Archive for novembre, 2010

zhengrun z008 01 400 Zhengrun Z008Avec ses deux rotors horizontaux, ce micro-hélicoptère fait immanquablement penser au blockbuster  Avatar, de James Cameron. Il est habillé de bleu, ce qui ne manque pas de renforcer l’air de famille avec l’hélicoptère qui évolue dans le film. Le Z008 est un appareil étonnant, qui se distingue de ses innombrables concurrents…

Tour du propriétaire

Le fameux hélicoptère d’Avatar s’appelle le AT-99 Scorpion Gunship, ou encore Kunsip dans la langue des Na’vi. Même si vous n’êtes pas allé vous abîmer les yeux en 3D pendant les 2h41 minutes de ce succès commercial de l’année 2010, vous n’avez pas échappé aux extraits dans lequel l’hélicoptère est bien représenté. zhengrun z008 07 400 Zhengrun Z008Le Kunsip est un VTOL, c’est-à-dire un appareil à décollage et atterrissage vertical. Pas vraiment un hélicoptère, donc. Pourtant, le Zhengrun Z008 est bel et bien un hélicoptère, lui. Son squelette diffère très peu des micro-hélicoptères à 3 voies dotés d’un rotor de queue horizontal, tels que les Twister et autres Fusion. La différence réside donc dans ses deux rotors de côté, placés horizontalement. A quoi servent-ils ? Sur un modèle VTOL, ils sont destinés au décollage vertical. Mais dans le cas du Z008, ils sont destinés à provoquer une translation vers la droite ou vers la gauche. Voilà donc que cet appareil conçu à l’origine pour 3 voies (monter, descendre, avancer, reculer, tourner à droite, tourner à gauche) se voit agrémenté d’un quatrième contrôle qui lui permet de se déplacer latéralement. zhengrun z008 10 400 Zhengrun Z008La fabrication est rassurante : l’ossature de l’appareil est faite de métal qui semble très résistant. Qui plus est, il épouse les formes de certaines pièces, comme la roue dentée du rotor principal, la protégeant des chocs. La tige de queue est renforcée par deux barres solides. Le train d’atterrissage est un mix entre des patins en métal et des montants en plastique. Le cockpit est fait de plastique assez épais, suffisamment en tous cas donnant confiance. Les deux moteurs des rotors de côté sont sertis dans du plastique, résistant lui aussi et à la forme travaillée pour être résistante. L’appareil est de type bi-rotor, et sa stabilité a été confiée à une barre de Bell épaulée par un gyroscope électronique. zhengrun z008 04 400 Zhengrun Z008Pas besoin de rotor d’anti couple, donc : le rotor de queue est placé à l’horizontale, il permet d’avancer ou de reculer.  Les deux rotors de côté sont équipés chacun d’une hélice à trois pales. La batterie du Z008 est intégrée dans le micro-hélicoptère. Vous n’avez pas besoin de la retirer, un connecteur situé sous l’appareil permet de réaliser la recharge. Evidemment, vous ne pouvez pas la retirer pour en changer, et profiter ainsi d’une provision de batteries pour assurer une séance de vol un peu plus longue. Pour la recharge, le constructeur adopte la même technique que ses concurrents : un câble peut être déroulé depuis une trappe dans la télécommande, ses piles assurant l’alimentation. Dans la boîte est fourni un autre câble, dont une extrémité est au standard USB : vous pouvez la brancher sur le port d’un PC ou d’un Mac pour réaliser la recharge. L’opération prend 25 minutes, avec la télécommande ou l’USB.

