec l’USB. Assurez-vous que le joystick gauche, des gaz, pointe vers  le bas, allumez la télécommande, poussez le bouton on/off sous l’hélicoptère, une diode rouge s’allume en clignotant rapidement et vous voilà prêt à voler.

    Premier vol

    century11 400 Silverlit Z CenturyPlacez-vous à un endroit où vous ne craignez pas de rencontrer un obstacle. Mettez franchement les gaz : l’hélicoptère décolle et se place en vol quasi stationnaire. C’est un petit miracle pour un appareil mono-rotor. Car on s’en aperçoit pendant les premières secondes de vol, il se comporte comme un hélicoptère bi-rotor. Très stable, il ne bouge presque pas. Idéal pour les vols dans des intérieurs, même petits. Il faut évidemment un peu compenser l’inévitable dérive, et le réflexe consiste à modifier le trim. Mauvaise surprise : seule la rotation (droite-gauche) est modifiable. Rien n’est prévu pour trimmer l’avance-recul et la translation. Dommage. Un autre bouton sur la télécommande, libellé « Light », allume une diode sous l’appareil. Une sorte de projecteur… mais qui n’éclaire rien, même dans le noir complet. Un gadget, donc, totalement dispensable. Le Z-Century répond bien aux commandes, celles qui gèrent la rotation et l’altitude sont plutôt réactives. La translation à droite et à gauche est un peu moins pêchue. La marche en avant et en arrière est carrément poussive. century10 400 Silverlit Z CenturyMême avec la manette droite poussée à fond vers l’avant, vous avancez lentement de 2 ou 3 mètres, puis la progression s’interrompt. Une réaction qui ressemble fort à un excès de zèle du gyroscope ! Il y a moyen de prendre un peu plus de vitesse : il faut coupler la marche avant, la translation et l’anticouple (en d’autres mots avancer en forçant le déplacement latéral et entrainant l’appareil dans un virage). Le tout reste très agréable, surtout si cet appareil vous accompagne pour dans vos premiers pas de pilote de micro hélicoptère. Notez que l’appareil est particulièrement résistant aux chocs et aux mauvais traitements. Il  est livré avec deux hélices anticouple de rechange (pour le rotor arrière), ce qui laisse supposer que cette pièce est très fragile. Pourtant, malgré plusieurs vols terminés un peu brutalement dans un meuble, ce rotor n’a montré aucun signe de faiblesse. Il est par ailleurs doté de son propre moteur, bien caché dans le fuselage.

    Les défauts

    century06 400 Silverlit Z CenturyLa batterie Lithium-Polymère du Z-Century assure une autonomie de 7 minutes. Au-delà de cette durée, l’hélicoptère ne monte plus. Une minute plus tard, il s’arrête définitivement. C’est un peu juste, d’autant plus que la batterie est intégrée dans le fuselage, sans possibilité de la retirer et de la remplacer par une autre. Dommage que les diodes ne donnent aucune indication sur l’état de la batterie pendant le vol. Vous l’avez compris à la lecture du précédent paragraphe, ce micro-hélicoptère n’est pas vraiment nerveux. Voilà qui est idéal pour voler en appartement les jours de mauvais temps. Dans un espace intérieur plus grand, il montre vite ses limites. N’espérez pas le faire voler en extérieur : la moindre brise l’emporte comme un fétu de paille, sans possibilité de remonter le vent. D’ailleurs, même un courant d’air en intérieur est capable de l’emporter… La télécommande se limite malheureusement au réglage du trim de l’anticouple, nous l’avons vu. Mais elle souffre d’un défaut plus gênant : elle fonctionne avec la technologie infrarouge. Tant que vous pilotez à vue, et loin d’une forte source lumineuse, aucun souci. Mais si vous passez derrière une porte, un lit, une armoire, une personne, c’est la catastrophe. Car la télécommande envoie toujours ses ordres, mais l’hélicoptère ne les reçoit plus et vole comme il l’entend. Livré à lui-même, il se retrouve généralement à tenter de grimper aux murs. Evidemment, il n’y parvient pas et on le retrouve à faire des convulsions au sol. Attention aux lampes halogènes, qui perturbent le signal infrarouge de la même manière.

    Alors, faut-il l’acheter ?

    century07 400 Silverlit Z CenturyBien qu’il soit assez agréable à piloter, ce micro-hélicoptère manque singulièrement de pêche. Bien qu’il soit de type mono-rotor, il ne procure pas les sensations de cette catégorie d’appareils. Si vous êtes un pilote débutant et que le pilotage en 4 voies vous fait envie, préférez un petit bi-rotor comme le Blade Mcx. Si vous êtes un pilote plus expérimenté, vous aurez plus de plaisir à utiliser un Blade Msr ou un Nine Eagle Scorpio. Vous l’aurez compris, nous n’avons pas été emballés par ce micro-hélicoptère. Reste que si vous êtes un inconditionnel de la marque Silverlit, ce modèle est, de loin, le plus abouti et le plus complet. C’est aussi le modèle mono-rotor le moins cher du marché ! Car on le trouve à moins de 50 €. Chez Fun RC Toys par exemple. Il est disponible en 3 coloris (orange, bleu et noir).


    Ce qu’il faut savoir

    • century12 400 Silverlit Z CenturyPrévu pour des vols exclusivement en intérieur, à cause de son poids plume et de sa télécommande à infrarouge.
    • Charge en 25 minutes via un câble intégré à la télécommande, ou un câble USB
    • Autonomie de 7 minutes en vol
    • Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
    • Simple rotor, mais stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope

    Les plus

    • La stabilité
    • La maniabilité
    • Le prix
    • La solidité
    • La recharge par la télécommande ou le câble USB
    • L’interrupteur sur l’hélicoptère

    Les moins

    • L’autonomie
    • Le pilotage un peu poussif
    • La diode « projecteur »
    • Le trim limité à l’anticouple

    Points de détail

    • Malgré une belle résistance aux chocs, le Z-Century est livré avec une paire d’hélices pour le rotor de queue. Bien que nous ayons tout fait pour détruire ce rotor, il a tenu bon…
    • Les dimensions du Z-Century sont proches de celles des autres appareils de la gamme PicooZ créée par Silverlit : 19,5 cm de longueur en excluant le rotor de queue, 21 cm sinon. Le rotor principal mesure 15,7 cm de diamètre. Comptez 7,4 cm pour la hauteur, 4 cm pour la largeur avec les patins (2 cm sans).
    • Silverlit commercialise en fait deux nouveaux hélicoptères en 4 voies : le Z-Century, donc, et le Z-Bruce. Semblable en tous points, il est habillé avec un look différent.
    • Bien qu’il ne soit plus fait d’un polystyrène épais comme les PicooZ, mais d’un plastique léger, cet appareil se révèle solide et encaisse les erreurs de pilotage sans broncher.
    • Ce micro hélicoptère a été présenté au salon du modélisme de Nuremberg en 2010, par l’inventeur Alexander van de Rostyne. Que vous avez peut-être vu dans ce billet !

