Ce quadricoptère n’est pas vraiment récent, il a été commercialisé par Walkera en 2008, mais il revient au goût du jour. Un coup de pouce que l’on doit à Parrot, et son AR.Drone. Si vous êtes habitué à piloter un hélicoptère mono ou bi-rotor, vous vous demandez certainement ce que vaut un appareil volant doté de quatre hélices. Le look est totalement différent, mais le pilotage, vous allez le voir, se révèle finalement assez proche de celui d’un hélico classique.
Tour du propriétaire
L’Ufo 5# est livré dans une grande boîte, que vous avez tout intérêt à conserver. Car pour le transporter, vous trouverez difficilement un sac aux bonnes dimensions.
Les quatre tiges des rotors se clipsent dans le plastique de l’emballage, et retiennent fermement le quadricoptère. Le premier contact avec l’appareil n’est pas vraiment rassurant. Les quatre tiges en métal semblent très solides, mais tout le reste semble terriblement fragile. A tel point qu’on ne sait pas vraiment comment prendre le drone en main. Le plot central comprend toute l’électronique, qui se résume à quelques plaques de circuits imprimés, que l’on voit par transparence de la protection en plastique bleu. Protection est un bien grand mot, puisque ce plastique est mou et se déforme sous la pression des doigts. Ce plastique descend pour se terminer en une sorte de jupe, encore plus souple. Sous l’appareil se trouve une trappe destinée à accueillir la batterie. Elle s’ouvre et se ferme facilement, sans forcer. Les dimensions sont calculées au millimètre près pour que la batterie se trouve bien maintenue, le câble d’alimentation servant de détrompeur.
Avantage : il est facile de placer et retirer la batterie. Inconvénient : attention si vous faites l’acquisition d’une batterie supplémentaire, elle doit avoir exactement la même taille (ou être plus petite, ce qui est rarement le cas d’accus « alternatifs »). Nous l’avons vu, ces sont quatre tiges en métal résistant qui supportent les quatre rotors de l’appareil, ainsi que leurs quatre moteurs. Walkera se targue d’avoir évité toutes les pièces mécaniques – moteurs mis à part -, et plus particulièrement les servos que l’on trouve habituellement sur les micro hélicoptères. Comment ça marche ? Les hélices avant et arrière tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. Celles de droite et de gauche dans le sens contraire. Les hélices assurent donc la sustentation, ainsi que l’anti-couple. Ainsi le drone reste stable et ne part pas en toupie. Un gyroscope vient compléter le tout, il permet de doser la puissance des moteurs pour que l’appareil ne soit pas déséquilibré. L’Ufo 5# offre 4 voies, c’est-à-dire qu’il est capable de monter, descendre, avancer, reculer, effectuer une rotation à droite, à gauche, une translation à droite, à gauche. Comment se débrouille-t-il pour y parvenir ?
En l’absence de servos qui agissent sur des pièces mécaniques, les mouvements reposent sur la variation de puissance des moteurs. Un exemple ? Si le moteur arrière accélère, l’arrière se soulève et l’appareil avance. Son inévitable plongée vers le bas est partiellement compensée par le gyroscope. Toutes les manœuvres sont ainsi gérées par la puissance des moteurs. Ce sont des combinaisons très complexes impossibles à réaliser « à la main ». Mais vous n’avez pas de souci à vous faire, la gestion des moteurs est assurée par les circuits intégrés, le savoir-faire de Walkera. Les rotors de l’Ufo 5# sont en plastique, très fins. Et sans doute très fragiles aussi. Un cercle en fibre de carbone entoure chaque pale. On se dit, en premier lieu, qu’il s’agit d’un moyen de protéger l’environnement des pales qui tournent à grande vitesse. Mais ce serait plutôt l’inverse : les cercles servent à protéger les pales de tous les obstacles que l’on peut rencontrer en vol (ou lors d’une chute). Mais la vraie fonction de ce cercle, c’est tout simplement d’assurer la rigidité des pales. Sans lui et en raison de leur trop grande finesse, elles ne résisteraient pas aux fortes tensions d’un vol. Dernier point de détail : le train d’atterrissage semble robuste. Les attaches sont en plastique, mais les patins sont en métal, agrémentés d’anneaux de caoutchouc pour amortir les chocs.
Préliminaires
La radiocommande livrée avec l’Ufo 5# est une WK-2402, à 4 voies, qui fonctionne en 2,4 GHz. Sa portée est donc longue, de plusieurs dizaines de mètres, et elle est peu sensible aux obstacles.