Préliminaires

zhengrun z008 03 400 Zhengrun Z008La télécommande est faite de plastique, avec une finition beaucoup moins réussie que celle de l’hélicoptère. Le look, c’est selon, évoque le symbole de Batman ou le vaisseau de Goldorak. Avant toute chose, il vous faut l’alimenter avec 6 piles R6 (AA), dans une trappe verrouillée par une vis. Les moins bricoleurs n’ont aucune crainte de se retrouver comme devant une boite à sardines sans ouvre-boîte : un mini tournevis est offert avec le micro-hélicoptère. Les piles ne sont pas fournies, en revanche. Pensez-y si vous voulez faire cadeau de cet appareil. La télécommande émet en technologie infrarouge. Il faut garder en tête que la liaison entre la télécommande et l’hélico doit être directe : le moindre obstacle coupe l’émission, et votre hélicoptère se trouve alors livré à lui-même. Attention, donc, aux tables, chaises, piliers, portes, femmes, maris, copines, copains, chiens, chats qui auraient la mauvaise idée de se placer entre la télécommande et le Z008. zhengrun z008 11 400 Zhengrun Z008Autre danger qui guette : la forte luminosité, notamment celle du soleil, de néons ou de lampes halogènes perturbe la connexion. Le Z008 est un micro-hélicoptère à 4 voies : la télécommande comporte donc deux joysticks à battement complet pour assurer avant, recul, rotation à droite et à gauche, montée, descente, et enfin translation à droite et à gauche. Une molette de trim permet de compenser la rotation, et uniquement elle. Pour éviter que l’appareil n’avance ou ne recule, c’est à vous de gérer avec les commandes habituelles. Un interrupteur à trois positions permet de choisir trois fréquences d’émission, tout simplement pour vous permettre de voler à trois hélicoptères simultanément. Un bouton Accel laisse espérer profiter d’un boost sur les moteurs. Malgré le fait qu’il soit bien mentionné dans la documentation, il est inopérant. Dernier détail : la disposition des commandes épouse le mode 2, c’est-à-dire gaz à gauche.

Premier vol

zhengrun z008 14 400 Zhengrun Z008Allumez la télécommande, baissez la manette des gaz au minimum. Allumez le micro-hélicoptère avec l’aide du bouton situé sous le cockpit : vous êtes prêt à décoller. Poussez légèrement la manette vers le haut, et laissez l’appareil prendre de la hauteur. Pas besoin d’être sur vos gardes : il est suffisamment stable pour ne pas partir trop vite à la rencontre d’un meuble. Le vol stationnaire est très facile à obtenir, il suffit de doser la puissance des gaz. Il ne vous reste plus qu’à tenter les autres commandes, séparément dans un premier temps, en les cumulant une fois que vous aurez pris un peu d’assurance. Si vous avez une expérience du pilotage proche du néant, sachez que cet appareil est très sécurisant. zhengrun z008 08 400 Zhengrun Z008Il n’est pas nerveux, les ordres que vous lui donnez s’effectuent avec douceur. Le tout permet de prendre le temps de maîtriser le vol, de s’adapter aux commandes inversées lorsque le Z008 vous fait face. Bref, il joue à la perfection le rôle d’un micro-hélicoptère d’exercice. Sa souplesse est doublée d’une précision étonnante, qui permet d’envisager de se donner des objectifs : atterrir sur un dossier de chaise, sur un accoudoir de fauteuil. A la différence d’appareils plus fragiles, les erreurs de pilotage ne sont pas lourdement sanctionnées. Le Z008 peut aller s’écraser contre un mur et se débattre avec frénésie en tombant derrière un radiateur sans pour autant y laisser une pale, une hélice ou un moteur. N’espérez pas trop piloter en extérieur : l’appareil est très sensible au moindre coup de vent.

Les défauts

zhengrun z008 05 400 Zhengrun Z008La batterie, de type Lithium-polymère 3,7V et 150 mAh, assure une autonomie en vol de 7 minutes 30. C’est un peu juste, d’autant que vous ne pouvez pas l’extraire pour en changer. Il faut impérativement attendre les 25 minutes d’une recharge. Nous l’avons vu, le Z008 est souple et doux dans ses mouvements. Si vous recherchez la performance, il vous semblera très certainement beaucoup trop mou. C’est à l’évidence un micro-hélicoptère destiné à évoluer en intérieur, et même dans un tout petit intérieur ! Les deux rotors destinés à la translation sont opérationnels. Mais ce mouvement est très lent – rien à voir avec la translation d’un micro-hélicoptère mono-rotor qui, couplé avec l’avance, permet de prendre de la vitesse au point de perdre le contrôle. Il faut aussi être attentif, puisque l’action des deux rotors modifie l’altitude du Z008. Lorsque vous démarrez une translation, vous devez prendre l’habitude de compenser en poussant (ou en réduisant) les gaz. Alors, cet hélico propose-t-il vraiment 4 voies ? zhengrun z008 12 400 Zhengrun Z008Disons plutôt… 3,5 voies, car le mouvement de translation est tout de même un peu trop mou. La télécommande infrarouge est fonctionnelle, mais on aurait apprécié un trim supplémentaire pour agir sur la marche/arrière. Tant que vous pilotez à vue et sans source lumineuse trop forte, elle fonctionne bien. Dans le cas contraire, vous perdez le contrôle de votre micro-hélicoptère. Le Z008 ne passe pas inaperçu : dès vous le mettez en marche, il allume deux diodes. L’une à l’avant, l’autre sous le rotor principal. Elles ne se contentent pas de s’allumer, elles clignotent et changent de couleur selon une séquence prédéterminée. Amateurs de boules à facettes, vous allez adorer. Mais si vous préférez un peu de discrétion, ces deux diodes sont tout simplement casse-pieds. Elles ne peuvent pas être éteintes. A moins, bien sûr, de vous armer d’un tournevis, d’ouvrir l’appareil et de leur couper l’alimentation.

