Nous avions adoré le tout petit mais nerveux Blade Msr commercialisé par E-Flite, nous étions impatients d’essayer le tout nouveau Blade 120 SR. Nous n’avons pas été déçus par ce micro-hélicoptère au fort pouvoir de séduction…
Tour du propriétaire
Principalement fait de plastiques, le 120 SR affiche tout naturellement un poids plume sur la balance. Avec sa batterie, il ne dépasse pas les 110 grammes sur la balance. Serait-il donc un hélicoptère dédié aux vols en intérieur ? Pas vraiment, car sa longueur atteint presque 32 cm, tout comme son rotor principal (31,8 cm de diamètre, exactement). Il faut par conséquent un très grand salon pour espérer le faire évoluer autrement qu’en vol stationnaire.

Photo de famille E-Flite : le Blade 120 SR, en jaune, pose à côté de son petit frère le Blade Msr habillé de bleu.
L’appareil est idéal pour des sorties en extérieur, mais le vent, tout comme pour le Blade Msr et les autres hélicoptères légers, se révèle déstabilisateur. L’appareil est suffisamment puissant pour combattre une petite brise, mais il est peine si le vent est trop fort.Il craint tout particulièrement les coups de vent, nous en avons fait l’amère expérience : lors d’un vol en hauteur, le Blade 120 SR s’est fait chahuter au-delà de ce que pouvait corriger le gyroscope, il s’est retrouvé sur le dos… en chute accélérée.
Le résultat ? La tige de queue, pourtant en fibre de carbone, a plié jusqu’à rompre. N’allez pas en déduire que cet hélicoptère est fragile ! car une telle chute avec un modèle de taille similaire d’une marque concurrente aurait signifié des dégâts bien plus importants. Avec des attelles bricolées avec un trombone et de la colle cyano, le Blade 120 SR a repris les airs ! Bon point : les patins sont faits d’un plastique très souple, qui se déforme sans rompre. Une matière parfaite pour amortir les chocs de multiples atterrissages, même mal négociés.
Préliminaires
Le Blade 120 SR que nous avons testé est un modèle RTF, c’est-à-dire Ready To Fly. En bon français, cela signifie qu’il est prêt à l’emploi avec sa batterie et sa radiocommande. Cette dernière est similaire à celle du Blade Msr : elle ressemble furieusement à une manette pour console de jeu ! On aime ou on déteste. Pour notre part, elle se révèle souple, facile à prendre en main. Voilà qui est suffisant pour l’adopter. Elle fonctionne en 2,4 GHz, ce qui lui assure une longue portée – c’était préférable puisque le Blade 120 SR est nerveux et peut partir loin, très vite. Il faut alimenter la radiocommande avec 4 piles de type AA, fournies dans la boite. La batterie, quant à elle, adopte le même format en bâtonnet que le Blade Msr. Elle est tout simplement plus imposante, avec 3,7V et 500mAh, pour des dimensions de 5,9 x 1,9 cm et une épaisseur de 0,9 cm. Elle doit être branchée sur un adaptateur, lui-même connecté à un boitier de charge, le tout relié à une prise secteur.
Le système de batterie n’est donc pas compatible avec le bloc d’alimentation multi-batterie du Blade Msr, pourtant si pratique (et même autonome s’il est alimenté par des piles). Qui plus est, le boîtier semble bien compliqué au premier abord : il affiche plusieurs diodes correspondant à des valeurs de charges variables. Ajoutez à cela deux boutons pour régler cette valeur, et un dernier libellé Start/Stop pour démarrer la recharge. Tout ça pour bien peu de choses dans le cas de la batterie du Blade 120 SR : il suffit de brancher, d’appuyer sur le bouton Start et d’attendre. L’un des voyants clignote pendant la phase de recharge, qui dure 25 minutes environ. Les voyants clignotent tous pendant les 3 à 5 dernières minutes de charge, puis ils s’allument alternativement (exactement comme les lumières à l’avant de la voiture de K2000, oui, celle totalement kitsch et conduite par le non moins kitsch David Hasselhoff).