Un compartiment à l’arrière héberge les 8 piles AA nécessaires à son alimentation. Un écran LCD permet d’effectuer des réglages, simples comme les trims (numériques, c’est-à-dire ajustables par petites impulsions) ou plus complexes lorsqu’il s’agit de contrôler les axes, inverser les commandes. L’interface de ce petit écran n’est pas vraiment simple ni agréable, mais elle a le mérite d’exister. Cette radiocommande est disponible en Mode 1 ou 2, au choix. Une décision à prendre lors de l’achat, car elle n’est pas prévue pour faciliter le changement de mode. Du côté du drone, il convient de recharger la batterie avant de pouvoir prendre les airs. Un adaptateur secteur est livré à cet effet, que vous connectez à un module de chargement, qui lui-même accueille la prise de la batterie.
Lorsque vous la branchez, la diode de chargement rouge clignote rapidement et ce jusqu’à ce que la batterie (7,4 volt, 800 mAh) soit pleine. A ce moment, elle passe au vert fixe. Ne soyez pas impatient, le cycle de charge dure… 1 heure et 17 minutes ! Heureusement que cette batterie est amovible, vous pouvez ainsi en acquérir plusieurs et éviter d’attendre plus d’une heure et quart entre deux vols…
Premier vol
Le calibrage du gyroscope est indispensable sous peine de voir l’UFO 5# décoller de travers. Ne vous inquiétez pas, la procédure est simplissime : il suffit d’allumer la radiocommande et de brancher rapidement la batterie. Une diode bleue clignote sur le drone, témoignant de la procédure en cours. Il faut laisser l’appareil et la radiocommande se parler jusqu’à ce que la connexion soit établie, en veillant à ce que le drone soit posé bien à plat. Lorsque la diode bleue devient fixe, le gyroscope est étalonné et la connexion opérationnelle, vous êtes prêt à décoller ! Veillez à ce que la queue de l’appareil soit vers vous.
Mais au fait, comment reconnaît-on l’avant de l’arrière ? C’est un peu comme avec les chiens Shih Tzu, on peine à différencier la tête de l’arrière-train. Walkera a choisi de proposer plusieurs indices. La tige de queue est la seule peinte en rouge, les autres sont noires. Mais lorsque l’appareil s’éloigne, on ne distingue plus du tout la couleur. Une diode en bleu fixe se trouve sur la tige avant, une diode rouge clignotante sur la tige arrière. Bien, mais lorsqu’il y a beaucoup de lumière, au soleil par exemple, on ne les voit plus du tout. Dernier indice : Walkera a accroché une simili-dérive sur la queue arrière. Mais ce n’est qu’un morceau de plastique rouge tenu par deux bouts de scotch, qui se décollent d’ailleurs avant même le premier vol. Alors ?
Alors il faut être très attentif pendant le pilotage, toujours maîtriser la position dans l’espace et ne jamais se laisser déborder. Si l’orientation du quadricoptère venait à vous échapper, posez-vous rapidement pour éviter les ennuis. Il est temps de décoller. En poussant graduellement la manette des gaz, les hélices se mettent à tourner, une par une. Il faut y aller franchement pour que toutes se mettent en rotation et que l’appareil puisse décoller. Il s’arrache facilement du sol, mais il a tendance à être déséquilibré. Il faut compenser avec les commandes dans un premier temps, puis régler les trims. Mieux vaut, pour ce premier décollage, être dans un endroit dépourvu d’obstacles. Une fois les réglages opérationnels, le décollage peut s’effectuer dans un mouchoir de poche ! Le vol stationnaire est facile à obtenir et à conserver, même s’il faut piloter pour cela.
Pas question de lâcher la radiocommande et d’aller boire un café. Notez que l’AR.Drone de Parrot est capable d’être autonome, lui. L’Ufo 5# réagit au quart de tour à toutes vos sollicitations. Les rotations droite-gauche sont rapides, les translations aussi, et l’appareil prend rapidement de la vitesse. Il a tendance à piquer du nez lorsqu’il accélère, un comportement qu’il faut compenser en donnant des gaz. Le tout ressemble finalement beaucoup au pilotage d’un hélicoptère mono rotor ! A l’usage, l’appareil se révèle donc très nerveux, trop pour un pilotage dans votre salon. Vous ne pourrez, à moins de prendre des risques inconsidérés, que vous entrainer au vol stationnaire. Dans un environnement toujours clos, mais plus vaste, vous pouvez le pousser un peu et envisager des vols plus complexes. Il met à l’épreuve vos talents de pilote, et vous permet d’essayer de réaliser des atterrissages de précision.
