Les petits hélicoptères pour jouer dans le salon amusent un temps. Et puis on se lasse, avec des envies de plus grands espaces. Seulement voilà : les hélicos de plus grande taille sont des modèles destinés à des pilotes aguerris. Pas tous, heureusement. Le Lama, en version 3, avait fait sensation il y a quelques années.
Le Esky Hunter est sa suite logique. Il s’agit donc d’un hélicoptère de 38 cm de longueur. Un beau bestiau, donc, capable d’impressionner les possesseurs de PicooZ ! Ses dimensions ne l’empêchent pas d’être un modèle de maniabilité, parfait pour jouer le rôle d’appareil pour bien débuter…
Tour du propriétaire
Avec sa longueur de 38 cm, le Esky Hunter est interdit de salon. A moins que votre pièce principale mesure plus de 40 m2, et qu’elle soit dépourvue d’obstacles. Car même si, nous allons le voir plus loin, l’appareil se révèle d’une stabilité exemplaire en vol, ses pales sont suffisamment grandes pour causer des dégâts dans un intérieur. Conclusion : le meilleur endroit pour s’élancer avec cet hélicoptère est à l’extérieur (s’il n’y a pas de vent), dans un grand garage (vide, de préférence) ou, mieux, dans un gymnase (sans gymnastes).
La première prise en main n’est pas très engageante : l’armature du cockpit semble solide, mais la coque est en plastique flexible, qui plie sous les doigts. La queue est en plastique, tout comme le rotor à l’arrière. Rotor à l’arrière ? Non, malheureusement, il ne s’agit pas d’un élément opérationnel : ce rotor est factice.
Il s’agit d’une hélice en plastique, qui tourne par l’action du vent et non pas pour influencer le pilotage. La stabilité du vol s’appuie fort logiquement sur une double pale, accompagnée par une barre de Bell (au sommet). Le diamètre du rotor est de 34 cm. Impressionnant, surtout lorsque vous mettez les gaz… Contrairement aux micro hélicoptères classiques, celui-ci évite la surenchère de diodes clignotantes. Un bon point pour tous ceux qui ne sont pas spécialement fans des looks revival La fièvre du samedi soir !

La batterie (à droite) se connecte au chargeur (au milieu), lequel est alimenté par la prise secteur (à gauche). Ou un câble avec pinces à utiliser avec la batterie de votre voiture.
Le Esky Hunter s’appuie sur une batterie de 800 mAh, pour une autonomie de 12 minutes environ. Elle doit être connectée à un chargeur, lui-même branché sur un transformateur secteur, avec un temps de recharge de 40 minutes. Notez qu’un câble pour batterie de voiture (avec deux pinces) est également fourni, pour remplacer la prise secteur. Lorsque la batterie est chargée, il suffit de la placer dans l’hélicoptère, via la trappe prévue à cet effet. La manipulation est facile, elle profite d’une manette qui la cale et la bloque convenablement. Attention tout de même, surtout lors des premiers essais : l’Esky est dépourvu d’interrupteur.
Par conséquent, une fois la batterie en place, les pales risquent fort de se mettre à tourner. Il convient d’allumer la télécommande avant tout, de veiller à ce que la commande des gaz soit au minimum, tout comme le réglage du trim des gaz. Même avec ces précautions, il est préférable de tenir l’appareil éloigné de vous (et des personnes autour de vous). Car le rotor de 34 cm de diamètre peut se révéler dangereux.
La télécommande
Le Esky Hunter offre 4 voies, il peut donc monter et descendre, avancer et reculer, faire des rotations à droite et à gauche, glisser sur la droite et la gauche. Pour cela, il est fourni avec une télécommande plutôt réussie, équipée de trim mécaniques et, c’est plus rare, d’inverseurs pour chaque commande. Elle est bloquée en mode 1, et repose sur une transmission en 2,4 GHz, capable de fonctionner à plusieurs dizaines de mètres de distance. Elle doté d’une prise à l’arrière, sur laquelle vient se connecter un câble USB (fourni). Le but est d’utiliser la télécommande avec votre PC. Non pas pour piloter le Esky Hunter, mais pour profiter d’un simulateur de vol spécialisé dans les hélicos. Il s’agit de FMS, ou encore Flying-Model-Simulator, que vous pouvez trouver ici : http://fms.modelisme.com.

L'embout USB est prévu pour s'enficher dans votre PC. L'autre, rond, est à connecter dans la télécommande.