    La vidéo !


    fred on novembre - 12 - 2010
    categories: Essais

    01 400 E flite Blade 120 SRNous avions adoré le tout petit mais nerveux Blade Msr commercialisé par E-Flite, nous étions impatients d’essayer le tout nouveau Blade 120 SR. Nous n’avons pas été déçus par ce micro-hélicoptère au fort pouvoir de séduction…

    Tour du propriétaire

    Principalement fait de plastiques, le 120 SR affiche tout naturellement un poids plume sur la balance. Avec sa batterie, il ne dépasse pas les 110 grammes sur la balance. Serait-il donc un hélicoptère dédié aux vols en intérieur ? Pas vraiment, car sa longueur atteint presque 32 cm, tout comme son rotor principal (31,8 cm de diamètre, exactement). Il faut par conséquent un très grand salon pour espérer le faire évoluer autrement qu’en vol stationnaire.

    Dsc 0001 400 E flite Blade 120 SR

    Photo de famille E-Flite : le Blade 120 SR, en jaune, pose à côté de son petit frère le Blade Msr habillé de bleu.

    L’appareil est idéal pour des sorties en extérieur, mais le vent, tout comme pour le Blade Msr et les autres hélicoptères légers, se révèle déstabilisateur. L’appareil est suffisamment puissant pour combattre une petite brise, mais il est peine si le vent est trop fort.Il craint tout particulièrement les coups de vent, nous en avons fait l’amère expérience : lors d’un vol en hauteur, le Blade 120 SR s’est fait chahuter au-delà de ce que pouvait corriger le gyroscope, il s’est retrouvé sur le dos… en chute accélérée. blade120 02 400 E flite Blade 120 SRLe résultat ? La tige de queue, pourtant en fibre de carbone, a plié jusqu’à rompre. N’allez pas en déduire que cet hélicoptère est fragile ! car une telle chute avec un modèle de taille similaire d’une marque concurrente aurait signifié des dégâts bien plus importants. Avec des attelles bricolées avec un trombone et de la colle cyano, le Blade 120 SR a repris les airs ! Bon point : les patins sont faits d’un plastique très souple, qui se déforme sans rompre. Une matière parfaite pour amortir les chocs de multiples atterrissages, même mal négociés.

    Préliminaires

    Dsc 0054 400 E flite Blade 120 SRLe Blade 120 SR que nous avons testé est un modèle RTF, c’est-à-dire Ready To Fly. En bon français, cela signifie qu’il est prêt à l’emploi avec sa batterie et sa radiocommande. Cette dernière est similaire à celle du Blade Msr : elle ressemble furieusement à une manette pour console de jeu ! On aime ou on déteste. Pour notre part, elle se révèle souple, facile à prendre en main. Voilà qui est suffisant pour l’adopter. Elle fonctionne en 2,4 GHz, ce qui lui assure une longue portée – c’était préférable puisque le Blade 120 SR est nerveux et peut partir loin, très vite. Il faut alimenter la radiocommande avec 4 piles de type AA, fournies dans la boite. La batterie, quant à elle, adopte le même format en bâtonnet que le Blade Msr. Elle est tout simplement plus imposante, avec 3,7V et 500mAh, pour des dimensions de 5,9 x 1,9 cm et une épaisseur de 0,9 cm. Elle doit être branchée sur un adaptateur, lui-même connecté à un boitier de charge, le tout relié à une prise secteur. Dsc 0048 400 E flite Blade 120 SRLe système de batterie n’est donc pas compatible avec le bloc d’alimentation multi-batterie du Blade Msr, pourtant si pratique (et même autonome s’il est alimenté par des piles). Qui plus est, le boîtier semble bien compliqué au premier abord : il affiche plusieurs diodes correspondant à des valeurs de charges variables. Ajoutez à cela deux boutons pour régler cette valeur, et un dernier libellé Start/Stop pour démarrer la recharge. Tout ça pour bien peu de choses dans le cas de la batterie du Blade 120 SR : il suffit de brancher, d’appuyer sur le bouton Start et d’attendre. L’un des voyants clignote pendant la phase de recharge, qui dure 25 minutes environ. Les voyants clignotent tous pendant les 3 à 5 dernières minutes de charge, puis ils s’allument alternativement (exactement comme les lumières à l’avant de la voiture de K2000, oui, celle totalement kitsch et conduite par le non moins kitsch David Hasselhoff). Dsc 0051 400 E flite Blade 120 SRAu final, la charge complète requiert un peu moins de 30 minutes. La batterie se loge dans un panier en dessous de l’hélicoptère, puis doit être branchée. L’opération n’est pas difficile, mais elle requiert un peu de doigté malgré le détrompeur qui évite de faire une bêtise. Il faut avoir allumé la radiocommande au préalable, sous peine de faire échouer la connexion avec l’hélicoptère. Il faut aussi placer l’appareil à l’horizontale, ou tout simplement le poser à terre, le but étant de laisser le gyroscope s’étalonner tout seul. On entend alors les servos se mettre au neutre, l’hélico est prêt à décoller… Une astuce ? Les contacts du moteur du rotor de queue sont apparents, ils risquent d’être arrachés pendant un atterrissage un peu trop acrobatique. Enveloppez tout simplement ce moteur dans un bout de scotch, en formant une petite collerette suffisamment rigide pour que les fils se trouvent protégés.

    Premier vol

    03 400 E flite Blade 120 SRL’appréhension du premier décollage, du fait de la taille de l’appareil, disparait une fois les gaz poussés. Car le Blade 120 SR se révèle d’une stabilité exemplaire, meilleure même que celle du Msr. A peine dérive-t-il un peu, un mouvement que l’on corrige facilement avec les manettes de la radiocommande dans un premier temps, avec les trims ensuite. Il faut agir doucement sur les commandes, l’appareil est sensible et puissant : il part très vite, quelle que soit la direction. Mais il répond aussi au quart de tour lorsque vous lui demandez de se calmer. Il se plie à des évolutions très lentes et tient admirablement le vol stationnaire. Pour prendre de la vitesse, la marche avant n’est pas la plus spectaculaire. Partez en translation et poussez le pas cyclique longitudinal (en clair, avancez), le Blade 120 SR part comme une fusée. Il faut penser à donner un peu de gaz sous peine de descendre un peu vite vers le sol et le raboter à grande vitesse. Dsc 0036 400 E flite Blade 120 SRSi vous relâchez rapidement la translation et surtout la marche avant, le gyroscope de l’hélico tente de stabiliser l’appareil coûte que coûte. Il se cabre alors de manière peu académique – mais il ne décroche pas. Il faut un peu de pratique pour apprendre à doser les commandes afin d’éviter de trop solliciter le gyroscope. Pour le reste, les vols sont un véritable plaisir. Attention tout de même, cet hélicoptère requiert un peu d’expérience, il n’est pas conseillé aux pilotes habitués à des appareils bi-rotor. Mieux vaut s’exercer sur un Blade Msr, moins imposant. Si vous n’aimez pas les hélicoptères façon Fièvre du samedi soir, soyez rassuré, le cockpit du Blade 120 SR n’est éclairé par aucune diode. Seule un témoin rouge sur la plaque plastique à l’arrière des moteurs indique que l’hélicoptère est allumé et opérationnel.

