Petite taille, cockpit en plastique léger, train d’atterrissage flexible : cet hélicoptère présente les attributs d’un jouet. Et pourtant, il n’en est certainement pas un. Le prix est un premier indice, la présence d’un mono rotor en est un autre. Voici le banc d’essai d’un appareil, autant dévoiler la conclusion tout de suite, très réussi !
Tour du propriétaire
Avec sa batterie, le poids du Blade Msr ne dépasse pas 29 grammes. C’est étonnant pour un appareil qui, nous allons le voir, se révèle vraiment complet. Ce poids plume cantonne ce micro hélicoptère à des vols en intérieur. Les évolutions en extérieur ne sont possibles que si le vent est totalement nul. Un courant d’air suffit à rompre son équilibre, acquis avec un pilotage serré et aidé par le gyroscope intégré. Attention tout de même : les premiers décollages sont difficiles à négocier dans un petit espace : le Blade Msr est très nerveux, très rapide. Le mono rotor de cet appareil constitue souvent un bon indicateur : il vaut
mieux avoir quelques notions de pilotage pour le dompter. Car la stabilité qu’assure un bi-rotor fait ici défaut, malgré une barre de Bell. L’inspection du Blade Msr révèle des composants presque tous faits de plastiques, engrenages y compris. Il mesure 19 cm de longueur, avec un rotor de 18 cm. Au bout de l’empennage se trouve un rotor de queue et son moteur. Les deux ne sont pas protégés par un carénage, mais les fils électriques sont noyés dans le plastique pour éviter qu’ils ne se trouvent arrachés au premier incident de vol.
La batterie, petite et longue, vient se loger sous le cockpit, dans un emplacement prévu à cet usage situé dans le train d’atterrissage. Bon point : 2 batteries d’une capacité de 120 mAh sont livrées avec l’appareil ! Pour les recharger, E-flite livre un bloc comprenant 4 emplacements : pratique si vous décidez d’acheter des batteries supplémentaires, ou si vous pilotez à plusieurs. Ce bloc fonctionne sur secteur (l’adaptateur est fourni), mais il est aussi autonome. Vous devez dans ce cas l’alimenter avec 4 piles grand format. La
charge prend environ 35 minutes, qui assurent un vol d’un peu moins de 7 minutes. C’est un peu juste, on comprend mieux la présence des deux batteries. Une fois la batterie dans son emplacement, il suffit de brancher le câble d’alimentation de l’hélico… sans oublier d’avoir allumé la télécommande au préalable. Attention : en l’absence d’interrupteur, il convient de faire attention au rotor qui peut s’activer de manière accidentelle (protégez vos yeux et les personnes autour de vous). Un détrompeur permet de réussir le branchement à coup sûr. Une lumière bleue s’allume pour témoigner du bon fonctionnement de l’hélico. Très sobre, elle passe presque inaperçue.
Pourtant, elle indique que la batterie est opérationnelle. Si elle se met à clignoter, la batterie est vide et vous n’avez plus que quelques secondes pour vous poser. Ne tentez pas de redécoller. L’effet de sol vous le permet, mais le lien avec la télécommande est vite rompu et vous risquez de perdre le contrôle de l’appareil. Une expérience désagréable pour les meubles qui vous entourent. Pour les personnes et les animaux aussi !
La télécommande
Son design évoque celui d’une manette de jeu vidéo, avec une courte antenne, deux joysticks pour assurer un pilotage en 4 voies, et des trims pour réaliser des réglages fins.
Ces trims émettent un son strident qui donne une indication du pas de course. Une méthode fonctionnelle à défaut d’être agréable. Cette télécommande est figée en mode 1 : gaz et translation se trouvent à droite. Elle requiert 4 piles AA, fournies dans la boîte. La transmission s’appuie sur la technologie 2,4 GHz : vous pouvez laisser l’appareil s’éloigner sans crainte de perde la liaison, et même passer derrière de petits obstacles. L’hélicoptère peut se révéler un peu trop brusque pendant la prise en main. Dans ce cas, une pression sur le joystick gauche de la télécommande permet de passer en mode Débutant : toutes les commandes sont limitées en amplitude. Pratique pour éviter les déplacements trop rapides, mais ce mode se révèle rapidement ennuyeux.
Premier vol
Poussez les gaz et… Aie. Il est probable que le Blade Msr parte rapidement dans une direction et rencontre un obstacle. Premier essai, premier gadin. Les trims n’y feront pas grand-chose, il faut doser rapidement et efficacement les commandes pour stabiliser l’appareil.