Alors, faut-il acheter ?

zhengrun z008 13 400 Zhengrun Z008Que vous soyez un pilote débutant ou expérimenté, ce micro-hélicoptère est un plaisir à prendre en main. La réponse est donc OUI ! Les plus novices peuvent s’initier à la prise en main d’un hélico, les amateurs éclairés s’amuseront à piloter avec précision. Le Z008 est idéal pour évoluer en intérieur, il s’accommode des murs étroits d’un studio de quelques mètres carrés. Il s’agit tout simplement de l’un des meilleurs micro-hélicoptères bi-rotor petit format. Dernière bonne surprise : son prix est vraiment léger puisqu’il est commercialisé à moins de 40 euros. Nous avons acheté le nôtre sur www.rc-helicopters-cars.com.

Ce qu’il faut savoir

  • Prévu pour des vols en intérieur, même avec très peu d’espace pour évoluer
  • Charge via la télécommande ou un câble USB, en moins de 25 minutes
  • zhengrun z008 02 400 Zhengrun Z008Autonomie de 7 min 30 minutes en vol
  • Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
  • Télécommande infrarouge Mode 1
  • Bi-rotor, avec stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
  • Disponible en coloris bleu ou rouge
  • Livré avec un mini tournevis, deux pales de rechange pour le rotor principal, une hélice de rechange pour le rotor de queue et une autre (une seule) pour les deux rotors de côté.

Les plus

  • La stabilité
  • La maniabilité
  • Le prix
  • La solidité

Les moins

  • L’autonomie
  • La télécommande infrarouge
  • Les commandes un peu molles
  • Les diodes boule à facette

Points de détail

  • zhengrun z008 06 400 Zhengrun Z008Les deux rotors sur les côtés permettent de lancer un mouvement de translation (mais il est beaucoup moins efficace que sur des appareils concurrents à 4 voies.
  • La stabilité de l’appareil est exemplaire, il pourrait voler dans un mouchoir de poche. Attention tout de même, le gyroscope éprouve des difficultés à stabiliser le Z008 lorsque vous remettez les gaz après une descente rapide. Ou lorsque le micro-hélicoptère touche un plafond.
  • Il ne faut pas perdre l’appareil de vue : la télécommande infrarouge perd la liaison si un obstacle se présente devant elle.
  • Le Z008 est autonome : vous pouvez le recharger à l’aide du câble logé à l’intérieur de la télécommande, l’énergie est fournie par les six piles AA.
  • Les diodes clignotantes auraient pu servir à indiquer l’état de la batterie, ou au moins indiquer quand la charge devient insuffisante pour voler. Non, elles se bornent à tenter de produire une ambiance dancefloor.
  • Les dimensions : 19 cm (longueur) x 18,5 cm (largeur) x 10 cm (hauteur). Le poids : 44 grammes.

Les vidéos !