    Les défauts

    Dsc 0032 400 E flite Blade 120 SRLa batterie de 500 mAh fournie avec le Blade 120 SR assure un vol continu de 7 minutes et 30 secondes. C’est peu. Pour en profiter vraiment, mieux vaut investir dans quelques batteries supplémentaires. Notez que les batteries chauffent un peu pendant le vol, rien de bien inquiétant. Le moteur du rotor principal chauffe très peu, quant à lui, une raison supplémentaire d’acquérir des batteries additionnelles pour faire durer le plaisir. Nous l’avons vu, le Blade 120 SR est plutôt résistant. Il a tenu bon malgré des crashs violents. La mécanique n’a pas bougé d’un poil, y compris les rouages pourtant faits de métal et de plastique. Les deux, associés, ne font pas souvent bon ménage puisque les dents des roues en métal ont tendance à abimer celles des roues en plastique. Dsc 0040 400 E flite Blade 120 SRLe canopy (c’est-à-dire l’habillage plastique qui forme le cockpit) est la pièce qui a subi le plus de dommages. Un peu de scotch a permis de tout rafistoler. Le crash plus violent évoqué au début de ce test a sectionné la tige en carbone. Cet incident a mis un terme à la séance de pilotage, mais la réparation a été possible sans nécessiter l’achat d’une pièce… Notez que la barre de Bell qui équipe l’hélico est résistante, mais soumise à de forte torsions, elle fait partie des pièces qui vont fort logiquement rende l’âme. Pourtant celle qui équipe notre Blade 120 SR défie la logique, et ce après plus de 100 vols ! Dommage en revanche que l’appareil soit dépourvu d’interrupteur. Une fois la batterie connectée, les rotors sont susceptibles de tourner. 02 400 E flite Blade 120 SRAttention, ils sont en plastique, mais ils méritent l’inscription Blade (lame en anglais) : soyez prudent et évitez de tenir l’hélicoptère trop près de vous, éloignez enfants et animaux… Regrettons enfin que l’état de la batterie ne soit indiqué ni par une diode sur l’hélico, ni par la radiocommande. C’est à vous d’estimer quand il est temps de vous poser, lorsque l’appareil peine à monter… Un dernier reproche : le rotor de queue est puissant, il assure une anti-couple (une rotation) rapide… un peu trop parfois cela dit, l’appareil peut être entrainé dans une danse involontaire de deux ou trois tours en toupie, le temps de récupérer le contrôle…

    Alors, faut-il acheter ?

    blade120 05 400 E flite Blade 120 SRTout dépend de vos compétences en pilotage. Si votre expérience est celle d’hélicoptères bi-rotor, sachez que cet appareil est un peu plus compliqué à maîtriser. Mais si vous avez déjà piloté des micro-hélicoptères mono-rotor tels que le Blade Msr, les Nine Eagle, les Walkera, alors Oui, n’hésitez pas un instant, le Blade 120 SR est un bonheur à faire voler. Si vous disposez d’un Blade Msr (ou d’un autre appareil de la gamme E-Flite), vous pouvez même faire l’impasse sur la radiocommande. Vous gagnez en effet une cinquantaine d’euros avec la version BNF de l’hélico. BNF signifie Bind N Fly, en français connectez et volez. En effet, la connexion entre un appareil E-Flite et une radiocommande ne prend que quelques secondes. La version RTF du Blade 120 SR est vendue environ 150 €. C’est cher, mais c’est finalement peu au vu de sa taille et du plaisir qu’il sait donner. Comptez environ 100 € pour la version BNF.

    Ce qu’il faut savoir

    • blade120 03 400 E flite Blade 120 SRPrévu pour des vols en extérieur (mais sans vent), ou en intérieur (mais avec beaucoup d’espace)
    • Charge via un bloc d’alimentation (secteur), en moins de 30 minutes
    • Autonomie de 7 min 30 minutes en vol
    • Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
    • Radiocommande 2,4 GHZ Mode 1 (ou mode 2).
    • Simple rotor, mais stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope

    Les plus

    • La stabilité
    • La maniabilité
    • Le prix
    • La télécommande 2,4 GHz
    • La solidité

    Les moins

    • L’autonomie
    • Le chargeur secteur
    • L’absence d’interrupteur

    Points de détail

    • blade120 01 400 E flite Blade 120 SRCet hélicoptère est suffisamment stable pour voler en intérieur, mais la pratique n’est pas recommandée à moins de profiter d’un gymnase ou d’un salon très grand (où vous éviterez de placer des vases époque Ming). Le premier vol, en tous cas, doit impérativement être réalisé là où vous ne risquez de rencontrer aucun obstacle.
    • Les vols en extérieur sont les plus agréables puisque vous pouvez laisser l’appareil s’éloigner ou monter. Mais sachez que le moindre coup de vent peut le déstabiliser, l’emporter très loin. Bref, soyez prudent, il est rapide…
    • Malgré sa grande taille, cet hélicoptère est plutôt solide. Il encaisse les chocs sans broncher et permet une initiation sans craindre les dégâts.
    • La télécommande peut être commutée dans un mode « souple », qui adoucit la vigueur des commandes. Si vous débutez, vous limitez les erreurs de pilotage par sollicitation trop rapide des commandes (on appelle cela « faire de la mayonnaise »).
    • L’hélicoptère peut être rendu plus sensible, il suffit de changer deux points d’ancrage du rotor principal. Attention, le gyroscope s’efforce de corriger le vol, vous allez devoir vous battre contre lui si vous essayez de pousser le Blade 120 SR dans ses retranchements.
    • Il vous incombe de surveiller la charge de la batterie. En l’absence d’indicateur sur l’hélicoptère et sur la radiocommande, vous devez faire preuve de sagesse et arrêter le vol lorsque vous sentez que l’appareil ne monte plus.

    E-Flite Blade 120 SR

    Nous avions adoré le tout petit mais nerveux Blade Msr commercialisé par E-Flite, nous étions impatients d’essayer le tout nouveau Blade 120 SR. Nous n’avons pas été déçus par ce micro-hélicoptère au fort pouvoir de séduction…

    Tour du propriétaire

    Principalement fait de plastiques, le 120 SR affiche tout naturellement un poids plume sur la balance. Avec sa batterie, il ne dépasse pas les 110 grammes sur la balance. Serait-il donc un hélicoptère dédié aux vols en intérieur ? Pas vraiment, car sa longueur atteint presque 32 cm, tout comme son rotor principal (31,8 cm de diamètre, exactement). Il faut par conséquent un très grand salon pour espérer le faire évoluer autrement qu’en vol stationnaire. L’appareil est idéal pour des sorties en extérieur, mais le vent, tout comme pour le Blade Msr et les autres hélicoptères légers, se révèle déstabilisateur. L’appareil est suffisamment puissant pour combattre une petite brise, mais il est peine si le vent est trop fort. Il craint tout particulièrement les coups de vent, nous en avons fait l’amère expérience : lors d’un vol en hauteur, le Blade 120 SR s’est fait chahuter au-delà de ce que pouvait corriger le gyroscope, il s’est retrouvé sur le dos… en chute accélérée. Le résultat ? La tige de queue, pourtant en fibre de carbone, a plié jusqu’à rompre. N’allez pas en déduire que cet hélicoptère est fragile ! car une telle chute avec un modèle de taille similaire d’une marque concurrente aurait signifié des dégâts bien plus importants. Avec des attelles bricolées avec un trombone et de la colle cyano, le Blade 120 SR a repris les airs ! Bon point : les patins sont faits d’un plastique très souple, qui se déforme sans rompre. Une matière parfaite pour amortir les chocs de multiples atterrissages, même mal négociés.