N’espérez pas de miracles, ce simulateur gratuit n’est pas à la hauteur de concurrents commerciaux. Par ailleurs, même en installant la DLL d3drm.dll (à chercher sur Internet), nécessaire pour un usage sur Windows Vista et Windows 7, nous avons éprouvé toutes les peines du monde à faire fonctionner le logiciel. Qui a catégoriquement refusé d’afficher autre chose qu’un écran Canal+ crypté sur un PC Acer dernier cri. Et pas de version pour MacOS. L’intention est louable, mais si vous avez l’intention de vous exercer avec un simulateur, la télécommande et son câble donneront de bien meilleurs résultats (ils sont parfaitement compatibles) avec le logiciel RealFlight (http://www.realflight.com/new/index.html).
Premier vol
Posez l’appareil au sol, mettez les gaz, il décolle doucement et se place en vol stationnaire. Il dérive un peu, et une rapide compensation avec les commandes dans un premier temps, avec les trim ensuite, permet de corriger le vol. Les pales de grande envergure sont impressionnantes pour les habitués des PicooZ ! Mais l’appareil se révèle docile. Il monte et descend facilement, tourne rapidement. En revanche, l’avance et le recul manquent singulièrement de tonus. Vous ne risquez pas les excès de vitesse, mais vous gagnez en précision de pilotage.
Parfait pour débuter. D’ailleurs, le glissement à droite et à gauche s’accompagne d’un mouvement en avant ou en arrière. Seule solution : compenser avec les commandes. Ce n’est pas facile, mais cette manière de procéder constitue une excellente école pour espérer maîtriser plus rapidement des hélicoptères plus complexes. Le gyroscope intégré donne satisfaction, il assure un vol vraiment stable. Vous pouvez sans souci tenter des atterrissages de précision, des parcours d’obstacles. Attention toutefois, le grand gabarit de cet appareil ne laisse pas vraiment la place à un pilotage approximatif.
Les défauts !
Malgré sa coquet et son empennage en plastique, le Esky Hunter est solide. Son point faible réside dans ses pales, plutôt fragiles. Elles supportent un atterrissage loupé qui couche l’appareil sur le côté, mais ne survivent pas à un choc avec un mur. Un jeu de pales est livré avec l’appareil, il y a fort à parier que vous deviez l’utiliser rapidement. Rares sont les défauts de cet Esky Hunter. Mis à part la fragilité des pales, le manque de pêche pour avancer et reculer, l’absence d’interrupteur, le pilotage de cet hélicoptère est un plaisir.
Alors, il faut acheter ?
Si vous êtes un pilote amateur éclairé, passez votre chemin, vous allez vous ennuyer. Mais si vous débutez avec les micro hélicoptères, que vos modèles de type PicooZ ont montré leurs limites, le Esky Hunter constitue un appareil-école idéal. Suffisamment grand pour ressentir le pilotage, il brille par sa stabilité qui rassure. Il est assez lent pour que les réflexes de pilotage en retour (inversion des commandes en vol de face) et de côté puissent être acquis sans casse. Et puis, son vol est assez gracieux : il en jette lorsqu’il vient de plusieurs dizaines de mètres en descente vers vous, lentement mais sûrement. Reste son prix, plutôt élevé : comptez environ 150 €.
Où le trouver ? Notre exemplaire nous a été prêté par la boutique en ligne funRCtoys, qui le vend à un prix vraiment séduisant : 119 €. Cliquez ici pour accéder à la vitrine du Esky Hunter sur funRCtoys. http://www.funrctoys.com/eShopWeb/product-3195-HUNTER_2.4GHZ
Ce qu’il faut savoir
- Prévu pour des vols en extérieur (sans vent) ou en intérieur (avec beaucoup d’espace)
- Charge via un adaptateur secteur
- Autonomie de 12 minutes en vol
- Temps de charge de 40 minutes
- Fonctionne en 4 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche, latéral droite, latéral gauche)
- Télécommande 2,4 GHz, fournie avec un câble pour branchement en USB
Les plus
- La stabilité
- La maniabilité
- La solidité globale
Les moins
- La fragilité des pales
- Le manque de pêche
- Le prix
Points de détail
La coque tout en plastique résiste bien aux chocs
- La télécommande 4 voies comporte des inverseurs de commandes. Mais elle ne fonctionne qu’en mode 1.
- Un jeu de 4 demi-pales est fourni dans la boîte.
- La batterie est à recharger via un chargeur alimenté par une prise secteur ou à connecter sur la batterie d’un véhicule. Parfait pour voler même si vous êtes loin d’une prise électrique.
- Un simulateur de vol et un câble pour connecter la télécommande sur PC sont fournis. Le logiciel est décevant, mais vous pouvez le remplacer par une application plus évoluée.