Au final, la charge complète requiert un peu moins de 30 minutes. La batterie se loge dans un panier en dessous de l’hélicoptère, puis doit être branchée. L’opération n’est pas difficile, mais elle requiert un peu de doigté malgré le détrompeur qui évite de faire une bêtise. Il faut avoir allumé la radiocommande au préalable, sous peine de faire échouer la connexion avec l’hélicoptère. Il faut aussi placer l’appareil à l’horizontale, ou tout simplement le poser à terre, le but étant de laisser le gyroscope s’étalonner tout seul. On entend alors les servos se mettre au neutre, l’hélico est prêt à décoller… Une astuce ? Les contacts du moteur du rotor de queue sont apparents, ils risquent d’être arrachés pendant un atterrissage un peu trop acrobatique. Enveloppez tout simplement ce moteur dans un bout de scotch, en formant une petite collerette suffisamment rigide pour que les fils se trouvent protégés.
Premier vol
L’appréhension du premier décollage, du fait de la taille de l’appareil, disparait une fois les gaz poussés. Car le Blade 120 SR se révèle d’une stabilité exemplaire, meilleure même que celle du Msr. A peine dérive-t-il un peu, un mouvement que l’on corrige facilement avec les manettes de la radiocommande dans un premier temps, avec les trims ensuite. Il faut agir doucement sur les commandes, l’appareil est sensible et puissant : il part très vite, quelle que soit la direction. Mais il répond aussi au quart de tour lorsque vous lui demandez de se calmer. Il se plie à des évolutions très lentes et tient admirablement le vol stationnaire. Pour prendre de la vitesse, la marche avant n’est pas la plus spectaculaire. Partez en translation et poussez le pas cyclique longitudinal (en clair, avancez), le Blade 120 SR part comme une fusée. Il faut penser à donner un peu de gaz sous peine de descendre un peu vite vers le sol et le raboter à grande vitesse.
Si vous relâchez rapidement la translation et surtout la marche avant, le gyroscope de l’hélico tente de stabiliser l’appareil coûte que coûte. Il se cabre alors de manière peu académique – mais il ne décroche pas. Il faut un peu de pratique pour apprendre à doser les commandes afin d’éviter de trop solliciter le gyroscope. Pour le reste, les vols sont un véritable plaisir. Attention tout de même, cet hélicoptère requiert un peu d’expérience, il n’est pas conseillé aux pilotes habitués à des appareils bi-rotor. Mieux vaut s’exercer sur un Blade Msr, moins imposant. Si vous n’aimez pas les hélicoptères façon Fièvre du samedi soir, soyez rassuré, le cockpit du Blade 120 SR n’est éclairé par aucune diode. Seule un témoin rouge sur la plaque plastique à l’arrière des moteurs indique que l’hélicoptère est allumé et opérationnel.
Les défauts
La batterie de 500 mAh fournie avec le Blade 120 SR assure un vol continu de 7 minutes et 30 secondes. C’est peu. Pour en profiter vraiment, mieux vaut investir dans quelques batteries supplémentaires. Notez que les batteries chauffent un peu pendant le vol, rien de bien inquiétant. Le moteur du rotor principal chauffe très peu, quant à lui, une raison supplémentaire d’acquérir des batteries additionnelles pour faire durer le plaisir. Nous l’avons vu, le Blade 120 SR est plutôt résistant. Il a tenu bon malgré des crashs violents. La mécanique n’a pas bougé d’un poil, y compris les rouages pourtant faits de métal et de plastique. Les deux, associés, ne font pas souvent bon ménage puisque les dents des roues en métal ont tendance à abimer celles des roues en plastique.
Le canopy (c’est-à-dire l’habillage plastique qui forme le cockpit) est la pièce qui a subi le plus de dommages. Un peu de scotch a permis de tout rafistoler. Le crash plus violent évoqué au début de ce test a sectionné la tige en carbone. Cet incident a mis un terme à la séance de pilotage, mais la réparation a été possible sans nécessiter l’achat d’une pièce… Notez que la barre de Bell qui équipe l’hélico est résistante, mais soumise à de forte torsions, elle fait partie des pièces qui vont fort logiquement rende l’âme. Pourtant celle qui équipe notre Blade 120 SR défie la logique, et ce après plus de 100 vols ! Dommage en revanche que l’appareil soit dépourvu d’interrupteur. Une fois la batterie connectée, les rotors sont susceptibles de tourner.