Le plaisir est tout simplement intense, mais le pilotage requiert une attention constante. Si l’appareil s’embarque dans une inclinaison trop forte, il est difficile de l’en sortir. Bonne nouvelle : l’Ufo 5# est capable de voler en extérieur, il s’accommode d’une légère brise. Mais pas du vent ni de bourrasques : les hélices gondolent et l’ensemble est déstabilisé. Si vous volez en extérieur, pensez aussi éviter de vous poser dans des herbes trop hautes : elles risquent de s’emmêler autour des rotors. Veillez aussi à ne pas voler lorsqu’il pleut, ou à atterrir dans une flaque d’eau : le dessous des rotors n’est pas protégé, les soudures sont apparentes et vulnérables. Il y a une raison à cette exposition : les moteurs chauffent beaucoup. Pensez à faire des pauses pendant vos séances de vol, surtout lorsque vous demandez de fortes accélérations à l’appareil. L’autonomie ? La batterie assure un vol parfait pendant 8 minutes et 30 secondes, après quoi les performances sont en baisse. A ce moment, l’Ufo 5# devient instable, à l’évidence parce que les moteurs faiblissent, chacun à leur tour et à leur rythme. A partir de 9 minutes, le quadricoptère ne monte plus du tout.
Les défauts
Vous l’aurez compris, la fragilité de cet appareil constitue son principal défaut. L’électronique internet est à la merci d’une chute un peu dure, les moteurs sont à peine cachés dans une gangue de plastique ajourée. Ce sont surtout les pales qui risquent d’être endommagées, surtout pendant un vol en intérieur. L’appareil aurait gagné à être protégé par un carénage en polystyrène léger, comme c’est le cas pour l’AR.Drone de Parrot. Quitte à le retirer pour voler en extérieur. L’appareil est nerveux, mais la reprise en plongée souffre de beaucoup d’inertie : il faut éviter les descentes rapides, l’atterrissage (forcé) risque d’être un peu brutal. Est-ce un problème rencontré souvent avec les appareils de Walkera ? Nous l’avons constaté sur un CB180Z et sur l’Ufo 5# : les moteurs se mettent parfois en grève. Pas la peine de s’acharner sur la radiocommande ou de triturer les moteurs (qui ne sont, par ailleurs, quasiment pas accessibles), la seule solution consiste à débrancher la batterie, attendre un peu et la rebrancher. Plus encore qu’avec un micro hélicoptère classique, il convient de faire un essai de puissance avant de décoller, en maintenant l’appareil plaqué au sol.
Car si l’un des rotors ne démarre pas en même temps que les autres, c’est la catastrophe : le quadricoptère se renverse immédiatement. Gare aux dégâts ! Walkera ne fournit aucune pièce de remplacement, pas même une petite pale, rien. On imagine les commerciaux de la société se réjouir imaginant nos crashes et toutes les pièces à racheter. Regrettons que le dôme central soit aussi fragile et rond (cette forme permet au plastique d’éviter de se déformer). On aurait aimé y placer facilement une mini caméra. C’est chose possible à grand renfort de scotch. N’espérez pas emporter un caméscope : l’appareil décolle avec une caméra Cisco Flip de 116 grammes, mais ne parvient pas à conserver son altitude et retombe rapidement. Notez qu’il ne faut pas tenter le diable et voler jusqu’au dernier ion de la batterie : après 8 minutes et 30 secondes (sur une batterie neuve), l’Ufo 5# fatigue et se trouve déséquilibré. La sagesse impose un atterrissage rapide. Dernier défaut : le temps de chargement de la batterie, plus de 80 minutes, est vraiment long.
Alors, faut-il l’acheter ?
Si vous adorez les micro hélicoptères avec du caractère, c’est-à-dire nerveux, hyper maniables, mais qui requièrent un pilotage fin, l’Ufo 5# est un bonheur ! Donc OUI ! Si en revanche vous êtes habitué aux appareils automatiquement stabilisés par un gyroscope, ou les hélicos bi-rotor, ce quadricoptère risque de vous décevoir. Il nécessite un peu de technique, beaucoup de patience, et ne supporte pas les approximations de pilotage. Elles sont sanctionnées par des chutes qui, en raison de sa fragilité, peuvent mettre un terme définitif à la séance de vol et requérir un passage dans les paddocks (c’est-à-dire de vous armer de votre carte de crédit pour racheter des pièces brisées). Le prix n’est pas vraiment léger, puisqu’on trouve difficilement l’Ufo 5# à moins de 199 euros.