    Préliminaires

    Le Blade 120 SR que nous avons testé est un modèle RTF, c’est-à-dire Ready To Fly. En bon français, cela signifie qu’il est prêt à l’emploi avec sa batterie et sa radiocommande. Cette dernière est similaire à celle du Blade Msr : elle ressemble furieusement à une manette pour console de jeu ! On aime ou on déteste. Pour notre part, elle se révèle souple, facile à prendre en main. Voilà qui est suffisant pour l’adopter. Elle fonctionne en 2,4 GHz, ce qui lui assure une longue portée – c’était préférable puisque le Blade 120 SR est nerveux et peut partir loin, très vite. Il faut alimenter la radiocommande avec 4 piles de type AA, fournies dans la boite. La batterie, quant à elle, adopte le même format en bâtonnet que le Blade Msr. Elle est tout simplement plus imposante, avec 3,7V et 500mAh, pour des dimensions de 5,9 x 1,9 cm et une épaisseur de 0,9 cm. Elle doit être branchée sur un adaptateur, lui-même connecté à un boitier de charge, le tout relié à une prise secteur. Le système de batterie n’est donc pas compatible avec le bloc d’alimentation multi-batterie du Blade Msr, pourtant si pratique (et même autonome s’il est alimenté par des piles). Qui plus est, le boîtier semble bien compliqué au premier abord : il affiche plusieurs diodes correspondant à des valeurs de charges variables. Ajoutez à cela deux boutons pour régler cette valeur, et un dernier libellé Start/Stop pour démarrer la recharge. Tout ça pour bien peu de choses dans le cas de la batterie du Blade 120 SR : il suffit de brancher, d’appuyer sur le bouton Start et d’attendre. L’un des voyants clignote pendant la phase de recharge, qui dure 25 minutes environ. Les voyants clignotent tous pendant les 3 à 5 dernières minutes de charge, puis ils s’allument alternativement (exactement comme les lumières à l’avant de la voiture de K2000, oui, celle totalement kitsch et conduite par le non moins kitsch David Hasselhoff). Au final, la charge complète requiert un peu moins de 30 minutes. La batterie se loge dans un panier en dessous de l’hélicoptère, puis doit être branchée. L’opération n’est pas difficile, mais elle requiert un peu de doigté malgré le détrompeur qui évite de faire une bêtise. Il faut avoir allumé la radiocommande au préalable, sous peine de faire échouer la connexion avec l’hélicoptère. Il faut aussi placer l’appareil à l’horizontale, ou tout simplement le poser à terre, le but étant de laisser le gyroscope s’étalonner tout seul. On entend alors les servos se mettre au neutre, l’hélico est prêt à décoller… Une astuce ? Les contacts du moteur du rotor de queue sont apparents, ils risquent d’être arrachés pendant un atterrissage un peu trop acrobatique. Enveloppez tout simplement ce moteur dans un bout de scotch, en formant une petite collerette suffisamment rigide pour que les fils se trouvent protégés.

    Premier vol

    L’appréhension du premier décollage, du fait de la taille de l’appareil, disparait une fois les gaz poussés. Car le Blade 120 SR se révèle d’une stabilité exemplaire, meilleure même que celle du Msr. A peine dérive-t-il un peu, un mouvement que l’on corrige facilement avec les manettes de la radiocommande dans un premier temps, avec les trims ensuite. Il faut agir doucement sur les commandes, l’appareil est sensible et puissant : il part très vite, quelle que soit la direction. Mais il répond aussi au quart de tour lorsque vous lui demandez de se calmer. Il se plie à des évolutions très lentes et tient admirablement le vol stationnaire. Pour prendre de la vitesse, la marche avant n’est pas la plus spectaculaire. Partez en translation et poussez le pas cyclique longitudinal (en clair, avancez), le Blade 120 SR part comme une fusée. Il faut penser à donner un peu de gaz sous peine de descendre un peu vite vers le sol et le raboter à grande vitesse. Si vous relâchez rapidement la translation et surtout la marche avant, le gyroscope de l’hélico tente de stabiliser l’appareil coûte que coûte. Il se cabre alors de manière peu académique – mais il ne décroche pas. Il faut un peu de pratique pour apprendre à doser les commandes afin d’éviter de trop solliciter le gyroscope. Pour le reste, les vols sont un véritable plaisir. Attention tout de même, cet hélicoptère requiert un peu d’expérience, il n’est pas conseillé aux pilotes habitués à des appareils bi-rotor. Mieux vaut s’exercer sur un Blade Msr, moins imposant. Si vous n’aimez pas les hélicoptères façon Fièvre du samedi soir, soyez rassuré, le cockpit du Blade 120 SR n’est éclairé par aucune diode. Seule un témoin rouge sur la plaque plastique à l’arrière des moteurs indique que l’hélicoptère est allumé et opérationnel.

    Les défauts

    La batterie de 500 mAh fournie avec le Blade 120 SR assure un vol continu de 7 minutes et 30 secondes. C’est peu. Pour en profiter vraiment, mieux vaut investir dans quelques batteries supplémentaires. Notez que les batteries chauffent un peu pendant le vol, rien de bien inquiétant. Le moteur du rotor principal chauffe très peu, quant à lui, une raison supplémentaire d’acquérir des batteries additionnelles pour faire durer le plaisir. Nous l’avons vu, le Blade 120 SR est plutôt résistant. Il a tenu bon malgré des crashs violents. La mécanique n’a pas bougé d’un poil, y compris les rouages pourtant faits de métal et de plastique. Les deux, associés, ne font pas souvent bon ménage puisque les dents des roues en métal ont tendance à abimer celles des roues en plastique. Le canopy (c’est-à-dire l’habillage plastique qui forme le cockpit) est la pièce qui a subi le plus de dommages. Un peu de scotch a permis de tout rafistoler. Le crash plus violent évoqué au début de ce test a sectionné la tige en carbone. Cet incident a mis un terme à la séance de pilotage, mais la réparation a été possible sans nécessiter l’achat d’une pièce… Notez que la barre de Bell qui équipe l’hélico est résistante, mais soumise à de forte torsions, elle fait partie des pièces qui vont fort logiquement rende l’âme. Pourtant celle qui équipe notre Blade 120 SR défie la logique, et ce après plus de 100 vols ! Dommage en revanche que l’appareil soit dépourvu d’interrupteur. Une fois la batterie connectée, les rotors sont susceptibles de tourner. Attention, ils sont en plastique, mais ils méritent l’inscription Blade (lame en anglais) : soyez prudent et évitez de tenir l’hélicoptère trop près de vous, éloignez enfants et animaux… Regrettons enfin que l’état de la batterie ne soit indiqué ni par une diode sur l’hélico, ni par la radiocommande. C’est à vous d’estimer quand il est temps de vous poser, lorsque l’appareil peine à monter… Un dernier reproche : le rotor de queue est puissant, il assure une anti-couple (une rotation) rapide… un peu trop parfois cela dit, l’appareil peut être entrainé dans une danse involontaire de deux ou trois tours en toupie, le temps de récupérer le contrôle…

    Alors, faut-il acheter ?

    Tout dépend de vos compétences en pilotage. Si votre expérience est celle d’hélicoptères bi-rotor, sachez que cet appareil est un peu plus compliqué à maîtriser. Mais si vous avez déjà piloté des micro-hélicoptères mono-rotor tels que le Blade Msr, les Nine Eagle, les Walkera, alors Oui, n’hésitez pas un instant, le Blade 120 SR est un bonheur à faire voler. Si vous disposez d’un Blade Msr (ou d’un autre appareil de la gamme E-Flite), vous pouvez même faire l’impasse sur la radiocommande. Vous gagnez en effet une cinquantaine d’euros avec la version BNF de l’hélico. BNF signifie Bind N Fly, en français connectez et volez. En effet, la connexion entre un appareil E-Flite et une radiocommande ne prend que quelques secondes. La version RTF du Blade 120 SR est vendue environ 150 €. C’est cher, mais c’est finalement peu au vu de sa taille et du plaisir qu’il sait donner. Comptez environ 100 € pour la version BNF.