Quelques séquences du Z008 de Zhengrun en vol intérieur. Notez les diodes « disco star » : on aime… ou on déteste…


Le Zhengrun Z008 est filmé à 240 images par seconde avec l’appareil photo compact Ixus 300 HS de Canon. La résolution n’est que de 320 x 240 pixels, ce qui explique pourquoi la vidéo est pixelisée.

fred on novembre - 20 - 2010
categories: Essais

smallIMG 0144 300x225 Le Walkera CB180 Q en vidéo

Découvrez cet appareil en vol…. Le parallèle avec l’Airwolf de la série télévisée des années 80 était évident ! Notez la fin de vol désastreuse, qui a coûté à l’hélico sa protection du rotor arrière. Mais il est toujours opérationnel et prêt à voler…


laurent on novembre - 17 - 2010
categories: Videos

parrot AR.Drone color09 Le Parrot AR.Drone en vidéo
Nous avons filmé l’AR.Drone lors de nos essais menés dans le bois de Boulogne en région parisienne. Laurent est aux commandes avec son iPod Touch.

La première vidéo  montre l’AR.Drone filmé depuis le sol, et une capture vidéo depuis sa caméra frontale embarquée. Nous avons pour cela utilisé le logiciel Flight Record de All About Jake LLC, disponible sur l’AppStore pour 3,99 €.

Dans la seconde l’AR.Drone reprend de l’altitude. Il est équipé d’une caméra OctaCam format lampe de poche, débarrassée de son boitier trop lourd. La vidéo au sol est réalisée avec une Cisco Flip de 3ème génération.
L’OctaCam : pearl.fr/​video/​cameras-numeriques/​cameras-de-poche-et-sport/​camera-de-voiture-c-260-avec-support-ventouse_PX2256.html

La Flip #3 : journaldugeek.com/​2010/​09/​20/​flip-video-passe-a-la-generation-3/



laurent on novembre - 16 - 2010
categories: Videos

century01 400 Silverlit Z CenturyLa marque à l’origine de l’engouement pour les micro hélicoptères n’avait pas vraiment évolué dans ces deux dernières années, laissant le champ libres à une concurrence novatrice. Voilà qu’un nouveau venu chez Silverlit inaugure une famille appelée « Z », juste à temps pour Noël. La bonne surprise ? C’est un appareil mono-rotor, qui se pilote avec 4 voies ! Explications…

Tour du propriétaire

Pour mémoire, les précédents modèles PicooZ offraient généralement 2 voies (haut-bas et droite-gauche), ou 3 voies pour certains appareils (haut-bas, droite-gauche, avant-arrière). Avec 2 voies, le pilotage se cantonne à essayer d’éviter les obstacles… sans pouvoir faire grand-chose. Avec 3 voies, on s’écarte un peu d’un jouet puisque le micro hélicoptère devient vraiment contrôlable. Qu’apportent 4 voies ? Aux manœuvres possibles avec 3 voies s’ajoute la translation (glissement de côté vers la droite et la gauche). Outre une meilleure maniabilité, la translation permet aussi de prendre de la vitesse, surtout si la manipulation est couplée avec l’avance (ou le recul).

century08 400 Silverlit Z CenturyLa plupart PicooZ sont faits d’un bloc de polystyrène plein, très léger et plutôt solide. Le Z-Century se distingue avec un fuselage en plastique creux. Tout aussi léger, puisque l’appareil ne pèse pas plus de 25 grammes, et encore plus solide. Toutes les pièces apparentes, y compris le rotor principal, la barre de Bell et le rotor de queue, sont en plastique. Même matière pour les patins, flexibles mais résistants. Le vol est assuré par une seule hélice, ce modèle de micro hélicoptère fait donc partie de la famille des mono-rotors. century09 400 Silverlit Z CenturyL’hélice est en revanche semblable à celles des autres appareils de Silverlit, large et faites de courbes. Pour compenser l’absence d’une deuxième hélice tournant en sens contraire, le constructeur a ajouté une barre de Bell. C’est un accessoire qui ressemble à une hélice miniature, mais les pales sont remplacées par des poids. A l’arrière se trouve un rotor de queue qui permet d’assurer l’anti-couple, c’est-à-dire de compenser la rotation du rotor principal. C’est donc lui qui assure aussi les rotations vers la droite et la gauche. Sous l’hélico, entre les patins, se trouve le bouton on/off, un trou correspondant à la prise de recharge de la batterie, et une diode de réception infrarouge.