Nous l’avons acheté pour 189 euros chez CKado, mais il est commercialisé par de nombreuses autres enseignes.
Ce qu’il faut savoir
Ce quadricopère est prévu pour des vols en intérieur, dans des espaces assez vastes, comme par exemple un gymnase. Il peut être utilisé en intérieur, mais il est trop nerveux pour évoluer correctement. Il fonctionne aussi en extérieur, mais il faut éviter la pluie et le vent.- La recharge de la batterie est assurée par un adaptateur secteur, elle dure près de 1 heure et 20 minutes
- L’autonomie en vol est de 8 minutes et 30 secondes
- Fonctionne en 4 voies (haut/bas, rotation droite/gauche, avance/recul, translation droite/gauche)
- Radiocommande 2,4 GHz (Mode 1 pour nos tests, mais existe en Mode 2)
- Le vol est assuré par 4 rotors et un gyroscope
- L’appareil n’est livré avec aucun accessoire de rechange , mais Walkera fournit un mini tournevis destiné à régler la sensibilité du gyrsocope (on y accède en retirant le dôme central et sa jupe).
- Conservez la boîte dans laquelle il a été livré : elle est indispensable pour transporter l’appareil sans risquer de l’endommager
- L’appareil s’inscrit (pales comprises) dans un carré de 49,5 cm, la hauteur est de 8,5 cm. Le poids, avec la batterie, est de 210 grammes
Les plus
- La nervosité
- La maniabilité
- L’autonomie
- La radiocommande
Les moins
- La fragilité
- Le temps de chargement
- La difficulté pour discerner l’avant de l’arrière
Points de détail
- Il faut veiller à ce que les 4 hélices tournent correctement avant de décoller. Dans le cas contraire, l’Ufo 5# est complètement déséquilibré et part à l’envers.
Les commandes sont réactives, très réactives, à tel point que le contrôle de l’appareil est parfois difficile gérer, surtout lorsqu’il est embarqué dans une translation rapide ou lorsqu’il a pris une forte inclinaison.- L’appareil est prévu pour voler dans un grand espace intérieur. Un gymnase est parfait pour cela. Mais il peut voler dans une maison ou un appartement, les mouvements y sont forcément réduits en amplitude. Il peut voler en extérieur, il prend facilement de la vitesse et de l’altitude, mais il faut que le vent soit quasi nul.
- Mis à part les barres qui tiennent les rotors, toutes les pièces qui composent l’Ufo 5# sont très fragiles. Le pilotage doit être précis pour éviter les chutes.
- Aucun accessoire de rechange n’est fourni dans la boite, vous devrez passer à la caisse si vous brisez des pièces.
- L’appareil est stable en vol, avec peu de vibrations parasites. Il est donc parfait pour embarquer une mini caméra. Mais il faut limiter sa taille et parvenir à la fixer sur le plot central. Ce n’est pas facile car le dôme et les patins courbes n’offrent pas de surface plane.
- Le pilotage peut être très précis, vous pouvez vous poser et décoller dans un mouchoir de poche.
Et face à l’AR.Drone de Parrot ?
Le drone du français Parrot privilégie la simplicité de pilotage et automatise de nombreuses tâches. C’est le cas du décollage, sur lequel vous ne pouvez pas agir. L’appareil se débrouille aussi pour rester en vol stationnaire, et corrige la dérive tout seul. Il est aussi doté de deux caméras intégrées qui filment en continu. Il faut impérativement un iPhone, un iPad ou un iPod Touch pour le piloter, puisqu’il est dépourvu de radiocommande. L’Ufo 5#, quant à lui, se pilote entièrement, son comportement s’apparente à celui d’un micro hélicoptère mono rotor. Son gyroscope est discret, il vous laisse modifier l’inclinaison même si elle devient trop forte.
La vidéo !




Align nous fait saliver avec de nouvelles images de son futur T-rex 100. Très peu d’info techniques mais on notera un lien de parenté indéniable avec le Blade Msr. Du reste l’appareil existe bel et bien comme vous le verrez dans la suite. Aucune information n’a filtré quant à son tarif ou son éventuelle date de commercialisation.











































































