    Ce qu’il faut savoir

    Prévu pour des vols en extérieur (mais sans vent), ou en intérieur (mais avec beaucoup d’espace)

    Charge via un bloc d’alimentation (secteur), en moins de 30 minutes

    Autonomie de 7 min 30 minutes en vol

    Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)

    Télécommande 2,4 GHZ Mode 1

    Simple rotor, mais stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope

    Les plus

    La stabilité

    La maniabilité

    Le prix

    La télécommande 2,4 GHz

    La solidité

    Les moins

    L’autonomie

    Le chargeur secteur

    L’absence d’interrupteur

    Points de détail

    Cet hélicoptère est suffisamment stable pour voler en intérieur, mais la pratique n’est pas recommandée à moins de profiter d’un gymnase ou d’un salon très grand (où vous éviterez de placer des vases époque Ming). Le premier vol, en tous cas, doit impérativement être réalisé là où vous ne risquez de rencontrer aucun obstacle.

    Les vols en extérieur sont les plus agréables puisque vous pouvez laisser l’appareil s’éloigner ou monter. Mais sachez que le moindre coup de vent peut le déstabiliser, l’emporter très loin. Bref, soyez prudent, il est rapide…

    Malgré sa grande taille, cet hélicoptère est plutôt solide. Il encaisse les chocs sans broncher et permet une initiation sans craindre les dégâts.

    La télécommande peut être commutée dans un mode « souple », qui adoucit la vigueur des commandes. Si vous débutez, vous limitez les erreurs de pilotage par sollicitation trop rapide des commandes (on appelle cela « faire de la mayonnaise »).

    L’hélicoptère peut être rendu plus sensible, il suffit de changer deux points d’ancrage du rotor principal. Attention, le gyroscope s’efforce de corriger le vol, vous allez devoir vous battre contre lui si vous essayez de pousser le Blade 120 SR dans ses retranchements.

    Il vous incombe de surveiller la charge de la batterie. En l’absence d’indicateur sur l’hélicoptère et sur la radiocommande, vous devez faire preuve de sagesse et arrêter le vol lorsque vous sentez que l’appareil ne monte plus.

    fred on octobre - 29 - 2010
    categories: Essais

    S107 08 400 300x211 Easymodel Gyrocolor S107Autant être clair, les hélicoptères miniaturisés ne nous avaient jusqu’ici jamais franchement excités. Nous n’avions eu qu’une expérience frustrante avec un PicooZ qui s’obstinait à ne jamais suivre aucune des commandes que nous tentions de lui indiquer. Il semblait apprécier les murs et les luminaires, si bien qu’en deux heures il était passé du statut de huitième merveille du monde à celui de déception immense et inconsolable.

    Fabrication

    Le Gyrocolor S107 de Easymodel s’est tout de suite montré plus docile et plus maniable. Son fabricant insiste sur le fait qu’il s’agit d’un appareil à structure métallique, cette caractéristique lui assurant une résistance supérieure aux modèles entièrement en plastique. S107 03 400 300x300 Easymodel Gyrocolor S107L’ossature et les patins de l’appareil sont donc constitués de fines branches de métal. Le cockpit et le double jeu d’hélices sont en plastique, nos tests ont prouvé qu’il s’agissait d’une matière légère et résistante. L’axe des deux rotors de sustentation coaxiaux est en métal, surplombé d’une fine baguette à laquelle sont rattachés deux contrepoids chargés d’assurer l’équilibre des pales, la barre de Bell. Les axes d’entraînement du rotor sont apparents, ainsi que les deux accumulateurs chargés de fournir l’énergie nécessaire à la mise en mouvement de l’aéronef. Sur le flanc gauche de l’appareil, un interrupteur permet de mettre l’engin sous tension. Sur le flanc droit se trouve la prise de rechargement. Le port infrarouge capable de recevoir les instructions de la télécommande figure à l’arrière de l’appareil, sous la queue.

    La télécommande

    S107 10 400 300x239 Easymodel Gyrocolor S107Le bloc de télécommande est important, un peu trop volumineux à notre goût, mais il a le mérite d’abriter un jeu de six batteries types LR6 qui pourvoient à la recharge de l’accumulateur embarqué et à la transmission infrarouge des commandes. Un compartiment situé sous la partie droite permet d’extirper une prise de recharge qui se branche sur le flanc gauche de l’appareil. Moins d’une demi-heure est nécessaire à la recharge. La LED principale vire au vert lorsque les accus sont prêts à être utilisés. S107 06 400 300x142 Easymodel Gyrocolor S107Un câble USB permet de relier le S107 à un port USB alimenté en 4,5 volts, parfait pour une recharge tout en réservant l’énergie des piles aux seules commandes de direction. Il s’agit d’un hélicoptère à trois voies, il peut donc monter et descendre, avancer et reculer, faire des rotations dans le sens horaire ou antihoraire. Le trim gauche correspond à la commande des gaz, il permet de moduler la vitesse de rotation des pales et l’altitude de l’appareil. Le trim de droite correspond au pas cyclique latéral et longitudinal, c’est-à-dire qu’il permet d’avancer, de reculer et de virer de bord.

    Premiers vols

    S107 11 400 300x300 Easymodel Gyrocolor S107Les premiers pas avec le S107 sont déroutants. Une fois sous tension, une LED située à l’avant alterne de couleur entre le rouge et le bleu. L’appareil s’arrache facilement du sol et se montre très stable. Le gyroscope se montre parfaitement efficace, l’appareil peut conserver un vol stationnaire pendant de longues secondes sans sourciller. Pour un pilotage agréable, il faut s’assouplir les doigts afin de ne pas générer de mouvements brusques qui précipiteront l’appareil droit dans le mur ou le plafond. Les commandes sont réactives et la bonne coordination des mouvements permet de piloter le S107 avec dextérité.

    C’est du solide !

    S107 05 400 300x300 Easymodel Gyrocolor S107Le S107 est solide, c’est certain. Lors de la prise en main, nous avons du batailler avec un pilote de nature brutale, aussi peu patient que peu méticuleux. Le malheureux appareil a été projeté contre des plafonds, précipité contre des portes, il a raté de nombreux atterrissages en haut d’étagères, s’est vu emporté dans le souffle convectif de ses propres pales, s’est battu avec des luminaires. Mais il a toujours réussi à repartir vaillamment, sans jamais manifester le moindre signe de faiblesse. Les pales portent les stigmates de ces mauvais traitements, les écritures sont légèrement rayées, mais elles continuent à parfaitement jouer leur rôle.

    Les défauts

    S107 01 400 300x192 Easymodel Gyrocolor S107La légèreté de la structure présente quelques inconvénients, en particulier à l’approche d’un mur. Le courant d’air généré par la rotation des pales perturbe la trajectoire de l’appareil qui peut se retrouver aspiré par la surface la plus proche, le pilote doit très rapidement adopter une stratégie d’échappement pour ne pas voir son appareil emporté. Le S107 est définitivement un appareil d’intérieur. Le moindre souffle d’air perturbe son vol.

    Alors, faut-il l’acheter ?