Attention, ils sont en plastique, mais ils méritent l’inscription Blade (lame en anglais) : soyez prudent et évitez de tenir l’hélicoptère trop près de vous, éloignez enfants et animaux… Regrettons enfin que l’état de la batterie ne soit indiqué ni par une diode sur l’hélico, ni par la radiocommande. C’est à vous d’estimer quand il est temps de vous poser, lorsque l’appareil peine à monter… Un dernier reproche : le rotor de queue est puissant, il assure une anti-couple (une rotation) rapide… un peu trop parfois cela dit, l’appareil peut être entrainé dans une danse involontaire de deux ou trois tours en toupie, le temps de récupérer le contrôle…
Alors, faut-il acheter ?
Tout dépend de vos compétences en pilotage. Si votre expérience est celle d’hélicoptères bi-rotor, sachez que cet appareil est un peu plus compliqué à maîtriser. Mais si vous avez déjà piloté des micro-hélicoptères mono-rotor tels que le Blade Msr, les Nine Eagle, les Walkera, alors Oui, n’hésitez pas un instant, le Blade 120 SR est un bonheur à faire voler. Si vous disposez d’un Blade Msr (ou d’un autre appareil de la gamme E-Flite), vous pouvez même faire l’impasse sur la radiocommande. Vous gagnez en effet une cinquantaine d’euros avec la version BNF de l’hélico. BNF signifie Bind N Fly, en français connectez et volez. En effet, la connexion entre un appareil E-Flite et une radiocommande ne prend que quelques secondes. La version RTF du Blade 120 SR est vendue environ 150 €. C’est cher, mais c’est finalement peu au vu de sa taille et du plaisir qu’il sait donner. Comptez environ 100 € pour la version BNF.
Ce qu’il faut savoir
Prévu pour des vols en extérieur (mais sans vent), ou en intérieur (mais avec beaucoup d’espace)- Charge via un bloc d’alimentation (secteur), en moins de 30 minutes
- Autonomie de 7 min 30 minutes en vol
- Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
- Radiocommande 2,4 GHZ Mode 1 (ou mode 2).
- Simple rotor, mais stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
Les plus
- La stabilité
- La maniabilité
- Le prix
- La télécommande 2,4 GHz
- La solidité
Les moins
- L’autonomie
- Le chargeur secteur
- L’absence d’interrupteur
Points de détail
Cet hélicoptère est suffisamment stable pour voler en intérieur, mais la pratique n’est pas recommandée à moins de profiter d’un gymnase ou d’un salon très grand (où vous éviterez de placer des vases époque Ming). Le premier vol, en tous cas, doit impérativement être réalisé là où vous ne risquez de rencontrer aucun obstacle.- Les vols en extérieur sont les plus agréables puisque vous pouvez laisser l’appareil s’éloigner ou monter. Mais sachez que le moindre coup de vent peut le déstabiliser, l’emporter très loin. Bref, soyez prudent, il est rapide…
- Malgré sa grande taille, cet hélicoptère est plutôt solide. Il encaisse les chocs sans broncher et permet une initiation sans craindre les dégâts.
- La télécommande peut être commutée dans un mode « souple », qui adoucit la vigueur des commandes. Si vous débutez, vous limitez les erreurs de pilotage par sollicitation trop rapide des commandes (on appelle cela « faire de la mayonnaise »).
- L’hélicoptère peut être rendu plus sensible, il suffit de changer deux points d’ancrage du rotor principal. Attention, le gyroscope s’efforce de corriger le vol, vous allez devoir vous battre contre lui si vous essayez de pousser le Blade 120 SR dans ses retranchements.
- Il vous incombe de surveiller la charge de la batterie. En l’absence d’indicateur sur l’hélicoptère et sur la radiocommande, vous devez faire preuve de sagesse et arrêter le vol lorsque vous sentez que l’appareil ne monte plus.