Préliminaires

century03 400 Silverlit Z CenturyLe Z-Century est livré avec une télécommande de type infrarouge, dont les deux joysticks donnent accès aux commandes 4 voies. Elle est en mode 1 : les gaz sont à gauche. Avant tout, il faut insérer des piles dans le boitier, via la trappe à l’arrière, qui s’ouvre sans besoin d’un tournevis.  Il faut quatre piles, de type AA (R6), non fournies. Le bouton on/off de la télécommande allume l’appareil, une diode rouge témoigne du bon fonctionnement. Une autre diode permet de surveiller la charge. En effet, la télécommande peut assurer la recharge de l’hélicoptère. Pour cela, une trappe en façade avant s’ouvre pour laisser sortir un câble, que vous connectez sous l’hélicoptère. La recharge complète prend environ 25 minutes. Deux diodes discrètes s’allument sur le micro hélicoptère pendant la charge, et s’éteignent lorsque la batterie est prête. Voilà qui est bien pratique puisque le Z-Century et sa batterie sont autonomes, vous pouvez partir en vacances avec eux sans emporter un bloc secteur. En revanche, l’opération répétée risque d’épuiser toute l’énergie de la télécommande. Silverlit a pensé à tout, mais s’est surtout inspiré de ses concurrents très inventifs : l’appareil est livré avec un câble de recharge terminé par une prise USB. Tout ordinateur, ou même téléviseur, imprimante, devient ainsi une source de courant pour recharger la batterie. Le temps de recharge est le même, 25 minutes, avec l’USB. Assurez-vous que le joystick gauche, des gaz, pointe vers  le bas, allumez la télécommande, poussez le bouton on/off sous l’hélicoptère, une diode rouge s’allume en clignotant rapidement et vous voilà prêt à voler.

Premier vol

century11 400 Silverlit Z CenturyPlacez-vous à un endroit où vous ne craignez pas de rencontrer un obstacle. Mettez franchement les gaz : l’hélicoptère décolle et se place en vol quasi stationnaire. C’est un petit miracle pour un appareil mono-rotor. Car on s’en aperçoit pendant les premières secondes de vol, il se comporte comme un hélicoptère bi-rotor. Très stable, il ne bouge presque pas. Idéal pour les vols dans des intérieurs, même petits. Il faut évidemment un peu compenser l’inévitable dérive, et le réflexe consiste à modifier le trim. Mauvaise surprise : seule la rotation (droite-gauche) est modifiable. Rien n’est prévu pour trimmer l’avance-recul et la translation. Dommage. Un autre bouton sur la télécommande, libellé « Light », allume une diode sous l’appareil. Une sorte de projecteur… mais qui n’éclaire rien, même dans le noir complet. Un gadget, donc, totalement dispensable. Le Z-Century répond bien aux commandes, celles qui gèrent la rotation et l’altitude sont plutôt réactives. La translation à droite et à gauche est un peu moins pêchue. La marche en avant et en arrière est carrément poussive. century10 400 Silverlit Z CenturyMême avec la manette droite poussée à fond vers l’avant, vous avancez lentement de 2 ou 3 mètres, puis la progression s’interrompt. Une réaction qui ressemble fort à un excès de zèle du gyroscope ! Il y a moyen de prendre un peu plus de vitesse : il faut coupler la marche avant, la translation et l’anticouple (en d’autres mots avancer en forçant le déplacement latéral et entrainant l’appareil dans un virage). Le tout reste très agréable, surtout si cet appareil vous accompagne pour dans vos premiers pas de pilote de micro hélicoptère. Notez que l’appareil est particulièrement résistant aux chocs et aux mauvais traitements. Il  est livré avec deux hélices anticouple de rechange (pour le rotor arrière), ce qui laisse supposer que cette pièce est très fragile. Pourtant, malgré plusieurs vols terminés un peu brutalement dans un meuble, ce rotor n’a montré aucun signe de faiblesse. Il est par ailleurs doté de son propre moteur, bien caché dans le fuselage.