    Si vous n’y connaissez rien au pilotage de micro hélicoptère, la réponse est assurément oui. Les capacités offertes par le S107 vous permettront de découvrir les subtilités du vol en intérieur et même de prendre du plaisir une fois que vous aurez fait vos armes sur cet appareil à la résistance remarquable. Il vaut environ 50 €, c’est un prix très correct. On le trouve chez Fun RC Toys, et chez des revendeurs agréés Easymodel.

    Ce qu’il faut savoir

    • Prévu pour des vols en intérieur
    • Charge via un bloc d’alimentation (6 piles)
    • Fonctionne en 3 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche)
    • Télécommande infrrouge

    Les plusS107 07 400 300x235 Easymodel Gyrocolor S107

    • La stabilité
    • La maniabilité
    • Le prix
    • L’autonomie
    • La télécommande infrarouge

    Les moins

    • Pas vraiment nerveux
    • Est emporté par le moindre souffle d’air

    Ce qu’il faut savoir

    Prévu pour des vols en intérieur

    Charge via un bloc d’alimentation (4 piles)

    Autonomie de 11 minutes en vol

    Temps de charge de 30 minutes

    Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)

    Télécommande 2,4 GHZ Mode 1

    Les plus

    La stabilité

    La maniabilité

    Le prix

    L’autonomie

    La télécommande 2,4 GHZ

    Les moins

    La fragilité

    La marche avant qui fonctionne mal

    L’absence d’interrupteur

    http://www.funrctoys.com/eShopWeb/product-5162-GYROCOLOR_S107_JAUNE
    Klem on octobre - 9 - 2010
    categories: Essais

    CB100P1 Walkera HM CB 100 Le concept est connu, petite taille, coque en lexan légère, train d’atterrissage minimaliste en fil de fer, le CB 100 répond à de nombreux critères communs aux micro-hélicoptères que nous connaissons désormais assez bien. Pour autant celui-ci n’a rien d’un jouet, son tarif à lui seul le range dans une classe supérieure. Voici l’essai du Walkera HM CB 100, un essai « coup de cœur » !

    Tour du propriétaire

    FEA Z2CB100 1 Walkera HM CB 100L’ouverture de boite commence par un inventaire, appareil, chargeur, batterie, radiocommande 2.4 GHz, du classique. Le CB100 est étonnant, il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur le rotor. Le plateau cyclique et la tête de rotor tout en aluminium usiné ne passe pas inaperçu et ce détail laisse espérer une précision de vol agréable comme nous le verrons plus tard. La motorisation de ce moustique est confié à une motorisation « full brushless » gage de puissance et d’autonomie correcte. On trouve ainsi un principal et un AC doté d’une pêche appréciable. La contrepartie de cette motorisation est de devoir embarquer un contrôleur par moteur qui rajoute un poids non négligeable. Toutefois cet embonpoint est compensé par l’autonomie gagné. Au final, le poids en ordre de marche avoisine 60g ce qui peut paraitre énorme pour la catégorie mais qui permet aussi au CB 100 d’envisager plus sereinement les évolutions en extérieur. Le gyroscope/récepteur lui gère l’équilibre à merveille.

    FEA Z2CB100 2 Walkera HM CB 100Pour autant, le CB100 ne se destine pas aux débutants mais à un pilote « intermédiaire ». La prise en main demande un minimum de sang froid, le temps de s’habituer aux réactions vives de cet appareil. Un peu d’espace sans obstacle est vivement souhaitable pour se lancer sereinement. En effet, ce mono rotor avec barre de Bell est relativement stable mais demande une attention de tout les instants et des corrections permanentes pour assurer un « stationnaire », on est loin de la facilité d’un bi-rotor. Les autres composants sont de bonne facture, un peu de fibre de verre pour l’empennage creux qui sert de passage aux fils du moteur anti couple qui lui se retrouve un peu exposé aux chocs. L’emplacement de la batterie se retrouve classiquement sous l’appareil. Cette dernière prend place sans blocage particulier et bénéficie d’un connecteur munis d’un détrompeur simple et efficace. Cet élément Li-po 3.7v et 500mh confère une autonomie de 7à 10 min dans le meilleurs des cas et selon le type de pilotage. D’ailleurs on peut selon l’envie le remplacer par un élément de 400mh plus léger pour améliorer la rapidité ou alors par un 600mh pour allonger la durée de vol. Cependant la batterie d’origine est un bon compromis entre autonomie et maniabilité. Le chargeur secteur livré est adapté et permet une charge en une trentaine de minute (comptez une paire ou deux de plus en moyenne) pour 7 à10 min de vol. Les passionnés s’équiperont immédiatement d’une batterie ou deux supplémentaire pour permettre un roulement sympathique et un temps vol optimisé le tout pour moins de 30€. Comme sur la grande majorité des micro-hélicos, point d’interrupteur donc veillez à la mise en route préalable de la radio pour éviter tout risque de perturbations. Une fois en route pas de fioriture, aucune diode disgracieuse ne vient troubler l’esthétique. Seul une mise au neutre des servos crée un léger soubresaut des pales du rotor principal indiquant que l’appareil est prêt à prendre son envol.

    La radio-commande

    FEA Z2CB100 3 Walkera HM CB 100Un classique du genre chez Walkera la 2402 est loin d’être un jouet. La présence d’un large écran LCD et de trims numérique est une indication. Les manches sont pour leurs parts réglables en hauteur permettant un pilotage adaptable à ses habitudes (pouces ou doigts entiers). L’électronique permet un choix du mode de commande, ici en mode 2 mais les 4 autres modes existant sont disponibles via les réglages accessibles depuis le menu. L’écran donne nombre d’indication plus ou moins utiles. Les réglages des trims sont indiqués en pourcentages et le neutre est marqué d’un bip sonore qui peu en cas de correction en vol se révéler une bonne indication. Mais encore faut –il avoir le loisir de faire ces corrections en vol, ce qui est avec le CB 100 très rare. On trouve aussi un indicateur de tension de charge des piles, bien plus utile pour éviter les mauvaises surprises et les crashs du a une perte de contrôle. Le bloc d’alimentation est composé de 8 piles LR6 qui peuvent être remplacé avantageusement par des éléments rechargeable plus écologiques et économiques à l’usage. Un bémol sur la déco « racing » composé de damiers pas nécessairement au goût de tous.

    Le premier vol

    cb100 1 300x224 Walkera HM CB 100Contact, et gaz. Il ne faut pas hésiter a pousser un peu sur le manche pour arracher le CB100 du plancher des vaches et se sortir de l’effet de sol qui a tendance à déstabiliser le vol. Une fois à hauteur réduire la vitesse ascensionnelle pour stabiliser l’appareil. Celui-ci aura d’ailleurs une tendance a partir dans un sens ou un autre, il faut rapidement prendre les manches pour stabiliser l’appareil sans pour autant le brusquer car le gyro entre fonction très efficacement. Toutefois évitez votre salon ou un endroit encombré pour ce premier vol. le CB 100 offre une vivacité agréable lorsqu’on en a prit la mesure mais celle-ci demande de s’y habituer avant d’évoluer sereinement dans une pièce « habitée. Une fois en main on appréciera la prise de vitesse et la maniabilité de cet appareil vraiment amusant. Tous les chapitres de vol sont à sa porté, exception faite de la voltige 3D, mais les translations rapides sont un régal au moins autant que sa précision. Il n’en reste pas moins très accessible grâce à un gyro efficace et sensible que l’on pourra ajuster en fonction de sa progression. De plus sa motorisation largement dimensionnée laisse même la liberté d’emporter une petite charge supplémentaire (batterie de plus grande capacité, micro caméra) en plus de lui ouvrir les portes des vols en extérieur à condition qu’il y ai très peu de vent. La puissance de ces moteurs lui confère une vitesse de translation qui n’est pas inintéressante laissant la possibilité d’évolutions ludiques pour le pilote débrouillé.