E-Flite Blade 120 SR
Nous avions adoré le tout petit mais nerveux Blade Msr commercialisé par E-Flite, nous étions impatients d’essayer le tout nouveau Blade 120 SR. Nous n’avons pas été déçus par ce micro-hélicoptère au fort pouvoir de séduction…
Tour du propriétaire
Principalement fait de plastiques, le 120 SR affiche tout naturellement un poids plume sur la balance. Avec sa batterie, il ne dépasse pas les 110 grammes sur la balance. Serait-il donc un hélicoptère dédié aux vols en intérieur ? Pas vraiment, car sa longueur atteint presque 32 cm, tout comme son rotor principal (31,8 cm de diamètre, exactement). Il faut par conséquent un très grand salon pour espérer le faire évoluer autrement qu’en vol stationnaire. L’appareil est idéal pour des sorties en extérieur, mais le vent, tout comme pour le Blade Msr et les autres hélicoptères légers, se révèle déstabilisateur. L’appareil est suffisamment puissant pour combattre une petite brise, mais il est peine si le vent est trop fort. Il craint tout particulièrement les coups de vent, nous en avons fait l’amère expérience : lors d’un vol en hauteur, le Blade 120 SR s’est fait chahuter au-delà de ce que pouvait corriger le gyroscope, il s’est retrouvé sur le dos… en chute accélérée. Le résultat ? La tige de queue, pourtant en fibre de carbone, a plié jusqu’à rompre. N’allez pas en déduire que cet hélicoptère est fragile ! car une telle chute avec un modèle de taille similaire d’une marque concurrente aurait signifié des dégâts bien plus importants. Avec des attelles bricolées avec un trombone et de la colle cyano, le Blade 120 SR a repris les airs ! Bon point : les patins sont faits d’un plastique très souple, qui se déforme sans rompre. Une matière parfaite pour amortir les chocs de multiples atterrissages, même mal négociés.
Préliminaires
Le Blade 120 SR que nous avons testé est un modèle RTF, c’est-à-dire Ready To Fly. En bon français, cela signifie qu’il est prêt à l’emploi avec sa batterie et sa radiocommande. Cette dernière est similaire à celle du Blade Msr : elle ressemble furieusement à une manette pour console de jeu ! On aime ou on déteste. Pour notre part, elle se révèle souple, facile à prendre en main. Voilà qui est suffisant pour l’adopter. Elle fonctionne en 2,4 GHz, ce qui lui assure une longue portée – c’était préférable puisque le Blade 120 SR est nerveux et peut partir loin, très vite. Il faut alimenter la radiocommande avec 4 piles de type AA, fournies dans la boite. La batterie, quant à elle, adopte le même format en bâtonnet que le Blade Msr. Elle est tout simplement plus imposante, avec 3,7V et 500mAh, pour des dimensions de 5,9 x 1,9 cm et une épaisseur de 0,9 cm. Elle doit être branchée sur un adaptateur, lui-même connecté à un boitier de charge, le tout relié à une prise secteur. Le système de batterie n’est donc pas compatible avec le bloc d’alimentation multi-batterie du Blade Msr, pourtant si pratique (et même autonome s’il est alimenté par des piles). Qui plus est, le boîtier semble bien compliqué au premier abord : il affiche plusieurs diodes correspondant à des valeurs de charges variables. Ajoutez à cela deux boutons pour régler cette valeur, et un dernier libellé Start/Stop pour démarrer la recharge. Tout ça pour bien peu de choses dans le cas de la batterie du Blade 120 SR : il suffit de brancher, d’appuyer sur le bouton Start et d’attendre. L’un des voyants clignote pendant la phase de recharge, qui dure 25 minutes environ. Les voyants clignotent tous pendant les 3 à 5 dernières minutes de charge, puis ils s’allument alternativement (exactement comme les lumières à l’avant de la voiture de K2000, oui, celle totalement kitsch et conduite par le non moins kitsch David Hasselhoff). Au final, la charge complète requiert un peu moins de 30 minutes. La batterie se loge dans un panier en dessous de l’hélicoptère, puis doit être branchée. L’opération n’est pas difficile, mais elle requiert un peu de doigté malgré le détrompeur qui évite de faire une bêtise. Il faut avoir allumé la radiocommande au préalable, sous peine de faire échouer la connexion avec l’hélicoptère. Il faut aussi placer l’appareil à l’horizontale, ou tout simplement le poser à terre, le but étant de laisser le gyroscope s’étalonner tout seul. On entend alors les servos se mettre au neutre, l’hélico est prêt à décoller… Une astuce ? Les contacts du moteur du rotor de queue sont apparents, ils risquent d’être arrachés pendant un atterrissage un peu trop acrobatique. Enveloppez tout simplement ce moteur dans un bout de scotch, en formant une petite collerette suffisamment rigide pour que les fils se trouvent protégés.