Les défauts

century06 400 Silverlit Z CenturyLa batterie Lithium-Polymère du Z-Century assure une autonomie de 7 minutes. Au-delà de cette durée, l’hélicoptère ne monte plus. Une minute plus tard, il s’arrête définitivement. C’est un peu juste, d’autant plus que la batterie est intégrée dans le fuselage, sans possibilité de la retirer et de la remplacer par une autre. Dommage que les diodes ne donnent aucune indication sur l’état de la batterie pendant le vol. Vous l’avez compris à la lecture du précédent paragraphe, ce micro-hélicoptère n’est pas vraiment nerveux. Voilà qui est idéal pour voler en appartement les jours de mauvais temps. Dans un espace intérieur plus grand, il montre vite ses limites. N’espérez pas le faire voler en extérieur : la moindre brise l’emporte comme un fétu de paille, sans possibilité de remonter le vent. D’ailleurs, même un courant d’air en intérieur est capable de l’emporter… La télécommande se limite malheureusement au réglage du trim de l’anticouple, nous l’avons vu. Mais elle souffre d’un défaut plus gênant : elle fonctionne avec la technologie infrarouge. Tant que vous pilotez à vue, et loin d’une forte source lumineuse, aucun souci. Mais si vous passez derrière une porte, un lit, une armoire, une personne, c’est la catastrophe. Car la télécommande envoie toujours ses ordres, mais l’hélicoptère ne les reçoit plus et vole comme il l’entend. Livré à lui-même, il se retrouve généralement à tenter de grimper aux murs. Evidemment, il n’y parvient pas et on le retrouve à faire des convulsions au sol. Attention aux lampes halogènes, qui perturbent le signal infrarouge de la même manière.

Alors, faut-il l’acheter ?

century07 400 Silverlit Z CenturyBien qu’il soit assez agréable à piloter, ce micro-hélicoptère manque singulièrement de pêche. Bien qu’il soit de type mono-rotor, il ne procure pas les sensations de cette catégorie d’appareils. Si vous êtes un pilote débutant et que le pilotage en 4 voies vous fait envie, préférez un petit bi-rotor comme le Blade Mcx. Si vous êtes un pilote plus expérimenté, vous aurez plus de plaisir à utiliser un Blade Msr ou un Nine Eagle Scorpio. Vous l’aurez compris, nous n’avons pas été emballés par ce micro-hélicoptère. Reste que si vous êtes un inconditionnel de la marque Silverlit, ce modèle est, de loin, le plus abouti et le plus complet. C’est aussi le modèle mono-rotor le moins cher du marché ! Car on le trouve à moins de 50 €. Chez Fun RC Toys par exemple. Il est disponible en 3 coloris (orange, bleu et noir).


Ce qu’il faut savoir

  • century12 400 Silverlit Z CenturyPrévu pour des vols exclusivement en intérieur, à cause de son poids plume et de sa télécommande à infrarouge.
  • Charge en 25 minutes via un câble intégré à la télécommande, ou un câble USB
  • Autonomie de 7 minutes en vol
  • Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
  • Simple rotor, mais stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope

Les plus

  • La stabilité
  • La maniabilité
  • Le prix
  • La solidité
  • La recharge par la télécommande ou le câble USB
  • L’interrupteur sur l’hélicoptère

Les moins

  • L’autonomie
  • Le pilotage un peu poussif
  • La diode « projecteur »
  • Le trim limité à l’anticouple

Points de détail

  • Malgré une belle résistance aux chocs, le Z-Century est livré avec une paire d’hélices pour le rotor de queue. Bien que nous ayons tout fait pour détruire ce rotor, il a tenu bon…
  • Les dimensions du Z-Century sont proches de celles des autres appareils de la gamme PicooZ créée par Silverlit : 19,5 cm de longueur en excluant le rotor de queue, 21 cm sinon. Le rotor principal mesure 15,7 cm de diamètre. Comptez 7,4 cm pour la hauteur, 4 cm pour la largeur avec les patins (2 cm sans).
  • Silverlit commercialise en fait deux nouveaux hélicoptères en 4 voies : le Z-Century, donc, et le Z-Bruce. Semblable en tous points, il est habillé avec un look différent.
  • Bien qu’il ne soit plus fait d’un polystyrène épais comme les PicooZ, mais d’un plastique léger, cet appareil se révèle solide et encaisse les erreurs de pilotage sans broncher.
  • Ce micro hélicoptère a été présenté au salon du modélisme de Nuremberg en 2010, par l’inventeur Alexander van de Rostyne. Que vous avez peut-être vu dans ce billet !

La vidéo !


fred on novembre - 12 - 2010
categories: Essais