    Les défauts

    La durée de vol réduite et son poids sont ses principaux défauts. Mais ces derniers sont largement compensés par son équilibre de vol et sa qualité de fabrication. Il est donc exempt de gros soucis. Les plus aguerris renforceront l’empennage arrière pour plus de rigidité et donc de précision, mettront une cale sous le plateau cyclique pour limiter les mouvements parasites et assurer ainsi un guidage optimisé, mais pour un amateur ou un pilote débutant ca sera du pinaillage de « pro ».

    Faut il l’acheter ?

    Sans le moindre doute, oui. Le modèle n’est pas une nouveauté et existe depuis plusieurs années il est maintenant largement aboutit. De fait on le trouve à des tarifs très attractifs sur le net, sur des sites chinois ou US. L’opulence de pièces détachées et le succès commercial qu’il rencontre le rendent réellement pérenne et économique même en usage intensif. De plus on se piquera au jeu en l’accessoirisant d’un fuselage réaliste sans se ruiner tout en continuant de profiter de qualité de vols indéniables. On le trouvera également d’occasion assez facilement ce qui ne gâche rien.

    Les plus

    • Stabilité
    • Précision
    • Prix
    • Pièces disponibles
    • Qualité de fabrication
    • Possibilité d’évolution

    Les moins

    • Autonomie (On en veux toujours plus)
    • anti couple qui décroche parfois
    • Poids

    Point de détail

    • On prend un grand plaisir a le piloter mais sa précision demande un peu d’expérience et de sang froid pour profiter pleinnement de ses qualité de vols indéiables.
    • Les évolutions extérieures sont possible par faible vent le rendant encore plus polyvalent, méfiance toutefois la taille le rend difficle a identifier de loin.
    • On trouve une quantité de pièces détachées d’origine facilement et à coût raisonnable. De plus, il existe aussi un grand nombre de pièces « performance » et d’accessoires très intéressants à des coûts très compétitif grâce au succès rencontré par ce modèle.
    laurent on septembre - 17 - 2010
    categories: Essais

    scorpio 1and10 01 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1Avec son cockpit rouge et effilé, sa taille minuscule, ce micro hélicoptère pourrait comme d’autres passer pour un jouet. Ne vous y trompez pas, l’appareil n’est pas à mettre entre toutes les mains, il faut avoir un peu de pratique avec des hélicoptères – birotors par exemple – pour en profiter.

    Tour du propriétaire

    Le Scorpio 1&10 ne pèse pas plus de 30 grammes, avec sa batterie en place. Ce poids plume le rend ultrasensible aux moindres souffles d’air. En extérieur, il est devient vite incontrôlable, même avec une légère brise. Aucun souci intérieur, mais sachez qu’un courant d’air le balade comme un fétu de paille. L’appareil est presque entièrement en plastique : le cockpit bien sûr, mais aussi l’armature principale, le train d’atterrissage, les pièces en rotation (pignons, roulements, pales, barre de Bell). Seuls la queue, les moteurs, quelques fils et les plus petits pignons sont en métal. Voilà qui n’est assurément pas solide. scorpio 1and10 04 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1Mais la petite taille de l’appareil, 19 cm de diamètre pour le rotor, 20,7 cm de longueur totale, le sauve des incidents majeurs : il peut se crasher dans un obstacle et en ressortir indemne. Le Scorpio 1&10 repose sur le principe d’un mono rotor, avec une stabilité acquise avec l’aide d’une barre de Bell et d’un gyroscope. La rotation de l’hélicoptère est contrôlée par un rotor de queue, animé par un petit moteur. Notez que les contacts sont protégés par une petite protection plastique, qu’il vaudra mieux doubler avec un morceau de scotch, pour éviter les incidents « stupides » en cas de choc avec un meuble. Cet hélicoptère affiche un look proche de celui du Blade Msr de e-flite. Nous allons voir au fil de ce test que les similitudes sont nombreuses…

    scorpio 1and10 10 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1La batterie, justement, est de taille comparable à celle du micro hélicoptère mono rotor de e-flite : petite et longue, elle est facile à glisser dans la radiocommande pour la recharge, et dans l’hélicoptère pour l’alimenter. Bien qu’elle soit agrémentée d’une flèche et documentée dans le manuel, cette batterie est démunie de détrompeur. Il est donc possible de l’insérer dans le mauvais sens dans l’hélicoptère, sans forcer. Et là, c’est le drame ! car les fils d’alimentation chauffent beaucoup en quelques secondes, au point de faire fondre les gaines, de tordre la batterie, ses contacts, et les plots électriques côté hélico. Voir de la fumée se dégager est mauvais signe : il est trop tard, et nous en avons fait l’amère expérience. Lors du premier branchement, donc, soyez hyper attentif au sens dans lequel vous insérez la batterie. scorpio 1and10 09 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1Vous n’aurez plus aucune hésitation sur les vols suivants. Notez que les languettes permettent de retirer la batterie simplement, sans forcer. Pratique. La charge de la batterie (120 mAh) est assurée par la radiocommande : elle dispose d’un réceptacle à l’arrière, avec un témoin qui s’allume tant que la batterie n’est pas chargée. Vous devez attendre entre 25 et 30 minutes pour que l’accu soit opérationnel. Ensuite, vous profitez de l’appareil pendant 7 minutes à plein régime. A la différence du Blade Msr qui clignote et se pose dès que la batterie faiblit, le Scorpio 1&10 continue à fonctionner après ces 7 minutes, mais la poussée ascensionnelle décline jusqu’à ce que l’hélico ne parvienne plus à monter. Dans ce cas, il faut être raisonnable et interrompre le vol.

    La télécommande

    scorpio 1and10 08 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1Elle est exactement la même sur celle du Eagle Bravo III de Nine Eagles : avec son look de manette de jeu vidéo, elle étonne les habitués des radiocommandes de modèles réduits. Elle fonctionne pourtant en 2,4 GHz (c’est donc une radiocommande et non pas une radiocommande). Mais peu importe : ce qu’il faut retenir, c’est qu’elle est capable de converser à plusieurs dizaines de mètres (mais au-delà de 20 mètres, des pertes de connexion apparaissent parfois), y compris en présence de quelques obstacles. Un écran LCD monochrome montre la puissance des gaz, avec un indicateur de 0 à 100. Voilà qui est totalement gadget ! en revanche, elle affiche le réglage des trims (les outils qui permettent de corriger les commandes et de trouver le point neutre de chacune d’entre elles). Indispensable, puisque ces trims ne sont pas analogiques et basés sur une molette : ils fonctionnent par pressions successives. Sans l’indicateur, vous ne savez pas comment sont réglés les trims. Cette radiocommande se distingue avec deux particularités bien agréables. Tout d’abord, elle permet de choisir en quelques secondes le mode 1 (gaz à droite) et le mode 2 (gaz à gauche). Il faut pour cela retirer la vis qui maintient l’antenne, retourner cette antenne, replacer la vis. Et c’est tout ! C’est le design symétrique de la radiocommande qui permet ce tour de passe-passe. scorpio 1and10 11 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1La seconde particularité consiste à un contrôle de la sensibilité des commandes. Par défaut, une demi-lune est affichée sur l’écran LCD, indiquant le mode Débutant : les commandes sont douces. Avec une pression sur l’un des deux joysticks, vous passez en mode Avancé. Dans ce cas, les commandes sont beaucoup plus sensibles : l’hélicoptère fait preuve d’une grande vigueur. La radiocommande, au final, est une réussite. Sachez qu’il lui faut 4 piles AA pour fonctionner. Mieux vaut utiliser des batteries à ce format : les piles sont vite à plat, l’énergie pompée par la recharge de la batterie de l’hélicoptère. Lorsque l’appareil décolle, la diode bleue fixe du cockpit clignote, et s’y ajoute un clignotement en vert. Malgré ces deux 2 diodes, l’appareil reste discret.