N’essayez pas ce premier vol dans votre salon, ce serait trop risqué. Préférez un sous-sol de garage, une aire dégagée (sans vent) ou, mieux, un gymnase où vous pouvez évoluer seul. Une fois la prise en main maîtrisée, vous pourrez évoluer dans un espace plus réduit. Car cet hélicoptère se révèle d’une maniabilité exceptionnelle ! Manipulé avec douceur et avec un peu de pratique, il peut tenir des stationnaires, réaliser des figures précises et au ralenti. Mais sachez qu’il est nerveux, très nerveux, et peut partir à toute vitesse. A la demande… ou à cause d’une erreur de pilotage. Car les translations de côté sont particulièrement réactives.
Le bilan de ce premier vol ? Si vous êtes un pilote confirmé, vous allez adorer ce petit bijou que vous pouvez faire évoluer de manière hyper nerveuse. Si vous êtes un pilote débutant, plutôt habitué à la stabilité d’un appareil bi-rotor, ce Blade Msr constitue un hélico-école de premier choix. Il permet d’acquérir d’excellents réflexes : la douceur des manipulations, la rapidité de réaction, les commandes 4 voies à gérer en même temps. Quelque soit votre niveau, il assure de supers sensations de pilotage…
Les défauts
Nous l’avons vu, l’autonomie en vol est inférieure à 7 minutes. C’est peu, et on comprend mieux la présente des 2 batteries dans la boîte.
C’est le principal défaut de cet hélicoptère. Pour le reste, on regrette que la marche avant soit bien en retrait par rapport à la marche arrière. Une bidouille permet de corriger un peu le problème : c’est la même que sur le modèle Blade Mcx s300. Malgré des matériaux plastiques, le Msr se révèle solide. Il aura fallu des heures de vol et plusieurs dizaines de chutes violentes pour que l’attache de l’une des pales finisse par céder. En l’absence d’accessoires de rechange, il faut acheter les pièces cassées, les démonter et les remonter soi-même. La télécommande offre un mode débutant.
Alors, faut-il acheter ?
La réponse est Oui, sans aucun doute. Cet appareil est sans doute l’un des meilleurs de sa catégorie ! Nous l’avons vu, son pilotage constitue un challenge pour les débutants (qui peut être relevé avec de la persévérance) et un plaisir pour les experts. L’appareil brille aussi par sa solidité malgré des chocs violents, le plastique plie sans rompre. Il est en outre compatible avec d’autres modèles de E-flite. Les batteries, par exemple, sont les mêmes sur la gamme. Nous avons utilisé une batterie 110 mAh d’un Blade Mcx s300 sur le Msr. Et les chargeurs sont aussi compatibles entre eux. Une initiative pratique qui risque d’encourager – à juste titre – la fidélité à la marque. Le prix est assez élevé : vous le trouvez en général à 150 €, parfois un peu moins en cherchant bien sur Internet.
Ce qu’il faut savoir
Prévu pour des vols en intérieur (grands intérieurs au début, plus petits avec de l’expérience)- Charge via un bloc d’alimentation (secteur ou 4 grandes piles)
- Autonomie de 6 min 40 minutes en vol
- Temps de charge de 35 minutes
- Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, translation droite, translation gauche)
- Télécommande 2,4 GHZ Mode 1 (ou mode 2)
- Simple rotor, mais la stabilité est assurée par un gyroscope
Les plus
- La stabilité
- La maniabilité
- Le prix
- La télécommande 2,4 GHZ
- La solidité
- Le chargeur secteur et piles, et ses 4 emplacements
Les moins
- L’autonomie
- La marche avant qui fonctionne mal
- L’absence d’interrupteur
Points de détail
- Les atterrissages de précision doivent tenir compte du souffle des pales sur le sol, tellement ce micro hélicoptère est léger
-

Le bloc de recharge peut être alimenté par secteur, mais aussi devenir autonome avec des piles grand format. A vous les vols en pleine nature !
L’appareil est autonome : sa télécommande fonctionne avec 4 piles, tout comme le chargeur de la batterie, qui peut donc être emporté partout.
- Le Blade Mcx S300 fonctionne en intérieur, mais il est emporté par le moindre souffle de vent.
- La boite du Blade Mcx S300 libellée RTF est celle qui comprend la télécommande 2,4 GHz. Une version appelée BNF, un peu moins chère, est dépourvue de télécommande.
- Les batteries LiPo de la gamme Blade d’E-flite sont compatibles entre elles. Deux de 120 mAh sont fournies dans la boite, chacune offrant 6 min 40 d’autonomie. Une batterie de 110 mAh offre 5 min 20 de vol. Il existe aussi des batteries de 130 mAh, pour moins de 10 €.
- Lorsque la diode bleue du cockpit se met à clignoter, vous n’avez plus que quelques secondes de vol. Il faut vous poser au plus vite et ne pas redécoller. Car dans ce cas, l’appareil peut éprouver du mal à communiquer avec votre télécommande, et devenir incontrôlable…