Premier vol
L’appréhension du premier décollage, du fait de la taille de l’appareil, disparait une fois les gaz poussés. Car le Blade 120 SR se révèle d’une stabilité exemplaire, meilleure même que celle du Msr. A peine dérive-t-il un peu, un mouvement que l’on corrige facilement avec les manettes de la radiocommande dans un premier temps, avec les trims ensuite. Il faut agir doucement sur les commandes, l’appareil est sensible et puissant : il part très vite, quelle que soit la direction. Mais il répond aussi au quart de tour lorsque vous lui demandez de se calmer. Il se plie à des évolutions très lentes et tient admirablement le vol stationnaire. Pour prendre de la vitesse, la marche avant n’est pas la plus spectaculaire. Partez en translation et poussez le pas cyclique longitudinal (en clair, avancez), le Blade 120 SR part comme une fusée. Il faut penser à donner un peu de gaz sous peine de descendre un peu vite vers le sol et le raboter à grande vitesse. Si vous relâchez rapidement la translation et surtout la marche avant, le gyroscope de l’hélico tente de stabiliser l’appareil coûte que coûte. Il se cabre alors de manière peu académique – mais il ne décroche pas. Il faut un peu de pratique pour apprendre à doser les commandes afin d’éviter de trop solliciter le gyroscope. Pour le reste, les vols sont un véritable plaisir. Attention tout de même, cet hélicoptère requiert un peu d’expérience, il n’est pas conseillé aux pilotes habitués à des appareils bi-rotor. Mieux vaut s’exercer sur un Blade Msr, moins imposant. Si vous n’aimez pas les hélicoptères façon Fièvre du samedi soir, soyez rassuré, le cockpit du Blade 120 SR n’est éclairé par aucune diode. Seule un témoin rouge sur la plaque plastique à l’arrière des moteurs indique que l’hélicoptère est allumé et opérationnel.
Les défauts
La batterie de 500 mAh fournie avec le Blade 120 SR assure un vol continu de 7 minutes et 30 secondes. C’est peu. Pour en profiter vraiment, mieux vaut investir dans quelques batteries supplémentaires. Notez que les batteries chauffent un peu pendant le vol, rien de bien inquiétant. Le moteur du rotor principal chauffe très peu, quant à lui, une raison supplémentaire d’acquérir des batteries additionnelles pour faire durer le plaisir. Nous l’avons vu, le Blade 120 SR est plutôt résistant. Il a tenu bon malgré des crashs violents. La mécanique n’a pas bougé d’un poil, y compris les rouages pourtant faits de métal et de plastique. Les deux, associés, ne font pas souvent bon ménage puisque les dents des roues en métal ont tendance à abimer celles des roues en plastique. Le canopy (c’est-à-dire l’habillage plastique qui forme le cockpit) est la pièce qui a subi le plus de dommages. Un peu de scotch a permis de tout rafistoler. Le crash plus violent évoqué au début de ce test a sectionné la tige en carbone. Cet incident a mis un terme à la séance de pilotage, mais la réparation a été possible sans nécessiter l’achat d’une pièce… Notez que la barre de Bell qui équipe l’hélico est résistante, mais soumise à de forte torsions, elle fait partie des pièces qui vont fort logiquement rende l’âme. Pourtant celle qui équipe notre Blade 120 SR défie la logique, et ce après plus de 100 vols ! Dommage en revanche que l’appareil soit dépourvu d’interrupteur. Une fois la batterie connectée, les rotors sont susceptibles de tourner. Attention, ils sont en plastique, mais ils méritent l’inscription Blade (lame en anglais) : soyez prudent et évitez de tenir l’hélicoptère trop près de vous, éloignez enfants et animaux… Regrettons enfin que l’état de la batterie ne soit indiqué ni par une diode sur l’hélico, ni par la radiocommande. C’est à vous d’estimer quand il est temps de vous poser, lorsque l’appareil peine à monter… Un dernier reproche : le rotor de queue est puissant, il assure une anti-couple (une rotation) rapide… un peu trop parfois cela dit, l’appareil peut être entrainé dans une danse involontaire de deux ou trois tours en toupie, le temps de récupérer le contrôle…
Alors, faut-il acheter ?