    Premier vol

    scorpio 1and10 07 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1Gaz ouverts à petit régime : le rotor de queue se met à tourner, puis le rotor principal. Mieux vaut ne pas monter en puissance progressivement, le principal résultat est une rotation rapide qui ne met pas en confiance et va jusqu’à coucher l’appareil sur le côté. Non, le mieux est de pousser les gaz franchement pour que le Scorpio 1&10 décolle d’un coup. Il faut être prêt à compenser rapidement la dérive, et poser rapidement si l’appareil ne part pas bien du tout. Evitez ces premiers décollages dans un salon où se trouve la vaisselle de grand-mère : il y a un risque de perte de contrôle et de vous retrouver déshérité ! Préférez un garage, un gymnase, ou en extérieur s’il n’y a pas de vent. Une fois que vous aurez maîtrisé le décollage et réglé les trims, l’hélicoptère devrait être très stable, adoptant un stationnaire rassurant. Bien que, tout de même, sa queue et son empennage aient tendance à gigoter. Il faut agir avec douceur sur les commandes, le Scorpio 1&10 est très nerveux. Il a aussi tendance à perdre de l’altitude rapidement sur toutes les sollicitations de la radiocommande. Il faut donc être prêt à compenser avec la manette des gaz. Pas facile : la gestion du stationnaire est très simple, le gyroscope fait des miracles, mais lorsque vous commencez à le piloter, il faut être attentif et agir sur les commandes pour éviter de partir en dérapage ou de descendre trop vite. Avec un peu de pratique, vous pouvez obtenir un vol d’une grande précision. Un peu inférieure à celle du Blade Msr, mais suffisante pour vous imposer des figures complexes. On s’enhardit vite à essayer des mouvements plus rapides, plus brusques. scorpio 1and10 06 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1Ca tombe bien, l’appareil joue bien le jeu, à tel point qu’une pièce intérieure devient vite une prison qui limite tous les mouvements. Si vous êtes en extérieur ou dans un gymnase, vous pouvez passer en mode Avancé. Les commandes sont beaucoup plus vives, et l’hélicoptère avance à une vitesse impressionnante. Comparable, là encore, à celle du Blade Msr. Les sensations fortes sont au rendez-vous. Si vous avez la chance de piloter dans un grand espace dégagé en plein air, sans vent, le plaisir est tout simplement intense ! Notez que le gyroscope bloque l’appareil pendant quelques secondes après un choc violent, sans doute pour se recalibrer. La rotation de l’appareil ne prend pas appui sur l’axe du rotor. Il est donc impossible de réaliser des figures de type toupie, c’est à dire de tourner très rapidement sur lui même, car l’appareil s’embarque dans une spirale.

    Les défauts

    scorpio 1and10 05 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1Le Scorpio 1&10 n’est tout de même pas aussi souple que son concurrent le Blade Msr, que ce soit en stationnaire ou en réalisant des mouvements extrêmes.  La barre de Bell plie jusqu’à toucher les pales, sans provoquer de crash, mais en déséquilibrant suffisamment l’hélicoptère au point qu’il devienne incontrôlable pendant quelques secondes. Si vous ralentissez l’avance rapide, l’appareil monte très rapidement, et vous aurez toutes les difficultés du monde à le contraindre à rester à une altitude constante. La durée de la batterie, 7 minutes environ, est un peu juste. Même si vous pouvez acquérir d’autres accumulateurs pour multiplier les vols (comptez environ 14 € l’unité). La barre de Bell, en plastique (avec des poids métalliques emprisonnés) a tendance à plier nous l’avons vu. Si vous pilotez de manière sportive (y compris en intérieur avec le mode Débutant), elle est soumise à des torsions qui la font chauffer. Elle plie alors de plus en plus, juste à côté du rotor, jusqu’à se briser au bout de quelques dizaines de vol et quelques chocs un peu durs (le remplacement coûte 6 €). Les autres pièces de l’hélicoptère semblent résistantes : elles ont passé avec succès de gros crashs. Regrettons aussi l’absence d’interrupteur sur l’hélicoptère. Une fois la batterie insérée, il est opérationnel et les pales peuvent se mettre à tourner.

    Alors, faut-il acheter ?

    scorpio 1and10 02 400 Scorpio 1&10 Pro I / Nine Eagles Solo Pro 1La réponse est Oui, sans aucun doute. Cet appareil constitue un sérieux concurrent pour le Blade Msr de e-flite, proposé à un prix beaucoup plus léger. Il est assez facilement à prendre en main, constituant un appareil idéal pour passer d’un pilotage d’hélicoptère birotor à un monorotor. Il est agréable dans un petit intérieur : le pilotage s’apparente à un jeu de patience pour maîtriser parfaitement le vol stationnaire. Il est tout à aussi plaisant en extérieur (sans aucun vent) ou dans un gymnase, grâce à sa maniabilité et sa nervosité. Son prix est assez élevé, 100 € environ. Mais on le trouve facilement à moins de 80 € avec sa radiocommande en cherchant bien sur Internet.

    Ce qu’il faut savoir

    • Prévu pour des vols en intérieur (grands intérieurs au début, plus petits avec de l’expérience)
    • Fonctionne en extérieur – c’est même super agréable – mais sans un brin de vent
    • Charge via la radiocommande (4 piles AA)
    • Autonomie de 7 minutes en vol
    • Temps de charge de 25 à 30 minutes
    • Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
    • Radiocommande 2,4 GHZ Mode 1 ou Mode 2
    • Simple rotor, mais stabilité assurée par un gyroscope

    Les plus

    • La stabilité
    • La maniabilité
    • Le prix
    • La radiocommande 2,4 GHZ
    • La solidité

    Les moins

    • L’autonomie
    • La barre de Bell qui plie et rompt
    • L’absence d’interrupteur

    Points de détail

    • Les atterrissages de précision doivent tenir compte du souffle des pales sur le sol, tellement ce micro hélicoptère est léger.
    • L’appareil est autonome : sa radiocommande fonctionne avec 4 piles qui sont livrées dans la boite. Vous pouvez voler tout de suite (après recharge de la batterie).
    • Le Scorpio 1&10 fonctionne en extérieur, mais il est emporté par le moindre souffle de vent.
    • La boite du Scorpio 1&10 libellée RTF (Ready To Fly) comprend la radiocommande 2,4 GHz.
    • On trouve cet appareil sous d’autres noms. Chez Nine Eagles, c’est le Solo Pro 1 (rouge) ou le Solo Pro II (jaune).

    La vidéo !


    fred on août - 24 - 2010
    categories: Essais