Tout dépend de vos compétences en pilotage. Si votre expérience est celle d’hélicoptères bi-rotor, sachez que cet appareil est un peu plus compliqué à maîtriser. Mais si vous avez déjà piloté des micro-hélicoptères mono-rotor tels que le Blade Msr, les Nine Eagle, les Walkera, alors Oui, n’hésitez pas un instant, le Blade 120 SR est un bonheur à faire voler. Si vous disposez d’un Blade Msr (ou d’un autre appareil de la gamme E-Flite), vous pouvez même faire l’impasse sur la radiocommande. Vous gagnez en effet une cinquantaine d’euros avec la version BNF de l’hélico. BNF signifie Bind N Fly, en français connectez et volez. En effet, la connexion entre un appareil E-Flite et une radiocommande ne prend que quelques secondes. La version RTF du Blade 120 SR est vendue environ 150 €. C’est cher, mais c’est finalement peu au vu de sa taille et du plaisir qu’il sait donner. Comptez environ 100 € pour la version BNF.
Ce qu’il faut savoir
Prévu pour des vols en extérieur (mais sans vent), ou en intérieur (mais avec beaucoup d’espace)
Charge via un bloc d’alimentation (secteur), en moins de 30 minutes
Autonomie de 7 min 30 minutes en vol
Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
Télécommande 2,4 GHZ Mode 1
Simple rotor, mais stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
Les plus
La stabilité
La maniabilité
Le prix
La télécommande 2,4 GHz
La solidité
Les moins
L’autonomie
Le chargeur secteur
L’absence d’interrupteur
Points de détail
Cet hélicoptère est suffisamment stable pour voler en intérieur, mais la pratique n’est pas recommandée à moins de profiter d’un gymnase ou d’un salon très grand (où vous éviterez de placer des vases époque Ming). Le premier vol, en tous cas, doit impérativement être réalisé là où vous ne risquez de rencontrer aucun obstacle.
Les vols en extérieur sont les plus agréables puisque vous pouvez laisser l’appareil s’éloigner ou monter. Mais sachez que le moindre coup de vent peut le déstabiliser, l’emporter très loin. Bref, soyez prudent, il est rapide…
Malgré sa grande taille, cet hélicoptère est plutôt solide. Il encaisse les chocs sans broncher et permet une initiation sans craindre les dégâts.
La télécommande peut être commutée dans un mode « souple », qui adoucit la vigueur des commandes. Si vous débutez, vous limitez les erreurs de pilotage par sollicitation trop rapide des commandes (on appelle cela « faire de la mayonnaise »).
L’hélicoptère peut être rendu plus sensible, il suffit de changer deux points d’ancrage du rotor principal. Attention, le gyroscope s’efforce de corriger le vol, vous allez devoir vous battre contre lui si vous essayez de pousser le Blade 120 SR dans ses retranchements.
Il vous incombe de surveiller la charge de la batterie. En l’absence d’indicateur sur l’hélicoptère et sur la radiocommande, vous devez faire preuve de sagesse et arrêter le vol lorsque vous sentez que l’appareil ne monte plus.











